Auteur/autrice : adminfojustice
Prison de Meaux : Alerte agression
Ce jour au Centre pénitentiaire de Meaux, un collègue a été victime d’une violente agression dès 7h20 au Centre de Détention Gauche.
C’est au deuxième étage de ce bâtiment que l’agression s’est produite.
Alors que notre collègue ouvre la porte de cellule du détenu B. après un bref échange, le détenu se montre virulent et marche d’un pas déterminé en direction du surveillant qui le repousse, en tentant de déclencher son alarme portative individuelle (API).
Mécontent, ce « casseur de bleus » est revenu à la charge violemment, en faisant chuter notre collègue, qui tentait en vain de le maîtriser. De nombreux coups de poings, lui ont été portés au niveau de la tête.
Un agent agressé, ce n’est pas un “incident” c’est un drame humain et professionnel.
Notre collègue n’est pas “un dommage collatéral”
Il est un professionnel agressé parce qu’il a fait son travail.
Nous lui apportons tout notre soutien ainsi qu’à l’ensemble des collègues qui sont intervenus.
Chaque agression, non suivie d’une réponse forte, est un signal envoyé aux prochains agresseurs, c’est pourquoi nous demandons :

Contacté, notre collègue et ami tient le coup, malgré la violence des faits.
Une plainte sera déposée contre l’auteur, de cette lâche agression e n espérant une issue pénale à l a hauteur des faits commis.
PJJ : Le STEMO de Toulon sous directives totalitaires !
► FO Justice PJJ SUD-EST tire la sonnette d’alarme : depuis plusieurs mois, un management toxique et autoritaire s’installe au STEMO de Toulon. Face à la gravité des faits, notre organisation syndicale alerte la Direction Interrégionale afin que des mesures fortes soient prises rapidement pour protéger les agents.
L’administration ne peut plus fermer les yeux sur les dérives de la Direction de Service. Le quotidien subi par les agents relève de la maltraitance.
► En outre, ces derniers doivent faire face à :
• Un flicage et un contrôle permanent : Tous les déplacements sont surveillés, les pauses méridiennes sont épiées, à cela s’ajoute une règle absurde digne d’un monastère à savoir l’interdiction formelle de discuter avec certains collègues ou d’évoquer sa vie privée. Une hérésie imposée également lors des temps de pause.
• Une ingérence constante et des propos inadmissibles : La direction de service se permet des intrusions abjectes dans la vie privée de certains agents et des remarques managériales sur fond de totalitarisme telles que « dans mon service ça doit être carré comme chez moi en Corée ».
• Des violences managériales et humiliations : La direction de service s’autorise de manière décomplexée des cris, des dénigrements systématiques et un acharnement verbal allant jusqu’à provoquer la sidération des équipes. Le dialogue est rompu.
• Un climat de terreur et des menaces déguisées : Les libertés individuelles sont piétinées pour instaurer un régime de peur et de représailles
Alors qu’elle interdit formellement aux agents de parler de leur vie, la directrice de service, dans une incohérence affligeante, communique et assume dans le service le fait d’avoir été recadrée par le passé suite à des blagues racisées qu’elle trouvait hilarantes.
La communication est unilatérale. Les agents jettent des bouteilles à la mer. Tous les signes, pourtant visibles, ne semblent pas interpeller cette direction. Nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
FO justice PJJ SUD-EST continue de dénoncer la dérive de certains cadres !
Au STEMO de Toulon, nous tenons à rappeler fermement à la direction de service que nous sommes dans un État de droit, pas dans une dictature et le respect des droits des agents n’est pas négociable.
► Eu égard aux nombreuses dérives et aux risques majeurs en termes santé et sécurité au travail, FO Justice PJJ SUD-EST exige de la Direction Interrégionale :
1. Le déclenchement immédiat d’une enquête administrative sur le STEMO de Toulon.
2. La fin immédiate de ces pratiques managériales destructrices.
3. Des mesures urgentes pour libérer la parole et garantir le retour à un climat de travail serein et respectueux pour tous les agents.
► FO Justice PJJ SUD EST alerte sur un risque imminent d’atteinte grave à la santé de plusieurs professionnels.
Face à l’arbitraire, FO Justice PJJ SUD-EST invite les professionnels du STEMO à rejoindre le mouvement de GRÈVE RÉGIONAL du 27 mai 2026 !
