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Prison d’Eysses : La rentrée est chaude au CD !!!

Décidément, la rentrée est chaude à Eysses avec un second incident au Quartier Disciplinaire seulement une semaine après le dernier événement en date.

Ce mercredi 4 septembre, le Détenu X, à l’issue de la commission de discipline, n’a pas accepté sa sanction de 10 jours prononcée par le Directeur Adjoint. Comme la semaine dernière avec un autre de nos clients, il a fallu utiliser la force strictement nécessaire pour le convaincre d’intégrer le QD.

Cette fois-ci, la tâche a été encore plus délicate avec trois agents blessés dans l’intervention.

Notre pensionnaire, loin de se calmer, a vertement insulté le Directeur Adjoint et a proféré des menaces de mort : « Je vais tuer un surveillant pour toi !!! ».

Ce jeudi, il est parti en Garde à Vue sous bonne escorte et FO Justice CD d’Eysses espère qu’il sera jugé en comparution immédiate et condamné lourdement pour ses actes.

Encore une fois, FO Justice CD d’Eysses souligne le manque d’adéquation entre son profil et notre type d’établissement. Son dossier disciplinaire bien rempli depuis son arrivée en avril 2023 est un élément de plus à sa charge, en ce sens !!!

FO Justice CD d’Eysses félicite l’ensemble des personnels présents sur cette intervention.

FO Justice CD d’Eysses soutient les Agents victimes de cette agression et leur apportera toute l’aide nécessaire à leurs démarches.

FO Justice CD d’Eysses réclame le transfert de ce détenu à l’issue de sa sanction au QD qui se doit d’être exemplaire.

FO Justice CD d’Eysses exige une nouvelle fois un meilleur profilage des personnes détenues affectées sur notre établissement !

EYSSES DOIT PLUS QUE JAMAIS SE MERITER !!!

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Prison de Rouen : Trop de lamas violents à Bonne Nouvelle

Mercredi 04 Septembre, le détenu L. tape à sa porte de cellule pour se rendre en promenade. Les brigadiers chefs présents sur le Quartier d’isolement ouvrent et lui indiquent que les cours de promenades sont occupées et qu’il s’y rendra au prochain tour.

Mécontent, ce dernier insulte les agents présents, tire sur sa boite aux lettres mais un des brigadier-chef étant dans l’entrée de la porte la reçoit sur lui, et se prend également un coup de pied au tibia.

Lors de la mise en prévention, le protagoniste se débat et crache sur l’agent du vestiaire. Lors de la fouille réglementaire, il insulte l’officier parloir venu en renfort et lui crache en plein visage.

Ce jour jeudi 05 Septembre, encore énervé de la veille, le surveillant en poste au Quartier Disciplinaire s’aperçoit qu’une lame de rasoir est posée sur la table et qu’une autre est au bout d’un manche pouvant s’en servir comme arme par destination pour attaquer un surveillant.

Des agents s’équipent pour emmener le détenu L. en sécurité vers le greffe pour son transfert vers un autre établissement.

Le Bureau Local FO Justice félicite les collègues qui gèrent ces profils au quotidien.

Le Bureau Local FO Justice apporte tout son soutien aux personnels victimes d’agressions physiques et verbales.

Le Bureau Local FO Justice se tient à disposition pour d’éventuelles démarches administratives.

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UISP Lille : Compte rendu de la réunion de suivi du protocole d’accord

Ce jour, FO Justice a été conviée à la toute première réunion de suivi du protocole d’accord. En introduction, la DI nous a précisé que la mise en œuvre de ce protocole s’inscrit dans un contexte de rigueur budgétaire (pour ne pas dire d’austérité). L’absence de gouvernement impacte nécessairement les actions nécessitant des modifications législatives.

Sur la banalisation des véhicules, l’objectif pour notre interrégion est d’atteindre 75 % de la flotte désérigraphiée d’ici la fin de 2024, et 90 % en 2025. À ce jour, seuls deux véhicules ont été désérigraphiés (deux Kangoo du PREJ de Lille qui serviront de véhicules de liaison…). Les opérations devraient s’accélérer dans les semaines à venir.

D’autres DISP ont déjà quasiment atteint les 75%. FO Justice exige que cela avance plus rapidement maintenant !

L’achat de plaques additionnelles aimantées doit être effectuer en DISP.

