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PA : Flash-inFO – Campagne de Mobilité – Secrétaires Administratifs

Le Syndicat National FO Justice Personnels Administratifs, vous informe de l’ouverture de la campagne de mobilité des secrétaires administratifs pour une prise de fonctions au 1er septembre 2026.

Calendrier des opérations :

Date limite de candidature

31 mars 2026

Date limite de renonciation

21 avril 2026

Date de publication des résultats

11 juin 2026

Candidatures des secrétaires administratifs du Ministère de la Justice :

Les candidatures, dans la limite de 7 choix, doivent être obligatoirement saisies via le portail des ressources humaines Harmonie sur un poste de travail du Ministère de la Justice.

La fiche de candidatures sous format papier sera également remplie et visée par le supérieur hiérarchique actuel du candidat et le N+2.

Le dossier de candidature doit comprendre :

  • La fiche de candidatures visée par le supérieur hiérarchique actuel du candidat.
  • Les pièces justifiant d’une situation particulière, y compris pour les centres d’intérêts matériels et moraux (CIMM).
  • Un curriculum-vitae.
  • Une lettre de motivation.

Les documents sont adressés, par la voie hiérarchique, aux services gestionnaires des ressources humaines de la direction de rattachement.

Les pièces justificatives adressées après la date fixée pour la réception des candidatures ne pourront par principe pas être prises en compte, sauf si un changement dans la situation personnelle de l’agent est intervenu entre le dépôt de la demande et la date de clôture des candidatures.

L’ensemble des postes proposés aux secrétaires administratifs au sein du ministère de la justice est soumis à des entretiens préalables obligatoires avec les recruteurs dont les coordonnées sont indiquées dans la fiche de poste. Il appartient aux agents de solliciter ces entretiens qui peuvent avoir lieu par téléphone ou par visioconférence. Chaque entretien fait l’objet d’un compte rendu établi par le supérieur hiérarchique concerné.

Candidatures en détachement des secrétaires administratifs extérieurs au Ministère de la Justice

► Tous les secrétaires administratifs extérieurs peuvent candidater par la voie du détachement. Ils doivent transmettre les documents suivants :

  • Le formulaire de candidature complété manuellement, avec l’avis de leur administration d’origine.
  • Les pièces justifiant une situation particulière.
  • Un CV ainsi qu’une lettre de motivation.
  • Leur dernier arrêté d’élévation d’échelon.
  • Leurs 3 dernières évaluations.
  • Un état des services.

► L’ensemble des documents doit être envoyé à l’adresse courriel du recruteur indiquée dans l’offre publiée sur le site Choisir le Service Public (CSP)

Les agents actuellement placés en position de détachement au sein du ministère de la justice dans le corps des Secrétaires Administratifs ne disposent pas d’un droit à mutation. Dans l’hypothèse où ils souhaitent un changement d’affectation, il leur appartient de mettre un terme au détachement en cours et de solliciter un nouveau détachement dans l’affectation envisagée.

Les demandes de détachement ne seront examinées qu’après l’examen des demandes de mutation des Secrétaires Administratifs du ministère de la Justice.

Les agents seront affectés et prendront leurs fonctions le 1er septembre 2026 sauf indication contraire dans la liste des postes offerts mentionnant une prise de fonction anticipée ou différée. Une autre date pourra également être convenue entre les services et l’agent.

Vous trouverez les différentes informations et annexes en cliquant ici

Pièces justificatives à fournir pour les situations ouvrant droit à des priorités

Les candidats devront joindre à leur fiche de candidatures l’ensemble des pièces justificatives correspondant à la situation qu’ils invoquent, y compris pour les centres d’intérêts matériels et moraux (CIMM). Ces documents doivent être transmis en même temps que la fiche de candidatures de l’agent, par la voie hiérarchique, au service gestionnaire dont il relève.

Les pièces justificatives adressées après la date fixée pour la réception des candidatures ne pourront par principe pas être prises en compte, sauf si un changement dans la situation personnelle de l’agent est intervenu entre le dépôt de la demande et la date de clôture des candidatures.

Candidatures sur les postes en Outre-mer

Une partie des postes proposés aux secrétaires administratifs au sein du ministère de la justice se situe en Outre-mer.

