Dans la nuit du 29 janvier, les surveillants ont été appelés à intervenir à la MAH2 après plusieurs appels interphonie reçus par le PCS de la MAH3, qui se trouve en face du bâtiment, signalant qu’un détenu jetait des papiers enflammés depuis sa fenêtre.
Accompagnés du gradé de nuit, les agents se sont rendus sur place et ont constaté la présence de papiers encore incandescents ainsi que de morceaux de matelas brûlés aux abords du bâtiment. Le détenu K, clairement identifié, a alors commencé à leur lancer des œufs, touchant l’un des surveillants en plein visage.
Lors de l’intervention dans la cellule pour une mise en prévention, les agents ont constaté que la fenêtre avait été démontée. Au cours de la maîtrise du détenu, et malgré le port de gants anti-coupure, plusieurs agents ont subi des blessures aux mains. De plus, l’un d’eux a reçu la fenêtre sur le bas du dos, entraînant des douleurs dans cette zone.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS demande qu’une vérification des cellules soit effectuée afin de s’assurer qu’elles soient aux normes et exige également une sanction à l’encontre de ce détenu.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient également à exprimer son soutien aux collègues, leur souhaite un prompt rétablissement, et se tient à disposition pour les accompagner dans toutes les démarches.
Nous sommes ici rassemblés ce 29 janvier 2025 pour ce qui est censé être le dernier CSA de l’année 2024. Un CSA à maintes reprises reporté faute de documents de travail ou d’autres impératifs dus aux différents agendas.
Chère assemblée, cela fait la deuxième ou troisième fois que ce CSA local est reporté, notre organisation syndicale ne peut que s’indigner de cet état de fait. Vous n’êtes pas sans savoir que l’organisation des CSA locaux prévoit au minimum deux rencontres par an et comme le prévoit l’article :
Art 4 : Les convocations leur sont adressées, accompagnées de l’ordre du jour et des documents qui s’y rapportent par voie électronique, quinze jours au moins avant la date de la réunion. En cas d’urgence, ce délai peut être ramené à huit jours.
Certes 8 jours ! Mais dans notre cas, ce n’était pas de l’urgence. Mais une maladresse, voire une négligence de la part de l’équipe dirigeante. Ce n’est pas de notre faute, ni celle des autres OS, si le CSA est sans cesse repoussé. Les documents de travail ont été envoyé en retard donc il en convient de respecter les textes. S’il fallait l’annuler, Nous serions dans notre plein droit, n’en déplaise.
Par ailleurs, FO Justice Bémaon’a jamais dit que « les conditions sont bien réunies » pour ce CSA, comme vous le soulignez dans votre réponse à la secrétaire locale de l’Ufap. Notre organisation milite pour le respect mutuel et continuera de s’y employer pour le bien et les intérêts du personnel.
Aujourd’hui, nous estimons que ce respect demandé et que nous partageons à votre encontre n’a pas été observé par la direction. Malgré cela, nous avons tenu à être présents, la politique de la « chaise vide » n’a jamais été constructive.
Pour répondre à nos détracteurs, FO Justice Bémaon’est pas et ne sera jamais à la botte de quelque Directeur ou Directrice que ce soit. Nous sommes là pour et par la volonté du personnel.FO Justice Bémaotravaillera avec peu importe la direction qu’on nous imposera, ou combattra toute décision farfelue venant de sa part, comme notre organisation l’a toujours fait !
C’est la raison pour laquelle, notre organisation s’est ravisée et a décidé de siéger à ce CSA, par respect pour tout le monde.
Nous finissons cette déclaration en citant le Philosophe Emmanuel Kant : « Le respect constitue sans aucun doute le premier élément, car sans respect il ne peut y avoir de véritable amour, bien que l’on puisse respecter profondément quelqu’un sans pour autant l’aimer ».
FO Justice CP Perpignan va aujourd’hui se concentrer sur les problèmes d’effectif de personnel de surveillance par l’intermédiaire de cette déclaration luminaire.
En faisant un récapitulatif depuis les années 2023-2024 et 2025, nous avons comptabilisé 39 départs en retraite pour seulement 26 arrivées et bien entendu l’année 2025 n’est pas terminée et d’autres collègues surveillants vont encore poser leur retraite. Le fossé se creuse inlassablement.
