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PREJ de Marseille : Souveraines autocrates, management toxique

Depuis quelques temps, les agents du Pôle de Rattachement des Extractions Judiciaires (PREJ) de Marseille subissent une dégradation importante de leurs conditions de travail, imposée par un management autocrate, voire toxique.

La directrice des Equipes de sécurité Pénitentiaire (DESP) et l’officier responsable de l’Autorité de Régulation des Extractions Judiciaires (ARPEJ) seraient-elles des souveraines autocrates, dont la puissance ne serait soumise à aucun contrôle ?

Prises de décisions sans concertation, attitudes incompréhensibles répétées créant un climat de travail destruc- teur affectant la santé et la motivation de nombreux personnels.

Demande d’Explication infondée, voire puérile, mais surtout inutile.

Renversement de situations en fonction du degré d’affinité.

Discrimination.

Valorisation différenciée selon l’appartenance au PREJ.

Utilisation du pouvoir de manière abusive qui installe le doute, la peur.

Management basé sur la terreur en lieu et place d’un accompagnement bienveillant.

Refus de mutualiser les moniteurs du PREJ Marseille et des ELSP Marseille en vue d’animer les formations Premiers Secours Citoyen-Secourisme Opérationnel Pénitentiaire (PSC-SOP), Technique d’Intervention et tir. Les deux entités se trouvant POURTANT sur le même site !

Refus de mettre à disposition du Chef de l’Unité de Recrutement, Formation et Qualifications (CURFQ), les moniteurs tir du PREJ Marseille pour la formation continue des agents, justifiant que les moniteurs leur « appartiennent » et ne doivent former uniquement les agents des PREJ.

CONSÉQUENCE : Les formations aux « Équipes de Sécurité Pénitentiaires (ESP) » et aux « Escortes à Sécurité Renforcée (ESR) » prennent du retard : les Instructeurs de Sécurité Pénitentiaire (ISP) devant répondre à une charge de travail importante alors que la possibilité d’un renfort est à portée de main !

MESDAMES, OÙ SONT VOS BELLES ANNONCES LORSQUE VOUS AVEZ MIS LES ELSP DE MARSEILLE Á LA PORTE APRÈS AVOIR RÉCUPÉRÉ LES MURS ?

POUR RAPPEL, VOUS DISIEZ : « NOUS TRAVAILLERONS EN BONNE INTELLIGENCE AVEC LES 2 ENTITÉS ! »

A cela, s’ajoutent les incompréhensions autour de l’organisation de nombreuses escortes qui souffrent de décisions régulièrement aléatoires et changeantes.

Pour exemple, les agents du PREJ se voient contraints de faire de nombreux allers-retours, pour une même destination, exposant les agents à un risque réel et inutile sur la route.

Il semble utile de rappeler que la doctrine ESP autorise le groupage dans certains cas de figure !

Auriez-vous la mémoire courte et oublié le drame d’Incarville ?

UN MANAGEMENT BRUTAL NE SAURAIT ÊTRE LA SOLUTION !

LES PERSONNELS ASPIRENT À UN MANAGEMENT PLUS MODÉRÉ QUI INTEGRERAIT DE LA BIENVEILLANCE, UNE ÉCOUTE, DES OBJECTIFS AMBITIEUX ET UN SOUTIEN AUX ÉQUIPES.

FO JUSTICE attend le respect de vos agents et de leur travail, ainsi qu’un management basé sur l’écoute, la transparence, la confiance, avec une réelle prise en compte des alertes remontées.

FO JUSTICE exige la fin des pratiques abusives et autoritaires.

FO JUSTICE sollicite un entretien dans les meilleurs délais auprès de monsieur le Directeur Interrégional Adjoint des Services Pénitentiaires de Marseille.

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Origine v2.0 : Du “Bing bang” au “badaboum”

Le 20 février, les services de la DGAP nous présentaient ce qui devait être le futur de la planification, ce qui nous était présenté comme une révolution pour les BIOS et les services des agents en établissement : Origine 2.0.

