Publié le — Laisser un commentaire

DISP Marseille – PREJ Aix : Lettre Ouverte au DISP

Objet : Situation des agents d’escorte au Pôle de Rattachement des Extractions Judiciaires (PREJ) d’Aix-en-Provence

Monsieur le Directeur Interrégional,

Les militants FO Justice du PREJ d’Aix-en-Provence, souhaitent vous informer de la présence du bureau FO Justice sur la base PREJ/Equipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS) d’Aix-en- Provence.

Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation actuelle des agents d’escorte judiciaire (EJ) du PREJ. Depuis plusieurs mois, certains se sentent poussés à optimiser leurs missions d’escorte pour réduire le taux d’impossibilité de faire (IDF), ce qui a entraîné une forte pression sur les agents et une dégradation de leur moral et de leur état de fatigue.

Cette situation est devenue insoutenable pour nos collègues sur le terrain. Ils font face à des conditions de travail difficiles, qui mettent en danger leur santé physique et psychologique. Nous sommes convaincus que cela a également un impact négatif sur leur capacité à remplir leurs missions de manière efficace et sécurisée.

Voici un échantillon de la réalité que nous observons sur le terrain en ce moment :

I. Mission de « BlaBlaCar » : Une mission de transport de 13 détenus a été effectuée avec une escorte de seulement 5 agents, sans aucun 1er surveillant comme chef d’escorte, et avec un unique Véhicule de transport de détenus (VTD) ne pouvant transporter que 3 détenus. Cette situation a entraîné pas moins de 8 aller/retour entre Aix-en-Provence et Marseille pour finir la mission, ce qui est loin d’être optimal.

FO Justice demande que les missions de transport de détenus soient organisées de manière à garantir la sécurité des agents et des détenus, en respectant les normes réglementaires en vigueur.

II. Mission en sous-effectif : Des missions de présentation des détenus effectuées avec un effectif insuffisant. Par exemple, 3 détenus ont été présentés en même temps dans 3 chambres différentes pour seulement 4 agents. Les chefs d’escorte sont en permanence occupés à rendre des comptes auprès des autorités judiciaires, ce qui peut nuire à la sécurité des agents et des détenus.

FO Justice demande que les missions soient organisées avec un effectif suffisant pour garantir la sécurité de tous.

III. Mission nocturne : Les conditions de travail des agents, lors des missions nocturnes, peuvent être particulièrement difficiles. Des missions ont été effectuées avec plus de 20 heures de service consécutives dans des conditions indignes et non réglementaires, à l’instar de ce qui s’est récemment passé à Nantes, Grenoble et Marseille.

Bien que certains aient reçu un simple mail de remerciement comme récompense, cela ne suffit pas à compenser les conditions de travail difficiles et le manque de reconnaissance.

FO Justice demande que les missions nocturnes soient organisées de manière à garantir le respect des normes réglementaires en vigueur et la sécurité des agents et des détenus.

IV. L’état actuel du parc automobile : Les véhicules de transport en commun sont souvent en panne, et les véhicules dans lesquels les agents doivent effectuer les missions sont dans un état de saleté inacceptable. Les agents n’ont aucun moyen pour nettoyer ces véhicules, ce qui crée une image négative de notre institution.

FO Justice demande davantage de moyens pour l’entretien du parc automobile.

V. Les missions des Premiers surveillants : ils sont actuellement affectés exclusivement aux missions de comparution immédiate (CI) et à quelques sorties très rares. Cette situation a un impact négatif sur leur moral, alors qu’ils ont reçu la même formation que les autres surveillants et qu’ils ont le droit d’effectuer l’ensemble des missions.

Au-delà de l’aspect moral, nous considérons que cette situation leur est préjudiciable. Les Premiers surveillants ont des compétences et des connaissances qui peuvent être mises à profit dans l’ensemble des missions. Leur intégration à l’ensemble des missions permettrait également de renforcer la polyvalence de l’équipe.