S’agissant de ces postes, et conformément aux lignes directrices de gestion de la mobilité, lorsque le candidat ne dispose pas du centre de ses intérêts matériels et moraux (CIMM) au sens de l’article L512-19 du code général de la fonction publique pour la résidence administrative demandée, un entretien spécifique doit avoir lieu. Cet entretien est à distinguer de l’entretien préalable obligatoire de recrutement.

Cet entretien, qui peut avoir lieu téléphoniquement ou par visioconférence, est réalisé par le recruteur afin de s’assurer que le candidat à la mobilité a pleinement conscience des conditions de vie ultra-marines, du contexte politique, social, culturel du territoire d’accueil et des particularités ou difficultés d’exercice des fonctions et de logement.

Le Syndicat National FO Justice Personnels Administratifs se tient à votre disposition, n’hésitez pas à prendre contact avec vos représentants ou à l’adresse suivante : pa@fojustice.fr

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Prison de Joux-la-Ville : Rendez-Vous N°1 !

Parce que trop, c’est trop. Parce que nous avons alerté, proposé, patienté.

Parce que nos revendications sont restées sans réponses concrètes et ont fait face à un mépris institutionnel. Parce que la situation n’est plus tenable pour les personnels.

Nous donnons rendez-vous devant les portes dès 6h00 demain mercredi 04/03/26.

Ce mouvement est élan de responsabilité, de dignité et de défense collective. Il est fédérateur. Il concerne chaque agent, chaque service, chaque catégorie, parce qu’il concerne l’ensemble de l’établissement.

Comme nous l’avions annoncé, les départs à la retraite non anticipés, ceux à venir, ainsi que les déséquilibres successifs des CAP et sorties d’école ont créé une situation structurellement intenable. Il ne s’agit pas d’un confort, mais d’une nécessité opérationnelle et sécuritaire. Nous exigeons donc :

Dès cette CAP : ouverture de 15 postes à Joux au lieu des 8 prévus

Suite favorable garantie à toute demande de prise de fonction anticipée

5 postes garantis à chaque CAP pour Joux jusqu’au retour à l’effectif plein

Conformément à ce que nous dénoncions et avions anticipé, la situation du quartier femmes est alarmante. Nous exigeons donc :

5 femmes garanties pour la prochaine sortie d’école

Réponse favorable immédiate à la demande de MAD formulée par une agent de la disp de Marseille, compte tenu de l’urgence du besoin en personnel féminin.

Les personnels pénitentiaires ne sont pas des esclaves des temps modernes.

Nous défendons la santé des agents. Nous défendons la légalité. Nous défendons le respect. Nous exigeons donc :

Respect de la promesse de suppression des matins-nuits

Respect strict d’un rythme de travail réglementaire, hors de question de normaliser les semaines à 50 heures.

Épurement des heures effectuées au-delà de 432 heures (soit un an d’avance). Toutes les heures effectuées au-delà de ce seuil doivent être payées, peu importe la méthode, peu importe le budget. Vous avez expliqué l’impossibilité de payer et l’obligation de faire, les deux ne sont pas compatibles. Les heures sont faites, il est temps de passer à la caisse.

Ouverture immédiate de l’intégralité des postes administratifs

Recours aux contractuels si nécessaire, avec allocation budgétaire adaptée

Proposition à l’avancement et recommandations chaleureuses pour tous les personnels administratifs qui œuvrent et ont œuvrés bien au- delà de tout investissement raisonnable afin de maintenir la continuité du service public.

Parce que la représentativité locale a été niée. Parce que certains intérêts particuliers ont été privilégiés. Parce que même le calendrier que vous vous étiez fixé n’a pas été respecté.

Nous exigeons donc :

Fin des réunions de suivi à la DISP

Retour immédiat aux réunions de suivi locales, avec uniquement les organisations syndicales représentatives, à un rythme bimensuel

État des lieux exhaustif bimensuel :

effectifs réels

heures effectuées

heures rémunérées

Nous ne demandons pas l’impossible :

Nous demandons des moyens cohérents avec nos missions !

Nous demandons des conditions de travail dignes !

Parce vous avez refusé d’entendre, parce que vous avez louvoyé et parce que vous avez manqué de respect, vous faites face aujourd’hui à notre détermination.

Ce blocage est un acte collectif, déterminé mesuré et responsable. Nous avons les moyens d’amplifier, de renforcer, d’inscrire dans la durée. Nous avons certainement eu le tort d’avoir été longtemps trop conciliant et mesurés.

