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UISP – Bordeaux : Les Comptes ne sont pas bons Kévin !

Bilan ESP BORDEAUX 2026 :

Entre amnésie syndicale et réalité du terrain

Le dernier CSA Interrégional a été le théâtre d’une mise en scène syndicale déplorable. Alors qu’un boycott unanime était indispensable pour marquer notre désaccord face aux réformes du gouvernement, l’UNSA/UFAP et la CGT ont choisi de siéger, tournant le dos à l’unité syndicale et aujourd’hui l’UNSA/UFAP crie au scandale !!!!!!!!!

L’HYPOCRISIE DES SIGNATAIRES

Pire encore, ce sont ces mêmes organisations qui ont signé le déploiement des ESR sans même connaître les effectifs réels sur le PREJ de Bordeaux ! À vouloir aller vite pour briller sans connaître les dossiers, elles ont fini par brûler la sécurité des agents au profit d’une communication de façade. Elles réalisent aujourd’hui, bien trop tard, que le terrain ne se gère pas avec des slogans, mais avec des effectifs réels.

Seule FO Justice a été capable de fournir le bilan réel des effectifs du PREJ de Bordeaux, démontrant par les chiffres que l’ouverture des ESR était d’ores et déjà compromise.

DES AGENTS EXEMPLAIRES FACE A UNE ADMINISTRATION DEFAILLANTE

FO Justice tient à saluer l’engagement exceptionnel des personnels. Dans tous les services, les agents explosent leurs compteurs d’heures supplémentaires pour maintenir le système à flot. Malgré cet épuisement, ils restent volontaires pour les nouvelles missions.

LE MESSAGE DE FO JUSTICE EST CLAIR : Ne découragez pas vos agents ! Leur professionnalisme est votre dernier rempart. Il est temps de faire le nécessaire pour combler les manques d’effectifs au lieu de s’appuyer uniquement sur leur abnégation.

FO JUSTICE DÉNONCE LE “BRICOLAGE” OPÉRATIONNEL

L’administration, avec l’accord aveugle des syndicats signataires, tente de masquer la pénurie par des mesures aberrantes :

  • L’ARNAQUE DES RENFORTS UH : On ne peut pas solliciter les collègues des UH, déjà lourdement pénalisés par les trajets interminables entre leurs sites et le PREJ de Bordeaux.

C’est un mépris total de leur qualité de vie.• LE CAS DES ELSP DE BORDEAUX : Les ESR ne peuvent absolument pas compter sur les ELSP de Bordeaux ! Eux aussi sont en manque criant d’effectifs. Notre administration refuse de les détacher sur les missions vicinales, les laissant dans une impasse opérationnelle totale. On ne peut pas leur demander l’impossible !

  • L’ABSURDITÉ DU “BUS L’APRES-MIDI” : Engager les ESR uniquement l’après-midi est RIDICULE.

Pourquoi l’après-midi et pas le matin ? En termes de sécurité, cela n’a aucun intérêt : la menace ne connaît pas de créneau horaire !

  • RESPECT DES SERVICES : On ne déshabille pas les UH ou les ELSP pour combler les carences de l’ESR. On ne déshabille pas Pierre pour habiller Paul

NOS EXIGENCES SONT FERMES

Face à ce naufrage, FO Justice exige :

  • Un BILAN D’EFFECTIFS réel et exhaustif sur l’ensemble des structures de la région (PREJ, ELSP, UH et ERIS).
  • L’OUVERTURE IMMEDIATE DES POSTES par l’Administration lors de la prochaine CAP.
  • Que les ESR soient engagés UNIQUEMENT SUR LES ESCORTES DE NIVEAU 3 PROGRAMMEES, seule mesure responsable au vu de la faiblesse critique des effectifs.
  • L’ARRET IMMEDIAT DU DETOURNEMENT des agents ESR vers des missions ARPEJ (astreinte déguisée ?).

Pendant que les autres signent n’importe quoi sans maîtriser leurs dossiers, FO Justice apporte des preuves, valorise votre dévouement et défend votre sécurité !

