Parce que trop, c’est trop. Parce que nous avons alerté, proposé, patienté.
Parce que nos revendications sont restées sans réponses concrètes et ont fait face à un mépris institutionnel. Parce que la situation n’est plus tenable pour les personnels.
Nous donnons rendez-vous devant les portes dès 6h00 demain mercredi 04/03/26.
Ce mouvement est élan de responsabilité, de dignité et de défense collective. Il est fédérateur. Il concerne chaque agent, chaque service, chaque catégorie, parce qu’il concerne l’ensemble de l’établissement.
Comme nous l’avions annoncé, les départs à la retraite non anticipés, ceux à venir, ainsi que les déséquilibres successifs des CAP et sorties d’école ont créé une situation structurellement intenable. Il ne s’agit pas d’un confort, mais d’une nécessité opérationnelle et sécuritaire. Nous exigeons donc :
➢ Dès cette CAP : ouverture de 15 postes à Joux au lieu des 8 prévus
➢ Suite favorable garantie à toute demande de prise de fonction anticipée
➢ 5 postes garantis à chaque CAP pour Joux jusqu’au retour à l’effectif plein
Conformément à ce que nous dénoncions et avions anticipé, la situation du quartier femmes est alarmante. Nous exigeons donc :
➢ 5 femmes garanties pour la prochaine sortie d’école
➢ Réponse favorable immédiate à la demande de MAD formulée par une agent de la disp de Marseille, compte tenu de l’urgence du besoin en personnel féminin.
Les personnels pénitentiaires ne sont pas des esclaves des temps modernes.
Nous défendons la santé des agents. Nous défendons la légalité. Nous défendons le respect. Nous exigeons donc :
➢ Respect de la promesse de suppression des matins-nuits
➢ Respect strict d’un rythme de travail réglementaire, hors de question de normaliser les semaines à 50 heures.
➢ Épurement des heures effectuées au-delà de 432 heures (soit un an d’avance). Toutes les heures effectuées au-delà de ce seuil doivent être payées, peu importe la méthode, peu importe le budget. Vous avez expliqué l’impossibilité de payer et l’obligation de faire, les deux ne sont pas compatibles. Les heures sont faites, il est temps de passer à la caisse.
➢ Ouverture immédiate de l’intégralité des postes administratifs
➢ Recours aux contractuels si nécessaire, avec allocation budgétaire adaptée
➢ Proposition à l’avancement et recommandations chaleureuses pour tous les personnels administratifs qui œuvrent et ont œuvrés bien au- delà de tout investissement raisonnable afin de maintenir la continuité du service public.
Parce que la représentativité locale a été niée. Parce que certains intérêts particuliers ont été privilégiés. Parce que même le calendrier que vous vous étiez fixé n’a pas été respecté.
Nous exigeons donc :
➢ Fin des réunions de suivi à la DISP
➢ Retour immédiat aux réunions de suivi locales, avec uniquement les organisations syndicales représentatives, à un rythme bimensuel
➢ État des lieux exhaustif bimensuel :
✓ effectifs réels
✓ heures effectuées
✓ heures rémunérées
Nous ne demandons pas l’impossible :
✓ Nous demandons des moyens cohérents avec nos missions !
✓ Nous demandons des conditions de travail dignes !
Parce vous avez refusé d’entendre, parce que vous avez louvoyé et parce que vous avez manqué de respect, vous faites face aujourd’hui à notre détermination.
Ce blocage est un acte collectif, déterminé mesuré et responsable. Nous avons les moyens d’amplifier, de renforcer, d’inscrire dans la durée. Nous avons certainement eu le tort d’avoir été longtemps trop conciliant et mesurés.
Il est désormais temps de descendre de la confortable tour d’ivoire pour se confronter à la dure réalité du terrain