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Prison de Val-de-Reuil : Contribution au Conseil d’Évaluation

Monsieur le Préfet de l’Eure, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’évaluation, FO Justice, organisation représentative des personnels du CD Val de Reuil, a souhaité saisir le Conseil d’évaluation pour porter la voix des agents qui font vivre, jour après jour, le service public pénitentiaire de notre établissement dans des conditions, nous le disons sans détour, de plus en plus difficiles.

Trois alertes appellent aujourd’hui une attention prioritaire et conjointe : la sécurisation du site, l’état des effectifs dans l’ensemble des filières et le budget de fonctionnement. Ces trois sujets sont indissociables et nous les portons ensemble dans cette contribution.

1. La sécurisation de l’établissement : des revendications toujours sans réponse

FO Justice alerte depuis plusieurs années sur deux points critiques pour la sécurité de l’établissement et de ses personnels : la sécurisation du parking du personnel et la sécurisation du domaine pénitentiaire. Un rapport circonstancié a été transmis à l’administration en 2024 sur ces deux sujets ; à ce jour, ils restent entiers.

Le parking, partagé entre le personnel et les familles de détenus lors des parloirs du week-end, demeure exposé aux dégradations de véhicules et à des comportements inadaptés. Aucune mesure de sécurité active ni barrière à badge, ni vidéosurveillance dédiée n’encadre aujourd’hui cet espace.

Nos collègues n’ont pas à choisir entre se rendre au travail et exposer leur véhicule.

Le domaine pénitentiaire, lui, n’est délimité par endroits que par un grillage de moins d’un mètre de hauteur, partiellement affaissé, et distant du mirador. Cette configuration ouvre la voie aux projections d’objets par-dessus le mur d’enceinte : téléphones, stupéfiants dont nous avons documenté le volume dans notre rapport. Si les données chiffrées remontent à 2024 et appellent une actualisation, la tendance ne s’est pas inversée et chaque projection non interceptée constitue, à terme, un risque pour la sécurité en détention.

FO Justice ne peut se satisfaire de réponses différées sur ces deux sujets. Nous demandons l’engagement effectif des travaux de sécurisation du parking (barrières à badge, vidéosurveillance, séparation des flux personnel/visiteurs) et la mise en œuvre d’un véritable glacis avec clôture renforcée, éclairage et couverture vidéo. Ces aménagements relèvent de la responsabilité directe de l’administration et conditionnent, ensemble, la sécurité des agents comme celle de l’établissement.2. Des effectifs exsangues dans toutes les filières

FO Justice constate, mois après mois, une dégradation continue de la situation des personnels de toutes les filières du CD Val-de-Reuil. Les données les plus récentes, communiquées par l’administration au 1er avril 2026, confirment ce que nos collègues vivent au quotidien.

Personnel de surveillance

Au 1er avril 2026, la couverture réelle des postes de surveillance ne s’établit qu’à 82,80 % c’est-à-dire après déduction des indisponibilités hors arrêts maladie ordinaires et des départs prévus.

Autrement dit, près d’un poste sur cinq n’est pas tenu.

FO Justice constate au quotidien la multiplication des rappels d’agents sur leurs jours de repos. Hors événements programmés au planning annuel, le nombre d’AB1 (sanctions financières liées aux rappels sur repos hebdomadaire) a été multiplié par huit entre janvier et mars 2026 (3 en janvier, 14 en février, 24 en mars). Combler les trous d’effectifs en mobilisant les agents sur leurs repos est devenu une pratique structurelle ; et cette pratique atteint ses limites, puisque sur le premier trimestre, moins de deux agents rappelés sur trois ont été en mesure d’y répondre.

