Ce mardi 7 avril 2026, un événement grave est venu illustrer une fois de plus le manque de considération pour la sécurité des agents au sein de notre établissement. Un détenu, connu pour sa fragilité psychologique, s’est automutilé. Face à cette situation, la direction n’a trouvé pour seule réponse que d’imposer des ouvertures de portes toutes les deux heures durant la nuit, exposant ainsi le personnel à de graves risques, alors que la cellule était dangereuse, maculée de sang et sous surveillance caméra.
Cette décision, dictée par le SMPR, montre à quel point notre établissement est sous la coupe de ce service.
La direction se contente d’exécuter leurs volontés, sans prendre en compte ni l’avis, ni la sécurité des agents pénitentiaires.
Le SMPR impose ses choix, reléguant l’administration pénitentiaire au rang de simple exécutante.
Nous ne sommes pas médecins, mais la sécurité du personnel ne saurait dépendre uniquement d’un avis médical ! Une hospitalisation était nécessaire, mais c’est la sécurité des agents qui a été sacrifiée.
FO JUSTICE DÉNONCE l’incapacité de la direction à défendre les intérêts et la sécurité de ses agents.
Plutôt que d’écouter le terrain, la direction préfère protéger sa CARRIÈRE et trouver des coupables en cas de problème grave, au lieu d’anticiper et de prévenir les risques.
FO JUSTICE CONSTATE une direction qui délaisse la gestion de la détention.
Le SMPR a pris le contrôle de l’établissement au mépris de la sécurité des agents.
Aucune fouille générale n’a été menée, alors que le trafic de stupéfiants explose et que les tensions augmentent ! Le même détenu est régulièrement intercepté avec des substances illicites lors des parloirs, mais rien n’est fait pour endiguer ce fléau.
FO JUSTICE RÉCLAME des vraies mesures :
Organisation immédiate d’une fouille générale
Distribution des traitements SMPR dans les étages, comme cela se fait dans tous les établissements de France
Respect de la sécurité et de l’avis des agents pénitentiaires sur toutes les décisions concernant la détention.
Qui dirige le CD du Port, Le SMPR ou l’administration pénitentiaire ?
Une CARRIÈRE qui avance, c’est positif. Des agents en sécurité, c’est ESSENTIEL.
FO JUSTICE EXIGE que la direction assume pleinement ses responsabilités et place la sécurité de tous au cœur de ses priorités.
La situation carcérale a franchi un seuil critique. L’accumulation constante de détenus dans les établissements pénitentiaires conduit à une dégradation continue des conditions de détention. L’entassement de détenus sans adaptation structurelle a pour conséquence directe une saturation généralisée des établissements, entraînant une multiplication insupportable des extractions et une mise sous tension permanente des personnels.
Avec plus de 7 500 détenus contraints de dormir à même le sol, des cellules sur- occupées accueillant souvent plusieurs fois leur capacité initiale, et des établissements qui atteignent et dépassent largement les 200 % d’occupation,
la situation devient chaque jour plus insoutenable. Dans le même temps, les dispositifs alternatifs restent largement sous-exploités.
Cette incohérence, c’est davantage de tensions en détention, c’est davantage de risque sur la voie publique, c’est chaque jour davantage de fatigue et d’épuisement pour les agents. L’organisation du travail se délite, les missions qui perdent leur sens, et l’institution s’enfonce dans une logique d’urgence permanente.
Quelles sont les réponses concrètes apportées pour réduire la pression en détention ? Parce-que dans le même temps, les extractions judiciaires explosent, les kilomètres sont parcourus inutilement, les moyens humains et matériels sont mobilisés à perte. Pendant que les agents s’épuisent, les ressources continuent d’être dilapidées.
Les solutions existent, les dispositifs alternatifs pourraient être mobilisés mais les aucune décision conjoncturelle n’est prise pour alléger durablement la charge pesant sur les établissements et leurs personnels.
Pendant que les agents s’essoufflent sous une pression constante, l’administration laisse la situation se dégrader pour le petit confort de certains magistrats plus attachés à leurs dogmes qu’à la sécurité des agents.
Les risques augmentent, aucune mesure n’est engagée !
L’UISP FO JusticeDijonappelle à la responsabilité et demande :
➢La fin immédiate des matelas au sol est indispensable et le recours aux alternatives à l’incarcération doit devenir effectif.
➢La limitation stricte des extractions judiciaires aux seules nécessités absolues est incontournable.