Il est désormais temps de descendre de la confortable tour d’ivoire pour se confronter à la dure réalité du terrain

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Prison de Villeneuve-les-Maguelone : Quelle sera la prochaine livraison !

Ce matin, mardi 3 mars 2026, lors d’une fouille de cellule aux bâtiment c, découverte d’un véritable concept store pénitentiaire !!!

Au programme :

  • Cocaïne
  • Cannabis
  • Herbe
  • Téléphones portables
  • P S 4
  • Clé Amazon
  • Chargeurs
  • Câbles et accessoires
  • pour compléter, hier , une lame de scie sur le même bâtiment .

VLM devient un mélange entre « supérette » et « commerce de proximité » version détention. On y trouve de tout sauf le respect du règlement ! Comment parler d’autorités quand certains transforment leur cellule en « arrière-boutique » ? Pendant que les personnels se battent avec des moyens limités, d’autres semblent bénéficier d’un confort « haut débit » à ce rythme-là , ce ne sont plus des fouilles ce sont des inventaires !

Si VLM prend parfois des allures de « droguerie » ou de « catalogue en ligne » nos agents, eux, restent les seuls à garder le nez sur la réalité. Que la direction sache les mettre en lumière …et surtout, qu’elle sache reconnaître nos spécialistes à la hauteur de leur engagement.

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Prison de Beziers : Une Situation Qui n’Est Plus Acceptable !

Ce week-end, les personnels en poste en maison d’arrêt ont procédé à des saisies d’une ampleur significative.

Des dizaines de téléphones portables, une quantité importante de produits stupéfiants, de nombreux chargeurs, du matériel de diffusion électronique ainsi qu’une multitude d’objets interdits ont été découverts lors des contrôles effectués.

FO Justice CP Béziers tient à féliciter l’investissement des agents qui ont permis ces découvertes.

Leur implication quotidienne démontre une nouvelle fois que la sécurité en détention repose d’abord sur le professionnalisme des personnels.

Cependant, ces saisies massives ne doivent pas être perçues comme une simple réussite.

Elles traduisent une réalité préoccupante que nous dénonçons depuis plusieurs semaines : la circulation d’objets prohibés en détention atteint un niveau qui ne peut plus être considéré comme marginal.

Les précédents communiqués de FO Justice CP Béziers l’ont déjà montré : téléphones, équipements électroniques, stupéfiants et matériels divers continuent d’entrer et de circuler au sein de nos établissements.

Ce phénomène fragilise l’autorité, alimente les tensions et complique considérablement le travail des personnels.

FO Justice CP Béziers estime qu’il est temps de passer de la réaction à l’action.

Il est indispensable de :

renforcer durablement les dispositifs de lutte contre les projections,

organiser des opérations de contrôle et de fouille d’ampleur,

adapter les moyens humains et matériels à la réalité du terrain,

mettre en place une stratégie continue.

Les agents remplissent leurs missions avec engagement, mais ils ne peuvent pas, seuls, compenser les insuffisances structurelles et matérielles.

La sécurité en détention ne peut pas dépendre uniquement de la vigilance des personnels : elle doit être garantie par des moyens adaptés et une volonté claire.

FO Justice CP Béziers restera mobilisé pour que des mesures concrètes soient mises en œuvre rapidement.

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Prison d’Épinal : Effet Boomerang – Le Retour de la Détenu K Après Exclusion

Suite au dépôt d’un article 40 auprès du procureur pour menaces et insultes, il a été convenu d’un transfert disciplinaire pour une détenue du quartier femmes de la Maison d’arrêt d’Epinal, ceci afin de calmer les tensions mais également d’ôter un matelas au sol…

Cependant, malgré la présence de 2 mineures, d’une jeune majeure TIS placée à l’isolement, la direction interrégionale n’a pas hésité à procéder à un échange « MOS » …et quelle MOS !!!

La détenue K n’est malheureusement pas inconnue de nos services puisqu’elle y est passée à de nombreuses reprises depuis 2012, ses séjours entrecoupés par plusieurs passages à l’UHSA au vu de sa pathologie et de ses nombreux problèmes psychologiques…

En 2018, elle avait également fait l’objet d’une exclusion vers un établissement hors DI suite à des lettres de menaces sur l’officier de secteur, ainsi qu’à une surveillante, à qui elle adressait également des lettres d’amour et avec qui elle avait un comportement totalement inapproprié !!

