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Méfaits du PPCR : Vers une issue ?

Obje : Échanges relatifs à la prise en compte de l’année de stage dans le calcul de l’ancienneté

Monsieur le Secrétaire général,

L’administration a pris très au sérieux le courrier adressé par l’organisation syndicale FO Justice relatif aux conséquences de l’absence de prise en compte de l’année de stage dans le calcul de l’ancienneté de carrière de certains agents.

Les éléments soulevés dans ce courrier ont été examinés avec une attention particulière par la Direction générale de l’administration pénitentiaire. Consciente des conséquences que cette situation est susceptible d’emporter pour les agents concernés, l’administration entend mettre en œuvre les mesures nécessaires afin de les rétablir dans leurs droits dans les meilleurs délais.

Dans cette perspective, et afin de poursuivre les échanges en vue d’identifier une solution adaptée, l’administration propose l’organisation d’une réunion multilatérale au cours du mois de juin. Les modalités pratiques de cette réunion vous seront communiquées prochainement.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de ses salutations distinguées.

Lire le communiqué

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UEHC de Mont-de-Marsan : La situation n’est plus tenable !!!

L’UEHC de Mont-de-Marsan traverse une nouvelle fois une période très compliquée et intenable pour tous les agents de cette structure. Vu le contexte compliqué et explosif de l’UEHC, nous avions demandé une audience à la Direction Territoriale Aquitaine Sud le mardi 10 juin. Nous avions aussi relayé un courrier des agents mettant en exergue tous les dysfonctionnements qui perdurent et les conséquences qui en découlent mais aussi leurs souffrances au travail.

En effet le groupe de jeunes devient ingérable notamment par le comportement de quatre mineurs qui mettent à mal le groupe de pairs mais aussi toute l’équipe éducative.

Menaces au couteau, séquestration d’éducatrice dans une chambre, insultes, menaces, violences entre mineurs sont devenues le quotidien d’une structure qui n’est plus protectrice pour les mineurs accueillis.

L’équipe éducative n’a de cesse d’alerter sur cette situation sa direction de service qui reste apathique, sans réaction. Elle se sent seule face au manque de soutien institutionnel criant lors de situations extrêmement critiques. Des évènements graves (séquestrations, menaces, insultes…) sont survenus lors du week-end du 29 au 31 mai sans que l’astreinte de direction ne daigne répondre ni rappeler les collègues en souffrance.

Notre organisation syndicale n’a eu de cesse de rappeler depuis des années les problèmes récurrents qu’ont connu cette unité en termes de ressources humaines.

AUJOURD’HUI NOUS EN SOMMES À 13 ARRÊTS MALADIE !!!!

Et malgré tout la DT Aquitaine Sud ne nous rejoint pas lorsque nous demandons une cessation d’activité pour reposer le cadre institutionnel au sein de l’UEHC. Cela permettrait à l’équipe éducative de comprendre les évènements qu’elle vit depuis des années et d’essayer de trouver une solution à ces difficultés. Mais cet effort réflexif ne se fait pas avec la pression très lourde du quotidien d’un hébergement de plus en plus exigeant. Surtout que la création des UJPE en septembre rajoute une exigence à une équipe déjà fatiguée par tant d’épreuves.

La DIR SUD OUEST a toujours martelé : « un hébergement à la PJJ ça fonctionne coûte que coûte », malgré les conséquences pour les mineurs et tous les agents de ces structures !!!

La Direction Territoriale Aquitaine Sud se dit prête à recevoir les agents pour les entendre sur la situation.

Néanmoins nous ne pouvons pas rester silencieux et nous demandons à nouveau des prises de décisions rapides de notre administration quant aux demandes qu’a transmises l’équipe de l’UEHC de Mont-de-Marsan à sa direction territoriale.

L’absence de plus en plus fréquente de la directrice de service de l’UEHC soulève aussi des questions importantes surtout lorsque son équipe a un réel besoin de soutien.

Des cadres sont absents aussi durant les entretiens d’accueil, de synthèse mais aussi lorsqu’il y a des situations conflictuelles à résoudre.

L’appel à des intérimaires pour résoudre les problèmes RH interroge aussi en termes de continuité éducative, de cadre institutionnel, ceux-ci étant livrés à eux-mêmes face à un groupe de jeunes particulièrement compliqué à gérer.