Ces chiffres ne sont pas qu’une statistique : ils racontent un personnel à bout, qui n’a plus la disponibilité physique pour absorber les défaillances du système. FO Justice refuse que l’épuisement de nos collègues soit considéré comme un mode de gestion acceptable. Cette gestion par la pénurie met directement en péril l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle des agents, et avec lui la sécurité même de l’établissement :

Nos collègues de la filières encadrements et officiers ne sont pas épargnés, eux aussi font face à un sous-effectif chronique. Or, sans encadrement à hauteur c’est toute la chaine de commandement qui s’effrite au détriment de la cohérence des décisions, de la sécurité opérationnelle et, in fine des agents qu’ils encadrent.

Un personnel épuisé est un personnel exposé.

Personnels administratifs

Les personnels administratifs sont trop souvent les oubliés des discussions sur les effectifs. FO Justice tient à rappeler ici qu’ils font face, eux aussi, à un manque d’effectifs croissant, à une accumulation continue de tâches et à une complexification constante de leur métier : réglementation, outils, dématérialisation, contentieux. Le fonctionnement quotidien de l’établissement repose, à moyens inchangés, sur leur seule capacité à compenser. Cette capacité a ses limites.

Personnels techniques

La filière technique connaît, à nos yeux, une situation aujourd’hui inacceptable : sa plus grave pénurie de personnel. Or la maintenance courante et la remise en état d’un établissement pénitentiaire ne tolèrent aucune vacance prolongée sans conséquences directes sur la sécurité, sur la salubrité et sur les conditions de détention.

Ces trois constats ne relèvent pas de difficultés isolées. Ils dessinent un ensemble dans lequel chaque filière compense les défaillances des autres, au prix de l’usure des agents et au détriment, à terme, du service public pénitentiaire lui-même. Nous ne pouvons accepter que cette compensation permanente devienne le mode normal de fonctionnement de notre établissement.3. Un budget de fonctionnement qui fragilise l’ensemble

À ce tableau s’ajoute une alerte budgétaire majeure que FO Justice tient à dénoncer formellement : le budget subit depuis plusieurs années une baisse significative qui obère directement notre capacité à entretenir une structure vieillissante, à renouveler le matériel de première nécessité et à conduire les opérations courantes d’entretien des bâtiments et des équipements.

Il y a là une incohérence structurelle que nous refusons : on attend de notre établissement un niveau élevé de sécurité et de prise en charge, tout en réduisant de moitié les moyens dont il dispose pour s’entretenir. Cette équation ne tient pas. Dans un centre de détention qui accueille, jour après jour, des personnes placées sous-main de justice et des personnels en responsabilité, l’entretien ne se négocie pas : il conditionne la sécurité, la salubrité et la dignité du cadre de travail comme du cadre de détention.

En conclusion

FO Justice CD Val-de-Reuil ne porte pas ces constats par exercice rituel. Nous les portons parce qu’ils engagent la sécurité de nos collègues, la dignité du service rendu et, à travers eux, la mission même du service public pénitentiaire. Notre rôle d’organisation syndicale est aussi de rappeler, devant cette instance, que ces alertes ne datent pas d’hier et qu’elles attendent toujours des réponses.

Nous attendons donc des autorités qu’elles prennent la mesure de ces alertes et qu’elles s’engagent, par des actes concrets et calendaires. Le bureau FO Justice CD Val-de-Reuil reste, pour sa part, à la disposition des membres du Conseil d’évaluation pour tout échange complémentaire.

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Un Engagement sans Relâche !

C’est dans ce cadre que nous nous sommes entretenus aujourd’hui successivement avec le ministre de la Justice, puis avec le directeur adjoint du GDS, afin d’aborder des sujets majeurs qui impactent directement le quotidien des personnels pénitentiaires :

La surpopulation carcérale et les sous-effectifs chroniques au sein de l’administration pénitentiaire.

Ces échanges s’inscrivent dans la continuité des travaux engagés depuis plusieurs semaines par FO Justice, avec une ligne claire :

Porter la voix des agents et exiger des réponses concrètes à la hauteur des enjeux.

