Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,
FO Justice exprime sa ferme indignation face à la situation scandaleuse et inacceptable que vivent actuellement près de 130 élèves de l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire.
Nous apprenons que le restaurant de l’ENAP ferme plusieurs jours, laissant des dizaines de jeunes collègues sans aucune ressource financière, n’ayant pas perçu leur première rémunération, puisqu’ils ont incorporés l’ENAP après le 15 du mois. Ces élèves, agents de l’État en formation, se retrouvent ainsi dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, notamment se nourrir.
Suite à l’intervention de FO Justice, l’ENAP avait initialement accepté la distribution de tickets- repas (neuf tickets d’une valeur de 12 € chacun) afin de couvrir les jours de fermeture. Cette décision, empreinte de bon sens et d’humanité, a malheureusement été annulée, au motif d’une résolution du Conseil d’Administration de 2019 interdisant toute subvention en période de fermeture.
Résultat : une trentaine d’élèves seulement ont pu bénéficier de cette aide, tandis que près d’une centaine d’autres sont aujourd’hui laissés sans la moindre ressource.
FO Justice dénonce avec force cette situation, indigne d’une administration qui se dit attachée à ses agents et à la formation de ses futurs personnels.
Il est impensable qu’au sein du ministère de la Justice, on laisse des agents publics en formation dans une telle détresse, sans solution concrète, sans écoute, sans solidarité.
La réponse de la DAP, affirmant « ne rien pouvoir faire », est tout simplement inacceptable.
L’Administration Pénitentiaire a non seulement le devoir, mais aussi les moyens, d’assurer la protection et la dignité de ses élèves. Laisser perdurer une telle situation reviendrait à abandonner une partie de nos collègues dans le désarroi.
Au-delà de cette crise immédiate, FO Justice s’inquiète profondément de la gestion et de la direction actuelle de l’ENAP. Les décisions y sont de plus en plus incompréhensibles, déconnectées du terrain et souvent contraires à l’intérêt des agents. L’école, censée être un lieu d’apprentissage, de solidarité et de transmission des valeurs du service public, semble aujourd’hui en perte de repères et de sens.
FO Justice exige :
Le rétablissement immédiat d’une aide alimentaire pour tous les élèves concernés
Une clarification publique de la DAP sur les mesures mises en œuvre pour remédier à cette situation
Une réévaluation urgente de la gouvernance et de la gestion de l’ENAP, dont les dérives préoccupent l’ensemble de la profession.
FO Justice réaffirme son plein soutien à nos jeunes collègues, victimes d’un système administratif défaillant et déshumanisé.
Nous ne laisserons pas ces agents, futurs piliers de notre institution, être traités avec un tel mépris.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, l’expression de notre haute considération.
Imaginez « un joli bureau » où le plafond est au-delà des deux mètres, avec gaines techniques et tuyauteries apparentes. Des luminaires récents côtoient un mur non repeint, et des tuyauteries qui dépassent des murs peuvent vous faire chuter…
BIENVENUE À LA COMPTABILITÉ !
Seul bureau administratif du centre pénitentiaire qui n’est pas doté de système de climatisation, où trois agents ont à peine 10 m² chacun pour travailler, dans un endroit où la lumière foudroyante des néons LED est obligatoire faute de n’avoir qu’une malheureuse fenêtre dans un coin de bureau.
L’insuffisance de lumière naturelle et l’obligation de laisser la lumière allumée sont non seulement un gâchis financier, mais également une atteinte au confort visuel du personnel, qui lutte entre cette lumière et les écrans d’ordinateur.
Un faux plafond, déjà demandé, serait également une économie d’énergie en chauffage, en plus d’être un confort visuel indispensable !
SANTÉ AU TRAVAIL : UNE ÉGALITÉ DE TRAITEMENT S’IMPOSE !
Le Bureau Local Force Ouvrière Justice demande que le seul bureau qui n’a pas été visité par l’infirmière et le médecin de prévention le soit enfin !
TROP PETIT POUR ÊTRE VISIBLE ?
Greffe avec extension, vestiaire refait en totalité, salle de CAP neuve, mobilier de salle de réunion changé dans sa totalité, sans compter la rénovation avec pose de parquet dans des bureaux qui déménagent régulièrement, font que notre petite comptabilité de 30 mètres carrés se demande si elle n’est pas trop petite pour être visible.