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UISP Lyon : Flash-inFO Avancement par Filières

Filière Encadrement 2026

Brigadier-chef de la filière encadrement 2026 :

Concours professionnel (1 épreuve écrite, 1 oral de 20mn dont 5mn d’ex-posé)

  • Conditions : 6 ans dans le CEA (date de titularisation) – 15 ans pour le TA
  • Nombre de promotions : 220 (dont 24 au TA) pour 2026
  • Inscription : avant le vendredi 12 septembre 2025 à 23h59
  • Épreuve écrite : mardi 21 octobre 2025
  • Résultats admissibilité : à partir du 19 décembre 2025
  • Oraux : du 12 au 30 janvier 2026, à Paris
  • Résultats : à partir du 10 février 2026
  • Mobilité : Oui
  • Amphi d’affectation : 26 mars 2026
  • Formation : 4 mois à l’ENAP (date d’entrée à définir)

Major de la filière Encadrement 2026 :

Examen professionnel (1 dossier RAEP, et 1 oral de 10 mn dont 5 mn d’exposé sur la période 2024-2026)

  • Disposition transitoire : 1 an dans le grade jusqu’au 31/12/2026
  • Nombre de promotions : 830 (dont 85 au TA) pour 2026
  • Inscription : du lundi 12 janvier au vendredi 6 février 2026
  • Date limite envoi dossiers RAEP : au plus tard le vendredi 13 février 2026 à 23h59
  • Admissibilité : du 9 au 27 mars 2026
  • Résultats admissibilité : à partir du 9 avril 2026
  • Oraux : du 8 au 26 juin 2026, en région
  • Résultats : à partir du 10 juillet 2026
  • Nomination : rétroactive au 1er janvier 2026
  • Mobilité : Non
  • Formation : NonFilière Expertise 2026

Brigadier-chef de la filière Expertise 2026 :

Concours professionnel (1 dossier RAEP et 1 oral de 10 mn dont 5 mn d’exposé sur la période 2024-2028)

  • Conditions : 8 ans dans le CEA (date de titularisation) – 15 ans pour le TA
  • Nombre de promotions : 1980 (dont 220 au TA)
  • Inscription : du lundi 24 novembre 2025 jusqu’au vendredi 2 janvier 2026, à 12h
  • Date limite envoi dossiers RAEP : vendredi 9 janvier 2026, à 12h
  • Admissibilité : du lundi 2 février au vendredi 27 février 2026
  • Résultats admissibilité : 20 mars 2026
  • Oraux : du mardi 26 mai au vendredi 12 juin 2026, en région
  • Résultats : à partir du vendredi 3 juillet 2026
  • Nomination : rétroactive au 1er janvier 2026
  • Mobilité : Non
  • Formation : Non

Major de la filière Expertise 2026 :

Examen professionnel (1 épreuve écrite, 1 oral de 20mn dont 10mn d’exposé)

  • Disposition transitoire : 1 an dans le grade jusqu’au 31/12/2026
  • Nombre de promotions : 264 (dont 29 au TA) pour 2026
  • Inscription : du lundi 1er septembre au vendredi 10 octobre 2025
  • Épreuve écrite : jeudi 11 décembre 2025
  • Date limite envoi dossiers RAEP : vendredi 6 février 2026, à 12h
  • Oraux : du lundi 9 mars au vendredi 27 mars 2026 (Espace Vinci à Paris)
  • Résultats : à partir du 3 vendredi avril 2026
  • Nomination : rétroactive au 1er janvier 2026
  • Mobilité : Non
  • Formation : 18h en distanciel

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Prison de Val-de-Reuil : L’abolition des privilèges a manifestement été oubliée au C.D

Cher(e)s camarades,

Nous venons d’apprendre que le 27 janvier 2026 le mess fermera ses portes. Non pas pour travaux, non pas pour inventaire…

Le mess sera fermé parce que Mme la directrice a décidé d’y organiser son pot de départ à la retraite !

Un lieu qu’elle n’avait, jusqu’ici jamais jugé utile de fréquenter. Un espace ignoré au quotidien, mais soudainement parfaitement adapté lorsqu’il s’agit d’y organiser un événement personnel et de cirer les pompes des autorités du coin !

Les agents en poste ce jour, eux, se verront donc dans l’obligation de participer à cet événement ou devront, dans le cas échéant faire sans ! Tout cela afin que Madame puisse tenir son petit gueuleton de départ dans le seul endroit prévu pour le personnel !