FO Justice reste pleinement mobilisé pour défendre les conditions de travail des personnels et garantir un service public pénitentiaire digne et sécurisé, sans démagogie ni populisme !

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Prison de Rennes-Vezin : Une Collègue Gravement Agressée – Agression en Cascade – Blocage de l’établissent !

Ce lundi 27 avril 2026, au SMPR du CP de Rennes-Vezin, vers 16h45, un détenu a violemment frappé une de nos collègues du secteur, qui s’est retrouvée au sol, inconsciente et en sang.

Vers 16h45, deux agents escortent un détenu vers le SMPR depuis la MA1. Jusqu’à l’arrivée, l’individu est calme. Mais à peine le seuil du secteur franchi, il se retourne brutalement et assène un violent coup de poing au visage de la surveillante qui lui a ouvert la grille.

La collègue s’effondre au sol, inconsciente, le crâne ouvert, le visage en sang. Elle ne doit son salut qu’à l’intervention immédiate des personnels présents.

Ce drame aurait pu être évité

Une heure plus tôt, ce même détenu s’était déjà montré agressif face à la direction, allant jusqu’à tenter de frapper une autre surveillante. Malgré cela, aucune mesure adaptée n’a été prise.

Pire, il a été autorisé à sortir de cellule par l’officier MA1 et conduit au SMPR sans mesures de sécurité renforcées.

Cette gestion est inacceptable et met directement les personnels en danger. Nous refusons que nos collègues paient les conséquences de décisions inadaptées !

Et comme si cela ne suffisait pas

30 minutes après, un nouvel incident grave survient au niveau du greffe.

Un détenu de retour de permission, porteur d’environ 250 g de stupéfiants, tente de s’en débarrasser lors de sa fouille. Alors que l’agent présent lui demande de les remettre, il parvient à s’échapper nu dans les couloirs avant d’être intercepté. Lors de sa maîtrise, des personnels sont blessés.

Ces événements successifs témoignent d’une dégradation grave de la sécurité au sein de l’établissement.

Face à cette situation d’une gravité extrême, le bureau local FO Justice appelle l’ensemble des agents et des OS à un blocage total de l’établissement :

Mercredi 29 avril dès 6h00

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue gravement agressée dans cette épreuve et l’accompagnera dans toutes les démarches qu’elle souhaitera entreprendre, qu’elles soient judiciaires ou administratives.

Le bureau local FO Justice réclame une sanction exemplaire à l’encontre de cet individu, ainsi que son transfert immédiat à l’issue de son passage au quartier disciplinaire.

Le bureau local FO Justice exige la fin des prises de décisions inconsidérées.

Nous exigeons également que leurs auteurs prennent pleinement conscience de l’impact de ces décisions sur la sécurité des agents, en première ligne au contact direct des détenus, alors qu’eux-mêmes ne sont pas présents pour en assumer les effets face à la détention.

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Prison de Toulouse-Seysses : Crachat, Exhibition, Violence – Jusqu’ou ira-t-on ?

Le vendredi 24 avril 2026, vers 11h00, un nouvel incident grave est venu illustrer, une fois de plus, la dégradation alarmante des conditions de travail des personnels au sein du CP de Toulouse-Seysses.

Alors qu’un agent procédait à une distribution de repas au 1er étage, le détenu( connu et reconnu pour ces faits) occupant la cellule 107, a adopté un comportement particulièrement abject et provocateur. À plusieurs reprises, ce dernier a tenu des propos obscènes avant de se livrer à un acte d’exhibition sexuelle en direction de l’agent et des auxiliaires présents.

Face au professionnalisme et au sang-froid du collègue, qui tentait de refermer la porte, le détenu a alors empêché la fermeture et a craché au visage de l’agent, constituant ainsi une agression caractérisée.

L’intervention rapide d’un second agent a permis d’engager une mise en sécurité, mais la violence et la résistance du détenu ont nécessité l’intervention d’un troisième agent. Malgré cela, il aura fallu pas moins de six tentatives pour parvenir à immobiliser l’individu, particulièrement virulent, qui continuait à cracher et à se débattre pour éviter le menottage.

