Ce mardi 14 octobre 2025, le détenu N. au profil psychiatrique lourd frappe violemment contre la porte de sa cellule.
L’agent d’étage et l’officier du bâtiment se présentent pour comprendre la situation. Le détenu exige du tabac. L’officier prend en compte sa demande et lui répond de patienter.
Immédiatement, le détenu insulte les personnels. Un troisième agent arrive en renfort. Le détenu crache alors au visage de l’officier.
Les agents interviennent pour maîtriser l’individu. Au cours de l’intervention, il saisit une casserole d’eau bouillante pour taper sur l’officier. L’eau brûlante coule sur son corps. Dans le même temps, il continue à se débattre et assène des coups aux agents présents.
Le bureau local de FO Justiceapporte son soutien total aux collègues agressés et reste à leurs dispositions pour toutes démarches.
Le bureau local de FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux agents agressés.
Le bureau local de FO Justice exige des sanctions judiciaires exemplaires et un transfert à l’issue de sa sanction disciplinaire dans un établissement adapté à son profil.
Notre maison d’entassement pour personnes détenues a atteint depuis quelques mois un taux record de surpopulation autour des 165 % !
Le syndicat local Force Ouvrière Justice ne cesse de dénoncer cette situation intenable à la presse ainsi qu’aux élus de la circonscription. Monsieur le Député s’est déplacé récemment sur l’établissement afin de constater les dégâts et les relayer auprès de la préfecture ! Malgré cela, rien ne bouge !
Étonnamment, nous avons pu lire dans la presse que la Maison d’Arrêt de GAP, dont le chef d’établissement (CE) indiquant « avoir de bonnes relations avec l’autorité judiciaire », ne dépasse pas la capacité d’accueil de 47 détenus !??? Un seuil de dignité respecté !
Monsieur le chef d’établissement, nous vous exhortons à vous rapprocher du CE de GAP pour vous inspirer des méthodes de communication et managériales qui semblent bien plus adaptées et efficaces que les vôtres !
Mais fort heureusement, la Maison d’Arrêt de Digne peut compter sur le professionnalisme et l’abnégation de ses personnels et notamment les Surveillants d’expertise malgré des conditions de travail particulièrement dégradées !
A Digne, on n’a largement dépassé ce seuil de dignité !
Mais cette surpopulation pénale n’est pas l’unique difficulté que rencontre actuellement les Surveillants Dignois !
En effet, lechef d’établissement s’est mis en tête de remettre d’équerre « sa taule » et ses Surveillants (dixit le CE) avant son départ en pré-retraite, sans doute pour nous remercier de faire fonctionner l’établissement avec professionnalisme et expertise.
Sa reconnaissance est à ce point qu’il n’a daigné proposer aucun surveillant de détention au précédent tableau d’avancement au grade de Surveillant Brigadier-Chef Expertise.
Même les anciens avec bientôt 35 ans d’ancienneté n’ont pas trouvé grâce à ses yeux ! Quel mépris !
Et là encore, le Chef d’établissement de Gap a su mieux faire !
La Qualité de Vie au Travail s’est nettement détériorée pour une structure aussi exiguë où la promiscuité des personnels appelle à davantage d’attention et de tolérance.
A l’inverse, nous déplorons le retrait de la télévision et du lit (RIP 18/09/24) : certes des préconisations MCI mais qui n’avaient aucun caractère urgent !
Le tout aurait était mieux accepté s’il y avait eu un préavis et la contrepartie de travailler sur des conditions d’exercice plus dignes comme la création d’une véritable salle de repos !
Une cuisine de 3 mètres carrés n’est pas satisfaisante !
Et que dire les fauteuils « pourris » destinés aux Surveillants à la PEP, à la promenade et au bureau détention !
Lors du dernier CSA FO Justice a pourtant insisté sur la nécessité de ces remplacements mais le CE a botté en touche sur le budget 2026 !!!!!
Forcément, il ne sera plus là !
Les priorisations budgétaires permettraient d’acheter une mini télé mais non pas pour prévoir le remplacement de fauteuils !!!!
Foutaise !
Aussi bizarre que cela paraisse, nos malheurs sont concomitants avec l’arrivée ou le retour d’un ancien surveillant transformé en surveillant brigadier-chef d’encadrement !