Le service des agents le confirme, ce sont seulement 177 personnels de surveillance qui sont affectés au centre pénitentiaire de Perpignan. Si on défalque les CLD et détachement, on tombe à 173 en effectif réel. L’effectif théorique est de 206 surveillants. Il nous manque 29 personnels de surveillance.
FO Justice CP Perpignan demande à l’administration de combler en totalité les postes vacants du centre pénitentiaire de Perpignan.
On comprend très facilement que ce manque d’effectif se traduit sur le terrain par non seulement des postes découverts, des suppressions de postes, et des rythmes de travail qui vont au-delà du seuil réglementaire.
Cela génère une tension qui devient palpable dans tous les secteurs de l’établissement, mais aussi une fatigue généralisée.
Aujourd’hui en tant que chef d’établissement vous êtes obligée de prendre des décisions pour la continuité du service public avec l’effectif dont vous disposez.
FO Justice CP Perpignan ne vous suivra pas dans l’instauration de ces services et de ces modes dégradés.
Depuis des années, les pouvoirs publics ont mené une politique d’austérité envers les fonctionnaires. Si aujourd’hui nous nous retrouvons dans une telle situation, c’est la conséquence de cette politique qui a trop durée.
Ce n’est pas aux personnels d’en pâtir.
FO Justice CP Perpignan votera contre tous les modes dégradés qui seront proposés par l’administration, tout simplement parce que:
FO Justice CP Perpignan, ne cautionnera jamais la destruction ou la paupérisation des conditions de travail des personnels.
Pour FO Justice CP Perpignan, la SÉCURITÉ, la SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE sont les PRIORITÉS.
Objet : Situation des agents contractuels de l’ENAP.
Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,
Je viens par la présente attirer votre attention sur la situation des agents contractuels de l’École Nationale d’Administration Pénitentiaire.
Même si vous connaissez l’attachement de FO Justice à l’emploi statutaire au sein de la fonction publique, vous n’êtes pas sans connaître les difficultés rencontrées par les agents contractuels de l’école.
Depuis l’instauration du cadre de gestion le 1er février 2022, la rémunération des agents contractuels de l’école est figée, sans possibilité d’évolution. Cette rigidité découle de l’interprétation stricte de la DAP à cette époque.
Vous-même, lorsque vous dirigiez l’école, aviez œuvré pour une évolution de ce cadre.
Aujourd’hui, la direction de l’école propose une nouvelle version du cadre de gestion, validée et soutenue par le contrôleur budgétaire régional (CBR). Cependant, vos services s’opposent à ce projet et demandent que l’ÉNAP revoie sa copie.
FO Justice ne comprend pas cette position et se demande qui pourrait mieux comprendre cette question hautement sensible que vous.
Nous espérons donc que vous arbitrerez en faveur de la réflexion menée par la nouvelle direction de l’école et que vous approuverez le nouveau cadre de gestion proposé par l’ÉNAP. Cette proposition est bénéfique pour les agents contractuels et est en accord avec votre position lorsque vous dirigiez l’école.
En comptant sur votre compréhension et votre engagement envers l’ensemble des personnels de l’ÉNAP, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, l’expression de mes salutations respectueuses.
Nous aurions pu espérer qu’après une année précédente aussi catastrophique, l’année qui suit laisse un peu plus de répit aux personnels de l‘Etablissement d’Avignon Le Pontet, mais ce n’était qu’un rêve qui s’éloigne maintenant avec la fin du mois de janvier.
LES CHIFFRES PARLENT BIEN MIEUX QUE LES GRANDES PHRASES :
Le 04 janvier, refus de réintégration le détenu à porter un coup de poing au visage d’un agents.
Le 21Janvier, Une saisie suite à des projections de plus de 220 Grammes.
Le 23 janvier, d’un détenu en confinement jeter une assiette au visage d’un surveillant.
Le 23 Janvier, une fouille tant attendue a été effectuée sur le quartier d’isolement et ce ne sont pas moins de 5 téléphones qui ont été trouvés.
Le 24 Janvier, ont découvert sur le toit de la maison d’arrêt 2 (MAH 2) deux drones.
Le 28 janvier, une saisie sur la Structure D’Accompagnement vers la Sortie (SAS) de plus de 111 grammes de stupéfiants.
Le 29 janvier 2025, deux surveillants conduits à l’hôpital !