FO JUSTICE SEYSSES salue le sang-froid, le professionnalisme et le courage des agents intervenants, qui ont su gérer une situation particulièrement dégradée dans des conditions difficiles.

FO JUSTICE SEYSSES dénonce avec la plus grande fermeté :

  • La multiplication des agressions physiques et psychologiques contre les personnels ;
  • L’absence de réponses dissuasives face à des comportements de plus en plus violents et humiliants ;
  • Le sentiment d’impunité dont bénéficient certains détenus.

FO JUSTICE SEYSSES demande des mesures concrètes et immédiates :

  • La mise en place d’un transfert systématique, dans la mesure du possible, pour tout détenu impliqué dans une agression sur un agent ;
  • L’application « d’un article 40 automatique par la direction » , que l’agent ait déposé plainte ou non ;
  • La création d’une sectorisation spécifique pour les détenus les plus dangereux, idéalement en rez-de-chaussée (type MAH2 avec ouvertures à deux), avec :

➡️ Un binômage systématique des agents sur cette aile.

➡️ La mise en place d’un équipement de protection adapté.

FO JUSTICE SEYSSES, VOS ATTENTES, NOS PRIORITES !

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Prison de Marseille : Petite explication qui s’impose !

FORCE Justice CP Marseille, n’a pas pour habitude de dénigrer les autres OS, mais vous doit une petite explication face à cette « comédie syndicale » du lundi 27/04/2026, ainsi qu’à la lecture de certains communiqués que vous avez tous vu passer ces derniers temps.

À aucun moment, nous ne remettons en cause les revendications. Nous sommes les premiers au CP Marseille à avoir toujours dit qu’il fallait en arriver au blocage, si nous n’avions pas les effectifs après la sortie de la promotion de stagiaires de la 223ème. Demain, allez-vous dire que c’est grâce à vous si nous allons avoir les effectifs ?

Comme vous l’avez fait, après le Mouvement de la semaine dernière au CP d’Aix Luynes.

Les vacances de postes : le constat est partagé et surtout bien pris en considération par FO Justice qui a mis tout en œuvre depuis quelques années.

Si vous êtes honnêtes, expliquez aux agents comment nous en sommes arrivés à cette situation !

Expliquez aux agents le protocole d’accord que vous et une autre OS ont signé en 2018 !

Expliquez à tous, comment vous avez « vendu » les personnels pour des miettes et que lors de ce mouvement d’ampleur historique, vous ne vouliez pas parler d’indemnitaires, ni de statutaires !

Expliquez aux agents le nombre d’emplois que vous nous avez fait perdre !

Vous osez dire que depuis 2018 « la situation n’a jamais été aussi dégueulasse » avec FO Justice majoritaire à la DGAP.

Vous devriez aussi dire aux agents que vous êtes toujours majoritaire au Ministère avec l’aide de l’USM syndicat de Magistrat.

Vous oubliez de préciser que vous avez été majoritaire à la DGAP pendant plus de trente ans avant nous !

Qu’avez-vous fait durant toutes ces années ?

Qui a réellement détruit notre administration ?

FO Justice n’a pas eu besoin de prendre en otage les personnels pour rattraper le nombre de 4 000 emplois que vous avez perdu après 2018 jusqu’en 2023.

Ne vous en déplaise, à vous tous, les syndicats qui critiquent FO Justice :

  • Nous ne perdons plus d’emploi depuis notre réforme de 2022.
  • Le souci aujourd’hui, est qu’il faut rattraper vos aberrations et que le temps prévu entre le recrutement et la formation prend deux ans
  • Vous parlez de 2025, mais soyez clair, vous avez refusé l’appel de FO Justice, pour faire cavalier seul !

