Le Journal des Greffes : Mai 2026
Le mardi 2 juin, L’UISP FO JUSTICE alertait officiellement l’administration sur les rythmes de travail imposés aux agents des PREJ d’Occitanie, leurs conséquences sur la sécurité des personnels ainsi que sur l’équilibre de leur vie familiale.
Force est de constater qu’une nouvelle fois, cette alerte n’a trouvé aucun écho auprès de l’encadrement de l’ARPEJ.
Trois jours plus tard, le vendredi 5 juin, les faits sont venus malheureusement confirmer nos inquiétudes. À l’occasion d’un procès lié à un important trafic de stupéfiants devant le Tribunal Judiciaire de Cahors, plusieurs équipes PREJ ont été mobilisées : les ESR de BEZIERS, les PREJ DE NIMES, MURET et ALBI ainsi que les ELSP de RODEZ.
Compte tenu de la nature de cette audience, impliquant huit mis en cause dont cinq détenus, il était parfaitement prévisible que les débats se prolongent bien au-delà des six heures initialement annoncées.
Pour les agents du PREJ de Muret, la journée débute à 5h30 afin d’assurer une présentation à 8h30 au TJ de Cahors. Le délibéré n’interviendra finalement qu’à 23h30.
Malgré cette amplitude exceptionnelle, les agents se voient imposer le retour des détenus vers leurs établissements d’origine. Ainsi, après près de 19 heures de service, nos collègues ont dû reprendre la route vers TARBES et CARCASSONNE au lieu d’un retour à SEYSSES et MONTAUBAN (Où les détenus étaient passagers), à VILLENEUVE LES MAGUELONNE (pour ESR BEZIERS, ainsi que PREJ de NÎMES) et des retours à RODEZ et ALBI.
Tout cela au détriment de leur propre sécurité et de celle des usagers de la route.
Pour les agents du PREJ de Muret, la mission ne prendra fin qu’aux alentours de 5 heures du matin le lendemain, soit près de 24 heures consécutives de mobilisation.
Cette situation soulève plusieurs interrogations légitimes :
Pourquoi avoir maintenu à tout prix des retours vers les établissements d’origine (REI) dans un tel contexte ? Quel était l’enjeu procédural ou sécuritaire majeur justifiant une telle décision ? Est-ce par excès de zèle ?
Est-ce parce qu’ils avaient le weekend pour se reposer en suivant ?
Les risques encourus par les personnels ont-ils seulement été évalués ?
La sécurité des agents est-elle devenue une variable d’ajustement ?
À l’heure où L’UISP FO JUSTICE alerte régulièrement sur la dégradation des conditions de travail dans les PREJ ;
À l’heure où la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire affirme faire de la prévention des risques psychosociaux une priorité ;
À l’heure où chacun reconnaît les contraintes opérationnelles croissantes qui pèsent sur les équipes ;
Comment justifier que des agents soient exposés à de tels niveaux de fatigue sans qu’aucune mesure d’anticipation ou d’adaptation ne soit mise en œuvre ?
L’UISP FO JUSTICE refuse que l’engagement exemplaire des personnels serve de prétexte à l’acceptation de pratiques managériales toujours plus éloignées des réalités du terrain.
Nos collègues ne sont ni des variables d’ajustement, ni des ressources inépuisables.
L’UISP FO JUSTICE continuera de défendre sans relâche la sécurité, la santé et la dignité des agents. Nous resterons particulièrement vigilants quant aux suites qui seront données à cet événement et n’hésiterons pas à porter plus haut encore les dérives constatées au sein de l’ARPEJ.
Parce que derrière chaque mission,
il y a des femmes et des hommes qui méritent considération,
Respect et protection.

Depuis trop longtemps, les personnels de la Maison d’Arrêt de Bar-le-Duc subissent la loi d’un détenu particulièrement dangereux et violent. Le détenu D. fait régner la terreur au sein de notre établissement, et la coupe est pleine !
Récidiviste de la violence, ce profil n’a plus rien à faire chez nous. Son “palmarès” récent parle d’lui-même :
Agression physique : Un officier poussé et violenté.
Une note de gestion temporaire… mais intenable !