Le détenu qui n’a pas souhaité réintégrer sa cellule a alors menacé les agents qui, en essayant de le raccompagner en cellule, ont reçu plusieurs coups de poing au visage et coups de pied dans le corps ! 5 jours D’AT pour chacun !!
Les résolutions sont loin pour certains !!
Mais ces surtout l’intégrité physique des agents en première ligne toujours autant exposés, et même bien plus encore qui et mise à mal.
Une violence qui, encore une fois, va être banalisée dans quelques jours et qui laissera place à l’attente de la prochaine agression.
FO Justice EXIGE la mise en place rapide de fouilles sectorielles !
FO Justice FÉLICITE les agents pour leur courage.
FO Justice SOUHAITE un prompt rétablissement a nos collègues et amis bléser
Ce mercredi 29 janvier 2025, lors de la distribution du repas au Quartier mineurs, le détenu S, mécontent du service public, a commencé à insulter la Brigadière-cheffe encadrante présente sur place.
Lorsque la surveillante d’étage s’est avancée vers lui pour l’inviter à regagner sa cellule afin d’apaiser la situation, le détenu s’est brusquement décalé avant de cracher au visage de la gradée tout en proférant de nouvelles insultes. Il a ensuite jeté du beurre en direction de celle-ci, affirmant qu’il ne comptait pas en rester là.
Plus tôt dans l’après-midi, ce même détenu avait déjà causé des troubles en refusant un changement de cellule, nécessitant l’intervention des ELSP pour rétablir l’ordre.
Visiblement très nerveux, ce mineur accumule les rapports d’incident sans qu’un changement d’établissement ne soit envisagé.
Il est intolérable que de tels actes se répètent sans mesures appropriées pour garantir la sécurité du personnel et le bon fonctionnement de l’établissement.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFSexige une sanction exemplaire envers ce détenu, qui semble ne pas vouloir respecter les personnels de surveillance et exige également son transfert.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient également à exprimer son soutien à la collègue agressé, lui souhaite un prompt rétablissement, et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans toutes ses démarches.
Le mercredi 29 janvier 2025, un détenu incarcéré, pour des faits de violences et libérable fin janvier 2026, a profité d’une sortie pédagogique pour prendre la poudre d’escampette.
Pour information dans le cadre de cette sortie pédagogique, six détenus incarcérés au CP de Villepinte ont bénéficié d’une autorisation de permission de sortie accordée par le magistrat pour se rendre au musée du Louvre.
De ce fait, cette virée tournée vers la réinsertion était encadrée par 6 personnels de l’administration pénitentiaire (5 CPIP et 1 surveillant).
Lors du chemin du retour à l’établissement pénitentiaire, un de nos pensionnaires bien inspiré par cette sortie à vocation culturelle a profité d’un mouvement de foule sur le quai de la gare du nord pour se faire la malle en dépit de la poursuite engagée par le surveillant.
Notre organisation souligne la réactivité du collègue et le sang -froid des autres agents pour avoir maitrisé la situation. L’évasion a été immédiatement signalé à la police et à l’administration pénitentiaire. La réintégration des autres détenus à l’établissement s’est réalisée sans embûche.
A l’heure où nous écrivons cette circulaire, le fugitif est toujours dans la nature et activement recherchés.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande une meilleure sélection des profils dans le cadre de la participation de ses activités extra muros.
Le bureau local Force Ouvrière Justice souligne la réactivité des personnels présents pour la transmission de cette alerte aux autorités compétentes.
FO Justice PJJ profite de cette instance pour vous rappeler ainsi qu’à vos collaborateurs la définition du terme syndicalisme.
Dans sa plus simple expression, le syndicalisme est un mouvement dont l’objectif est de regrouper des personnes ayant une profession ou des missions communes en vue de la défense de leur intérêt.
Pour y parvenir, les syndicalistes de Force Ouvrière dialoguent, débattent mais surtout tentent de négocier.
En effet, nous déployons une énergie infinie pour parvenir à un échange constructif profitable aux agents. Mais, force est de constater que le principe de la négociation est une chimère à la DPJJ. Depuis votre arrivée à la tête de cette institution, vous avez banni ce concept de votre vocabulaire. D’ailleurs, le point relatif au bilan des CSA PJJ met en lumière le nombre extrêmement élevé de boycott toutes organisations syndicales confondues. Que faut-il en conclure selon vous ?
