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Prison de Saint-Maur : Quand la Détention Devient Intenable

Hier vers 16 h 30 une intervention particulièrement violente et musclée s’est déroulée au bâtiment A de la Maison centrale de Saint-Maur afin de procéder au placement d’un détenu au quartier disciplinaire.

À l’issue de cette intervention, nous déplorons la blessure d’un agent, victime d’une entorse au poignet et d’une entorse au genou, entraînant une incapacité temporaire de travail (ITT) de cinq jours.

FO Justice alerte depuis de nombreux mois sur la présence de certains profils de détenus arrivés en bout de cycle de gestion au sein de notre établissement. Une nouvelle fois, les faits nous donnent malheureusement raison. Nous avons évité un drame dont les conséquences auraient pu être bien plus graves.

Nous demandons le transfert immédiat de ce détenu, dont la gestion n’est désormais plus compatible avec le maintien de la sécurité et de la sérénité au sein de l’établissement.

Par ailleurs, nous dénonçons une nouvelle fois l’accumulation de détenus affectés à la Maison centrale de Saint-Maur sous le régime des mesures d’ordre et de sécurité. Ce regroupement de profils particulièrement complexes crée une situation explosive, tant pour les personnels que pour le fonctionnement de l’établissement.

Au quartier disciplinaire comme dans l’ensemble de la détention, les équipes arrivent à

saturation. Les difficultés quotidiennes rencontrées par les agents démontrent l’urgence d’une réflexion sérieuse sur la répartition de ces détenus au niveau national.

La mutinerie survenue récemment constituait déjà un signal d’alerte fort. Aujourd’hui, les événements qui se succèdent confirment nos inquiétudes et montrent que les réponses apportées jusqu’à présent sont insuffisantes et inacceptables.

FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue blessé et l’accompagnera dans l’ensemble de ses démarches. Nous lui souhaitons un prompt et complet rétablissement.

Nous tenons également à saluer le professionnalisme, le sang-froid et l’engagement des gradés et des agents de la brigade QI/QD intervenants, qui exercent leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles face à des profils de détenus particulièrement compliqués à gérer.

FO Justice exige des mesures immédiates avant qu’un drame irréversible ne survienne.

LA SÉCURITÉ DES AGENTS N’EST PAS NÉGOCIABLE….

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Prison de Condé-sur-Sarthe : QPR – Les Surveillants Acteurs en Mal de Scénario ! Ce Suspens Insupportable Doit Prendre Fin !

Depuis plusieurs semaines, les agents affectés au Quartier de Prise en Charge de la Radicalisation observent les évolutions du bâtiment dans un silence administratif assourdissant. Si aucune annonce officielle n’a encore été formulée, le constat est sans appel : l’avenir du dispositif semble s’orienter vers une fermeture ou une mutation profonde. Face à ce manque de visibilité, les collègues ne réclament aucun privilège, mais exigent trois principes fondamentaux : clarté, anticipation et respect.

L’excellence d’un savoir-faire spécifique est-elle passée de mode ?

Il convient de rappeler que le QPR n’est pas un secteur ordinaire. Conçu pour neutraliser la capacité de nuisance et de prosélytisme tout en favorisant la désescalade de la violence, ce quartier repose sur une mission de haute technicité.

Pendant des années, les agents y ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire, adaptant leurs pratiques à des profils particulièrement sensibles. Cette mission exige une stabilité, une cohésion d’équipe et une rigueur sécuritaire renforcée que les personnels ont su incarner au quotidien.

Monsieur le Directeur, l’absence de cap ne va pas avec le principe de surveillant-acteur !

Aujourd’hui, l’inquiétude grandit et les questions demeurent sans réponse :

  • Quel est l’avenir structurel du bâtiment ? S’oriente-t-on vers une Maison Centrale ou un fonctionnement en gestion individualisée ?
  • Quel impact sur l’organisation du travail ? Les brigades actuelles seront-elles maintenues ? Quelles seront les futures modalités horaires et les garanties de stabilité des plannings ?
  • Quelle reconnaissance pour les compétences acquises ? L’expertise développée par les agents dans ce milieu exigeant sera-t-elle valorisée ou simplement ignorée par l’administration ?