FO Justice demande que les Premiers surveillants soient intégrés à l’ensemble des missions, conformément à leur formation et à leurs compétences.

VI. Le remboursement des frais de repas : Les remboursements prennent de plus en plus de temps pour être validés et remboursés sur le logiciel Chorus DT. Alors que cela ne prenait que quelques jours, actuellement, le processus de remboursement prend plusieurs semaines.

FO Justice demande une amélioration de ce processus afin que les agents puissent être remboursés plus rapidement.

Les points évoqués ne sont que la partie émergée de l’iceberg des conditions de travail quotidiennes. Les agents sont fatigués et démoralisés par le manque de moyens et de reconnaissance dont ils disposent.

Nous sommes particulièrement inquiets de l’augmentation des missions au niveau des Equipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) dans les établissements, qui risque d’aggraver la situation du PREJ d’Aix-en-Provence dans les mois à venir. Les agents du PREJ, quels que soient leur grade et leur fonction, ne sont pas des robots et ne peuvent pas faire face à des exigences de travail toujours plus élevées sans conséquences sur leur santé physique et mentale.

Dans ce contexte, FO Justice considère qu’il est essentiel d’augmenter les réunions de travail avec l’Autorité de régulation et de programmation des extractions judiciaires (ARPEJ) pour discuter des conditions de travail des agents et trouver des solutions pour améliorer leur situation.

En effet, les agents du PREJ sont confrontés à des exigences de travail de plus en plus élevées, souvent au détriment de leur santé et de leur bien-être. Il est donc urgent d’adapter les moyens aux besoins réels des agents pour garantir leur sécurité et leur santé.

Enfin, FO Justice insiste sur la sécurité et le bien-être des agents qui ne doit jamais être sacrifiés au profit d’objectifs individuels ou institutionnels. Les militants FO justice du PREJ d’Aix-en-Provence ne cautionneront jamais une telle situation et continueront de défendre les droits et les intérêts des agents et de lutter pour des conditions de travail décentes.

Monsieur le Directeur Interregional, nous souhaitons rappeler que les agents EJ jouent un rôle essentiel dans le système pénitentiaire et méritent des conditions de travail décentes.

Monsieur le Directeur Interregional, nous espérons que vous prendrez en compte nos préoccupations et que des mesures concrètes seront rapidement mises en place pour améliorer la situation des agents sur la base PREJ.

Monsieur le Directeur Interregional, les militants FO justice du PREJ d’Aix-en-Provence restent à votre disposition pour discuter de ces questions en détail.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Fo Justice Guadeloupe : Communiqué aux Personnels !

Chers Collègues,

Depuis quelques jours, la colère gronde au sein du Centre Pénitentiaire de Fresnes. Une colère qui déborde, atteignant de nombreux Etablissements de l’Hexagone et d’ailleurs. Et pour cause : la stigmatisation de toute une communauté.

Ce qui a mis le feu aux poudres, ce sont les propos qu’aurait tenu le Directeur du CP de Fresnes dans un rapport écrit par l’inspection générale des services de la justice. Le journaliste affirme ce Directeur soutiendrait que « De plus, l’affectation en grand nombre de stagiaires ultramarins pose des difficultés d’isolement social ou à rebours de tentation communautaire et d’acculturation. Le risque de repli communautaire a été souligné par le CE (chef d’établissement), comme celui de corruption dans le face à face défavorable aux jeunes personnels avec celui des personnes détenues en terrain conquis du fait de leur ancrage délinquantiel et de leur solidité financière »

HONTE A CE DIRECTEUR, QUI N’EST QU’UN DETRACTEUR DE PLUS DE SON PERSONNEL

FO Justice Guadeloupe condamne fermement ce genre de propos discriminatoire envers la communauté ultramarine et demande à ce que ce Directeur soit sanctionné par notre haute autorité et qu’il fasse des excuses publiques. Nous, personnel de Guadeloupe, tous grades et corps confondus, qui avons travaillé dans les plus grandes prisons de l’Hexagone, nous nous sommes sentis visés aussi par les allégations du CE de Fresnes. Nous réfutons l’idée de nous assimiler à des trafiquants ou tous autres « déviants » des personnels de L’Administration Pénitentiaire.

