L’UISP FO Justice Dijon tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.
Les incohérences et les lenteurs, qui entourent le déploiement des mesures post-Incarville ne sont plus acceptables.
Ce protocole a été signé après un drame qui a profondément marqué notre institution. Deux de nos collègues ont perdu la vie, et l’engagement pris alors aurait dû être clair : plus jamais ça !
Aujourd’hui, nous voyons ces engagements piétinés pour des raisons de confort administratif ou de logique comptable. Et cela, nous ne l’acceptons pas.
Le PIE : un outil qui dort, pendant que le risque grandit.
Alors même que le Garde des Sceaux réaffirmait, dans son courrier du 7 octobre 2025, son soutien aux personnels et l’urgence de leur sécurité, la réalité est tout autre : les pistolets à impulsion électrique ont bien été livrés, mais pas en totalité. Il manque des composants essentiels, empêchant tout déploiement opérationnel.
Nous saluons tous de même le service URFQ qui a su, lui, réagir vite et mettre en place la formation continue de 4 jours.
Cependant le holster poitrine, prévu dans l’action 5 du protocole, est toujours aux abonnés absents. Pourquoi ne pas l’avoir intégré dès les formations continues déjà organisées ? Ce manque d’anticipation relève d’un échec stratégique ou de méprise évidente.
ESR : formés, mais toujours pas équipés !
Là encore, le service formation a fait son travail : les agents ont été habilités pour leurs nouvelles missions ESR. Mais sur le terrain, aucun équipement ne suit.
Pas d’armes. Pas de gilets lourds . Pas de casques.
Et aucune concertation sérieuse sur leurs conditions de travail. Former sans équiper, ça ne sert à rien !
Nous le rappelons fermement : la doctrine 2025 et la note sur les mesures transitoires ne sont pas un menu à la carte !ASTREINTE, FORMATION, MISSION doivent être respectées dans leur intégralité, y compris lorsqu’une escorte de niveau 3 se situe à plusieurs heures de la base ESR la plus proche. La sécurité n’est pas une variable d’ajustement pour préserver les indicateurs IDF.
ERIS DIJON : une unité qui tient encore debout… mais pour combien de temps ?
Prévoir deux arrivées à l’ERIS Dijon, alors qu’il manque 9 agents sur un effectif théorique de 32, c’est une farce indigne d’une unité censée incarner l’excellence.
Les agents sont à flux tendu, en tension permanente, et pourtant on continue de leur demander l’impossible :
- Mission Vendin
- Transferts à travers la France
- Extractions judiciaires…
Les chefs d’unité doivent composer à la débrouille, en piochant dans d’autres équipes, une situation honteuse pour une unité censée être la vitrine de la Pénitentiaire.
Nous exigeons l’ouverture immédiate d’un groupe de travail régional ERIS, pour :
- Renforcer l’attractivité de l’unité lors des mutations nationales
- Faire remonter les revendications locales portées par FO Justice
FO Justice Dijon dit stop !
Les personnels ne peuvent plus être la variable d’ajustement de décisions prises loin du terrain.
On ne peut plus accepter que des agents soient envoyés en mission sans moyens, sans dialogue, sans perspective claire.
Notre organisation soutiendra toutes les initiatives visant à défendre la sécurité, les conditions de travail et la dignité des agents.
LA SÉCURITÉ DES AGENTS N’EST PAS UNE OPTION !
LA SÉCURITÉ NE SE MARCHANDE PAS AU RABAIS !