A partir de quand le mess est il devenu un salon privatif pour la direction ??

D’autant que, juste à côté, la salle DEGUEUSE restera inoccupée. Une salle spacieuse, adaptée, utilisée habituellement pour les pots de départ ! Le choix de priver les agents de leur mess n’est donc ni une nécessité ni une contrainte mais bien une décision !

Lorsque l’on n’a jamais mis les pieds au mess, on évite d’en confisquer l’accès au détriment de ceux qui y mangent tous les jours !

FO Justice Val de Reuil exige que ce pot se tienne ailleurs et qu’un service soit maintenu afin que chacun puisse se restaurer comme à son habitude !

Fo Justice Val de Reuil suggère à madame la directrice de déléguer la préparation du banquet à une entreprise privée sans quoi, la charge de travail pour les agents du mess ne permettra pas de pouvoir offrir une qualité de repas satisfaisante pour l’ensemble des collègues !

En 1789, la nuit du 4 aout a marqué la fin des privilèges ! En 2026, Fo justice rappelle qu’ils n’ont toujours pas vocation à réapparaitre !

STOP à la mascarade !

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Prison de Saint-Quentin-Fallavier : La maison d’arrêt sous pression !

Vendredi une bagarre en promenade entre personnes détenues, qui sans l’intervention des agents aurait conduit à une extraction d’urgence.

Dimanche matin, une agression sur personnel qui aurait pu virer au drame sans encore une fois l’intervention des collègues et la maitrise de l’agent victime. La personne détenue voulant égorger un surveillant a sauté sur notre collègue pour lui porter un coup de lame au niveau de la carotide ! D’autres armes artisanales ou par destination ont été découvertes dans sa cellule, lors de la fouille suite à sa mise en prévention, ainsi que du stupéfiant.

Ce matin, un refus de réintégrer où il aura fallu l’intervention de plusieurs surveillants pour mettre un terme à l’incident mais où là encore un agent blessé sur la fermeture de la porte.

Cette problématique liée directement au surencombrement de 224% de la maison d’arrêt et au profil instable de bon nombre de nos pensionnaires aura comme conséquence 7 changements de cellule, créant de surcroit une surcharge de travail pour les personnels de la maison d’arrêt, du surveillant d’étage à l’encadrement de bâtiment. Ça n’est pas moins de 93 matelas au sol et 16 quadruplettes, malgré le désencombrement de fin d’année.

La situation du centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier reste une fois de plus, très préoccupante que ça soit en termes d’effectif, de profil des personnes détenues et des multiples découvertes liées aux livraisons par drones et le trafic qui en découle. Les personnels sont à bout de souffle.

Le bureau local Fo justice St Quentin Fallavier souhaite un bon rétablissement à nos collègues blessés et leur apporte tout notre soutien.

Le bureau local Fo justice St Quentin Fallavier exige un transfert rapide du détenu qui a tenté d’égorger notre collègue à l’issue de son séjour au quartier disciplinaire.

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UISP – Lille – Personnels Administratifs : Des Constats Clairs, des Revendications Fortes !

RÉUNION DU 9 JANVIER

✅ Grilles indiciaires en fort tassement : Pour une carrière complète, l’écart entre le premier et le dernier échelon du premier grade n’est que de 21 points d’indice, illustrant l’absence de réelle progression salariale et la perte de reconnaissance de l’ancienneté.

Attentes fortes sur les plans de requalification annoncés au niveau national

Revalorisation de l’IFSE en 2025 : Un premier signal, mais insuffisant

Manque de reconnaissance :

  • gratifications encore trop limitées
  • fonctions supérieures exercées sans reconnaissance statutaire
  • accès insuffisant aux listes d’aptitude et aux promotions.

Opacité totale sur le CIA : Absence de notification ou notifications effectuées a posteriori, sans critères ni explications.

Baisse des taux de promotion et manque de transparence des tableaux d’avancement.

Dysfonctionnements des mobilités : Postes supprimés en cours de campagne.

Notations bloquées malgré des objectifs atteints, impactant directement le CIA

Conditions de travail non homogènes sur la région, parfois indignes et insuffisamment sécurisées.