Les organisations syndicales, qui n’avaient jamais été associées en amont, pas même informées, découvraient le projet, quelque peu surprises et décontenancées, voire un peu agacées d’avoir été ignorées.

Le tableau était idyllique. Tout était merveilleux, fonctionnel, ergonomique, avec un système de bascule depuis l’ancienne version complètement transparent, en mode « big-bang ».

Mais surtout, tout était prêt pour une bascule prévue le 15 juin.

Des réticences de notre part ?

Pas d’inquiétude, tout est maîtrisé : Promis, certifié, garanti !

Les DIOS étaient formés, il ne leur restait plus qu’à former, à leur tour, les planificateurs locaux et gestionnaires en SPIP. Alors, les URFQ et les BIOS se sont mis en ordre de bataille, afin de répondre à la commande, pour organiser ces formations et être prêts dans les délais pour cette fameuse bascule en mode « big-bang ».

Mais hélas, le « big-bang » s’est subitement transformé en « badaboum », avec un superbe rétropédalage de la DGAP à la dernière minute, le 17 avril…

STOP ! On arrête tout… on n’est pas prêt !!!

Ça alors ? Et cette belle confiance affichée à peine 2 mois plus tôt ?

Et toute cette énergie et ce temps mobilisés en régions par les URFQ et les BIOS qui, rappelons-le, n’ont pas que ça à faire !

Bref… Un beau fiasco…Un de plus serions-nous tentés de dire. Du travail pour rien en régions… Comme si on pouvait se le permettre.

Gageons au moins que ce report permettra une bascule dans de bonnes conditions…

FO Justice y veillera !!!

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Guadeloupe : Postes offerts CAP de mobilité de septembre, gag ou mépris !

Chers Collègues,

Tôt ce matin, la liste des postes offerts à la mobilité CEA de septembre 2026 a été publiée. Cette publication des postes ne peut en aucun cas nous laisser sans réaction. Du grand n’importe quoi !

Comme on s’y attendait, pas de postes pour la MA Basse-Terre. En juillet, 6 agents arriveront pour renforcer l’effectif. Par contre, et c’est une honte, uniquement 2 postes pour le CP Bémao. C’est la stupéfaction, voire la colère, chez les personnels.

Pour notre organisation syndicale FO Justice Guadeloupe, c’est une punition de plus, et la concrétisation du mépris envers les agents de Baie-Mahault. La petite lueur d’espoir des agents, de voir l’arrivée d’effectifs supplémentaires pour 2026, part en fumée en laissant les agents encore plus désœuvrés.

Et pourtant, avec 16 postes vacants, les départs à la retraite prévus de 3 agents, comment l’Administration peut-elle laisser à l’abandon les agents du CP ? Ceux-là même qui portent l’établissement à bout de bras contre vents et marées. Des hommes et des femmes qui sont usés professionnellement, qui sont loin de leur famille, et qui continuent de faire fonctionner la prison.

Méritent-ils vraiment cette punition imposée par notre administration ?

C’est NON !

Faudrait-il un blocage de l’institution pour se faire entendre ?

FO Justice Guadeloupe demande à l’administration de bien vouloir revoir ses comptes, car les agents de Bémao ne peuvent continuer à souffrir de la sorte. Depuis des années, nous dénonçons le manque criant de ressources humaines sur l’établissement et comme seule réponse la DSPOM nous jette des miettes.

Lamentable et inacceptable !

Pour FO Justice Guadeloupe il faut que cette ambivalence et cette hypocrisie de l’administration cessent : d’un côté elle prévoie la lutte contre les risques professionnels et psychosociaux, de l’autre elle laisse mourir à petits feux ses propres agents.

FO Justice Guadeloupe dit clairement NON aux 2 agents, OUI pour une réévaluation à la hauteur des besoins du terrain.

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Réforme statutaire des DS PJJ : FO Justice PJJ réclame toujours la catégorie A+ !