Nous sommes fiers d’être personnel de l’Administration Pénitentiaire, et nous ne sommes surtout pas de moindre valeur qu’une autre communauté, si nous devions parler de Communautarisme.

Que cela plaise ou pas, nous ne formons qu’un : les bleus de l’AP.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Caen : C’est inquiétant !

Prison de Caen

Le 17 juin 2023 lors d’une ronde à 12H30, un agent a fait une inquiétante découverte. En effet, dans un colis qui avait été vraisemblablement projeté, un téléphone portable, une substance de couleur brunâtre et…

DES MUNITIONS

Voilà qui soulève bon nombre de questions. Depuis quelques temps nous constatons une agitation de plus en plus violente, des incivilités envers les agents et la multiplication des projections. Ça ne tend pas à l’accalmie avec un effectif continuellement croissant.

Il est temps de reprendre les rênes de notre détention et que les surveillants puissent effectuer leurs missions sans avoir la boule au ventre. Il est hors de question de laisser la détention se dégrader et être aux mains de la « VOYOUCRATIE ».

Le bureau Local FO EXIGE que soit programmée sans délai une fouille sectorielle sur l’établissement et qu’une brigade cynophile et les ERIS soient mis à contribution.

Le bureau Local FO s’interroge sur la sécurité des personnels et de l’établissement suite à ce genre de trouvaille qu’il ne faut pas prendre à la légère. Arrêtons de minimiser la gravité de cette découverte !!! Prochaine étape des armes ?

Le bureau Local FO félicite les collègues et attend une réaction rapide.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Poitiers-Vivonne : Encore une Agression !

Ce 22 juin, une détenue arrivée en MOS il y a 3 jours, fait déjà parler d’elle au CPPV !

Vers 13h, le premier surveillant de roulement intervient avec 3 surveillantes à la MAF après signalement du PCI (une fois de plus le PIC MAF a été découvert au détriment de la sécurité des agents de la MAF/CDF) : la personne détenue voulait mettre fin à ses jours et signalait la prise de tous les médicaments en sa possession.

A l’ouverture de la porte, elle était au milieu de la cellule sur une chaise en train de se stranguler avec un cordon.

Le gradé intervient, coupe le lien qui était autour de son cou. Elle s’était également coupée au niveau d’un bras.

Le placement de la personne détenue en CPROU est décidé.

Lors de la fouille règlementaire de la détenue par les surveillantes, cette dernière saute sur l’une des collègues et la griffe violemment au visage ! L’alarme est donnée par l’agent du PCI qui était resté focalisé sur les images vidéo.
La force strictement nécessaire sera utilisée pour mettre fin à cette lâche agression.

Le bilan est conséquent :

  • Une collègue blessée au visage
  • Une collègue blessée au genou

 

Grace au professionnalisme des agents présents à la MAF, aux collègues du Quartier Arrivants, du PCI et du gradé de roulement l’agression a pu être maitrisée rapidement.

FO Justice demande à la direction de prendre ses responsabilités et de remédier au manque d’encadrement pendant la pause méridienne, déjà dénoncé lors du passage du Garde des Sceaux au CPPV le mois dernier.

FO Justice exige une sanction disciplinaire exemplaire à l’encontre de cette personne détenue et son transfert à l’issue.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues.

FO Justice tient à féliciter les agents, le gardé et le capitaine du Quartier femmes.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Grasse : Quand l’appétit va tout va !