Il devient urgent de donner aux personnels les moyens d’exercer dans des conditions dignes et sécurisées, faute de quoi, la situation actuelle ne pourra que conduire à une rupture dont chacun devra assumer les conséquences.
La publication de la note de mobilité 2026 était attendue avec impatience par de nombreux agents. Malheureusement, l’impatience a rapidement laissé place à l’exaspération.
FO Justice CPIP constate, une fois de plus, que l’administration peine à fournir des outils et des moyens à la hauteur des enjeux cruciaux de la mobilité des agents.
Le “Bug” du rapprochement de conjoint
Un nouveau dysfonctionnement majeur bloque actuellement les demandes de rapprochement de conjoint. Il est techniquement impossible pour de nombreux collègues de renseigner les dates d’éloignement, une donnée pourtant cruciale pour le calcul des points par semestre d’éloignement et la reconnaissance de la situation familiale.
FO JUSTICE CPIP a immédiatement prévenu RH4 qui en retour nous a indiqué que c’était en cours de résolution, joignant un tableau de remonté des personnes et bugs à identifier. Le souci étant que le problème persistait encore récemment et que la date limite pour déposer sa demande de mobilité a été “gracieusement” décalée d’un jour seulement, soit le 09/04/2026.
Des dysfonctionnements de plus en plus récurrents
Depuis l’ouverture de la campagne de mobilité des CPIP, les remontées de terrain convergent : la saisie des vœux s’apparente à un véritable parcours du combattant. Les délais requis pour solliciter l’Assistante de
Service Social (ASS) sont déraisonnables, et l’absence d’envoi postal des notes et annexes pénalise lourdement les collègues en congé ou en arrêt maladie.
Par ailleurs, nous constatons de manière récurrente des remises en question sur la légitimité des demandes de mutation pour raison sociale.
Ces dernières s’accompagnent de freins injustifiés lors de l’ajout ou de la prise en compte des pièces justificatives fournies par les agents eux- mêmes. Nous avons même eu un retour inédit indiquant que le service RH en local refusait de prendre en compte les justificatifs fournis en annexe du formulaire de vœux.
Nous pensions naïvement que le devoir de confidentialité, inhérent au processus de mobilité, était un principe acquis par tous les acteurs des SPIP pour protéger les dossiers de nos collègues. Malheureusement, nous constatons que ce principe est désormais remis en cause : il est inacceptable d’invoquer le principe de confidentialité pour justifier le refus de réceptionner des documents pourtant essentiels à l’étude du dossier des collègues qui sollicitent leur mobilité.
FO JUSTICE CPIP comprend mieux pourquoi parfois, lors des bilatérales avec RH4, l’administration n’a pas un dossier complet in fine, voir pas de dossier du tout. Nous ne comptons plus le nombre de justificatifs que notre syndicat a dû fournir pour s’assurer de la bonne prise en compte de la demande d’un agent.
Imaginons un instant le sort des CPIP non représentés par une organisation syndicale comme la nôtre, soucieuse de chaque situation individuelle : combien ont vu leur mutation échouer à cause de ces dysfonctionnements récurrents ?
FO JUSTICE CPIP fait le même constat chaque année et pour cette raison et avant qu’il ne soit trop tard, nous vous conseillons PLUS QUE JAMAIS de vous faire accompagner syndicalement en vue de cette mobilité et plus largement tout au long de votre carrière.
Nous invitons donc ces mêmes collègues à nous contacter sans plus attendre via la boîte mail suivante : cpip@fojustice.fr
Chaque année depuis 2020, notre taux de réussite est en moyenne de 80% de collègues mutés après nous avoir saisi.
Une nouvelle fois, les faits viennent illustrer la réalité des trafics en détention, parfois révélée là où on ne l’attend pas : sur les réseaux sociaux.
Grâce à l’exploitation d’une vidéo publiée en ligne, les agents ELSP ont pu procéder à une fouille ciblée en MAH1, permettant une découverte significative.
Ont ainsi été saisis :
3 téléphones portables, dont 2 iPhones et 1 mini téléphone,
2 AirPods,
2 câbles de charge,
3 cartes SIM,
9 grammes de cocaïnes,
Ainsi qu’un cahier contenant de nombreux numéros de téléphone.
Ces éléments démontrent une nouvelle fois que certains détenus continuent à entretenir des réseaux actifs depuis leur cellule, en toute illégalité, et n’hésitent pas à s’exposer publiquement.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à féliciter les agents ELSP pour leur réactivité, leur sens de l’initiative et leur professionnalisme, qui ont permis cette saisie grâce à une exploitation intelligente de l’information.