Nous signalons aussi que la Direction Territoriale a essayé d’intervenir pour qu’un des mineurs les plus violents soit placé dans une autre structure. Néanmoins la magistrature s’est montrée inflexible et a même prolongé son placement au sein de l’UEHC allant à l’encontre de tous les signalements et notes d’incidents émis par l’équipe.

CETTE SITUATION N’EST PLUS POSSIBLE !!!

FO Justice PJJ sera toujours là pour tous les personnels et les équipes en souffrance.

N’hésitez pas à nous contacter.

Cessons de banaliser l’inacceptable afin de pouvoir être au mieux pour exercer nos missions !!!

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Prison de Saint-Denis : Concours d’Éloquence – Laxisme et Déconnexion !

Alors que les agents subissent quotidiennement le manque d’effectifs, la surcharge de travail et un climat d’insécurité grandissant, la direction locale organise la finale d’un « concours d’éloquence » mettant en scène des détenus aux profils particulièrement préoccupants.

Le comble de l’incohérence ? La direction a choisi d’inviter les familles de ces détenus et d’organiser, à l’issue de l’événement, un goûter convivial. Pour les personnels de terrain, ce choix managérial constitue une véritable provocation et envoie un signal désastreux au sein de l’établissement.

Une provocation intolérable

Indécent. Alors que l’actualité nationale rappelle chaque jour la gravité des violences sexuelles et des trafics de stupéfiants, l’administration fait le choix de mettre en avant de tels profils au sein de l’établissement.

Déconnecté des réalités. Ces activités à caractère récréatif devaient pourtant être écartées au regard des orientations ministérielles appelant à davantage de fermeté. Notre direction préfère s’en affranchir au profit d’une opération de communication déconnectée des préoccupations des agents.

Méprisant pour les personnels. Pendant que les agents luttent quotidiennement pour assurer la sécurité de l’établissement dans des conditions toujours plus difficiles, la direction mobilise du temps et des moyens pour offrir un moment festif à des détenus particulièrement sensibles.

Nos exigences

  • Le recentrage de l’administration sur ses missions prioritaires : la sécurité, l’ordre et le respect des personnels
  • Une prise en compte réelle des difficultés rencontrées quotidiennement par les agents sur le terrain.

Le bureau local FO Justice condamne avec la plus grande fermeté cette décision, qui témoigne d’un profond manque de considération envers les personnels. Aujourd’hui, les agents sont légitimement écœurés par cette perte de repères et cette déconnexion croissante de l’administration vis-à-vis des réalités du terrain.

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PJJ : Île-de-France – Outre-Mer

►CHALLENGE MICHELET 2026

QUAND L’ORGANISATION TRAHIT L’ESPRIT DU CHALLENGE

Respect. Solidarité. Cohésion. Dépassement de soi.

Depuis plusieurs années, le Challenge Michelet est présenté comme l’une des plus belles manifestations éducatives de la Protection judiciaire de la jeunesse. L’édition 2026, organisée par la Direction territoriale de la Marne, laissera malheureusement un tout autre souvenir aux jeunes et aux professionnels de la délégation Île-de-France Outre-mer.

►DES CONDITIONS D’ACCUEIL INDIGNES

Jusqu’à cinq jeunes par chambre, des sanitaires insuffisants, l’absence répétée de savon et de papier toilette, l’absence d’eau chaude après certaines journées d’épreuves, des régimes alimentaires non respectés, une restauration insuffisante obligeant les professionnels à compléter eux-mêmes ainsi que plus de deux heures de transport quotidien entre le lieu d’hébergement et les installations sportives : voilà le quotidien qu’ont connu les jeunes et les encadrants franciliens.

►UNE SEMAINE DE SOUPÇONS, DE PRESSIONS ET DE DEUX POIDS DEUX MESURES

Les débriefings quotidiens se sont transformés en espaces de pression visant régulièrement la délégation Île-de-France Outre-mer : accusations de non-respect du règlement, soupçons de tricherie, remises en cause de la composition des équipes, du professionnalisme, de la vigilance et des capacités d’encadrement des agents, mais aussi mises en cause relatives à des dégradations pourtant mineures et, pour certaines, liées à la vétusté des installations.

► Pour quel résultat ?

– Aucune irrégularité.

– Aucune faute.

– Aucune sanction.