FO-JUSTICE REVENDIQUE :

  • Une véritable reconnaissance statutaire et indemnitaire.
  • Plus de transparence et d équité.
  • Un tutorat local et régional pour l’accueil des nouveaux agents.
  • La création d‘un corps de personnels administratifs placés au niveau régional afin de venir en soutien des services en difficulté.

FO-JUSTICE EST ET RESTERA AUX COTÉS DES PERSONNELS ADMINISTRATIFS

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Prison de Fleury-Mérogis : Saisies, vigilance et professionnalisme des agents !

Encore une fois la vigilance des personnels est à mettre en exergue lors des saisies significatives ce week-end !

Le samedi 10 janvier 2025, à l’issue de la 3ᵉ série de parloirs D1, une fouille réglementaire a permis la découverte de 195 grammes de résine de cannabis, dissimulés dans les parties intimes d’un détenu.

Cette saisie démontre, une nouvelle fois, le rôle essentiel des agents pénitentiaires dans la lutte quotidienne contre les trafics qui gangrènent nos établissements et portent atteinte à la sécurité des personnels, des personnes détenues et de l’institution.

Le lendemain, sur instructions de la hiérarchie, une fouille minutieuse de la cellule hébergeant trois détenus a été menée.

Résultat : près de 85 grammes supplémentaires de résine de cannabis découverts.

Par ailleurs, Les visiteurs ont été entendus par la Gendarmerie et les permis de visite ont été suspendus par le Chef d’Établissement, conformément à la réglementation.

Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels impliqués pour leur professionnalisme, leur rigueur et leur engagement sans faille dans la politique de lutte contre les trafics.

Mais ces faits rappellent une réalité inquiétante :

• Des tentatives permanentes d’introduction de stupéfiants,

• Des risques accrus pour la sécurité,

• Une pression constante sur les personnels, souvent avec des moyens insuffisants.

Force ouvrière Justice exige :

• Des moyens humains et matériels renforcés,

• Le maintien et le renforcement des fouilles,

• Une fermeté systématique face aux trafics,

• Une reconnaissance institutionnelle du travail des agents

Sans agents, pas de sécurité. Sans sécurité, pas de mission !

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Prison de Basse-Terre : Réunion avec la direction, compte rendu

Chers collègues,

Le bureau local FO Justice Bastè a rencontré le nouveau Directeur de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre, à sa demande. Lors de cet échange, nous avons exposé sans détour la pénible réalité vécue par les personnels depuis l’ouverture du nouvel établissement. Le moral des agents est au plus bas. La surcharge de travail permanente, les mouvements incessants et l’absence de marges de manœuvre ont conduit à une situation alarmante, avec un taux d’absentéisme jamais atteint. Depuis la conception même du projet, FO Justice Bastè n’a cessé d’alerter sur le manque criant d’effectifs, aujourd’hui pleinement confirmé sur le terrain.

Nous nous sommes battus pour la mise en place du binômage aux étages. Cette organisation de service a été actée dans la charte de gestion de l’établissement. Pourtant, cet engagement n’a pas été respecté, mettant directement en danger la sécurité des personnels et des personnes détenues.

Les dysfonctionnements sont nombreux et inacceptables :

• Des agents affectés à plusieurs postes simultanément : QSL au sas, QSL au vestiaire ;

• Un Surveillant ALAT contraint de gérer les promenades ;

• Un vaguemestre détourné de ses missions pour être affecté au BGD, sans pouvoir assurer correctement ses fonctions ;

• Une brigade PCS/PCD laissée seule à la PEP, faute d’agents pendant les pauses ;

• La Surveillante en poste à l’infirmerie laissée seule avec des personnes détenues présentant des pathologies psychiatriques sévères, sans encadrement pénitentiaire suffisant ;

• Une circulation de détenus sans accompagnement, où le danger est permanent et omniprésent, notamment lors des déplacements vers les différents rendez-vous (médicaux, parloir, administratifs, sport, socio-éducatif, etc…). En détention, les agents travaillent en flux continu dès la prise de service du matin et du soir, sans répit :

• Enchaînement de 3 tours de promenade le matin et 3 l’après-midi,

• Parloirs, mouvements socio-éducatifs, infirmerie, sport…

• Le tout dans des conditions de travail indignes : absence de fontaines à eau, absence de réfrigérateurs dans les bureaux, chaleur et humidité extrêmes propres à notre territoire.