Aujourd’hui cette détenue a été placée au quartier disciplinaire afin qu’elle termine sa peine suite à l’agression qu’elle avait commise sur nos collègues à Metz, mais qu’en adviendra -t-il samedi matin lorsqu’elle devra en sortir ? Va -t’on la mettre sur un matelas au sol, alors qu’il n’a jamais été possible de la doubler en cellule au vu de ses « troubles » ?

Que fait-on de sa proximité avec les mineures ? Avec la TIS accolée à sa cellule ?

Juste pour information, rappelons que les surveillantes au QF sont seules le week-end par manque d’effectif…Et que la consigne « d’ouverture à 2 agents + 1 gradé » va être difficile à appliquer…

FO Justice rappelle à la direction Interrégionale sa promesse de ne plus envoyer de MOS suite à la création de l’unité de vie filles mineures depuis 2015…

FO Justice rappelle à la direction Interrégionale qu’il leur avait également promis un renfort de 2 surveillantes pour gérer cette unité, mais qu’au vu du manque cruel d’effectif les surveillantes n’ont pas eu l’indécence de les réclamer pour assurer leur sécurité 7 jours sur 7 et non 5 jours sur 7…

FO Justice exige le transfert de la détenue K vers d’autres horizons dans les plus brefs délais.

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Prison de Fleury-Mérogis : Découverte d’une corde de 13 mètres au sein du Bâtiment D4

Lors d’une opération de désencombrement menée par les agents du bâtiment D4 le lundi 02 mars 2026, Il a été découvert une corde d’environ 13 mètres dissimulée dans une cellule occupée par deux personnes détenues.

Cet élément, par sa nature et sa longueur, soulève de nombreuses interrogations légitimes :

  • Comment un tel objet a-t-il pu être introduit en détention ?
  • Par quel biais est-il entré dans l’établissement ?
  • À quel usage était-il destiné ?
  • Que faire d’une corde de 13 mètres en cellule ?

Les hypothèses sont multiples et préoccupantes.

  • Tentative d’évasion ? Préparation d’un acte mettant en danger la sécurité des personnes ou des biens ?

À ce stade, nous ne pouvons que laisser place aux interrogations.

Force Ouvrière Justice félicite les agents pour leur vigilance et leur professionnalisme. Cette découverte impromptue démontre une nouvelle fois l’importance cruciale du travail quotidien mené sur le terrain.

Nous tenons également à souligner que la direction du bâtiment D4 a réagi immédiatement en procédant au changement de cellule des deux occupants concernés, conformément aux impératifs de sécurité.

Nous rappelons avec fermeté l’absolue nécessité des fouilles régulières, des contrôles rigoureux et du respect strict des procédures afin de prévenir toute introduction d’objets prohibés au sein de notre établissement.

La sécurité des personnels et des personnes détenues ne peut souffrir d’aucune approximation. Notre établissement est particulièrement exposé aux risques liés aux introductions illicites, ce qui impose une vigilance constante et des moyens adaptés.

Force Ouvrière Justice restera attentive aux suites données à cette situation et continuera à défendre des conditions de travail sécurisées pour l’ensemble des personnels.

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Demande de Saisine de l’IGJ Suite à des Dérives Procédurales Graves – Lettre Ouverte à Gérald Darmanin, Ministre de la Justice

Objet : Demande de saisine de l’Inspection Générale de la Justice (IGJ) suite à des dérives procédurales graves à l’encontre d’un agent du SPIP 95

Monsieur le Garde des Sceaux,

L’organisation syndicale FO Justice, majoritaire au sein de l’administration pénitentiaire, souhaite attirer votre attention sur un événement d’une gravité exceptionnelle survenu le 18 février 2026, mettant en cause l’intégrité et l’honneur d’un Conseiller Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (CPIP) du Val-d’Oise (95).

En effet, alors qu’il exerçait ses missions de service public avec la rigueur qui le caractérise, notre collègue a fait l’objet d’un placement en garde à vue sous la qualification de « faux et usage de faux ». Cette mesure, ordonnée par le parquet de Nanterre, repose sur une confusion manifeste entre l’exercice des fonctions de l’agent et une complicité imaginaire dans la production de documents falsifiés par un administré.