Au travers de son article 102, la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026 modifie en profondeur les règles de cumul emploi/retraite. L’objectif assumé du Gouvernement est de satisfaire une commande de la Cour des Comptes, laquelle estime que le cumul emploi/retraite contribuerait à abaisser l’âge de départ en retraite… ce qui est évidemment contraire à leurs objectifs.
Leur brillante idée est de réduire les bénéfices du cumul emploi/retraite, et donc d’en limiter drastiquement les possibilités. Et ceci pourrait bien avoir de très lourdes conséquences sur l’engagement de nos retraités dans la Réserve Civile Pénitentiaire.
➢ En effet, ces nouvelles règles ne tiennent pas compte de l’appartenance des personnels de surveillance à la catégorie « Super active ». Voici donc quelles pourraient être les conséquences pour les agents pensionnés à compter du 1er janvier 2027, qui souhaiteraient s’engager dans la réserve :
►Avant 64 ans : écrêtement intégral de la pension (à hauteur des indemnités perçues au titre de la réserve)
►De 64 à 67 ans : réduction partielle de la pension (à hauteur de 50% de la fraction des revenus d’activité dépassant un seuil fixé par décret)
Ces dispositions s’appliquent à l’ensemble des corps des personnels pénitentiaires.
Nul besoin d’être expert en mathématiques ou en finances pour comprendre :
Aucun de nos retraités n’acceptera de s’engager dans la réserve et de travailler « pour la gloire » !
Et la conséquence serait à la fois évidente et catastrophique :
La fin de la réserve civile pénitentiaire !
Ceci, alors même que l’Administration a un besoin presque vital de ses réservistes.
➢ Attention également à un second effet pervers : vu que la règle ne s’applique qu’aux agents faisant valoir leurs droits à pension à compter du 1er janvier 2027… il ne faudrait pas que soit observé un départ anticipé de nos futurs-retraités afin d’y échapper… là aussi ça serait catastrophique en l’état actuel de nos effectifs.
Mais FO Justice ne verse pas dans le fatalisme ni le renoncement, jamais !
Ainsi, tout n’est pas encore perdu… l’emploi du conditionnel ici n’est pas le fait du hasard, et FO Justicecompte bien peser de tout son poids pour éviter ce cataclysme annoncé.
Alors, depuis des semaines, FO Justicetravaille d’arrache-pied sur ce dossier. Nous avons saisi le DGAP, le Secrétariat Général du ministère de la Justice, le Cabinet du Garde des Sceaux, et nous avons été reçus, hier encore, par le Cabinet du ministre de l’Action et des comptes publics. Chacun de nos interlocuteurs a bien saisi les enjeux et s’est engagé à travailler à nos côtés pour faire aboutir notre revendication : une dérogation pour les personnels pénitentiaires.
FO Justice exige que soient prises en compte les spécificités des personnels pénitentiaires et que nos futurs réservistes bénéficient d’une dérogation à la nouvelle règle du cumul emploi/retraite, en conservant le bénéfice de l’intégralité de leur pension en plus de l’indemnité perçue au titre de leurs activités dans la réserve.
FO Justice vous tiendra informés des suites apportées à ce dossier brûlant !
La visite effectuée par FO Justice au tribunal judiciaire de Perpignan le 27 mars confirme une dégradation préoccupante des conditions de travail : manque d’effectifs chronique, surcharge de travail, malaise généralisé des agents et risques psychosociaux désormais avérés.
Sur le terrain, les constats sont sans appel. De nombreux collègues exercent leurs missions dans un climat de tension permanente. Ils dénoncent un encadrement parfois inadapté, un manque de considération et un sentiment d’injustice grandissant.
Certains agents travaillent aujourd’hui la peur au ventre !!!
Les arrêts de travail qui se multiplient ne relèvent pas du hasard. Ils sont la conséquence directe de conditions de travail dégradées qui portent atteinte à la santé des agents.
Continuer à ignorer cette réalité serait une faute.
► FO Justicele rappelle sans détour : un arrêt maladie n’est pas un problème, c’est un signal d’alerte. Le véritable problème réside dans des conditions de travail devenues inacceptables.
► Les causes sont connues et identifiées :
Un manque d’effectifs persistant.
Une charge de travail excessive.
Une pression hiérarchique forte.