Concernant l’équipe ELSP, malgré de multiples alertes, la situation est tout aussi préoccupante :

• Aucun entraînement,

• Aucune formation,

• Aucune préparation physique, alors même que les détenus restent toujours aussi

violents et imprévisibles.

Nous avons clairement indiqué au Directeur qu’il y a énormément de chose à dire et surtout énormément de choses à corriger. FO Justice Bastè a proposé l’organisation rapide de rencontres avec l’ensemble des personnels (agents de détention, brigades, postes fixes, personnels administratifs et techniques) afin de réaliser un état des lieux réel, transparent et partagé.

Enfin, nous avons alerté le Directeur sur un point essentiel : la colère des personnels est bien réelle.

Il est urgent d’enrayer cette hémorragie avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

FO Justice Bastè restera mobilisé, vigilant et déterminé à défendre la sécurité, les conditions de travail et la dignité de l’ensemble des personnels de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre.

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Action Sociale : ► Séjours Printemps 2026 – Adultes & familles de la Fondation d’Aguesseau

L’Union FO JusticeAction Sociale informe les agents du ministère de la Justice de l’ouverture des séjours Printemps 2026 proposés par la Fondation d’Aguesseau, au titre de l’action sociale ministérielle.

Ces séjours s’adressent aux agents actifs ou retraités, ainsi qu’à leurs familles, et concernent différentes destinations (mer, montagne, campagne), selon les modalités définies par la Fondation d’Aguesseau.

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DIR PJJ Grand-Centre : Audience multilatérale du 19 décembre 2025

►UJPE : Unité Judiciaire « à Priori » Educative

Dans le cadre d’une demande de Force Ouvrière de rencontrer la direction Inter Régionale Grand-Centre suite aux annonces faites par le Grade des Sceaux, nous avons été reçus en multilatérale, avec présence pour l’administration de M. HOUDAYER, Directeur Inter-Régional, et de Mme JUSSELME, Directrice des Ressources Humaines. Voici donc un compte rendu à destination des personnels de l’Inter-Région Grand-Centre.

Force Ouvrière et les CEF : une position claire, constante et assumée

Force Ouvrière n’a jamais été opposée à l’existence des Centres éducatifs fermés (CEF). FO a toujours défendu le principe selon lequel les CEF constituent une alternative éducative à l’incarcération des mineurs, dès lors que les professionnels disposent de moyens humains et matériels à la hauteur des missions confiées. Là où il y a des jeunes, il y a de l’éducatif, et FO n’a jamais varié sur cette ligne.

Ce que FO combat aujourd’hui, ce n’est pas l’éducatif, mais une réforme qui, sous couvert de modernisation, fragilise la réponse judiciaire, désorganise les services et met en danger les agents comme les mineurs.

La transformation des CEF et des UEHC en UJPE (Unité Judiciaire à Priorité Educative) repose sur une logique d’uniformisation qui fait disparaître toute gradation claire dans les réponses judiciaires. Là où existaient des dispositifs différenciés, la réforme impose un modèle unique censé tout absorber.

FO alerte sur le fait que cette uniformisation brouille le sens de la prise en charge et rend la réponse éducative moins cohérente, moins adaptée et potentiellement plus violente dans ses effets.

Nous tenons à rappeler qu’à la base un budget de création des CEF, selon la commission des finances, avait été de 35 millions d’euros aujourd’hui estimé à 110 millions d’euros. Ces structures avaient été pensées et budgétisées pour fonctionner comme des CEF mais elles seront transformées en UJPE. Nous dénonçons donc une dépense colossale pour des structures qui ne rempliront pas le rôle initialement prévu, illustrant une nouvelle fois un manque de cohérence de la part de notre ministère.

UJPE : une unité « à priori » éducative, mais à quel prix ?