Le bureau local Forces Ouvrières considère comme inadmissible une information transmise uniquement par bruit de couloir. Nous estimons que le personnel a le droit d’être associé aux réflexions qui engagent son avenir professionnel.

FO JUSTICE continuera de porter avec force les revendications suivantes :

  • Le maintien de la stabilité des brigades et des conditions de travail décentes.
  • La reconnaissance concrète de l’expérience humaine et technique acquise au QPR.
  • Une transparence totale et immédiate de la part de l’administration.

Le temps des suppositions doit désormais cesser. Les collègues attendent, et méritent, des réponses concrètes.

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Prison de Lutterbach : Une Agression de Plus – La Pression est Maximale !

Aujourd’hui le 04 juin 2026, un agent a été agrippé par un détenu qui voulait absolument sortir de sa cellule pour afin de manifester son mécontentement.

Le surveillant est parvenu à se dégager de son agresseur en l’amenant au sol pour le maitriser. L’individu qui tenait fermement le bras de notre collègue lui a infligé plusieurs blessures. L’intervention rapide des autres personnels a permis de mettre fin à l’incident rapidement.

Notre établissement confronté à une surpopulation carcérale importante, est malheureusement en proie à de nombreuses tensions : bagarres fréquentes entre détenus, changements de cellules incessants pour tenter de gérer une détention sous haute tension, agressions sur les agents.

Le manque de personnels de surveillance ainsi que la charge de travail croissante liée à la surpopulation pénale, épuisent les forces en présences.

FO Justice demande que les magistrats prennent pleinement en compte cette surpopulation pénale qui risque de faire exploser notre établissement.

FO Justice tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation actuelle de notre établissement.

FO Justice félicite l’ensemble des personnels qui sont intervenus et souhaite un prompt rétablissement à notre collègue blessé.

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Prison de Beziers : Une Nouvelle Agression et une Réalité Masquée !

Ce matin, au CD1, un nouvel incident grave est venu rappeler, une fois de plus, la dangerosité du quotidien des personnels.

Un agent a été violemment entraîné à l’intérieur d’une cellule par un détenu particulièrement agressif, tenant des propos haineux et menaçants, affirmant notamment sa volonté de s’en prendre physiquement à un personnel.

Grâce à son professionnalisme et à l’intervention rapide des collègues, la situation a pu être maîtrisée.

Le bilan reste néanmoins préoccupant : notre collègue est blessé au niveau de la main. Malgré cela, et comme trop souvent, il a poursuivi son service.

FO Justice CP Béziers tient à lui apporter tout son soutien et lui souhaite un prompt rétablissement.

Cet événement intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu, et soulève une incompréhension majeure chez les personnels.

En effet, à l’occasion de la venue ministérielle prévue cet après-midi, de nombreuses décisions ont été prises visant à modifier profondément le fonctionnement habituel de l’établissement. Suppressions de mouvements, absence de parloirs, arrêt des activités sportives et socio-culturelles, suspension du travail des auxiliaires (cantine, buanderie), adaptation des horaires en cuisine, limitation des accès au parloir avocat…

Autant de mesures qui, si elles peuvent répondre à une logique d’organisation ponctuelle, ont pour conséquence directe de masquer la réalité du terrain.

Les agents s’interrogent légitimement : pourquoi montrer une détention vidée de son fonctionnement réel ?

Pourquoi gommer les difficultés quotidiennes que subissent les personnels ?

Pourquoi ne pas assumer, face aux plus hautes autorités, la réalité d’un établissement en tension permanente, confronté à une surpopulation, à des profils de plus en plus violents et à un manque criant d’effectifs ?

FO Justice CP Béziers dénonce cette situation. Les personnels n’ont pas besoin d’une vitrine. Ils ont besoin de reconnaissance, de moyens et de sécurité. La réalité du terrain doit être montrée telle qu’elle est, sans filtre.

FO Justice CP Béziers salue une nouvelle fois la réactivité et la solidarité des agents, qui, malgré des conditions de travail dégradées, continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et engagement.

Mais jusqu’à quand ?