Un allié de choix pour un CE manifestement bien décidé à s’attaquer au bien être des Surveillants !
Chers Collègues devant tant de mesquineries nous sommes dégoûtés et en COLÈRE !
Allez bon vent monsieur !
Nous ne vous souhaitons certainement pas une bonne retraite !
Ceux qui restent vont malheureusement récolter les fruits que vous avez semés !
Notre organisation, historiquement favorable au Quartier de Lutte Contre la Criminalité Organisée (QLCO), ne peut rester silencieuse face à l’annonce du Garde des Sceaux d’implanter un quartier dédié aux narcotrafiquants sur le Centre Pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes.
Ce projet est une véritable bombe à retardement pour le CP AIX-LUYNES déjà à genoux !
UNE RÉALITÉ INCONTESTABLE
LES AGENTS DU CP D’AIX-LUYNES FONT DÉJÀ FACE À :
Un manque criant d’effectifs dans tous les corps
Une surpopulation pénale étouffante
Un matériel de sécurité obsolète.
Et pourtant, plutôt que de renforcer les moyens existants, on souhaite nous imposer un nouveau quartier de narcotrafiquant ?!
UNE DÉCISION INCOHÉRENTE ET DANGEREUSE
Comment imaginer faire fonctionner un quartier « narcotrafiquants » :
➡️ Dans un climat professionnel déjà sous tension ?!
L’administration semble avoir oublié une vérité élémentaire :
➡️ Sans personnel, il n’y a pas de sécurité !!
Créer un tel quartier dans les conditions actuelles, c’est mettre en danger les agents et l’équilibre même de l’établissement.
FO JUSTICE EXIGE :
➡️ Le gel immédiat du projet tant que les conditions minimales de sécurité et d’effectifs ne sont pas réunies.
➡️ Un renforcement massif du personnel sur tous les secteurs.
➡️ Le remplacement du matériel défaillant et la modernisation urgente du système de sécurité.
➡️ Une concertation réelle avec les représentants du personnel avant toute ouverture d’un quartier spécialisé.
FO JUSTICE NE SE TAIRA PAS !
Nous refusons que les agents d’Aix-Luynes deviennent les victimes d’une politique déconnectée du terrain. L’administration doit entendre la colère et la détresse de ceux qui, chaque jour, assurent la sécurité pénitentiaire.
La sécurité ne se décrète pas, elle se construit avec des moyens humains et matériels.
L’UISP FO Justice Dijon tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.
Les incohérences et les lenteurs, qui entourent le déploiement des mesures post-Incarville ne sont plus acceptables.
Ce protocole a été signé après un drame qui a profondément marqué notre institution. Deux de nos collègues ont perdu la vie, et l’engagement pris alors aurait dû être clair : plus jamais ça !
Aujourd’hui, nous voyons ces engagements piétinés pour des raisons de confort administratif ou de logique comptable. Et cela, nous ne l’acceptons pas.
Le PIE : un outil qui dort, pendant que le risque grandit.
Alors même que le Garde des Sceaux réaffirmait, dans son courrier du 7 octobre 2025, son soutien aux personnels et l’urgence de leur sécurité, la réalité est tout autre : les pistolets à impulsion électrique ont bien été livrés, mais pas en totalité. Il manque des composants essentiels, empêchant tout déploiement opérationnel.
Nous saluons tous de même le service URFQ qui a su, lui, réagir vite et mettre en place la formation continue de 4 jours.
Cependant le holster poitrine, prévu dans l’action 5 du protocole, est toujours aux abonnés absents. Pourquoi ne pas l’avoir intégré dès les formations continues déjà organisées ? Ce manque d’anticipation relève d’un échec stratégique ou de méprise évidente.
ESR : formés, mais toujours pas équipés !
Là encore, le service formation a fait son travail : les agents ont été habilités pour leurs nouvelles missions ESR. Mais sur le terrain, aucun équipement ne suit.
Pas d’armes. Pas de gilets lourds . Pas de casques.
Et aucune concertation sérieuse sur leurs conditions de travail. Former sans équiper, ça ne sert à rien !