« Quand l’appétit va, tout va ! » Telle est l’une des devises d’Abraracourcix, le chef du village des irréductibles Gaulois. Telle pourrait être celle de la chef d’établissement de la MA Grasse… à la différence que les irréductibles sont des militants FO Justice et qu’ils ont bien du mal à faire allégeance à leur chef. Mais qu’importe, pour elle… « Quand l’appétit va tout va ».

Le 22 juin 2023 avait lieu le CSA de la MA Grasse. Le premier depuis la réforme des instances, le premier de l’année.

Il se tenait dans des conditions particulières puisque FO Justice, seule organisation représentée sur cette instance, avait refusé de siéger lors de la séance du 8 juin, pour dénoncer l’absence de dialogue et de respect des organisations syndicales.

Avec un tel message, nous étions en droit d’attendre un changement de posture de la part de la chef d’établissement. Nous l’espérions en tout cas, venant d’une personne qui revendique son attachement au respect du dialogue social.

En préambule, FO Justice demandait comment s’articulerait la journée et en particulier la pause méridienne. En effet, compte tenu de la densité de l’ordre du jour, il était évident que ce CSA nécessiterait une journée de travail complète, afin d’échanger sur les nombreux sujets dans des conditions apaisées.

Mais non… Madame la présidente indiquait que le CSA serait bouclé dans la matinée. C’est tout le temps qu’elle consentait à nous consacrer… largement suffisant selon elle.

Elle a donc entrepris d’expédier l’ordre du jour au pas de charge. Et plus le temps passait, plus les sujets étaient expédiés dans une approximation et un mépris qui allaient crescendo, jusqu’à nous affirmer qu’elle devait clôturer la séance, appelée à des obligations en lien avec la venue de la MCI.

ET EN EFFET, À 13:40 ELLE CLÔTURAIT LA SÉANCE
SANS MÊME AVOIR ÉPUISÉ L’ORDRE DU JOUR
AU MÉPRIS DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR
AU MÉPRIS OUVERTEMENT AFFICHÉ DES PERSONNELS.

 

On pourrait presque entendre que des obligations professionnelles puissent la contraindre à écourter la séance. La méthode est brutale et fort peu respectueuse, mais on pourrait presque y trouver un sens.

MAIS QUELLE NE FUT PAS NOTRE SURPRISE DE LA CROISER
UNE BONNE DEMI-HEURE PLUS TARD
TRANQUILLEMENT ATTABLÉE EN TERRASSE
À DÉGUSTER SON REPAS.

C’ÉTAIT DONC ÇA L’URGENCE MADAME ?
NOURRIR VOTRE ESTOMAC PLUTÔT QUE LE DIALOGUE SOCIAL ?

Si nous avions eu, nous aussi, le ventre plein, votre comportement nous aurait donné la gerbe… mais nous avons fait le choix de rester avec vos adjoints pour discuter (de manière curieusement apaisée), en marge du CSA, plutôt que nous jeter sur la gamelle.

Votre comportement est absolument abject. Vous méprisez le dialogue social, vous méprisez les organisations syndicales, vous méprisez les représentants FO Justice. Mais, pire que tout, vous méprisez l’ensemble de vos personnels !

SOYEZ CERTAIN QU’ILS SAURONT VOUS LE RENDRE…
LA DIGESTION RISQUE D’ÊTRE DIFFICILE !

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Basse-Terre : Entretien avec le Directeur

Chers collègues,

Le mardi 20 juin 2023, lors de la visite du Secrétaire local de FO Justice Bémao à la MA de Basse-Terre, nous avons eu un entretien avec la Direction. Le Directeur Adjoint et le Directeur par intérim.

Nous avons échangé et débattu sur différents sujets qui nous font grief, dont certains qui pourrissent la vie de la détention :

➡️ Les détenus avec des pathologies psychiatriques.

Nombreux sont les détenus qui ont une lourde pathologie psy. La gestion de ces derniers en détention est de plus en plus problématique. Ils sont associables et restent les premiers à agresser le personnel. La Direction reste d’accord avec nous sur le fait que l’’absence de structures adaptées, à l’instar de l’Hexagone, est un frein pour la bonne prise en charge de ces « détenus à problèmes ».