Le Bureau Local Force Ouvrière Justice, avec sa section du personnel administratif, demande officiellement :
Que les agents qui travaillent dans ce minuscule bureau puissent exercer dans de bonnes conditions
Qu’un réel état des lieux soit fait immédiatement
Qu’une extension puisse être envisagée et réalisée.
Alors que nous nous approchons de la fin de l’année 2025, le Centre Pénitentiaire de Perpignan traverse une période particulièrement préoccupante pour l’ensemble de son personnel.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN ne cesse d’alerter l’Administration sur la dégradation constante des conditions de travail et de détention. Aujourd’hui, nous faisons face à une crise sans précédent. Les problèmes se cumulent :
Des effectifs en chute permanente, avec chaque jour plusieurs postes découverts, mettant directement les agents en danger, de jour comme de nuit. Les extractions médicales sont un parfait exemple de ce chaos : quand une escorte non armée va relever une escorte armée en service de nuit, quand on n’hésite pas à baisser le niveau d’escorte pour pouvoir exécuter la sortie hôpital et éviter de trop découvrir un service de nuit déjà à poil !
Une surpopulation pénale chronique, les matelas au sol sont toujours occupés, et comptés à l’unité près !
Un établissement vétuste, où les pannes, les infiltrations, les dégradations, la présence de nuisibles s’enchaînent sans moyen suffisant pour y remédier tant humain que financier.
Un manque criant de moyens, empêchant toute action préventive ou durable.
L’exemple du filet antiprojection, récemment arraché par le vent, illustre à lui seul l’état de délabrement du Centre Pénitentiaire de Perpignan.
La tentative d’évasion d’hier montre très bien les faiblesses de la sécurité de notre établissement, il s’en est joué de peu pour qu’elle réussisse.
Chaque jour, les personnels de tous corps et grades confondus (administratifs, techniques, du CEA ou du CDC) doivent compenser ces carences au prix de leur sécurité, de leur santé, de leur moral et de leur vie privée.
Cette situation est devenue insupportable pour l’ensemble du personnel, qui a le sentiment d’être abandonné. L’établissement vit au rythme des urgences, dans un climat d’épuisement et de tension permanente. Le Centre Pénitentiaire de Perpignan est aujourd’hui au bord du burn-out généralisé. Les agents n’en peuvent plus de devoir pallier les manquements de l’Administration tout en continuant d’assurer leurs missions avec professionnalisme et sens du service public.
Dans ce contexte, l’Administration continue de demander toujours plus, sans jamais donner les moyens correspondants aux besoins.Le fameux terme de “reroutage”, euphémisme inventé par la DI de Toulouse pour éviter de prononcer le mot “stop écrou”, ne trompe personne : on joue avec les chiffres et les matelas au sol pour faire croire qu’il reste des places, alors que la réalité est tout autre.
L’Administration aurait-elle honte de reconnaître ou d’avouer sa saturation par ce nouveau vocabulaire politiquement correct ?
Depuis le 3 novembre 2025, deux nouveaux surveillants sont arrivés dans l’établissement, dans une indifférence totale tant, la crise est profonde. Les renforts promis, les fameux “17 postes”, ne sont annoncés que pour mai ou juin 2026. Autrement dit, plus de six mois encore à tenir dans des conditions extrêmes !
À chaque CSA, il nous est présenté par la direction des “projets” de service dégradé, déshabillant un secteur pour tenter de colmater la fuite d’un autre.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN refuse de cautionner cette politique du bricolage permanent.
Nous avions prévenu depuis des années que les départs massifs à la retraite plongeraient nos établissements dans une impasse. L’administration a fait mine de ne rien écouter ou entendre.
Seulement, aujourd’hui nous en sommes là !!! Des conditions de travail indignent pour des fonctionnaires de l’État que nous représentons et qui essuient dans leur quotidien agressions, menaces, insultes et jets de pisse …
JET D’URINE QUI AURAIT PU ÊTRE ÉVITÉ
Si la direction avait exigé son départ sur une structure adaptée.
Si la direction avait pesée de toute son autorité pour que cet agresseur soit transféré.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN demande aux autorités et à l’administration de tendre l’oreille.