Au-delà de l’erreur d’appréciation judiciaire, c’est le caractère disproportionné et dégradant des méthodes employées que FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté :

L’usage de la menace : L’Officier de Police Judiciaire a enjoint l’agent de se présenter seul, sous peine d’une interpellation “menottes aux poignets” sur son lieu de travail.

L’atteinte à la dignité : Une garde à vue de 9 heures, assortie de prise d’empreintes, de photographies et d’une perquisition au domicile personnel.

La rupture du dialogue institutionnel : Aucune sollicitation en amont des investigations, auprès de la direction du SPIP n’a été effectuée, alors que les échanges via sa boîte mail professionnelle précisait bien sa fonction de CPIP.

Le classement sans suite envisagé le jour même confirme l’inanité de la procédure. Pour autant, le traumatisme subi par l’agent et le discrédit jeté sur l’ensemble de la filière insertion et probation ne peuvent rester sans réponse.

L’Assemblée Générale des personnels du SPIP 95 a exprimé une exigence claire : faire la lumière sur cet aveuglement judiciaire qui confine à l’absurde. À ce titre, en ma qualité de Secrétaire Général de FO Justice je sollicite officiellement de votre part la saisine de l’Inspection Générale de la Justice.

Il est impératif d’analyser les mécanismes de cette décision du parquet et d’évaluer la qualité de la coordination entre les services de la police judiciaire et l’administration pénitentiaire. Une telle dérive ne doit en aucun cas faire jurisprudence.

Dans l’attente de votre prompte intervention, et alors que nos collègues se mobiliseront le 17 mars prochain devant le Tribunal Judiciaire de Nanterre pour exiger le respect dû à leurs fonctions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de ma très haute considération.

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UISP – Lille : Déclaration Liminaire du CSA I du 03 Mars 2026

Nous n’allons pas prendre de détours.

Depuis des semaines, les personnels de notre interrégion encaissent. Agressions, tensions permanentes, incidents quotidiens : ce n’est pas une fatalité, c’est la conséquence directe d’un système que l’on a laissé dériver jusqu’à l’asphyxie.

Le taux d’occupation moyen régional est de 136 %. Mais derrière cette moyenne se cache une réalité explosive :

  • Béthune : 223,8 %
  • Amiens : 214 %
  • Laon : 209 %
  • Douai : 206,2 %
  • Longuenesse : 195,9 %
  • Valenciennes : 184,6 %
  • Sequedin : 180,5 %

Ces chiffres signifient très concrètement deux détenus pour une place. Ils signifient des détentions saturées, des tensions permanentes, des agents exposés en continu. À ces niveaux, il ne s’agit plus d’optimisation, il s’agit d’un système en surcharge chronique.

Dans le même temps, les effectifs s’effondrent. Moins de surveillants pour tenir les bâtiments. Moins d’administratifs pour assurer un suivi RH correct. Moins de personnels techniques pour maintenir des structures déjà fragilisées. Une chaîne de commandement sous pression constante. Et malgré cela, on exige toujours davantage des équipes.

Cette logique n’est plus tenable. Elle est devenue dangereuse.

La régulation carcérale prévue par la loi SURE prendra du temps. Mais les personnels, eux, n’ont plus le luxe d’attendre. FO Justice exige l’activation immédiate des seuils de criticité établissement par établissement, en priorité dans les maisons d’arrêt dépassant les 200 %. Ces seuils, dont vous avez vous- même fixé la définition, doivent être finalisés sans délai et mis en œuvre concrètement afin d’adapter l’activité de chaque structure à la réalité des moyens disponibles.

Il en va de la protection des personnels et de la crédibilité de l’institution. Le “tout-carcéral” sans limite matérielle ni humaine produit des conséquences directes, et ce sont nos collègues qui en paient le prix.

On nous expliquera que des places peuvent être optimisées en SAS ou en QSL. Très bien. Mais à quoi bon alléger artificiellement les statistiques si c’est pour envoyer des détenus en “recherche d’emploi” que l’on retrouvera au PMU du coin, sans encadrement sérieux ni exigence réelle ? Cela interroge frontalement le sens de la peine. La réinsertion ne peut pas devenir un outil comptable destiné à masquer la surpopulation. Sans cohérence, sans contrôle et sans accompagnement solide, on ne règle rien, on déplace le problème.

Et cette pression ne repose pas uniquement sur les personnels de surveillance.