Nous le rappelons fermement : la doctrine 2025 et la note sur les mesures transitoires ne sont pas un menu à la carte !ASTREINTE, FORMATION, MISSION doivent être respectées dans leur intégralité, y compris lorsqu’une escorte de niveau 3 se situe à plusieurs heures de la base ESR la plus proche. La sécurité n’est pas une variable d’ajustement pour préserver les indicateurs IDF.
ERIS DIJON : une unité qui tient encore debout… mais pour combien de temps ?
Prévoir deux arrivées à l’ERIS Dijon, alors qu’il manque 9 agents sur un effectif théorique de 32, c’est une farce indigne d’une unité censée incarner l’excellence.
Les agents sont à flux tendu, en tension permanente, et pourtant on continue de leur demander l’impossible :
Mission Vendin
Transferts à travers la France
Extractions judiciaires…
Les chefs d’unité doivent composer à la débrouille, en piochant dans d’autres équipes, une situation honteuse pour une unité censée être la vitrine de la Pénitentiaire.
Nous exigeons l’ouverture immédiate d’un groupe de travail régional ERIS, pour :
Renforcer l’attractivité de l’unité lors des mutations nationales
Faire remonter les revendications locales portées par FO Justice
FO Justice Dijon dit stop !
Les personnels ne peuvent plus être la variable d’ajustement de décisions prises loin du terrain.
On ne peut plus accepter que des agents soient envoyés en mission sans moyens, sans dialogue, sans perspective claire.
Notre organisation soutiendra toutes les initiatives visant à défendre la sécurité, les conditions de travail et la dignité des agents.
Alors que nous sommes en pleine restriction budgétaire, que les subventions DAP et que le budget ÉNAP est revu à la baisse, des dépenses INUTILES sont opérées au sein même de notre école : une belle estrade à plusieurs milliers d’euros est construite.
Après un travail important mené par le bureau local FO Justice, un état des lieux complet des salles de classe a été remis, il y a plusieurs mois pour ne pas dire au moins une année, à la direction faisant état des matériels défectueux : tableaux blancs sales et usés, écrans de vidéo projecteur sales et déchirés, chaises manquantes ou cassées, stores dé- fectueux, etc.
La direction nous alors assuré que du budget serait dégagé pour permettre le renouvellement dédits matériels usés et défectueux ; matériels utiles et nécessaires pour assurer un cours.
Une dotation en feutres et stylos devait être donnée à chacun ; matériels utiles et indispensables pour assurer un cours.
Nombreux services manquent de matériel pédagogique, que ce soit le sport, l’incendie, etc.
Ne parlons pas non plus de l’état général de l’école ou des sanitaires qui sont défectueux, sales voir manquants.
Et bien NON pas de matériels utiles et nécessaires pour assurer un coursMAISune belle et jolie estrade à plusieurs dizaines de milliers d’euros a été construite pour satisfaire une caste de l’école.
Il est temps de redescendre sur terre et d’atterrir : paraître c’est bien, agir pour l’école c’est mieux.
Les personnels en ont assez de ce mépris quotidien et se fichent pas mal de cette belle estrade qui vient orner la place d’honneur ou plutôt qui vient orner un demi terrain de rugby.
Aujourd’hui, seules les cérémonies comptent : le paraître toujours et encore !
Les personnels veulent du respect, de l’écoute et de la bienveillance.
Il ne suffit pas de mettre des affiches dans toute l’école pour se donner bonne conscience, il faut réellement agir dans le respect de la QVT et des RPS.
Les personnels attendent un peu de sérieux et surtout, il est désormais temps pour la direction locale de se mettre au travail dans l’intérêt de l’ÉNAP, des personnels et des élèves.
La formation devrait être la priorité de cette école mais la direction préfère servir ses propres intérêts.
FO Justice continuera de dénoncer ces agissements contraires à l’intérêt de l’école.
FO Justice rappellera toujours les priorités dans l’unique intérêt des personnels et des élèves.
FO Justice sera attentif à toute forme de maltraitance qui viendrait impacter le bien-être au travail des personnels de l’ÉNAP
Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnesdénonce fermement l’agression grave survenue ce jour, 14 octobre 2025, à l’encontre d’un membre du personnel en exercice.
Nous dénonçons la violence inadmissible dont a été victime notre collègue brigadier- chef pendant le départ des promenades.
Nous dénonçons le niveau croissant de défiance et d’agressivité d’une partie de la population pénale, y compris en présence d’encadrement.