Il est urgent que des réponses concrètes soient apportées.

La sécurité des personnels ne peut plus être une variable d’ajustement.

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Capitaines Pénitentiaires 2026 – Demande d’Ouverture de Nouveaux Concours – Lettre Ouverte au DGAP

Monsieur Pascal COURTADE

Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire

Ministère de la justice

Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire

13 Place Vendôme

75042 PARIS Cedex 01

Objet : Demande d’ouverture de nouveaux concours externe et interne pour le recrutement de capitaines pénitentiaires au titre de l’année 2026

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

Depuis des mois, FO Justice alerte la DGAP au sujet de l’impérieuse nécessité de pourvoir les vacances de postes du Corps de Commandement. En effet, le manque d’officiers dans les établissements et services est criant. Il rend l’exercice de leurs missions quotidiennes de plus en plus difficile au regard de conditions de travail dégradées, liées à ce déficit d’effectifs et à un niveau record de surpopulation carcérale.

Le 13 mai 2026 était publié au Journal officiel l’arrêté du 6 mai 2026 portant modification de l’arrêté du 13 janvier 2026 fixant le nombre de postes offerts, au titre de l’année 2026, aux concours externe et interne pour le recrutement de capitaines pénitentiaires. Son article 1er revalorisait de 21 postes le nombre total de places offertes :

  • Concours externe : de 40 à 55 postes
  • Concours interne : de 30 à 36 postes.

FO Justice, prenant acte de cet arrêté modificatif augmentant le nombre total de postes offerts, y voyait un premier signe de prise de conscience de la DGAP quant à la réalité du manque d’effectifs d’officiers sur le terrain.Cependant, sans remettre en cause la souveraineté du jury, il nous a été donné de constater que seuls 49 candidats sur les 55 postes ouverts au concours externe ont été admis, tandis que seuls 19 candidats ont été admis sur les 36 postes offerts au concours interne.

Ce sont ainsi 23 postes qui ne seront finalement pas pourvus, soit autant de renforts perdus pour les établissements et services.

Cette situation suscite une incompréhension d’autant plus forte que le nombre de candidats présents et déclarés admissibles permettait de pourvoir l’intégralité des postes ouverts. Une nouvelle fois, sans contester les prérogatives du jury, FO Justice s’interroge légitimement sur une décision qui prive les personnels et les services de ressources humaines pourtant budgétisées et particulièrement attendues sur le terrain.

L’incompréhension générale laisse désormais place à une colère grandissante dans les établissements et services, confrontés quotidiennement à une carence importante d’officiers qui demeure non résorbée et dont cette perte de postes ne fera qu’aggraver les conséquences.

Pour FO Justice, il est inacceptable de perdre des postes budgétisés alors même que les besoins sont identifiés, reconnus et persistants. Notre organisation réclame donc l’ouverture de nouveaux concours externe et interne au titre de l’année 2026 afin que ces postes puissent être pourvus et que les effectifs d’officiers soient renforcés à la hauteur des besoins et des enjeux.

FO Justice rappelle également à la DGAP que la prise en considération de l’amélioration des conditions de travail des officiers dans l’exercice de leurs missions n’est pas une option, mais une obligation.

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur général de l’administration pénitentiaire, l’expression de notre haute considération.

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Prison de Lutterbach : Une Direction qui Prend Soin de ses Personnels Agressés !

Ce samedi 30 mai 2026, une grave agression a eu lieu dans notre établissement, blessant gravement deux personnels et plus légèrement deux autres. Une prise en charge optimal individuelle a été mise en place avec un accompagnement des agents blessés, ce que nous avions déjà souligné lors de notre dernier tract.

FO Justice tient à signaler que notre direction ne s’est pas arrêtée là dans l’accompagnement de ses personnels. Notre Chef de détention s’est rendu au chevet de l’agent hospitalisé. Madame la Directrice est venue à plusieurs reprises aux appels du matin pour échanger avec tous les agents et a renoncé à la cérémonie d’installation de notre Directeur Générale de l’Administration pénitentiaire afin de privilégier sa présence auprès de ses personnels dans ces moments difficiles.