Concernant les véhicules de la gestion déléguée, un avenant au marché sera effectué pour permettre la banalisation de 50 % du parc actuel, soit 10 véhicules pour un coût de 30 000 euros.

Trente-neuf nouveaux véhicules équipés arriveront sur les PREJ des Hauts-de-France en deux vagues (fin 2024 et au 1er trimestre 2025).

Sur les équipements des véhicules, nous sommes dans l’attente des arbitrages nationaux issus des groupes de travail à venir. Selon la DME, l’usage des pare-buffles serait réservé aux militaires.

Concernant les dotations en armes longues et armes d’épaule, les OS nationales ont été invitées à tester certaines armes cet été, dont le HKG36 de calibre 5,56 mm. À cette heure, aucun arbitrage n’a été effectué sur le modèle ni le calibre retenu, seul le fusil à pompe a visiblement été retiré de la liste. Une étude est également en cours pour la dotation d’une arme de calibre 7,62 mm.

Une nouvelle doctrine d’emploi en découlera.

Pour les holsters, ceux-ci ont été commandés et livrés. Ils seront déployés au fur et à mesure à tous les ESP lors des formations TIR à venir. Concernant le holster de poitrine, son utilisation doit encore être entérinée.

Pour les gilets pare-balles lourds, une réunion doit se tenir avec le prestataire en DISP le 18 septembre prochain. Nous nous dirigeons vers une dotation individuelle de housses tactiques permettant d’ajouter des plaques additionnelles (dotation collective). Le montant est respectivement de 400 euros et 600 euros l’unité.

Pour les caméras piétons, financées par la DAP, la première vague de livraison est prévue en fin d’année pour les ESP/QI/QD/QPR/UDV. Nous sommes dans l’attente de la parution au Journal Officiel du cadre réglementaire d’utilisation.

Concernant les bombes incapacitantes, une commande DISP d’un montant de 16 000 euros pour des bombes de 50 ml avait été effectuée avant le drame d’Incarville. Afin de ne pas les gâcher, elles continueront d’être employées jusqu’à la fin de leur date de péremption, puis nous passerons progressivement sur des bombes de 75 ml.

Les bombes incapacitantes dites familiales (de 300 à 500 ml) seront déployées dans chaque véhicule dans un sac à dos contenant également un kit de premiers secours. La livraison est attendue avec les premiers véhicules en fin d’année. Leur utilisation est précisée dans la note DAP du 16 juillet 2024.

Sur les brouilleurs de drones, six établissements sont équipés et deux autres sont en cours d’étude d’implantation (Laon et Bapaume).

Quant aux brouilleurs de téléphones, huit établissements sont dotés de dispositifs mobiles. Ils sont peu utilisés car la technologie est déjà obsolète et l’utilisation de ce matériel est contraignante.

Sequedin sera le premier établissement à mettre en fonction un brouilleur sur l’ensemble du site. Il devrait (enfin) entrer en fonction le 4 novembre après trois semaines de tests techniques préalables.

Installés il y a près de trois ans…

Une étude est en cours pour en doter deux établissements supplémentaires (Beauvais et Vendin).

Concernant le matériel de communication, il est prévu mais pas encore effectué : le remplacement des ICOM sur Longuenesse en novembre 2024, les DATI de l’UHSI, Bapaume en 2025 (remplacement du système analogique par du numérique), Beauvais et Maubeuge (remplacement des émetteurs et des récepteurs).

Dans un deuxième temps, les sites qui devront être priorisés lors du prochain marché sont Dunkerque, Laon et Liancourt.

Enfin, ils devront envisager par la suite, le renouvellement du parc sur Amiens, le PREJ de Laon, CP Sequedin, Quiévrechain, Valenciennes, Vendin…

Concernant la généralisation de l’accès à GENESIS, cette action est réalisée sur Lille. Un nouveau profil d’utilisateur va être créé nationalement afin de permettre aux agents de pouvoir rédiger des CRI. La communication et le traitement des incidents devraient être plus fluides.

Concernant l’utilisation du deux-tons et du gyrophare, une note DAP a été rédigée le 18 juillet dernier.

Sur le recours à la visioconférence : cinq nouveaux équipements de visio « blindés » sont prévus pour la fin 2024. En dehors du CP Laon, les établissements qui en seront dotés ne sont pas encore tous connus. Pour rappel, les magistrats peuvent dorénavant l’imposer aux personnes détenues dans bon nombre de procédures. Seul regret, les présentations aux juridictions administratives ne sont pas visées.