► Madame la Présidente, il ne vous a pas échappé que le Premier ministre négocie avec les partis politiques pour faire des compromis, tout comme le Garde des Sceaux avec la DGAFP pour obtenir un budget plus important ou même le Secrétariat Général avec les organisations syndicales de ce ministère.
Vous seriez donc la seule à rejeter l’idée d’un dialogue social basé sur le compromis et la négociation. Mais bien évidemment pour entretenir l’illusion d’un dialogue social riche et constructif, vous multipliez les instances qui ne sont que des coquilles vides. Cette posture stérile et inacceptable laisse présager un avenir sombre et incertain pour l’ensemble des personnels de la PJJ.
Madame la Présidente,
► Les agents s’interrogent à juste titre sur l’absence de Force Ouvrière aux instances de dialogue social depuis plusieurs semaines et notamment le choix de ne pas communiquer pour exprimer son opposition.
Sachez Madame la Présidente et chers collègues que nous avons utilisé tous les leviers pour obtenir des avancées notables.
En effet, notre organisation syndicale a toujours refusé de s’inscrire dans un syndicalisme de façade loin des aspirations et des attentes légitimes des agents.
Comme vous le savez, nous avons eu recours aux communiqués, aux boycotts, aux débats, aux argumentations juridiques, aux mobilisations, aux grèves et ces dernières semaines, nous avons fait le choix du SILENCE.
Par cette stratégie, nous nourrissions l’espoir que le silence des peuples serait la leçon des rois ».
Nous nous sommes trompés, force est de constater que vous n’êtes pas capable de faire votre introspection et que vous refusez de changer de paradigme.
En témoigne, Madame la Présidente, la fin de non-recevoir sur :
► La question de la revalorisation indiciaire des éducateurs et des CADEC.
► La mise en place d’une prime Marseille pour les agents confrontés au narcotrafic (point à l’ordre du jour et priorité du ministre)
► La mise en place des heures supplémentaires.
► Le changement de groupe SEAT et UEAT
► L’allègement du nombre de mesures en milieu ouvert.
► La fin du profilage
► Les propositions concrètes pour rendre les CEF plus attractifs.
► Le soutien et l’accompagnement des agents victimes de menaces ou de violences.
► La prise en compte des avis CAP par les cadres notamment pour les CREP.
► La fin des sanctions excessives dans le cadre disciplinaire.
La liste des revendications non exhaustive dresse le bilan d’un échec total en matière de dialogue social. La promesse de revaloriser l’IFSE des CADEC reste à ce stade qu’une déclaration d’intention. Pourtant, de l’aveu du ministre les agents de la PJJ sont mal payés. Qu’attendez-vous pour soutenir nos revendications salariales et ouvrir de véritables négociations ?
Madame la Présidente,
► Nous profitons également de cette instance pour vous rappeler notre alerte lors du CSA Ministériel sur la potentielle répétition du fiasco de l’été 2024.
Comment expliquer les consignes que vos collaborateurs ont transmis aux directions interrégionales et visant à restreindre les budgets sur les activités éducatives ? Comment expliquer que les camps soient annulés et que les travaux soient à l’arrêt ? Pire encore, comment justifier le gel des recrutements de contractuels ? Comment expliquer la gestion au compte-goutte qui impacte directement les services ?
Nous exigeons des explications.
Il semblerait une fois n’est pas coutume que vous preniez des décisions de restrictions budgétaires sans communiquer, sans expliquer la démarche et surtout de manière injustifiée et disproportionnée. Votre réponse indiquant que les DIR n’appliqueraient pas ces mesures drastiques est tout simplement l’aveu d’une rétention d’information et in fine d’un véritable problème de gouvernance.
FO Justice PJJ maintient sa position, il y a bien un plan Marshall en cours et nous demandons l’arrêt immédiat de ces mesures cavalières.
Madame la Présidente,
►Dans ce contexte de tension sociale et d’agitation médiatique autour de la question de la justice pénale des mineurs, le ministre a annoncé vouloir faire évoluer le CJPM.
FO justice PJJrappelle que la première priorité pour traiter qualitativement la question de la délinquance juvénile est de doter cette institution de moyens humains et financiers conséquents.