À force d’exiger des autres le respect du cahier des charges, certains semblent avoir oublié de se l’appliquer à eux-mêmes. La DT Marne a pourtant veillé à héberger sa délégation à cinq minutes des sites sportifs.

DEUX POIDS, DEUX MESURES ?

►LE SILENCE COUPABLE DE L’ADMINISTRATION CENTRALE

Présent tout au long de la semaine, le représentant de l’administration centrale a assisté aux débriefings, aux mises en cause répétées et aux dysfonctionnements constatés.

Sans jamais intervenir.

►UNE ÉDITION DE TROP

Des professionnels investis dans le Challenge Michelet depuis plus de sept ans affirment n’avoir jamais connu une telle édition. Profondément fatigués et éprouvés par cette semaine, alors même qu’ils comptent parmi les plus investis dans cette manifestation, plusieurs d’entre eux ont déjà décidé qu’ils ne participeront plus aux prochaines éditions.

►TROIS VICTOIRES CONSÉCUTIVES… ET UN GOÛT AMER

Ces tensions ont fini par peser sur les jeunes eux-mêmes, venus avant tout vivre une aventure sportive et éducative.

Une performance exceptionnelle qui aurait dû être une fête.

Elle laissera pourtant un goût amer, tant pour les jeunes que pour les professionnels.

► FO JUSTICE PJJ ÎLE-DE-FRANCE OUTRE-MER REFUSE QUE CETTE ÉDITION SOIT PASSÉE SOUS SILENCE.

– Les jeunes méritaient mieux.

– Les professionnels méritaient mieux.

– Le Challenge Michelet méritait mieux.

Aucun jeune n’a perdu ! Aucune délégation n’a perdu !

Le seul perdant de cette édition,

c’est l’esprit même du Challenge Michelet !!!

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Quand le corporatisme tombe le masque !!!

FO Justice prend connaissance avec stupeur et indignation de la réponse apportée par la CGT à notre communiqué relatif au drame du décès de la jeune Lyhanna.

Pour rappel, FO Justice n’a jamais pointé la responsabilité des agents du ministère de la Justice, qui exercent leurs missions au quotidien dans des conditions particulièrement dégradées.

Leur professionnalisme et leur dévouement ont toujours été salués par notre organisation syndicale. Les Greffiers, les Personnels Administratifs et Techniques, les Personnels Pénitentiaires ou de la PJJ sont les premières victimes d’un système judiciaire à bout de souffle, placé sous la tutelle d’une partie des magistrats qui confondent indépendance de la justice et impunité décomplexée.

FO Justice se fait l’écho d’un sentiment légitime d’une plèbe sociale qui est lassée d’assister, hagarde, à une répétition de scandales judiciaires sans que les prescripteurs ne rendent compte de leurs faits. Notre organisation syndicale assume sans détour de questionner la responsabilité de ceux qui ont permis par leur léthargie, ou autre, ce drame, n’en déplaise aux valets des syndicats de la magistrature.

L’écran de fumée des pseudo-syndicalistes de la CGT, visant à opposer FO justice aux agents du ministère, ne produira pas l’effet escompté, sauf à vouloir insulter l’intelligence de ceux qui ont confiance en FO justice, présent à leurs côtés pour améliorer leurs conditions de travail, sans dogmatisme.

Par ailleurs, la question des moyens et des personnels d’exécution n’a jamais été éludée par FO Justice.

Notre bilan plaide en notre faveur, sur ce point, nous n’avons aucune leçon à recevoir d’une organisation syndicale qui entretient le culte du NON, incapable d’apporter des avancées significatives pour les agents.

► Nous réitérons notre postulat multifactoriel : la question des moyens, de la gouvernance, ou de l’organisation du ministère est bien évidemment le point saillant des responsabilités éventuelles dans une chaîne de décisions qui a conduit à l’irréparable.

Gageons que les éléments de langage utilisés par les cégétistes reprennent directement les positions défendues depuis des années par le Syndicat de la Magistrature, qui, vaille que vaille, veille à défendre ses propres intérêts, bien souvent au détriment des agents du ministère de la Justice.

À chacun sa conscience, mais, pour notre organisation syndicale, nul ne doit échapper à ses responsabilités, fut-il le plus haut des magistrats.