Prison de Lille-Sequedin : Opération réussie
Prison de Fleury-Mérogis : Déclaration liminaire Comité Social d’Administration (CSA) du 19 mai 2026
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,
Force Ouvrière Justice souhaite aujourd’hui rappeler une réalité que plus personne ne peut ignorer au CP de Fleury-Mérogis : la surpopulation carcérale est devenue une crise permanente.
Au-delà des chiffres, cette situation a désormais des conséquences directes sur le fonctionnement de l’établissement, sur la sécurité et surtout sur les personnels.
Force Ouvrière Justice fait le choix d’un discours clair, responsable et ancré dans le terrain. Notre priorité reste la défense des agents et de leurs conditions de travail.
Chaque semaine, les équipes doivent faire face à une charge de travail toujours plus lourde : multiplication des mouvements, hausse des incidents, tensions accrues entre personnes détenues, surcharge des quartiers et pression constante sur les services.
Les personnels travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles, avec une fatigue physique et psychologique qui s’installe durablement.
À moyens constants, chaque détenu supplémentaire entraîne davantage de fouilles, davantage d’extractions, davantage de consultations, davantage de tâches administratives et davantage d’interventions.
Cette situation use les agents. Les risques psychosociaux augmentent, les arrêts maladie se multiplient et beaucoup de collègues ont aujourd’hui le sentiment de travailler en permanence sous tension.
Force Ouvrière Justice refuse que cette situation devienne la norme.
Car la surpopulation carcérale ne dégrade pas seulement les conditions de travail : elle fragilise aussi la sécurité de l’établissement. Elle favorise les violences, les trafics, les conflits et réduit les capacités d’action des personnels.
Nous rappelons également qu’il n’est plus possible que l’administration pénitentiaire et ses agents supportent seuls les conséquences des politiques d’incarcération.
Chaque décision de placement en détention a des répercussions immédiates dans les établissements. Lorsque les capacités sont dépassées et que les personnels alertent depuis des mois, il est indispensable que cette réalité soit prise en compte.
Force Ouvrière Justice ne remet pas en cause l’autorité judiciaire, mais rappelle qu’aucune décision ne peut être déconnectée des conséquences qu’elle produit sur le terrain.
Nous souhaitons également attirer l’attention sur les services administratifs, et notamment le greffe, qui subit lui aussi de plein fouet cette surcharge.
Chaque arrivée supplémentaire signifie davantage d’écrous, de levées d’écrou, de procédures et de gestion administrative. Les personnels du greffe travaillent dans l’urgence permanente, avec une charge de travail qui augmente sans que les moyens suivent réellement.
Force Ouvrière Justice tient aussi à souligner le rôle essentiel de la PEP.La PEP constitue un maillon central du fonctionnement de l’établissement. Porte d’entrée du CP, elle joue un rôle majeur dans l’accueil, le contrôle, l’identification des situations sensibles et la transmission des informations utiles aux différents services.
Son rôle est indispensable au maintien de la sécurité et à la bonne coordination des prises en charge.
Mais là encore, l’augmentation constante des flux et des sollicitations met les équipes sous pression et complique l’exercice quotidien de leurs missions.
Force Ouvrière Justice rappelle qu’une organisation claire, des effectifs adaptés et des conditions de travail préservées ne sont pas un confort : ce sont des nécessités pour garantir la sécurité des personnels comme celle de l’établissement.
Nous demandons donc une véritable prise de conscience de la situation du CP de Fleury-Mérogis.
Nous demandons des moyens humains supplémentaires, une réflexion sérieuse sur les capacités réelles d’accueil et des réponses concrètes face à une saturation devenue structurelle.
Les personnels ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’un système à bout de souffle.
Force Ouvrière Justice continuera à défendre les agents, à porter leur parole et à rappeler que la sécurité des établissements passe avant tout par le respect et la protection de celles et ceux qui les font vivre au quotidien.
Prison de Fleury-Mérogis : Bâtiment D2, la couverture réseau serait apparemment excellente…
Ce 18 mai 2026, lors d’une fouille de cellule menée au 2ème étage du bâtiment D2, les agents ont une nouvelle fois démontré que lorsqu’ils fouillent, ils trouvent ……
Et cette fois-ci, la récolte mérite presque l’ouverture d’une boutique de téléphonie.
Les collègues ont fait une saisie plus que conséquente dans une cellule occupée par deux pensionnaires :
– 6 téléphones portables IPhone découverts en cellule. Oui, 6.
