Depuis plusieurs semaines, les agents affectés au Quartier de Prise en Charge de la Radicalisation observent les évolutions du bâtiment dans un silence administratif assourdissant. Si aucune annonce officielle n’a encore été formulée, le constat est sans appel : l’avenir du dispositif semble s’orienter vers une fermeture ou une mutation profonde. Face à ce manque de visibilité, les collègues ne réclament aucun privilège, mais exigent trois principes fondamentaux : clarté, anticipation et respect.
L’excellence d’un savoir-faire spécifique est-elle passée de mode ?
Il convient de rappeler que le QPR n’est pas un secteur ordinaire. Conçu pour neutraliser la capacité de nuisance et de prosélytisme tout en favorisant la désescalade de la violence, ce quartier repose sur une mission de haute technicité.
Pendant des années, les agents y ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire, adaptant leurs pratiques à des profils particulièrement sensibles. Cette mission exige une stabilité, une cohésion d’équipe et une rigueur sécuritaire renforcée que les personnels ont su incarner au quotidien.
Monsieur le Directeur, l’absence de cap ne va pas avec le principe de surveillant-acteur !
Aujourd’hui, l’inquiétude grandit et les questions demeurent sans réponse :
- Quel est l’avenir structurel du bâtiment ? S’oriente-t-on vers une Maison Centrale ou un fonctionnement en gestion individualisée ?
- Quel impact sur l’organisation du travail ? Les brigades actuelles seront-elles maintenues ? Quelles seront les futures modalités horaires et les garanties de stabilité des plannings ?
- Quelle reconnaissance pour les compétences acquises ? L’expertise développée par les agents dans ce milieu exigeant sera-t-elle valorisée ou simplement ignorée par l’administration ?
Le bureau local Forces Ouvrières considère comme inadmissible une information transmise uniquement par bruit de couloir. Nous estimons que le personnel a le droit d’être associé aux réflexions qui engagent son avenir professionnel.
FO JUSTICE continuera de porter avec force les revendications suivantes :
- Le maintien de la stabilité des brigades et des conditions de travail décentes.
- La reconnaissance concrète de l’expérience humaine et technique acquise au QPR.
- Une transparence totale et immédiate de la part de l’administration.
Le temps des suppositions doit désormais cesser. Les collègues attendent, et méritent, des réponses concrètes.