La surpopulation carcérale, il faut expliquer au personnel pourquoi vous, UFAP/CGT avez refusé de voter la loi « SÛRE » en CSA Ministériel et surtout d’expliquer votre collaboration avec les syndicats de Magistrats auxquels vous appartenez ! Difficile pour vous de contrarier leur position.

En ce qui concerne les revendications que vous avez ajoutées au niveau local, votre malhonnêteté à tous, est encore flagrante et uniquement pour que FO Justice CP Marseille soit mise à l’écart.

Si ce n’est pas de la stratégie électorale, on se demande bien ce que cela peut-être.

OUI, il y a urgence, battons-nous pour les personnels et non pour votre intérêt comme vous le faites !

Ce n’est pas de la sorte que l’Administration va reculer !

Arrêtez de critiquer tout ce que FO Justice a obtenu en peu de temps pour le personnel. Vous en avez tous profité…

FO Justice agit en toute transparence avec tous les personnels.

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PA : IFSE et Plans de Requalification – Relevé de Conclusions, Suites…

Le Syndicat National FO Justice Personnels Administratifs a été reçu en bilatérale par Madame la Secrétaire Générale afin d’évoquer les suites du relevé de conclusions signé en septembre 2025 par le Garde des Sceaux.

Sur le volet indemnitaire, FO Justice Personnels Administratifs obtient confirmation que la revalorisation de l’IFSE au titre de l’année 2026 devrait être mise en paiement à compter du mois de juin 2026, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2026. Une mesure attendue par l’ensemble des personnels administratifs, qui devra désormais se traduire concrètement et sans délai.

Concernant les plans de requalification de C en B et de B en A, Madame la Secrétaire Générale nous a annoncé la mise en place, dès le mois de mai 2026, de groupes de travail dédiés. Ces derniers auront pour objectif d’établir une cartographie des fonctions et des postes susceptibles de bénéficier de ces requalifications.

FO Justice Personnels Administratifs prend acte de ces annonces mais restera particulièrement vigilant quant à leur mise en œuvre effective. Les engagements pris doivent impérativement se concrétiser par des avancées réelles pour les agents.

FO Justice Personnels Administratifs continuera de porter avec détermination les revendications des personnels administratifs et de veiller au respect des engagements ministériels.

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Prison de Nouméa : Engagés et déterminés, non FO pas les oublier !!!

FO Justice du CP de Nouméa sera présent en métropole le 29 avril 2026 dans le cadre du comité social d’administration territorial (CSA-T), avec une seule ligne de conduite : défendre sans détour, sans compromis et sans calcul les intérêts des personnels.

Ce déplacement n’est ni une opération de façade, ni un simple acte de présence. Il s’inscrit dans un contexte exceptionnel, marqué par les événements d’une gravité sans précédent survenus en Nouvelle-Calédonie le 13 mai 2024. Une réalité que personne ne peut nier : ces événements ont profondément impacté le fonctionnement de l’établissement, dégradé vos conditions de travail et affecté durablement vos vies personnelles et familiales.

DES AGENTS ENGAGÉS DANS DES CONDITIONS EXTRÊMES

Parce que le service public ne pouvait pas s’effondrer, vous avez tenu, sans relâche, dans des conditions que beaucoup n’auraient pas supportées. Des enchaînements de services sans repos, explosion incontrôlée des heures supplémentaires, fatigue accumulée, conditions de repos précaires, parfois à même le sol ou dans des véhicules. À cela s’ajoutaient les difficultés d’accès à des besoins essentiels, tels que se restaurer suffisamment, disposer d’uniforme propre, ainsi que des congés gelés, sans visibilité, sans perspective. Des faits qui témoignent d’une situation d’épuisement généralisé et d’une réalité que nul ne peut contester : celle d’un engagement poussé à ses limites.