Cher(e)s collègues,

FO Justice PJJ avait déjà présenté en détails tous les arguments justifiant une revalorisation significative du statut des directeurs lors de la bilatérale à la Chancellerie. Suite à nos revendications, nous avions obtenu un engagement de portage du ministère de la justice d’un projet de revalorisation des grilles indiciaires pour les directeurs PJJ devant la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP).

Lors de la multilatérale du 17 avril 2026 dédiée à la refonte de la grille indiciaire, FO Justice PJJ a clairement réitéré une demande de revalorisation indiciaire majeure, la plus favorable aux directeurs.

Cette revendication s’appuie notamment sur :

Un affaissement inacceptable du statut de DS PJJ en regard des missions et responsabilités majeures qui ne cessent d’augmenter : en plus de 30 ans, le périmètre et le champ de compétences des directeurs de services a considérablement évolué, de même que la charge de travail à l’ère du CJPM, des UJPE, ou encore politiques publiques sensibles et multiples. Ces évolutions doivent être prises en considération.

Un tassement insensé des catégories A dans les équipes managées par les DS PJJ nécessitant un rééquilibrage : cette réforme doit apporter un correctif à des incohérences statutaires. La proximité indiciaire entre corps de catégorie A de la PJJ pilotés par des directeurs est un contresens avec des niveaux de responsabilités et d’encadrement totalement distincts (psychologues, éducateurs, PT, CADEC)

Des inégalités manifestes et injustes à corriger en comparaison des corps similaires tant à l’interne qu’à l’extérieur du ministère de la Justice : il existe un décrochage net en termes indiciaires pour les DSPJJ que ce soit avec des directeurs des services de greffe ou directeurs de services pénitentiaires d’une part, ou avec des inspecteurs et cadres supérieurs des métiers du social ou métiers éducatifs d’autres ministères d’autre part.

FO Justice PJJ reste fidèle à ses positions initiales :

EXIGER LA GRILLE INDICIAIRE LA PLUS HAUTE ET FAVORABLE POUR LES DS PJJ !

FO Justice PJJ ne fait que réclamer une mesure d’équilibre et d’équité par rapports aux autres statuts du ministère de la justice. Eu égard au niveau de responsabilités qui incombe aux directeurs de la PJJ, FO Justice PJJ revendique une grille indiciaire similaire à celle des directeurs des services pénitentiaires.

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Prison de Saint-Denis : Triste record

Une nouvelle fois, le centre pénitentiaire de Saint-Denis franchit un cap inacceptable.

Ce week-end encore, les incarcérations se sont enchaînées à un rythme effréné, sur fond d’explosion des affaires de narcotrafic dans le département. Résultat : une situation extrêmes tendue.

990 détenus pour 576 places.

Ce chiffre, à lui seul, suffit à illustrer la faillite du système.

À la Maison d’Arrêt des Femmes, la situation est tout simplement scandaleuse : 79 détenues pour 28 places. Des cellules à 7, 33 matelas au sol, des conditions indignes d’un État de droit.

Les personnels, eux, encaissent. Mais jusqu’à quand ?

Ils sont épuisés, en souffrance, abandonnés face à un manque d’effectifs chronique.

Côté quartier hommes, le constat est tout aussi alarmant : malgré l’ajout de 370 lits, la surpopulation explose. Le quadruplement en cellule est devenu la norme, et 90 matelas au sol sont encore recensés. Une gestion à flux tendu permanente, au mépris total de la sécurité des personnels comme des détenus.

23 postes vacants.

Et toujours aucun engagement clair sur les renforts à venir lors de la prochaine CAP.

Une fois de plus, l’administration regarde ailleurs.

Depuis des mois, les visites officielles s’enchaînent : ministre de la Justice, DGAP, parlementaires…

Des constats, encore des constats, toujours les mêmes.

Mais aucune décision, aucun moyen, aucune réponse concrète.

Le projet d’extension du quartier femmes ? Une rustine dérisoire de 10 cellules, totalement déconnectée de la réalité du terrain.

Pire encore, certains magistrats assument ne pas vouloir réguler la population carcérale. Dans ces conditions, la politique du “tout-incarcération continue de produire ses effets dévastateurs.