Un manque de moyens et de reconnaissance.
Les conséquences sont déjà visibles : agents épuisés, services désorganisés, qualité du service public fragilisée.
Travailler ne doit jamais rendre malade. À ce stade, il ne s’agit plus d’améliorer mais d’agir.
►FO Justice exige des mesures immédiates, concrètes et à la hauteur de la situation !
À défaut de réponses rapides, FO Justice prendra toutes ses responsabilités et engagera les actions nécessaires pour faire cesser cette dégradation.
FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les agents et porter leurs revendications !
FO Justice vous informe que le nombre total de postes offerts à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-Chef Pénitentiaire de la filière Expertise au titre de l’année 2026 est fixé à 1760 postes.
Pour rappel les conditions à remplir sont les suivantes :
➡️ Les surveillants et surveillants brigadiers pénitentiaires qui comptent, au 1er janvier de l’année au titre de laquelle le concours est organisé, 8 ans de services effectifs à compter de la titularisation
Sans démagogie ni populisme FO Justice tient ses engagements et mène à bien sa réforme HISTORIQUE !
Ce jour, FO Justice était convié à une réunion multilatérale organisée par la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP). L’objectif de cette rencontre était de présenter les critères d’éligibilité et les modalités d’accès à ce nouveau grade, l’une des mesures phares de la réforme de la filière technique ministérielle.
►Pour rappel, 44 promotions sont prévues en 2026 et 51 en 2027.
Pour cette première Liste d’Aptitude dérogatoire au titre de l’année 2026, l’ancienneté dans le grade constituera le seul critère retenu.
Seront examinés en priorité les Adjoints Techniques de 1ère classe et justifiant d’au moins 3 ans d’ancienneté, au sein de l’administration pénitentiaire. Aucun mémoire de proposition ne sera exigé.
Toutefois, une consultation des Directions Interrégionales (DI) sera organisée afin de garantir la fiabilité de la liste, notamment au regard de certaines situations administratives (reclassement médical, rupture conventionnelle, congé de longue durée, procédure disciplinaire, etc.)
Tout retrait éventuel devra être motivé par un rapport circonstancié. La liste définitive sera consultable par les organisations syndicales.
S’agissant de la Formation d’Adaptation à l’Emploi des agents promus, elle pourra intervenir après leur nomination. À ce stade, aucun calendrier n’a encore été défini.
Concernant la date d’effet de la liste d’aptitude, la DGAP, en accord avec le Secrétariat général, envisage une mise en œuvre au 1er septembre 2026.
►FO Justice a rappelé que la réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2026 et a demandé une cohérence des dispositions transitoires.
Sur ce point, notre organisation syndicale ne saurait accepter une autre date que celle qui a été négociée !
En conséquence, FO Justice conteste cette proposition et rejette la date avancée. Nous avons saisi le Secrétariat Général du ministère de la Justice et attendons désormais l’arbitrage définitif sur ce point déterminant.
La DGAP a reconnu la complexité juridique de la mise en œuvre de cette réforme, notamment pour les agents actuellement en détachement. Elle a indiqué que certains ajustements pourraient s’étaler sur plusieurs années.
Pour la Liste d’Aptitude des Adjoints Techniques hors DGAP, celle-ci reste conditionnée à la mobilité.
Les critères d’éligibilité sont disponibles dans les FAQ FO Justice et SG récemment publiées.
►Le nombre de promotions prévu pour nos collègues hors DGAP est de 25.
Enfin, la DGAP a confirmé la tenue, au premier semestre 2026, d’un Tableau d’Avancement (TA) permettant la promotion des Adjoints Techniques de 2ème classe vers la 1ère classe.
Un second TA est envisagé d’ici la fin de l’année.
Un communiqué spécifique sera diffusé dès finalisation de ces travaux.
FO Justice reste pleinement mobilisé et vigilant quant à la mise en œuvre effective et équitable de cette réforme.
Nous Continuerons à défendre les intérêt des Agents Techniques et à exiger TRANSPARENCE, ÉQUITÉ et respect du calendrier annoncé !
Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Paris
3 Avenue de la Division Leclerc 94260 Fresnes
Objet: Alerte sur la dégradation critique des conditions de travail des CPIP et sur les risques psychosociaux au sein des SPIP de la DISP de Paris
Monsieur le Directeur Interrégional,
Nous commencerons cette lettre ouverte en vous remerciant de la tenue d’une bilatérale le 02 avril avec les représentants des corps des personnels de surveillance, des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation et des personnels administratifs de FO Justice et vous souhaitons une bonne installation.