Nous dénonçons les conditions de travail de plus en plus dégradées, qui mettent quotidiennement en danger les agents et remettent en cause leur autorité et leur sécurité physique et psychologique.
Nous dénonçons le sentiment d’impunité qui semble s’installer chez certains détenus, malgré les mesures disciplinaires et sécuritaires déployées.
Malgré ces actes inacceptables, nous tenons à souligner la réactivité et le courage dont ont fait preuve les équipes présentes.
Nous soutenons pleinement notre collègue agressé et exigeons que toute la lumière soit faite sur cet incident.
Nous soutenons les agents intervenants et réaffirmons notre solidarité indéfectible envers l’ensemble du personnel.
Nous saluons la réaction rapide et coordonnée des équipes, dont l’intervention a permis de maîtriser la situation et d’éviter un drame plus grave.
Face à cette agression, Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnes exige :
La poursuite disciplinaire et pénale maximale à l’encontre de l’auteur.
Une réflexion collective sur les moyens humains et matériels alloués à la sécurité en détention.
Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnes reste mobilisé pour défendre les conditions de travail et la sécurité de tous les collègues.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du CSA,
FO-Justice ouvre cette séance en rappelant une réalité que chacun connaît : la maison d’arrêt d’Épinal traverse une crise profonde qui affecte la sécurité, la sûreté et les conditions de travail des personnels.
SYNDICAT LOCALE PENITENTIAIRE FORCE OUVRIERE
Les constats sont clairs :
des effectifs insuffisants qui laissent chaque service en sous-nombre
des rappels incessants et une surcharge permanente
une organisation dégradée qui compromet la sérénité de la détention.
Ces manques ne sont pas de simples difficultés passagères. Ils mettent directement en danger la sécurité des agents et l’équilibre de l’établissement. Derrière les chiffres, ce sont des femmes et des hommes épuisés, qui continuent pourtant de tenir à bout de bras l’ensemble de la structure.
FO-Justice appelle à une politique managériale bienveillante, où chaque agent se sente respecté et soutenu. Nous demandons que les prochaines réunions se concentrent sur trois priorités :
Un plan d’action concret pour améliorer les conditions de travail et protéger la santé mentale et physique des personnels.
Une concertation sérieuse autour du projet modulaire, avec les moyens humains nécessaires.
Une réflexion de fond sur les causes de la dégradation de l’établissement afin de trouver des solutions durables.
Mais aujourd’hui, il est hors de question de normaliser l’anormal. La sécurité et la dignité des agents doivent redevenir la priorité.
En conclusion, au regard de la gravité de la situation et du manque de réponses concrètes apportées aux personnels, FO-Justice refuse de participer à cette réunion.
Nous ne cautionnerons pas par notre présence une instance qui ne répond pas aux attentes légitimes des agents. Nous attendons des engagements clairs et immédiats. Les personnels n’ont plus besoin de discours, ils ont besoin d’actes.
FO-Justice siège dans cette instance pour travailler à un avenir plus sûr, plus humain, fondé sur le dialogue, l’écoute et le respect mutuel.
FO Justice vous informe de la publication de l’arrêté en date du 7 octobre 2025 autorisant l’ouverture au titre de l’année 2026 des concours externe et interne pour le recrutement de capitaines pénitentiaires.
➡️ Ouverture des inscriptions le : Lundi 13 octobre 2025.
➡️ Clôture des inscriptions le : Vendredi 21 novembre 2025, à 23h59, heure de Paris.
➡️ Les épreuves d’admissibilité de ces concours auront lieu les mercredi 28 janvier et jeudi 29 janvier 2026.
➡️ Les résultats de l’épreuve d’admissibilité à partir du vendredi 13 mars 2026.
➡️ Les candidats déclarés admissibles recevront une convocation :
Aux tests psychotechniques et aux épreuves physiques qui auront lieu du lundi 20 avril au vendredi 24 avril 2026.
Aux épreuves orales d’admission et à l’entretien avec un psychologue qui auront lieu à partir du lundi 11 mai 2026.
➡️ Les résultats des épreuves d’admission à partir du vendredi 29 mai 2026.
Le nombre total de postes offerts sera fixé par un arrêté ultérieur.`