FO Justice le dit clairement : nous allons droit dans le mur.

La catastrophe n’est plus une hypothèse, elle est imminente.

L’établissement est une bombe à retardement.

Sans mesures immédiates, fortes et durables, l’explosion est inévitable.

FO Justice refuse que les personnels servent de variable d’ajustement dans un système à bout de souffle.

Le bureau local FO Justice tient à saluer l’engagement exemplaire des personnels, qui maintiennent, l’établissement à flot.

Mais pour combien de temps encore ?

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Eco-conduite et audience : L’Alpha et l’Oméga de la sécurité selon la DISP de Dijon

Sur la DISP Dijon, on ne parle même plus de dysfonctionnements. On parle d’un niveau de gestion qui confine désormais au ridicule. Et le plus inquiétant, c’est que ce ridicule a aujourd’hui des conséquences directes sur la sécurité des agents et impacts le moral de leurs collaborateurs direct….

La formation MTP « tir autour d’un véhicule », prévue début juin et pour laquelle de nombreux agents ESP s’étaient positionnés, a été purement et simplement retirée.

Motif avancé : le coût des munitions. Une décision validée par la Cheffe URFQ et la DRH, sans même prendre la peine de regarder la réalité du terrain. Car oui, le département ESP dispose d’un stock de munitions. Oui, il était parfaitement possible d’engager les agents avec le stock de munitions qu’ils ont en réserve ! Mais non, encore une fois, la décision tombe d’en haut, sans réflexion, sans adaptation, sans cohérence.

Et comme si cela ne suffisait pas, cette même formation devient soudainement réservée aux seuls moniteurs. Là encore, il faut oser. Une formation pensée pour le travail en équipe, pour des agents engagés sur la voie publique, confiée à des profils qui, pour certains, n’exercent même pas dans ces conditions !!!

À ce niveau-là, ce n’est plus une erreur d’appréciation, c’est une démonstration d’incompréhension totale des réalités opérationnelles.

Mais rassurez-vous, pendant que l’on prive les agents de formations essentielles à leur sécurité, la DISP Dijon a trouvé la solution : l’éco-conduite. Avec les tensions actuelles sur le carburant, voilà donc réglée la pénurie de carburant en France du moins pour ceux qui gèrent ça derrière un bureau !!

Sur la formation « holster poitrine », la situation est tout aussi édifiante. Le matériel est livré. Les consignes, elles, ne sont jamais passées. Résultat : dans certaines régions comme le Centre-Val de Loire, des agents déjà passés en formation continue se retrouvent aujourd’hui totalement exclus du dispositif. Pas formés, pas régularisés, laissés sur le bord de la route.

Il faudra attendre les prochaines sessions.

INADMISSIBLE !!!

Et que dire de la formation PIE…

Le PREJ Dijon a été désigné comme site expérimental. Sur le papier, une belle vitrine. Dans les faits, une coquille vide. Aujourd’hui, nous ne sommes même pas en capacité de produire un retour d’expérience sérieux, faute de déploiement et de formation effective.

Heureusement que la DGAP ne s’est pas limitée à la DISP Dijon pour cette expérimentation. Car à ce rythme, on aurait probablement déjà réglé le problème de la surpopulation carcérale qu’on on attendrait encore le premier retour de terrain.

Tout est dit.

Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une simple accumulation de retards ou d’approximations. C’est une gestion purement administrative, hors-sol, déconnectée de toute logique sécuritaire. Une gestion où l’on coche des cases, où l’on empile des décisions sans jamais mesurer leur impact réel.

Pendant ce temps, les agents ESP ne peuvent compter que sur la formation continue, seule véritablement qualitative aujourd’hui grâce aux moniteurs qui l’animent. Mais elle reste insuffisante à elle seule : sans autres formations adaptées et régulières, aucune montée en compétence réelle ne pourra être atteinte.

À force, la crédibilité de ceux qui pilotent ces dispositifs ne s’effrite plus… elle s’effondre.