Aujourd’hui, la prison catalane est décriée par nos collègues du ressort de l’Occitanie, demain, les rumeurs se rependront sur l’ensemble du territoire et le CP de Perpignan deviendra la Prison à éviter jusqu’à l’horizon 2028. Car, c’est la réalité, nombreux sont celles et ceux qui retardent leurs vœux de mutation en espérant muter sur Rivesaltes ou attendre un renouveau sur l’actuelle structure à cette même date. Mais comment croire un instant que la situation est tenable durant encore 2 ans 2ans et demi.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN vous alerte une énième fois, ça va exploser… !
FO JUSTICE CP PERPIGNAN a toujours été un syndicat responsable, force de proposition et acteur du dialogue social.
Mais dans ce contexte de détricotage du service public pénitentiaire, FO JUSTICE CP PERPIGNAN ne peut en aucun cas s’associer à ce désastre.
C’est pourquoi le syndicat Force Ouvrière Justice prendra ses responsabilités aujourd’hui sur les divers sujets mis à l’ordre du jour de ce CSA.
Hier, la TENTATIVE D’ÉVASION avortée par deux de nos collègues démontre que la SÉCURITÉ n’a pas de prix et ne peut être associée ou accompagnée d’une quelconque compromission qui l’affaiblirait.
Trop, c’est trop ! Les agents de la MA de Charleville-Mézières n’en peuvent plus d’être méprisés et ignorés par une direction déconnectée de la réalité du terrain.
NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES :
Annulation totale de la modification de la charte de gestion et des plannings.
➡️ À la maison d’arrêt de Charleville-Mézières, tout fonctionne très bien !
➡️ Aucune problématique d’absentéisme, des agents investis et respectueux du service public.
➡️ Lorsqu’il y a besoin, le personnel répond présent, se porte volontaire pour les rappels, et assure la continuité du service.
➡️ Dernier exemple en date : la mission à Montmédy, où les agents de Charleville-Mézières ont une fois de plus démontré leur solidarité et leur engagement.
Alors pourquoi vouloir casser un système qui marche ?
DES AGENTS EXEMPLAIRES :
Contrairement à ce qui a été dit ou sous-entendu, les agents de la Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières sont des personnels impliqués, vaillants et consciencieux.
Malgré un climat social délétère, ils continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et dignité.
Il est temps que la direction reconnaisse la valeur des agents au lieu de les mépriser.
🚨 MESSAGE CLAIR À LA DIRECTION :
Si nos revendications ne sont pas entendues le vendredi 21 novembre 2025, un nouveau blocage total sera organisé le lundi 24 novembre 2025,jour du CSA local.
Et si la Direction tente de passer en force,
➡️ TOUS LES DIALOGUES SOCIAUX SERONT COUPÉS DÉFINITIVEMENT.:
Monsieur le Chef d’Établissement, les cartes son désormais entre vos mains. Vous avez le choix entre le respect du dialogue social ou le blocage de votre établissement
FO Justicevous informe qu’en raison de l’inaccessibilité du site permettant la saisie des vœux de la campagne de mobilité des Surveillants, Brigadiers-chefs et Majors expertise, FO Justice est intervenu auprès de la DAP.
La clôture des Vœux est donc repoussée d’un jour à savoir le 25 novembre 2025 (minuit).
Dans quelques jours, notre ancien établissement fermera définitivement ses portes.Un lieu chargé d’histoire, de souvenirs, de combats syndicaux, mais aussi de fierté collective. Pendant des années, nous avons fait face à des conditions de travail souvent difficiles, avec des moyens limités, mais jamais nous n’avons abandonné. Nous avons su tenir le cap, maintenir le navire à flot et faire preuve d’un professionnalisme exemplaire malgré les obstacles.
Fermer un tel établissement sans un dernier hommage serait inconcevable.
C’est la raison pour laquelle nous appelons à une manifestation commémorative : un moment de mémoire, de respect et de reconnaissance pour tous ceux qui ont servi entre ces murs, souvent dans l’ombre, mais toujours avec courage et honneur. Ce lieu fait partie intégrante du patrimoine pénitentiaire et Guadeloupéen ; il mérite que l’on s’en souvienne avec dignité.
UNE NOUVELLE PAGE S’ÉCRIT : BASSE-TERRE 2.