FO Justice tient à remercier la direction pour la mise en place de la note de gestion spécifique pour le détenu D. C’est une reconnaissance du danger. Cependant, soyons lucides : cette gestion est totalement ingérable sur le long terme (30 jours).
On ne peut pas demander aux agents de jouer leur intégrité physique à la roulette russe quotidiennement pendant un mois !
Nos revendications sont claires :
NOUS DEMANDONS SON TRANSFERT IMMÉDIAT ET SANS DÉLAI !
ULTIMATUM : LES PERSONNELS SONT À BOUT !
Officiers, gradés, surveillants… C’est le RAS-LE-BOL TOTAL ! Nous ne viendrons plus travailler la peur au ventre.
FO Justice prend ses responsabilités :
Si le détenu D. n’a pas quitté l’établissement d’ici le début de la semaine prochaine, le syndicat appellera l’ensemble des personnels à durcir le ton.
Nous pensons fortement et légitimement à un BLOCAGE TOTAL de l’établissement.
Ce vendredi 5 juin 2026, lors de la distribution du repas au bâtiment D3 vers 13h20, l’une de nos collègues a été victime d’une agression physique de la part d’une personne détenue.
Mécontente de la portion de frite qui lui a été servie, le détenu a d’abord jeté son plateau au sol avant de tenter de sortir de sa cellule.
Face au refus légitime de notre collègue, il lui a alors délibérément porté un coup de poing au niveau du menton.
L’alarme a immédiatement été déclenchée et l’intervention rapide des personnels a permis de maîtriser la situation.
Mais derrière ce compte-rendu d’incident se cache une réalité que nous connaissons trop bien :
Des agents qui, chaque jour, exercent leur mission dans un climat de tension permanent, avec le risque constant de subir insultes, menaces ou violences.
Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien à notre collègue agressé.
Aucun agent ne devrait avoir à craindre pour son intégrité physique simplement parce qu’il accomplit son travail.Cette nouvelle agression rappelle une fois encore que les personnels pénitentiaires sont en première ligne, souvent au prix de leur propre sécurité.
La banalisation de ces actes est inacceptable.
Force Ouvrière Justice demande que toutes les suites disciplinaires et pénales soient engagées à l’encontre de l’auteure des faits et que notre collègue bénéficie de l’accompagnement nécessaire.
Nous saluons également le professionnalisme et la réactivité des agents intervenus lors de cet incident.
Les personnels pénitentiaires méritent le respect. Ils méritent surtout de pouvoir travailler en sécurité.
Force Ouvrière Justice ne laissera jamais passer ces violences sous silence.
“Quand un agent est agressé, C’est toute l’institution qui est attaquée.”
Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient le collègue et l’incite à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.
Le bureau local Force Ouvrière Justice restera attentif aux sanctions prononcées à l’encontre des agresseurs des personnels, dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
Des Téléphones portables, stupéfiants, repérages des mouvements… Depuis plusieurs jours, les drones sont devenus une véritable menace pour la sécurité de notre établissement.
Malgré les alertes répétées des personnels et de FO Justice du CP CAEN IFS, le phénomène continue de prendre de l’ampleur et les découvertes se multiplient.
Les récents événements survenus à proximité de la MAH2 illustrent parfaitement cette problématique…
Alors que des dégradations ont été constatées avec une fenêtre démontée et retirée, quelques jours plus tard, lors d’une fouille, les agents découvraient plusieurs téléphones portables équipés de cartes SIM ainsi que des produits stupéfiants dans cette même cellule.
Pour FO Justice, il ne s’agit plus de faits isolés mais bien d’un phénomène installé qui menace directement la sécurité des établissements, des personnels et de l’ensemble des personnes qui y sont affectées.
Et pendant ce temps, les agents continuent de travailler dans des conditions toujours plus compliquées, souvent avec des effectifs réduits et des moyens insuffisants face à une menace qui évolue constamment avec des détenus, qui paraissent désormais peu préoccupés par les éventuelles sanctions encourues.
FO justice du CP CAEN IFS refuse de voir les personnels subir encore et encore les conséquences de ces trafics organisés.
Il est temps de passer des discours aux actes et de donner aux établissements les moyens de lutter efficacement contre ce fléau.
FO justice du CP CAEN IFS restera mobilisée pour défendre la sécurité des agents et exiger des réponses à la hauteur des enjeux.