Dans les futures UJPE, des publics extrêmement hétérogènes seront accueillis au sein d’une même unité. Jeunes sous bracelet électronique, jeunes sous Contrôle Judiciaire renforcé, mineurs souffrant de troubles psychiques, primo-délinquants, jeunes au parcours institutionnel lourd (radicalisation, trafic de stupéfiants, réseau de proxénétisme…), public mixte (âge, sexe) devront cohabiter dans des structures qui ne sont ni conçues ni dotées pour cela. Malgré le plan immobilier annoncé nous doutons fortement de la capacité de certain site à pouvoir remplir le cahier des charges des UJPE qui restent encore un mystère pour tous. Commençons par la fin, effectivement, cela est plus logique !!

Concernant les Professeurs Techniques : nous dénonçons un leurre : les renforts promis ne pourront jamais être déployés en septembre 2026. L’ouverture du concours en 2026 prévoirait des Professeurs Techniques titulaires en janvier 2028. Une nouvelle fois, ce qui est affiché déconnecte avec la réalité de terrain. Même process pour les Infirmières ; Les UJPE promettent une infirmière par unité alors même que nous n’avons aucune visibilité sur les affectations (au niveau national 67% des CEF du secteur public dispose d’une infirmière à temps plein selon le rapport IGJ de mars 2025).

Gouvernance unique : quand l’administratif remplace le judiciaire

La réforme repose sur une gouvernance unique des services, avec un Directeur de Service (DS) responsable d’au moins deux unités. Dans ce cadre, un DS pourra décider de transférer un jeune d’une unité à une autre sans repasser devant le magistrat, sans nouvelle ordonnance de placement et sans débat contradictoire. Cet exemple nous a été donné dans le cadre deséchanges lors de cette multilatérale : le CEF de Châtillon-sur-Seine qui sera, selon les premières projections, rattaché à l’UEHC de Dijon, fonctionnera sous une direction unique. Un jeune pourra ainsi être déplacé de Châtillon vers Dijon par simple décision administrative.

Force Ouvrière PJJ Grand-Centre considère que cette possibilité constitue une dérive grave, remettant en cause le rôle du magistrat et ajoutant des ruptures supplémentaires dans les parcours éducatifs déjà chaotiques des jeunes.

De plus, quand sera-t-il des astreintes cadre lorsque les deux unités seront éloignées ? Quid de la note sur les astreintes ?

Inter-Région Grand-Centre : une proposition de restructuration conséquente mais non définitive

Dans l’Inter-Région Grand-Centre, la réforme se traduit par une restructuration annoncée ainsi par le Directeur Inter-Régional, ce dernier précise que cela n’est pas définitif :

Côte-d’Or et Saône-et-Loire :

– EPEI de Dijon qui rattacherait UJPE de Châtillon-sur-Seine et UJPE de Dijon avec une direction unique.

– STEMOI Dijon serait composé de 2 UEMO (dont une créée) et l’UEAJ de Dijon.

– EPEI de Chalon-sur-Saône serait créé regroupant l’hébergement diversifié et l’UEAJ.

– STEMO Saône et Loire regrouperait les unités Milieu Ouvert de Mâcon, Châlon et Le Creusot.

Franche-Comté :

– STEMO Nord Franche-Comté rassemblerait les UEMO de Vesoul, Belfort et Montbéliard.

– EPEI Nord Franche-Comté serait composé du futur UJPE de Lure et de l’UEAJ de Danjoutin.

Centre-Orléans :

– EPEI Orléans rassemblerait UJPE de La Chapelle-Saint-Mesmin, l’UEHDR de Fleury-les-Aubrais et l’UEAJ de Saint-Jean-

le-Blanc sous une direction unique.

– STEMO H serait créé en Eure-et-Loir, composé de UJPE de Chartres, de l’UEMO de Chartres et l’UEMO de Dreux.

Yonne, Nièvre et Touraine-Berry :

Aucun changement immédiat n’est annoncé.

Aussi, Force Ouvrière PJJ Grand-Centre rappelle que ces transformations des CEF impliquent la suppression de postes pour les Directeurs de Service, les Responsables d’Unité Educative et les Adjoints Techniques. Ces suppressions de postes ne signifient pas que les agents perdront leur statut mais ils devront être reclassés, accompagnés ou redéployés. Sur notre Inter-Région, cela concerne peu d’agents, et ces derniers sont vraisemblablement repérés et pris en charge par les services RH de la DIR. Nous serons vigilant à ce que ce suivi se fasse dans les meilleures conditions. Ces derniers bénéficieront d’une priorité d’affectation sur les postes vacants.