Hier, se tenait la comparution immédiate de l’individu mis en cause pour l’agression de nos collègues, qui ont tenu à être présents, avec beaucoup de courage pour faire face à leur agresseur, bénéficiant une nouvelle fois du soutien de Madame la directrice et de notre Chef de détention.

L’attitude de l’énergumène à l’audience n’a pas permis un jugement en comparution immédiate, la présidente de l’audience renvoyant l’affaire au mois de Juillet, tout en décernant, maladroitement, un mandat de dépôt au Centre Pénitentiaire de Lutterbach.

A son retour dans nos murs, la réactivité du Chef de détention ainsi que celle de la Direction ont permis d’organiser son départ pour un autre établissement de la DI immédiatement après sa comparution.

FO Justice remercie notre Direction pour sa présence et son soutien envers les personnels, ainsi que sa réactivité ayant permis ce transfert immédiat.

FO Justice remercie également l’ensemble des personnels, tous corps confondus, pour leurs marques d’affections et de solidarités envers les collègues.

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Prison de Rouen : Sécurisation de l’Établissement – Fouille au Quartier d’Isolement

Ce jeudi 4 juin 2026, une opération de fouille de l’ensemble des cellules du Quartier d’Isolement a été menée au sein de la Maison d’Arrêt de Rouen.

Résultat de cette opération : Un téléphone portable.

Si le bilan peut paraître limité, cette découverte démontre néanmoins une réalité : aucun secteur de l’établissement n’est totalement hermétique à l’introduction ou à la circulation d’objets prohibés.

Cette saisie rappelle l’importance de maintenir une vigilance permanente et de poursuivre les actions de contrôles réguliers, y compris dans les secteurs les plus sécurisés de la détention.

Le bureau local Fo justice réitère également sa demande d’installation d’un système anti-drone performant, indispensable pour lutter efficacement contre les projections et préserver durablement la sécurité de l’établissement.

Le bureau local Fo justice tient à saluer le professionnalisme et l’investissement des personnels ayant participé à cette opération. Chaque objet illicite retiré de la détention contribue directement à la sécurité de l’établissement, et de son personnel.

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Prison de Fleury-Mérogis : Flash-inFO – Lunette Connectée, une Découverte qui Ouvre les Yeux ?

Une nouvelle fois, les faits donnent raison à Force Ouvrière Justice.

Le 03 juin 2026, une paire de lunettes connectées a été découverte au sein du bâtiment D3. Cette découverte, loin d’être anodine, met en lumière les risques grandissants liés à l’introduction d’objets technologiques en détention.

Combien de temps notre administration va fermer les yeux ?

Derrière une simple paire de lunettes se cache un outil capable de filmer, enregistrer des conversations, communiquer discrètement et transmettre des informations sensibles.

Depuis plusieurs années, Force Ouvrière Justice alerte l’administration sur les dangers que représentent ces nouvelles technologies et sur la nécessité de renforcer les contrôles des personnes extérieures intervenant au sein de nos établissements. Cette découverte confirme malheureusement que nos alertes étaient fondées.

Des questions se posent aujourd’hui : que ce serait-il passé si cet objet n’avait pas été découvert ? Quelles sont les motivations du détenu ?

Les personnels pénitentiaires assurent quotidiennement leurs missions avec professionnalisme et vigilance. Ils ne peuvent pas être les seuls remparts face à des failles de sécurité qui pourraient être évitées.

Force Ouvrière Justice exige :

  • Le renforcement immédiat des contrôles des intervenants et prestataires extérieurs
  • L’application stricte des consignes relatives aux objets connectés
  • Une vigilance accrue de l’ensemble des acteurs intervenant en détention
  • Des moyens adaptés pour garantir la sécurité des personnels et des établissements
  • L’installation d’un scanner à ondes millimétriques afin de détecter efficacement les objets dissimulés.

Dans un contexte où la lutte contre les trafics et la protection des établissements demeurent des priorités absolues, il est inacceptable que de tels équipements puissent franchir les dispositifs de contrôle.

La sécurité ne doit pas attendre qu’un incident grave survienne pour être renforcée.