Mais au-delà de l’épuisement, il y avait le danger. Des agents pris pour cibles sur leurs trajets : carjacking, jets de projectiles, menaces de mort, insultes et intimidations. Dans ce contexte, se rendre au travail relevait d’un acte de courage quotidien. Certains ont quitté leur domicile avec l’incertitude de rentrer sereinement. D’autres, profondément attachés à leurs missions, conscients des dangers pour leurs proches exposés, ont fait le choix assumé de poursuivre, par sens du devoir. Un niveau d’engagement rare, resté dans l’ombre, dépasse le cadre professionnel.

UN ENGAGEMENT DÉTERMINANT, UNE RÉALITÉ NIÉE

Et pourtant, face à une amnésie persistante de l’administration, FO Justice le rappellera sans langue de bois : sans l’engagement exceptionnel et constant des agents du CPN, appuyés par les renforts mobilisés (FSI, ELSP CPN/CDK, ELSP Tahiti, ERIS), une aggravation majeure de la situation a indéniablement été évitée, notamment la préservation du centre-ville de Nouméa de destructions plus lourdes. Face à une situation hors normes, là où les repères habituels ont disparu, où les garanties minimales n’étaient plus assurées, c’est la solidarité des personnels de terrain qui a suppléé les carences de l’institution.

Derrière chaque prise de service, il y avait des heures sans sommeil, de la fatigue accumulée, une tension permanente, mais surtout une détermination intacte : tenir la mission, parce qu’il le fallait !

UNE RECONNAISSANCE INJUSTE ET INACCEPTABLE

Aujourd’hui, malgré la gravité des faits et l’ampleur des efforts consentis, FO Justice constate une reconnaissance partielle, inéquitable et difficilement compréhensible. Des agents, pourtant pleinement engagés

en première ligne, demeurent oubliés, tandis que d’autres sont valorisés sans avoir été exposés aux mêmes contraintes ni aux mêmes risques. Cette injustice fracture les équipes et alimente le ressentiment.

FO Justice ne peut accepter une telle disparité de traitement. Une reconnaissance à deux vitesses est indigne des principes d’égalité qui fondent notre institution. Servir et protéger ne saurait signifier se sacrifier dans l’indifférence, ni voir son engagement piétiné ou ignoré. Quelle crédibilité accorder à une administration qui salue l’engagement en façade, mais peine à le reconnaître concrètement ?

FO JUSTICE EXIGE L’ÉQUITÉ

Lors de cette instance, FO Justice ne se contentera pas de discours. Nous exigerons une reconnaissance juste et équitable pour l’ensemble des agents réellement engagés, à la hauteur des sacrifices consentis. Sans oubli, sans favoritisme. Parce qu’au-delà des mots, ce sont des actes qui sont attendus et la crédibilité de l’institution est aujourd’hui fragilisée. Elle devra traduire une volonté claire :

« Considérer enfin, à leur juste valeur, celles et ceux qui ont tenu lorsque tout vacillait autour d’eux »

NOTRE POSITION EST CLAIRE

FO Justice tient encore à saluer avec force l’engagement, le professionnalisme et le sens du devoir dont vous avez fait preuve dans un contexte particulièrement éprouvant. Malgré l’adversité, malgré l’usure, malgré le manque de considération, vous avez tenu seuls face à l’urgence, là où le système montrait ses limites. Personne ne pourra l’effacer : ni le temps, ni l’oubli, ni les silences institutionnels ne pourront altérer la réalité des sacrifices consentis.

À celles et ceux qui s’interrogent encore, qui hésitent, qui observent : regardez les faits. Il n’y a que des actes, de la constance et du courage syndical. FO Justice ne vous a pas oubliés. Ce que vous avez vécu et enduré constitue le socle de notre engagement et rien ne nous détournera de ce combat qui est le nôtre.

Face aux discours faciles et à la démagogie, FO Justice appelle à la lucidité. Ne soyez pas dupes. Nous ne cherchons pas à plaire, nous cherchons à défendre.

