« Quand l’appétit va, tout va ! » Telle est l’une des devises d’Abraracourcix, le chef du village des irréductibles Gaulois. Telle pourrait être celle de la chef d’établissement de la MA Grasse… à la différence que les irréductibles sont des militants FO Justice et qu’ils ont bien du mal à faire allégeance à leur chef. Mais qu’importe, pour elle… « Quand l’appétit va tout va ».
Le 22 juin 2023 avait lieu le CSA de la MA Grasse. Le premier depuis la réforme des instances, le premier de l’année.
Il se tenait dans des conditions particulières puisque FO Justice, seule organisation représentée sur cette instance, avait refusé de siéger lors de la séance du 8 juin, pour dénoncer l’absence de dialogue et de respect des organisations syndicales.
Avec un tel message, nous étions en droit d’attendre un changement de posture de la part de la chef d’établissement. Nous l’espérions en tout cas, venant d’une personne qui revendique son attachement au respect du dialogue social.
En préambule, FO Justice demandait comment s’articulerait la journée et en particulier la pause méridienne. En effet, compte tenu de la densité de l’ordre du jour, il était évident que ce CSA nécessiterait une journée de travail complète, afin d’échanger sur les nombreux sujets dans des conditions apaisées.
Mais non… Madame la présidente indiquait que le CSA serait bouclé dans la matinée. C’est tout le temps qu’elle consentait à nous consacrer… largement suffisant selon elle.
Elle a donc entrepris d’expédier l’ordre du jour au pas de charge. Et plus le temps passait, plus les sujets étaient expédiés dans une approximation et un mépris qui allaient crescendo, jusqu’à nous affirmer qu’elle devait clôturer la séance, appelée à des obligations en lien avec la venue de la MCI.
ET EN EFFET, À 13:40 ELLE CLÔTURAIT LA SÉANCE
SANS MÊME AVOIR ÉPUISÉ L’ORDRE DU JOUR
AU MÉPRIS DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR
AU MÉPRIS OUVERTEMENT AFFICHÉ DES PERSONNELS.
On pourrait presque entendre que des obligations professionnelles puissent la contraindre à écourter la séance. La méthode est brutale et fort peu respectueuse, mais on pourrait presque y trouver un sens.
MAIS QUELLE NE FUT PAS NOTRE SURPRISE DE LA CROISER
UNE BONNE DEMI-HEURE PLUS TARD
TRANQUILLEMENT ATTABLÉE EN TERRASSE
À DÉGUSTER SON REPAS.
C’ÉTAIT DONC ÇA L’URGENCE MADAME ?
NOURRIR VOTRE ESTOMAC PLUTÔT QUE LE DIALOGUE SOCIAL ?
Si nous avions eu, nous aussi, le ventre plein, votre comportement nous aurait donné la gerbe… mais nous avons fait le choix de rester avec vos adjoints pour discuter (de manière curieusement apaisée), en marge du CSA, plutôt que nous jeter sur la gamelle.
Votre comportement est absolument abject. Vous méprisez le dialogue social, vous méprisez les organisations syndicales, vous méprisez les représentants FO Justice. Mais, pire que tout, vous méprisez l’ensemble de vos personnels !