Les CPIP sont eux aussi à bout. Les portefeuilles explosent, les suivis se multiplient, les obligations judiciaires s’accumulent, entre accompagnement et contrôle renforcé. La charge de travail est devenue structurellement excessive. Comment garantir un suivi sérieux, prévenir la récidive ou préparer efficacement les sorties quand chaque professionnel gère des dizaines de situations complexes dans l’urgence permanente ? Là encore, le système atteint ses limites.

En matière de prévention, le principe est clair : ce n’est pas à l’homme de s’adapter à la machine, c’est à la machine de s’adapter à l’homme. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit. La machine judiciaire use, épuise et fragilise des professionnels engagés. Trop de collègues abîmés. Trop d’épuisement. Trop de vies personnelles sacrifiées.

Concernant les équipes de sécurité pénitentiaire, la restructuration et le logiciel LEO ont permis d’optimiser les missions extérieures. Mais à quel prix ? Nos ELSP subissent des organisations incohérentes.

Certains agents enchaînent des doubles missions pendant que d’autres sont disponibles sur base. Des missions longues distances sont réalisées sur une seule journée. Ce n’est ni cohérent, ni sécuritaire, ni respectueux des personnels.

Pour FO Justice, au-delà de quatre heures de route, une mission doit s’effectuer sur deux jours. La sécurité ne se négocie pas.

Nous saluons la mise en place, à titre expérimental, du système de ticketing RH. Nous espérons qu’il permettra un meilleur suivi des requêtes individuelles et des délais de traitement plus raisonnables. Mais un outil ne remplacera jamais des effectifs. Si les services sont embolisés, c’est d’abord parce qu’ils manquent de personnels.

Nous prenons acte de la création d’un département du recrutement et de la formation. Mais sans moyens humains supplémentaires et sans infrastructures adaptées, cela restera une annonce. Nous manquons de moniteurs, d’instructeurs, de formateurs. Nous ne disposons d’aucun dojo ni d’aucun stand de tir en propre. Notre dépendance complète à des associations ou à des municipalités n’est pas acceptable à long terme.

Un centre régional de formation est une nécessité stratégique.

FO Justice ne se contentera plus de constats prudents. Les chiffres sont alarmants. Les agressions se multiplient. Les charges de travail explosent. Les équipes sont à bout.

Il est temps d’assumer les réalités.

Il est temps de prendre des décisions fortes.

Il est temps d’agir.

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Prison du Port : SOS d’un CPIP en Détresse !

Aujourd’hui, je ne parle plus seulement en tant que professionnel. Je parle en tant qu’être humain EPUISÉ, MALMENÉ, ABANDONNÉ, par un système, qui s’effondre sur celles et ceux qui le portent.

JE SUIS CPIP.

Je suis censé accompagner, protéger, prévenir la récidive.

Mais comment remplir ces missions essentielles quand les conditions de travail deviennent elles- mêmes un facteur de risque ?

Les chiffres augmentent, les injonctions pleuvent, les moyens stagnent ou disparaissent. On nous demande l’impossible, toujours, sans jamais reconnaitre que l’impossible ne s’accomplit pas par le dévouement seul.

Aujourd’hui, JE DIS STOP.

STOP à la surcharge de travail chronique qui met en danger la santé physique et mentale des CPIP.

STOP à la pression constante qui transforme chaque journée en course à la survie.

STOP à l’hypocrisie institutionnelle qui exige toujours plus en donnant moins.

STOP au silence imposé, à la culpabilisation, à l’idée qu’on « doit tenir » quoi qu’il en coûte.

JE REFUSE d’être un rouage sacrifiable.

JE REFUSE d’être responsable, seul, des conséquences d’un système sous-dimensionné.

JE REFUSE que notre profession soit réduite à de la gestion des flux humains, à du tri administratif, à une illusion de suivi.

JE DEMANDE :

  • Des moyens immédiats et concrets
  • Une baisse urgente de la charge de travail
  • Une écoute réelle, pas une façade.
  • Une prise en compte de la détresse des équipes.
  • Une refonte structurelle, pas des rustines.

C’est un appel de DÉTRESSE, mais aussi un ACTE DE NAISSANCE.

Parce que protéger la société, c’est d’abord protéger celles et ceux qui travaillent pour elle.

Parce que notre engagement ne doit pas nous détruire.

Parce qu’il est temps que le silence cesse.

Un CPIP en détresse, mais déterminé à ne plus subir.

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