« On peut tromper quelques personnes tout le temps et tout le monde quelque temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. » Abraham Lincoln.

FO JUSTICE SERA ET RESTERA

PLEINEMENT ENGAGÉ À VOS CÔTÉS !!!

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Prison de Ducos : Alerte urgente, visioconférence FO avec la DI

Force ouvrière justice prend acte de la décision des organisations syndicales de bloquer le centre pénitentiaire ce lundi matin, et partageons naturellement le constat de la situation actuelle.

Toutefois, le syndicat Force ouvrière justice rappelle qu’il n’a cessé d’alerter sur la situation du CP de Ducos.

Dans la continuité de notre dernier tract intitulé « RAS-LE-BOL TOTAL », notre organisation a sollicité le directeur interrégional afin d’obtenir une visioconférence pour aborder et obtenir des engagements sur plusieurs points essentiels.

Cette réunion s’est tenue vendredi. Elle n’est donc pas la conséquence d’un appel au blocage, mais s’inscrit dans une démarche engagée bien en amont.

Nous avons été particulièrement surpris d’apprendre qu’un agent prévu sur la CAP était déjà fléché pour l’équipe ELSP.

Nous avons affirmé notre soutien au développement des équipes ESLP, des brigades cynophiles, de la SAS, et espérons même qu’un jour la Martinique disposera également de dispositifs tels que UHSI, UHSA.

Ces évolutions participent pleinement à la modernisation et à l’efficacité de notre administration.

Mais aujourd’hui la réalité est simple à Ducos : on déshabille la détention.

Les agents de détention sont à bout de souffle sur les coursives. Flécher un poste vers l’équipe ESLP peut s’entendre, mais l’absence d’effectifs supplémentaires pour la détention est, elle, totalement inacceptable.

Les choix opérés par la direction interrégionale sur le dimensionnement des effectifs affectés à la CAP engagent directement sa responsabilité.

A l’issue de cet échange, le syndicat Force ouvrière justice constate qu’il a été entendu sur plusieurs points pour le CP de Ducos :

-La direction interrégionale a pris acte de nos alertes et se dit pleinement mobilisée pour trouver des solutions adaptées.

-une réflexion est en cours sur l’abondement d’effectifs de la CAP.

-le retrait des 1/30ème pour les agents refusant les roulements matin/soir.

-la mise en place du volontariat pour les services matin/soir, et non plus une obligation.

-Une réflexion sur des mesures alternatives à l’incarcération, avec une rencontre prévue avec le JAP.

-La sensibilisation des magistrats et une alerte de la préfecture concernant la surpopulation pénale.

-la suspension des formations ainsi que toute création de nouvelles missions si les effectifs ne permettent pas leur mise en œuvre dans de bonnes conditions.

-la mise en place d’un groupe de travail avec les agents de détention afin de revoir l’organisation de la détention, et des mouvements, d’améliorer les conditions de travail et de retravailler sur le service.

Pour l’ensemble de ces raisons, le syndicat Force ouvrière justice ne sera pas présent aux côtés des autres organisations lors de cette mobilisation.

Nous estimons en effet avoir été entendus sur plusieurs points importants et faisons le choix de respecter ce dialogue social, même si le chemin à parcourir reste encore long.

Nous l’avions annoncé : sans réponse de la direction, Force Ouvrière justice se mobiliserait.

Aujourd’hui, nous respectons nos engagements, d’autant plus que nous avons été reçus et entendus.

Force Ouvrière Justice refuse toute démagogie : des solutions existent, mais elles ne seront pas instantanées. Les 108 heures entraînent une accumulation constante d’heures supplémentaires. Nous demanderons qu’en fin d’année, ce stock soit intégralement payé, permettant ainsi aux agents de repartir sur une année nouvelle.

Pour autant, nous apportons notre soutien aux organisations syndicales mobilisées et espérons qu’elles pourront, à leur manière, obtenir d’autres avancées au bénéfice des personnels.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

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