FO Justice restera mobilisée pour défendre les personnels, dénoncer les failles et exiger les moyens nécessaires à l’exercice de nos missions.

Anticiper aujourd’hui, c’est éviter de subir demain.

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PJJ : CEF de Laon : Un Management de Chèvre !

Cher(e)s collègues,

FO Justice PJJ rappelle qu’exercer ses missions au sein d’un Centre Éducatif Fermé ne devrait en aucun cas être synonyme d’épuisement professionnel ni de sacrifice de sa propre santé. Pourtant, au CEF de Laon, les agents subissent quotidiennement les dérives d’un management autoritaire.

Depuis de longs mois, l’équipe éducative est contrainte de pallier les défaillances institutionnelles au prix d’efforts surhumains :

  • Plannings bricolés et communiqués à la hâte
  • Rappels incessants sur les repos pour combler les absences
  • Isolements dangereux face à un collectif de mineurs conséquent
  • Absence criante de moyens éducatifs, particulièrement les week-ends.

Le paroxysme du dysfonctionnement est atteint lorsque les éducateurs, au mépris des règles sanitaires et de leur fiche de poste, sont sommés de se muer en cuisiniers de fortune.

À cette désorganisation chronique s’ajoute un management délétère, ponctué de jugements dénigrants. Entendre une direction affirmer qu’ « il n’y a pas de compétences dans l’équipe » est une insulte inadmissible. C’est mépriser profondément des professionnels qui, par leur seul engagement et leur courage, maintiennent l’établissement debout malgré le manque récurrent de moyens. Face à un tel naufrage, la question se pose légitimement :

Qui fait l’effort ici, et qui manque cruellement de compétences ?

Dans cette gestion de l’absurde, le ridicule côtoie l’irresponsabilité. En effet, la Direction territoriale et la direction de service s’obstinent à imposer la gestion d’un cheptel de chèvres et de moutons, contre l’avis unanime de l’équipe.

Le constat est alarmant : au-delà de la mise en danger des mineurs induite par la faiblesse des ressources humaines, l’équipe assiste, impuissante, à la disparition d’animaux et à l’incapacité d’assurer les soins animaliers élémentaires. Notre organisation syndicale dénonce une véritable maltraitance animale institutionnalisée.

Pendant que le terrain lance des alertes sur ses conditions de travail, la direction semble trop occupée à protéger ses cadres défaillants.

À force de ménager la Direction Territoriale Somme-Aisne plutôt que d’écouter les éducateurs, l’administration perd le sens des réalités. Il faut une sacrée dose de déconnexion pour s’offrir un tel confort sur le dos de la souffrance humaine et animale.

La Direction Territoriale, confortée par une Direction Interrégionale impuissante, choisit la politique du pire. Retranchée dans sa tour d’ivoire, la direction interrégionale oppose la loi du plus fort et refuse obstinément de reconnaître les torts et les dérives de ses subordonnés.

Le bilan de ce déni de réalité est sans appel :

  • Les alertes syndicales et professionnelles sont systématiquement minimisées
  • Les propositions concrètes du terrain sont balayées d’un revers de main
  • Les personnels en accident de service continuent d’être sollicités de manière éhontée
  • Les difficultés s’accumulent sans aucune réponse institutionnelle.

Faut-il qu’un drame survienne pour que l’administration sorte de sa léthargie ?

FO Justice PJJ Grand Nord dit STOP ! Une fois de plus, les agents de la PJJ subissent des conditions de travail inadmissibles. On leur demande d’être toujours plus forts, de faire front, mais on refuse de leur donner les moyens nécessaires pour travailler dignement.

L’établissement est maintenu à flot au détriment de la santé des personnels, de la qualité de la prise en charge et de la sécurité de tous. La suspension d’activité semble être l’objectif de la direction territoriale.

Le CEF de Laon n’est malheureusement pas un cas isolé, mais le symbole d’un modèle à la dérive qui s’alimente du sacrifice des professionnels et du mépris des alertes du terrain.

FO Justice PJJ Grand Nord n’acceptera jamais que le mépris devienne une méthode de gestion.

Nous exigeons un retour immédiat au respect des personnels, des cadres réglementaires et de la dignité professionnelle !

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