Sur la refonte des niveaux d’escortes, on se dirige vers six niveaux d’escorte. Ils permettront de clarifier les demandes de prêt de main forte (FSI). Ces travaux sont toujours en cours nationalement et peuvent donc encore évoluer. Dans les grandes lignes :

Niveau 0 : Détenus en semi-liberté ou en SAS.

Niveau 1 : Détenus sans incident et en fin de peine qui bénéficient de permissions de sortie.

Niveau 2 : Niveau par défaut.

Niveau 3 : Détenus TIS ou présentant un risque grave de trouble à l’ordre public (pas de demande de prêt de main forte FSI).

Niveau 4 : Détenus présentant un risque très grave à l’ordre public (avec un appui extérieur ou ciblé de représailles) + DPS. (Renfort FSI)

Niveau 5 : DPS dont le niveau de dangerosité est très élevé

Concernant le port de l’uniforme, une note d’harmonisation a été diffusée le 15 juillet 2024 par la DAP. En ce qui concerne le port de la cagoule, un débat s’est engagé mais cette note permet son emploi en cas de missions effectuées avec des agents eux-mêmes cagoulés (FSI/ERIS), en attendant des consignes plus précises d’emploi.

Concernant la lutte contre les portables et les stupéfiants, 36 fouilles sectorielles ainsi que 26 opérations ponctuelles (notamment dans les glacis) ont été effectuées depuis le début de l’année. Le travail des agents de l’équipe régionale de fouille ainsi que de notre ERIS a été unanimement salué. Ces opérations vont se poursuivre et s’amplifier dans les mois à venir. Un portique à ondes millimétriques sera installé sur Vendin-le-Vieil.

En ce qui concerne l’accès aux juridictions, un recensement a été effectué des modes de dépose et des lieux inadaptés. Tous les tribunaux ont fait un retour à la DME, à l’exception du TJ de Compiègne (ce qui est bien dommage car c’est certainement celui qui pose le plus de difficultés aux personnels…).

Un dossier opérationnel a été réalisé pour chaque juridiction. Quelques avancées sont déjà à noter concernant les places de stationnement réservées. Des réflexions sur la sécurisation des cheminements doivent être entreprises.

Sur les 14 centres hospitaliers de la DISP, 13 sont dotés de chambres sécurisées (sauf Lille). Quatre disposent de salles d’attente. Neuf ont des places de parking dédiées. Des concertations ont débuté pour créer ou réactualiser les protocoles (en priorisant le CHU de Lille).

Sur les formations ESP, un groupe de travail s’est tenu le 16 juillet dernier. Quatre sessions de formation ELSP par an sont prévues, soit 40 agents. Il a été décidé de maintenir la dispense de l’ensemble des modules (socles et complémentaires). Des formations TIR sont d’ores et déjà programmées (SIG Sauer/CZ). Nous sommes dans l’attente d’un véritable centre régional de formation. Une nouvelle étude de faisabilité sur le domaine de Loos sera effectuée avant la fin de l’année.

Beaucoup d’autres sujets ont été abordés comme la surpopulation carcérale, le déplafonnement du 1/5e ou encore les cycles de travail des agents. Ces points dépendent d’arbitrages nationaux, politiques ou budgétaires.

Les échanges au cours de cette réunion ont été constructifs, permettant de clarifier un certain nombre de points essentiels pour la mise en œuvre du protocole d’accord.

Toutefois, il est maintenant temps que ces mesures se déclinent concrètement sur le terrain.

FO Justice restera vigilant quant à la mise en œuvre de ces actions, afin de s’assurer qu’elles améliorent tangiblement la sécurité et les conditions de travail de nos collègues.

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Prison de Reims : Bilan de deux ans de gestion à la Maison d’Arrêt. Le point sur une situation catastrophique

Depuis deux ans, nous avons observé un tournant préoccupant dans la gestion de notre établissement sous la direction de l’actuel chef d’établissement.

Voici un bilan qui reflète les inquiétudes de nombreux agents et souligne les dysfonctionnements que nous subissons au quotidien.