Les agents, eux, n’ont pas besoin de discours. Ils ont besoin de cohérence, de formation utile, et de matériel réellement opérationnel.

Aujourd’hui, ils en sont loin. Et ça, pour l’UISP FO Justice Dijon ce n’est plus acceptable.

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Prison de Fleury-Mérogis : Drone, la piste d’atterrissage de tous les trafics !

Pas une nuit ne passe sans que les collègues du PCI et plus largement ceux des différentes structures de notre établissement pénitentiaire ne soient sur le qui- vive pour alerter sur la violation de notre espace aérien.

Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, un drone a été identifié par le PCI. Ce dernier a été localisé plus précisément au bâtiment D2. Ce drone a été dépêché pour une livraison express à destination de l’un des trois individus occupant une cellule.

Après avoir informé le gradé de nuit, une fouille a été diligentée. Résultat : 195 grammes de produits stupéfiants, un iPhone, un adaptateur ainsi qu’une micro-puce ont été retrouvés.

Cette énième découverte démontre, une fois de plus, à nos responsables que ce fléau grandissant n’a aucune limite. Il porte atteinte à la sécurité de l’établissement, mais surtout à celle de nos collègues.

Force Ouvrière Justice ne restera pas sans agir et se battra coûte que coûte afin d’obtenir les moyens nécessaires pour éradiquer, ou à minima limiter, cette situation devenue incontrôlable.

Force Ouvrière Justice réitère avec force ses revendications :

– La création d’une brigade spécialisée anti-drone.

– La mise en place de filets de protection à proximité des bâtiments afin de limiter l’accès des drones aux fenêtres.

– Le renforcement des moyens matériels et humains.

Force Ouvrière Justice restera vigilant jusqu’à ce que nos dirigeants entendent enfin nos revendications.

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Guadeloupe : Lettre ouverte aux Parlementaires

Objet : Crise pénitentiaire majeure en Guadeloupe. Demande d’intervention.

Madame et Messieurs les Parlementaires,

Le syndicat FO Justice de Guadeloupe souhaite vous alerter de nouveau sur les difficultés que rencontrent les personnels. Une situation tellement critique, que certains personnels commencent à montrer leurs limites sur le terrain. Notre organisation syndicale a lancé plusieurs alertes, que ce soit par mail ou par communiqués à destination de la Direction des Services Pénitentiaires d’Outre-Mer (DSPOM), concernant cette situation, mais malheureusement nos écrits et nos doléances sont toujours sans réponses.

Madame et Messieurs les Parlementaires, aujourd’hui, le Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault compte 781 personnes détenues pour une capacité théorique de 450 places, soit une surpopulation d’environ 250%. De plus, l’établissement compte plus de 150 matelas au sol, un fait dénoncé par le Ministre lui-même, ainsi que les organismes de défenses des personnes détenues. Cette surpopulation carcérale impacte directement les conditions d’hébergement et vie des personnes détenues, certes, mais engendre une dégradation des conditions de travail des personnels. A la Maison d’arrêt de Basse-Terre, même si l’établissement est neuf, les cellules sont déjà doublées et plus d’une vingtaine de matelas au sol. Basse-Terre montrera bientôt, elle aussi, ses limites en capacité d’hébergement.

Par ailleurs, le manque cruel en ressources humaines est un problème majeur qu’il faudra résoudre rapidement, au risque de se retrouver avec une prison sans personnel pour la faire fonctionner. Les agents sont plus que fatigués ; ils sont pressés comme des citrons, usés, lessivés par ce manque d’effectif. Ce déficit en personnels entraîne des rappels sur les repos, un rythme de travail insupportable, une surcharge de travail, des heures supplémentaires en hausse constante et un ras-le-

bol généralisé. Comme nous vous l’avions déjà expliqué, les personnels n’ont pas à souffrir des défaillances de notre Administration et de l’Etat.