➡️ Le transfert des détenus condamnés à de longues peines.

La Maison d’arrêt de Basse-Terre compte un nombre très élevé de détenus condamnés à de longues peines. FO Justice MABT ne comprend pas comment ces derniers peuvent rester encore sur l’établissement. La Direction avance qu’il existe des quotas et que la DSPOM doit avant tout donner son aval.

➡️ Téléphone portable et DECT en dotation.

FO Justice MABT réclame, comme cela s’est fait sur le CP de Bémao, une ligne GSM pour chacun des Officiers de manière à ce qu’ils soient joignables en permanence. Nous savons tous les problèmes rencontrés avec les ICOM. De même la dotation en téléphone DECT pour l’ensemble des postes.

➡️ Box particulier et isolé au CHBT.

FO Justice MABT réclame encore une fois, la mise en place de box dédiés au CHBT lors des urgences médicales pour éviter d’exposer les agents, ainsi que pour les détenus de manière à préserver leur identité face à la population présente.

➡️ Transfert des détenus.

FO Justice MABT a demandé au Directeur si la reprise des transferts des détenus pouvait être effectuée par les agents volontaires de la MABT. Ce dernier n’est pas contre, mais doit être revu avec le CE en titre.

Entretien enrichissant, qui espérons sera entendu !

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

UISP Océan Indien : Total soutien

« De plus, l’affectation en grand nombre de stagiaires ultramarins pose des difficultés d’isolement social (…) Le risque de repli communautaire a été́ souligné par le Chef d’Établissement, comme celui de corruption dans le face à face défavorable aux jeunes personnels avec celui des personnes détenues en terrain conquis du fait de leur ancrage délinquantiel et de leur solidité́ financière »

. Bien qu’il s’en défende, il s’agirait là de propos tenus par le CE du Centre Pénitentiaire de Fresnes, et retranscrits dans un rapport dont on peut espérer qu’il soit rendu public. La paternité de telles assertions si elle était avérée aurait de quoi nous indigner !

Bien que les statistiques ethniques sont interdites en France, et que le sentiment de déclassement des fonctionnaires ultramarins est aussi nourri par ce type de contre- vérités, il convient de rappeler l’article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Nos territoires ont toujours été des viviers pour notre administration, et la diversité des origines confirme une des noblesses de la Fonction Publique d’État, celle de nous aider à faire société. Il n’y a aucune utilité commune à nourrir l’inconscient collectif de préjugés !

Nous l’affirmons, les fonctionnaires ultramarins ne sont pas plus corruptibles que les autres !

Nous resterons aussi dignes que résolus à obtenir la lumière sur cet épisode. Nul doute que notre désir d’égalité de traitement trouvera écho auprès de notre Ministère de tutelle et de celui du Ministère de l’Intérieur et des Outre-Mer !

FO Justice Réunion apporte son soutien indéfectible aux personnels du CP de FRESNES.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Villepinte : Réponse du bureau local FO à l’UFAP de Fleury et du SPIP 93

Chère secrétaire local UFAP CPIP, je me permets de vous répondre de la même façon que vous, avec un communiqué car vous avez donné une suite à la déclaration liminaire du bureau local Force Ouvrière justice.

Premièrement, nous tenons à vous féliciter de l’intérêt et de l’attention que vous portez à notre établissement en prenant le temps de répondre à une déclaration liminaire du bureau local Force Ouvrière Justice.

Nous sommes contents que l’un de nos tracts attire votre attention et vous fasse réagir de cette façon surtout quand il y a aucune attaque ciblée.

Deuxièmement, cette déclaration n’a pas pour but de semer la discorde entre les CPIP et les surveillants mais bien le contraire. Faire avancer les deux métiers qui sont complémentaires dans la gestion de nos détenus.