Force Ouvrière PJJ Grand-Centre a cependant tenu à mettre en avant le devenir des personnels éducateurs qui étaient en poste dans les CEF qui seront transformés en UJPE. Si pour des raisons professionnelles, éthiques ou pédagogiques, ils n’adhérent plus au nouveau projet, ou tout simplement parce que leur choix initial était motivé par le travail spécifique en CEF, ces derniers n’auront aucune priorité sur la mobilité, ce qui à notre sens n’est pas entendable.

Enfin, concernant les postes de Correspondant Insertion, ceux qui sont actuellement en poste le resteront tandis que les postes non pourvus ne seront plus ouverts à la mobilité.

Des équipes déjà en souffrance, une réforme judiciaire qui aggrave tout

Force Ouvrière PJJ Grand-Centre rappelle que les UEHC du Grand-Centre sont déjà en grande difficulté. Agressions, absences non remplacées, surcharge de travail, épuisement professionnel et sentiment d’abandon font parties depuis des années des différentes alertes émises par notre organisation syndicale. Étendre ces fragilités à des structures encore plus complexes, sans renfort massif des effectifs, revient à invisibiliser de manière encore plus prégnante la souffrance au travail.

Avec seulement quatorze éducateurs pour assurer une prise en charge continue, travailler toujours plus mais avec beaucoup moins, voilà ce que renvoie une nouvelle fois comme message cette énième transformation qui n’a, à notre sens, aucune visée éducative mais plutôt une visée budgétaire réduite !

FO considère que cette organisation est dangereuse.

Nous alertons également sur les conséquences judiciaires de la réforme. En cas de passage à l’acte d’un jeune sous contrôle judiciaire renforcé ou sous bracelet électronique, les magistrats risquent de se retrouver face à une alternative intenable : soit l’incarcération, en contradiction avec l’ADN de nos missions : primauté de l’éducatif sur le répressif, soit l’absence de réponse pénale claire, avec un risque de banalisation des faits et d’escalade de la violence au sein des unités.

► Téléphones, salaires, normes, fouille : les revendications Force Ouvrière :

– L’arrêt immédiat de l’interdiction de l’usage du téléphone professionnel pour les adultes encadrants. Priver les agents de cet outil en situation d’urgence constitue une mise en danger manifeste.

– Une revalorisation salariale significative avec la création d’un nouvel IFSE reconnaissant la pénibilité, la technicité et la responsabilité accrue.

– Une baisse immédiate des normes en milieu ouvert, alors que les éducateurs devront gérer davantage d’urgences sans moyens supplémentaires.

– La réforme des futures UJPE soulève également de sérieuses dérives, notamment lorsqu’elle enjoint les agents à pratiquer des « fouilles » de chambres sans cadre réglementaire clairement défini. Or ce cadre est indispensable car il autorise ses « inspections de chambres » uniquement sous certaines conditions (accord du jeune, objet de recherche clairement identifié, compte rendu nominatif obligatoire…).

En banalisant ces pratiques, la réforme fait peser un risque sur le respect des droits des jeunes et sur la relation éducative, en transformant un acte exceptionnel et encadré en une mesure quasi-systématique, au détriment du sens éducatif et de la légalité de l’intervention.

Une réforme irresponsable et dangereuse

Force Ouvrière PJJ Grand-Centre considère que la transformation des CEF et des UEHC en UJPE, est irresponsable, dangereuse et contraire à l’objectif d’une prise en charge éducative sécurisée et efficace.

Elle supprime les réponses graduées, accentue « le travailler plus avec toujours moins », plus de pression, plus de responsabilité, plus de possibilité de commettre des fautes, plus de risques psycho-sociaux, plus de souffrance et toujours moins, moins de moyens, moins de locaux adaptés, moins de valorisation salariale, moins de reconnaissance professionnelle.

FO continuera à informer, alerter et se mobiliser. Sans renfort massif des moyens humains et matériels, cette réforme mettra en péril les jeunes pris en charge et les professionnels.

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