Avec tout un attirail :
-1 Clef Amazon 4G avec télécommande FIRE TV,
– 3 cartes SIM,
– 2 écouteurs,
– 2 adaptateurs
– 1 grinder bling weede
– 1 câble jack
– 1 adaptateur IPTV
– 5 câbles pour IPhone,
– et pour finir 12 grammes de stupéfiants
À ce niveau-là, on ne parle plus d’un téléphone clandestin mais d’un forfait famille.
Force Ouvrière Justice tient à saluer le professionnalisme et la vigilance des agents ayant procédé à cette fouille, car sans leur travail quotidien, certains secteurs de détention finiraient presque par bénéficier d’une meilleure couverture réseau que l’administration elle-même.
Cette découverte pose une nouvelle fois une question simple :
– Comment peut-on encore retrouver autant de matériels interdits dans certains secteurs sans déclencher une véritable réflexion sécuritaire globale ?
Car trouver 6 téléphones dans une cellule, ce n’est plus une découverte surprise. C’est une offre promotionnelle.
Force Ouvrière Justice rappelle que derrière chaque téléphone retrouvé se cachent :
– Des trafics,
– Des pressions,
– Des intimidations,
– Des projections,
Et parfois l’organisation de véritables réseaux depuis les cellules.
Mais heureusement, pendant que certains détenus pensent être chez un opérateur mobile, les personnels, eux, continuent de faire leur travail avec sérieux et efficacité.
Force Ouvrière Justice exige :
– Des fouilles régulières et approfondies ;
– Des moyens humains supplémentaires ;
– Du matériel de détection performant ;
Et une politique sécuritaire qui capte enfin la réalité du terrain.
Parce qu’au D2, le problème ne vient manifestement pas du manque de réseau.
Force Ouvrière Justice
Le syndicat qui capte encore très bien ce qu’il se passe sur le terrain.
Prison de Nouméa : Appel à la mobilisation !
Prison de Melun : Fouille XXL, une mobilisation massive, des résultats concrets !
PJJ : Préavis de grève “DIR Sud-Est”
Épuisement général, gestion aux abois, danger pour les agents et les jeunes : ÇA SUFFIT !
L’heure est d’une gravité sans précédent. Partout sur notre territoire, et particulièrement à l’UEHC de Martigues, l’équipe éducative est à bout de souffle, usée par un système à la dérive. Face au mépris institutionnel, à l’incompétence et aux pressions constantes, nous disons STOP.
► L’UEHC de Martigues coule À Martigues, le quotidien n’est plus de l’éducatif, c’est de la survie.
• Arrêts maladie en cascade : Conséquence directe du surmenage et d’un management destructeur. Depuis plusieurs mois l’équipe de l’UEHC de Martigues crie à l’aide concernant ses conditions de travail et son manque de considération quant aux décisions prises pour certains des jeunes : Demandes de mainlevée forcées ; Accueils imposés en week-end avec des stratégies territoriales très peu éthiques « prenez ce jeune et demandez la mainlevée lundi » ; Mise en danger de l’équipe et des jeunes faute de réaction et de décision des cadres, suite au vol d’un trousseau de clefs ; Déploiement des UJPE sans prise en compte des besoins de l’équipe, comme le remaniement structurel du pole hébergement. L’équipe se sent laissée pour compte et épuisée de se battre contre sa propre direction et administration.
• Un Responsable d’Unité dépassé : Laissé sans repère, incapable de guider les équipes, de prendre des décisions, et semble uniquement occuper un poste de missionné « pour la transition UJPE ».
• “Empilement” des jeunes : Le foyer est devenu une zone de stockage, sans aucune logique éducative ni projet cohérent. Défaut de surveillance faute de moyens ; Des passages à l’acte et des mises en danger sans réponse institutionnelle ; Une impossibilité de soigner les jeunes sans document de santé car refus d’avance de frais par l’administration ; Empilement des jeunes dans des chambres non conformes aux normes sécuritaires et suite à des travaux de rénovation bâclés. Manque de nourriture, les jeunes crient famine et personne ne les entend !