Nous retenons que vous êtes désireux de poursuivre un dialogue social constructif avec notre organisation syndicale.
La filière insertion et probation de FO Justice pour la DISP de PARIS tient d’ores et déjà à attirer votre attention sur les problèmes rencontrés par nos collègues CPIP et la liste n’est pas exhaustive.
Lors de la formation spécialisée du CSA SPIP du 31 mars dernier, l’ordre du jour portait notamment sur le
PAPRIPACT. Ce document, véritable « plan d’attaque » annuel, a pour mission théorique de protéger la santé physique et mentale des personnels pénitentiaires.
Pourtant, le constat de terrain est alarmant : si les violences subies par nos collègues sont traditionnellement projetées comme venant de l’extérieur, nous affirmons aujourd’hui que le danger vient désormais de l’intérieur.
En effet, les Risques Psychosociaux (RPS) ont atteint leur apogée. L’explosion du nombre de personnes suivies (PPSMJ) par CPIP, conjuguée à la multiplication des tâches transversales et des référencements thématiques, créent une charge de travail insoutenable. Les CPIP sont également très impactés par le surencombrement carcéral :
SPIP 95 MF (MAVO & SAS) :
La situation au CPOP est critique. Avec (au 09/03/26) un taux d’occupation de 199,30 % et 90 matelas au sol, la réalité humaine est sacrifiée.
• Le nombre d’agents présents ne suffit plus pour effectuer un travail de qualité.
• Pour quelle conséquence : avec 4 CAP par semaine, le CPIP ne fait plus de la réinsertion, il fait de « l’abattage ». Le sentiment de perte de sens et le risque de burn-out sont omniprésents.
Il règne un climat d’insécurité
Le manque d’effectifs chez nos collègues surveillants impacte directement les CPIP (difficultés d’accès aux détenus).
À cela s’ajoute souvent l’indécence de locaux vétustes et insécurisés, exacerbant les tensions avec les personnes détenues reçues. De plus, l’actualité récente (agressions, gardes à vue de collègues) finit de cristalliser un sentiment d’insécurité profonde.
SPIP 91, 75, 93 & 77
• Essonne (Fleury-Mérogis) : des charges dépassant les 120 dossiers sans aucune ouverture de poste à la mobilité. Les agents pallient même les carences du greffe et du secrétariat.
• Paris (MO) : un sous-effectif chronique avec des prises en charge dépassant les 100 mesures.
• Seine-Saint-Denis : un “ras-le-bol” généralisé suite aux mises en cause juridiques injustifiées de collègues CPIP. La question de la démission ou de la reconversion n’est plus taboue, elle est devenue la norme.
• CD Melun : des collègues usés, contraints de se former sur leur temps personnel par manque de temps et de ressources proposées par l’administration alors même que cet établissement est fléché AICS et accueille plus de 86% de ce type de profil.
• CP Réau : problème à l’UAT : il faut actuellement un an d’attente pour partir en centre de détention. Les aménagements de peine, les permissions de sortie s’organisent en partance de l’UAT qui n’a normalement pas cette vocation
Cette pression constante génère des situations inacceptables, voir des accidents et pourtant trop souvent, l’administration refuse l’imputabilité au service lors d’accidents de travail (CITIS), « motivant » laconiquement une « maladresse de l’intéressé ».
Comment parler de maladresse quand un agent, gérant 120 dossiers, doit courir en coursives et escaliers pour remplir sa mission de lutte contre la récidive ? Qualifier de « maladroit » un agent qui continue de servir malgré une blessure pour ne pas fragiliser son service est une insulte à son dévouement.
Aujourd’hui, les services tiennent « à bout de bras » grâce aux sacrifices personnels des agents (ici, on rogne sur les congés pour s’en sortir, là on travaille au-delà du volume horaire qui ne sera ni payé ni récupérable). La gestion actuelle des risques est, de fait, hasardeuse et ne respecte plus les droits fondamentaux des personnels.
Nous vous demandons de prendre la pleine mesure de cette souffrance. Notre organisation syndicale poursuivra
effectivement un véritable travail collaboratif pour restaurer des conditions de travail dignes et préserver l’attractivité d’un métier dont la noblesse est étouffée par une gestion purement comptable.
Le temps de l’alerte est passé Monsieur le directeur, celui de l’action est impératif.