1. Une gestion entraînant une vague d’arrêts maladie

La mauvaise gestion de l’établissement a conduit à une situation de mal-être généralisé parmi les agents. Cela se traduit par une augmentation alarmante du nombre d’arrêts maladie. Les conditions de travail se sont gravement détériorées, avec des pressions excessives, un manque de soutien, et une absence de considération pour les difficultés rencontrées par les agents.

2. Un manque d’anticipation dans les décisions

À cela s’ajoute un manque flagrant d’anticipation dans toutes les décisions prises par la direction. Les conséquences sont fâcheuses pour l’organisation de l’établissement et pèsent lourdement sur les agents, qui doivent constamment faire face à des imprévus.

3. Des heures supplémentaires en cascade

Les conséquences de cette gestion désastreuse ne s’arrêtent pas là.

L’augmentation des arrêts maladie et des dysfonctionnements quotidiens obligent les agents restants à effectuer de nombreuses heures supplémentaires, occasionnant des rappels et des changements de planning.

Cette situation n’est pas tenable et met en péril l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle des agents, sans parler de la fatigue accumulée qui affecte la qualité du travail.

4. Des mouvements de détenus répétés : une situation sans précédent

Depuis l’arrivée du chef d’établissement actuel, la Maison d’Arrêt de Reims connaît une instabilité inédite. Les mouvements de détenus se multiplient, et la cheffe de détention cherche à droite et à gauche des activités pour les détenus, sans se soucier de la fatigue des surveillants. Cela crée un climat de tension jamais observé auparavant. Cette situation met en danger la sécurité des agents et complique la gestion quotidienne des services.

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SDGF – Déclaration Liminaire lors de la CAP du 5 Septembre 2024

Madame la sous directrice des greffes,

Tout d’abord nous souhaiterions saluer le courage de notre collègue greffier qui est intervenu lors d’une audience après qu’un homme est tenté de gifler le magistrat. Nos professions sont désormais confrontées à un risque que nous ne pouvons plus ignorer.

Espérons que la DSJ saura être reconnaissante vis à vis de son acte.

Cette rentrée de l’automne 2024 sera marquée de plusieurs nouveautés : un nouveau ministre de la Justice très certainement et surtout pour les greffiers, une évolution statutaire tant attendue. FO Justice se félicite d’avoir contribué à ce nouveau statut même si certains le décrient encore.

Les premières nominations devront avoir lieu pour la fin de l’année et nous encourageons nos collègues à se rapprocher de nous pour y parvenir.

Cette rentrée sera marquée également par le départ du directeur des services judiciaires dont nous saluons ses performances de négociateur et de maître du dialogue social. Nous

souhaitons que son successeur(e) soit dans la même veine.

Pour autant, nous ne devons pas oublier les désagréments quotidiens qui sont le lot des et notamment le télétravail dans les juridictions parisiennes à l’heure olympiques qui a été refusé à certains. FO Justice est choqué du manque d’empathie de certains directeurs de greffe qui n’ont que le mot rentabilité à l’esprit ? et disons le principalement au TJ de Paris. Peut-être devrions nous mettre en place un groupe de travail sur la formation à l’ENG avec un module « empathie ».

Dans la série des désagréments, FO Justice est encore trop interpelé sur la situation de nos collègues stagiaires et leur arrivée en juridiction où ils sont abandonnés à leur sort, étant considérés comme des titulaires à part entière et dont certains dossiers sont évoqués en CAP pour des prolongations alors même que nous ne devrions pas les voir.

FO Justice tient à rappeler que si le service public de la justice fonctionne, ce n’est que grâce au bon dévouement de tous nos collègues : titulaires, stagiaires et contractuels et nous tenons à saluer tous nos collègues qui sont intervenus durant les Jeux Olympiques car si cela fût une fête, n’oublions pas les intervenants invisibles qui l’ont permis.

Autre sujet de mécontentement, le droit à la formation où sous réserve que les taux de consommation sont atteints notamment à la CA de Cayenne, nos collègues se voient refuser des formations comme celles permettant l’adaptation à l’évolution prévisible des métiers ou permettant d’acquérir de nouvelles qualifications. Si l’on peut comprendre qu’il n’y a plus de budget, il reste cependant curieux que les chefs de cour puissent quant à eux continuer de voyager !

Concernant cette CAP, FO Justice souhaiterait qu’un point soit fait sur le retour des avis par les chefs de cour et directeur de greffe concernant les recours évaluations.