• Dysfonctionnements et désorganisation : Des fiches de postes dévoyées, des difficultés RH majeures laissées sans réponse, et une ambiance de travail devenue d’une lourdeur insupportable. Un foyer plein à craquer ; Chaque jeune fugueur est directement remplacé et chaque chambre inoccupée, même une nuit, doit être investie par un accueil relais … Voilà la politique de placement menée par la DT 13 ! Un budget cuisine inadapté au taux de présence des jeunes ; L’équipe éducative doit pallier des défaillances comme la gestion des repas les soirs, les tâches administratives relevant de l’AA, présente à mi-temps, les communications avec les MO et les magistrats sans réel soutien de la direction, tout cela devant des jeunes bien présents et demandeurs de plus d’attention et de surveillance.
Cette cascade de défaillances se répercute directement sur les jeunes bien que la DT 13 se targue d’être préoccupée par leur intérêt !
L’équipe éducative dit STOP à la maltraitance institutionnelle.
► Le scandale des cafards
La gestion de crise de la Direction Territoriale frôle l’aberration. Pour masquer l’urgence, les jeunes de Martigues ont été transférés dans des chambres de l’UEHC des Chutes-Lavie pourtant initialement fermées pour traitement contre les cafards !
Résultat prévisible : Propagation de l’infestation. Aujourd’hui, l’UEHC des Chutes-Lavie craque elle aussi sous le poids de cette gestion d’amateurs.
En effet, l’unité porte elle aussi depuis plusieurs mois son lot de défaillances : Présence d’un réseau de prostitution aux abords du foyer ; Des individus non-identifiés viennent récupérer des jeunes filles devant l’UEHC. Ces dernières ont été menacées et ont fait l’objet de mesures d’éloignement, devant l’impuissance de l’équipe éducative et le silence des autorités compétentes. Une impuissance aussi constatée face au placement depuis 18 mois d’un jeune garçon avec divers troubles d’ordre psychologique voire psychiatrique. L’équipe ne cesse d’alerter sur les multiples mises en danger de ce mineur … toujours sans solution ni soutien de l’administration.
Comme tous les hébergements du territoire des Bouches-du-Rhône, l’UEHC des Chutes-Lavie subit également des stratégies de placement dénuées d’éthique, avec des accueils relais initialement prévus pour 4 à 5 jours, et se retrouve en possession d’OPP de 6 mois à l’arrivée des mineurs sur la structure.
Sous prétexte de l’accueil inconditionnel et de l’adaptabilité, l’institution ne recule devant rien pour maltraiter ses agents !
► Les cadres fantômes !
Au QM de Luynes, l’équipe est en totale autonomie. Aucun cadre n’est présent depuis des mois. Cette situation laisse bien entendu place à des dérives, des chefs improvisés, des agressions entre agents, des maltraitances caractérisées sans que qui que ce soit ne prenne ses responsabilités.
► Management par la terreur et la censure
La Direction Territoriale (DT) des Bouches-du-Rhône s’illustre par une méthode managériale devenue sa marque de fabrique : la pression, l’agressivité et la communication inadaptée.
• Le cas de l’UEMO de La Joliette : Une cadre courageuse tire la sonnette d’alarme ? Au lieu d’être écoutée, elle est bannie et écartée par la DT… avant que l’histoire ne prouve, trop tard, qu’elle avait totalement raison.
C’est le règne de la punition pour quiconque ose dire la vérité.
Pour toutes ces raisons, FO Justice PJJ dépose Un PRÉAVIS DE GRÈVE à compter du mardi 26 mai 2026 à 7h
illimité sur l’ensemble du territoire de la DIR Sud-EST.
1. Le départ immédiat des cadres de la Direction Territoriale dont l’incompétence et l’agressivité détruisent la santé des agents.
2. Un plan d’urgence RH pour l’UEHC de Martigues : remplacement de tous les personnels arrêtés et respect strict des fiches de postes.
3. L’arrêt immédiat du surpeuplement et de l’accueil de jeunes sans projet éducatif structuré.
4. Une prise en charge sanitaire digne et professionnelle pour les jeunes (soins et nourriture adaptée) et les locaux (Martigues et Chutes-Lavie) pour éradiquer l’insalubrité.
5. La réhabilitation institutionnelle des personnels injustement sanctionnés ou écartés pour avoir alerté la hiérarchie.
Éducateurs, administratifs, adjoints techniques, cadres lucides : TOUS ENSEMBLE !!!
Nous invitons chaque agent qui se sent concerné ou victime de maltraitance à rejoindre le mouvement !
On ne peut plus soigner des jeunes si l’institution nous rend malades. La Direction Territoriale doit assumer sa responsabilité dans le naufrage actuel.