Souvent aux actualités, il est question de souffrances au travail, de risques psychosociaux, de burn-out, mais sachez que c’est exactement la situation sur le CP. De plus en plus d’agents sont confrontés à cette situation : plusieurs malaises survenus en plein service et deux collègues directement touchés par un AVC. Cause à effet ou pas, mais force est de constater que ces conditions de travail déplorables au CP touchent à la santé des personnels. Avec 16 postes vacants sur le CP, toujours pas remplacés, l’avenir des personnels reste flou et le désespoir se lit sur le visage de chacun. D’autant plus que d’ici la fin de l’année, d’autres agents (environ 3) partiront à la retraite.

Concernant les questions de sécurité, nos établissements sont devenus des « passoires », certaines cellules sont devenues des magasins où l’on trouve de tout (produits stupéfiants, alcool, armes, matériel HIFI et smartphones) mettant en danger la sécurité des établissements et des personnels. Cesdécouvertes mettent en lumière les enjeux sécuritaires auxquels nos établissements sont confrontés. La situation devient de plus en plus grave, que ce soit à Baie-Mahault ou sur Basse-Terre : la sécurité est mise à mal par l’arrivée massive de drones indétectables qui survolent les établissements et les personnels y assistent impuissants.

FO Justice Guadeloupe ne peut plus tolérer de voir la situation de l’établissement et des personnels se dégrader de la sorte. C’est la raison pour laquelle notre organisation syndicale compte encore sur vous, pour remonter ces faits auprès du Ministre.

FO Justice Guadeloupe se fait l’écho des personnels et réclame des moyens adaptés pour nos établissements, c’est une question vitale :

  •  Des effectifs supplémentaires rapidement adaptés à la réalité du terrain.
  •  Un plan d’urgence immédiat contre la surpopulation carcérale.
  •  Des mesures concrètes pour la sécurité des agents.
  •  Une prise en compte urgente de la souffrance au travail.
  •  Des moyens technologiques efficaces contre les drones.
  •  Une écoute réelle et des engagements concrets de la part de l’administration.
  •  Une fouille générale des établissements ou, à défaut, plus de fouilles ciblées.
  •  Des moyens matériels adaptés pour les Equipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (caméras piétons, bombe incapacitante, équipement renforcé…).
  •  Mettre en place un protocole clair et immédiat de prise en charge des agents agressés.
  •  Une solution pour la gestion des détenus présentant des pathologies psy : des structures adaptées, à l’instar des dispositifs spéciaux existant dans l’Hexagone.

Pour finir, nous ne pouvons pas considérer cette situation des plus désagréables comme une simple fatalité, car à défaut de réponses rapides la situation risque d’empirer.

Madame et Messieurs les Parlementaires, il est urgent pour vous de réagir face à cette mort programmée du service public pénitentiaire en Guadeloupe. Notre organisation syndicale FO Justice Guadeloupe est disposée à vous rencontrer pour échanger sur toutes ces problématiques qui nous font griefs et qui ne vont pas dans l’intérêt des personnels.

Dans l’attente d’un retour de votre part, FO Justice Guadeloupe vous prie d’agréer, Madame et Messieurs les Parlementaires, l’expression de notre haute considération.

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Prison de Rouen : La sécurité de l’établissement, une priorité permanente

La sécurité de l’établissement et des agents a, une nouvelle fois, reposé sur le professionnalisme et l’engagement des personnels en poste.

Ce week-end, les résultats parlent d’eux-mêmes : pas moins de 11 téléphones, dont 9 iPhones accompagnés de divers accessoires, près de 120 grammes de substances illicites, 3 fire stick ainsi que 2 armes artisanales ont été saisis.

Ces découvertes démontrent une réalité simple :

La sécurité de l’établissement est directement liée à la vigilance, à la rigueur et à l’implication quotidienne des agents sur le terrain.

Le Bureau Local FO Justice tient à saluer le travail remarquable des personnels, qui, par leur professionnalisme, contribuent chaque jour à maintenir la sécurité de l’établissement et la leur, malgré des conditions parfois difficiles.

Le Bureau Local FO Justice réitère avec force sa demande d’installation de dispositifs anti-drones, devenus indispensables face à la multiplication des projections illicites.

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