Le fait de légiférer ne réglera pas les profondes failles de la justice pénale des mineurs et le manque flagrant de moyens. De plus, C’est l’ensemble du système qu’il convient de questionner et en premier lieu, le problème récurrent de la gouvernance notamment d’une PJJ dirigée par des administrateurs déconnectés du terrain qui pour beaucoup d’entre eux n’ont jamais travaillé dans un service éducatif.
En tout état de cause, quelles que soient les réformes envisagées par la chancellerie, FO justice PJJ continuera de militer pour une approche équilibrée de la justice pénale des mineurs. D’une part, des mesures de protection, le respect de la spécificité de la justice des mineurs et des conventions internationales. D’autre part, une réponse pénale assumée, cohérente, juste, proportionnée et des peines qui font sens.
Compte tenu de votre incapacité madame la Présidente à instaurer un dialogue social constructif et profitable aux agents qui s’épuisent au quotidien pour défendre leur mission, notre organisation syndicale refuse de siéger en cette instance. Nous porterons nos mécontentements et nos revendications auprès du Garde des Sceaux dans le cadre des bilatérales à venir.
Le bureau local FO Justice de Lille Annœullin tient à alerter sur un nouvel épisode de violence inacceptable survenu le 27 janvier 2025, à l’issue de la commission de discipline. Alors que la décision de placer en cellule disciplinaire le détenu L. venait d’être prononcée, celui-ci a adopté un comportement d’une extrême gravité envers le personnel.
Dès l’annonce de sa sanction, il a commencé à proférer des insultes d’une rare violence à l’encontre du gradé de secteur, allant jusqu’à menacer explicitement sa famille : “Je vais te tuer, je vais m’en prendre à ta femme et tes enfants, je suis un dingue !”. Arrivé en cellule, il a continué ses menaces et ses provocations physiques, mimant des gestes d’agression et se rapprochant de l’agent en crachant et postillonnant.
Le surveillant QI/QD présent n’a pas non plus été épargné par ces violences verbales : “Toi surveillant, je sais que tu es tranquille, mais je ne sais pas ce qui me retient de te mettre une patate. Je n’ai pas envie que tes enfants te voient rentrer ce soir défiguré.” Une menace explicite qui témoigne du climat de danger permanent auquel sont exposés nos collègues.
Lors de la fouille intégrale, il a franchi un nouveau seuil dans l’ignominie en tenant des propos intolérables et en adoptant un comportement d’une indécence absolue, ALLANT JUSQU’À UN GESTE OBSCÈNE QUE NOUS NE DÉCRIRONS PAS, ENVERS LE GRADÉ !
Malgré la situation, nos collègues ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire, gardant leur sang-froid face à ces menaces et provocations. Néanmoins, cet énième incident pose une fois de plus la question des conditions de travail des personnels et de la nécessité impérieuse de garantir leur sécurité.
Suite aux violences récentes commises par l’intéressé à l’encontre des agents, une note de gestion locale a été actée le jour même, impliquant une gestion ELSP équipée quotidienne. Si notre organisation se satisfait de ces mesures, elles doivent rester provisoires, car nous n’avons pas les ressources humaines pour subir ce détenu et sa gestion dans le temps. Rappelons qu’on exige de nous d’intégrer des astreintes de nuit et week-end à nos ELSP, à moyens constants et avant la fin d’année !
Pour mémoire, ce détenu était arrivé chez nous suite à une mesure d’ordre et de sécurité pour des actes commis en juillet dernier dans un autre établissement de notre DI, qui avaient nécessité l’intervention des ERIS de Lille. Arrêtons les pansements sur des jambes de bois !
Nous exigeons son transfert vers une UDV plus adaptée à son profil dans les plus brefs délais. Nous réclamons également à son encontre des sanctions à la hauteur de ses actes. Nous interpellons la DAP sur l’urgente nécessité de mesures fortes pour protéger le personnel pénitentiaire face à des détenus au comportement intolérable. Notre organisation vous a fait des propositions, dont le nouveau Garde des Sceaux semble s’emparer à travers ses récents discours. Mais que de temps perdu depuis 2018 !
FO JUSTICE RESTE MOBILISÉE ET EXIGE DES RÉPONSES CONCRÈTES. LA SÉCURITÉ DES AGENTS NE DOIT PLUS ÊTRE MISE EN PÉRIL !