Notre organisation professionnelle est étonnée de cette polémique stérile que votre organisation essaye de construire voire manipuler.

Pour rappel et votre parfaite compréhension notre organisation professionnelle pose trois points suite à des remontées du terrain :

1- Nous demandons au CPIP de ne pas inscrire un détenu à deux activités en même temps pour le bon fonctionnement d’un bâtiment.

2- De ne pas aller chercher un détenu dans la cellule ou au multisport pour faire son activité donc si je reprends votre réponse ceci n’est pas dans vos missions.

Alors pourquoi ceci a été fait deux fois ???

Dans les deux situations cela met en porte-à-faux les surveillants d’étage et leur parole envers les détenus.

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice est du même avis que vous sur la difficulté du travail des CPIP et des surveillants et des conditions de travail avec le manque d’effectif chronique sur notre établissement.

En ma qualité de secrétaire local FO Justice, j’évite de pratiquer la masturbation intellectuelle à mes heures perdues et sortir les propos dans son contexte.

Réponse de la bergère au berger !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

PA : CSA AC du 21/06/2023 DECLARATION LIMINAIRE

Après la dernière journée de manifestation, FO justice rappelle sa position sur la réforme de retraite et demande toujours le retrait de l’âge butoir de 64 ans qui méconnait la dureté du travail et la situation de nombreux travailleurs. Il est à noter que cette réfome ne repose que sur les travailleurs.

FO justice s’étonne aussi du manque d’exemplarité des sénateurs, donneurs de leçons, qui soutiennent cette réforme mais se garde bien de toucher à leur régime spécial.

Enfin, l’Union Europénne, pourfendeuse du système social français et bien aidée en cela par nos politiciens, est entachée du scandale du régime de retraite complémentaire des parlementaires européens Elle est encore loin, là aussi, de montrer l’exemple alors qu’elle demande aux travailleurs français de supporter, outre une réforme de leur régime de retraite, le refinancement de ce régime complémentaire à hauteur au moins de 310 millions d’euros.

FO justice tient aussi à alerter l’administration sur les conditions de travail difficiles de certains de nos collègues. Nous sommes, en effet régulièrement consulté par des personnels en souffrance principalement du fait d’un management toxique entraînant parfois des difficultés entre agents. Le taux de rotation élevé en est un des marqueurs le plus éloquent. Que dire de l’attitude de certains professionnels, droit dans leur bottes qui appliquent les règles de gestion stricto sensus, sans aucune compassion pour les administrés. Cela concerne toutes les directions et services ainsi que toutes les catégories de personnel de l’administration centrale.

Par ailleurs, que dire de la politique salariale de la fonction publique et du ministère. Après les dernières annonces d’une augmentation du point d’indice de 1,5%, force est de constater que le compte n’y est pas ! Les augmentations successives dudit point n’ont pas compensé, loin s’en faut, le gel subi pendant une décennie. Il en est de même pour les 5 points d’indice promis qui n’empêchent pas que le pied de grille, non retouché, ne permettent toujours pas à un agent débutant d’être payé au moins au SMIC… L’Etat, qui impose la rémunération minimale pour les entreprises, ne montre pas l’exemple avec de telles grilles indiciaires. Nous restons toujours dans l’attente des modalités et dates de versements des primes évoquées.

Dans ce ministère, lors des diverses échanges, on nous parle d’attractivité mais celle-ci ne concerne que l’encadrement supérieur… rien pour les petites mains… pas besoin de les fidéliser. Il suffit de voir les CIA pour comprendre que les personnels de catégorie A sont les prinicipaux bénéficiaires le montant des CIA est d’ailleurs assez éloquent sur ce point et que les personnels de catégorie B et C en sont les oubliés d’autant que pour ces personnels, il est réparti entre tous les personnel. A croire que ces personnels sont inutiles pour qu’ils soient ainsi méprisés et pour rappel ils ne font pas l’aumone !