Demain, l’histoire continue avec l’ouverture de Basse-Terre 2. Mais cette nouvelle page n’est pas le fruit du hasard. Elle s’écrit grâce à notre persévérance et notre détermination. Face à une direction locale souvent hermétique au dialogue, et dans un contexte où la concertation semblait impossible, nous avons refusé la résignation. Nous avons imposé nos revendications et défendu sans relâche la sécurité, la dignité et les conditions de travail des personnels pénitentiaires. Ce combat fut long, difficile et exigeant. Mais la détermination collective a porté ses fruits.
DES AVANCÉES CONCRÈTES
Grâce à notre mobilisation, les garanties suivantes ont été obtenues pour le nouvel établissement :
Installation des grilles palières, élément essentiel à la sécurité et au contrôle des circulations
Sécurisation de la cour de promenade et du terrain de sport, afin de réduire les risques de projections.
Présence de deux agents par étage, une mesure cruciale pour la sûreté du personnel et la maîtrise du terrain
Sécurisation du côté du Racing, souvent point faible de la structure précédente
Maintien des jours vaqués pour les brigadiers-chefs et majors en poste fixe, symbole du respect des acquis
Renfort de six agents supplémentaires, indispensable pour garantir un fonctionnement équilibré du service.
Ces résultats sont le fruit d’un travail acharné, d’une mobilisation constante et d’une foi inébranlable dans la légitimité de nos revendications.
ENSEMBLE, NOUS AVONS GAGNÉ
Rien de tout cela n’aurait été possible sans le soutien, la solidarité et l’implication des personnels. C’est grâce à vous, à votre confiance et à votre engagement, que nous avons pu faire entendre notre voix et obtenir des avancées concrètes. Cette victoire est celle de tout un collectif, animé et uni par une même volonté : faire respecter la dignité du personnel pénitentiaire.
Nous resterons vigilants, combatifs et présents, car le dialogue social ne s’arrête pas ici.
CHAQUE VICTOIRE EN APPELLE D’AUTRES.
CHAQUE AVANCEE DOIT ETRE CONSOLIDEE.
NOTRE MISSION DEMEURE LA MEME : DEFENDRE LES AGENTS, PROTEGER NOS DROITS ET GARANTIR NOTRE SECURITE.
C’est avec une grande stupeur que notre organisation syndicale FO Justice Val de Reuildécouvre qu’aucun poste ne sera ouvert pour notre établissement au titre de la mobilité d’automne 2025 !
C’est effectivement avec une stupeur certaine mais malheureusement sans grande surprise que nous avons fait cette découverte… Car oui, il faut le savoir, sur la direction interrégionale de Rennes il ne fait pas bon d’avoir de l’espoir ! Entre sourire de VRP et tapes dans le dos sournoises, la DI est dirigée par un homme en qui on ne peut avoir aucune confiance !
Son adage : « Il faut se donner les moyens de ses ambitions ».
Monsieur le directeur interrégional, pour FO Justice Val de Reuil il est maintenant clair que vous travaillez pour vos propres ambitions et que les réels problématiques de terrain ne vous intéressent que si elles vont dans le sens de votre politique !
Qu’en avez-vous à faire des agents épuisés par les rappels sur RH ? Qu’en avez-vous à faire des agents que l’on sanctionne de trentièmes pour ne pas être venu travailler sur un jour de repos ? Qu’en avez-vous à faire de tout cela ?
La réponse est claire : RIEN !
Vous nous aviez annoncé ouvrir des postes pour cette CAP de mutation afin de pallier l’ouverture de l’ELSP ! Aujourd’hui qu’en est-il de cette belle parole ? Souffrez vous d’un
Alzheimer précoce ou tout simplement d’un syndrome de mythomanie aigue ???
En tout état de cause c’est encore les mêmes qui trinquent, les rappels RH vont s’intensifier et les sanctions continueront de tomber ! Mais la grogne monte, soyez en assuré !
FO Justice Val de Reuil déplore grandement cet arbitrage et exige que monsieur le directeur interrégional tienne ses engagements pour la prochaine sortie d’ENAP !
A défaut de vous racheter une conduite, essayer au moins de sauver les meubles et donner aux agents du CD Val de Reuil ce qu’ils méritent… des moyens humains !
Aussi, au vu de cette mascarade, FO Justice s’interroge quant à votre positionnement et votre impartialité syndicale … l’avenir nous donnera surement raison !