Personne n’a oublié la triste affaire du « Mur des Cons », sur lequel des photos de parents de victimes étaient affichées au sein de la permanence du syndicat de la magistrature.

Cet épisode est une illustration des comportements abjects de certains syndicats de magistrats. À l’épreuve des faits, l’élite de la nation n’est pas infaillible.

La CGT, ventriloque de cette corporation, a veillé à ne pas faire apparaitre le logo de ce syndicat.

Mais personne n’est dupe et chacun connait sa source d’inspiration.

► FO Justice le réaffirme avec force : nous ne parlons pas des agents, que nous défendons sans faille au quotidien. Nous visons uniquement le refus d’introspection des organisations syndicales de magistrats qui, une fois encore, semblent davantage obsédées par la protection de leur corporation.

Face à la mort d’une enfant, la décence doit conduire à l’humilité, à la recherche de la vérité et à l’acceptation d’un examen objectif des responsabilités, à l’image de la récente prise de parole courageuse du directeur général de la Gendarmerie nationale, qui a admis un constat d’échec quant à cette affaire

Au lieu de cela, certains préfèrent se retrancher derrière un bouclier corporatiste et désigner d’autres responsables. Cette attitude est inacceptable. Elle est indigne de ce que les citoyens sont en droit d’attendre de leur institution judiciaire.

La question des moyens est évidemment centrale. Elle est dénoncée sans relâche par FO Justice qui revendique que ces derniers soient enfin à la hauteur des besoins et des enjeux. Mais le manque de moyens ne peut devenir un argument permettant d’écarter toute interrogation sur les responsabilités lorsqu’un drame survient.

Nous continuerons à exiger que toute la lumière soit faite sur ce drame, que les responsabilités soient clairement établies, quelles qu’elles soient, et que l’indépendance de la justice ne puisse jamais être invoquée comme un moyen d’échapper à toute responsabilité.

Parce que l’indépendance n’a de sens que lorsqu’elle s’accompagne de responsabilités.

Lire le communiqué

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DI de Dijon : CGT / SM, la pudeur à géométrie variable

Quand FO Justice réclame des responsabilités, ils crient au scandale. Quand leurs alliés défendent leur pré carré, ils regardent ailleurs.

UISP FO Justice Dijon prend acte de l’attaque de la CGT dans son communiqué en date du 09 juin 2026, qui nous accuse d’instrumentaliser un drame humain, de protéger le pouvoir et de livrer les agents à la vindicte.

Quelle belle indignation.

Dommage qu’elle soit aussi sélective.

Car lorsque FO Justice exige vérité et responsabilités après un drame judiciaire, la CGT découvre soudain la pudeur, la nuance et la défense des professionnels. Mais lorsque le Syndicat de la magistrature, allié objectif de cette même famille syndicale, s’est empressé après Incarville de défendre son pré carré contre la visioconférence et le déplacement des magistrats en détention, cette pudeur avait visiblement disparu.

Deux agents pénitentiaires assassinés. Des collègues grièvement blessés. Une administration pénitentiaire frappée au cœur.

Et déjà, certains expliquaient surtout qu’il ne fallait pas dénaturerla mission des juges.

À Incarville, nos collègues n’ont pas seulement payé le prix du manque de moyens. Ils ont aussi payé le prix d’une chaîne judiciaire et administrative incapable de partager, d’évaluer et d’anticiper correctement le danger. Quand l’information ne circule pas, quand les signaux ne sont pas traités à la hauteur du risque, ce sont toujours les mêmes qui montent dans le fourgon. Et ce sont toujours les mêmes qui tombent.

Mais là, curieusement, la CGT n’a pas trouvé indécent que le drame serve de décor à une défense corporatiste.

En revanche, quand FO Justice ose rappeler que l’indépendance de la Justice ne peut pas devenir une zone d’irresponsabilité, alors là, c’est une faute syndicale majeure.

Soyons sérieux.

FO Justice n’a jamais protégé aucun ministre FO Justice n’a jamais épargné les gouvernements successifs, les arbitrages budgétaires, les directions ou les administrations lorsqu’ils abandonnent les personnels. Mais FO Justice refuse aussi que le politique serve de paratonnerre automatique pour éviter de regarder les défaillances professionnelles, hiérarchiques ou judiciaires.

Le manque de moyens existe. Nous le dénonçons depuis des années.

Mais il ne peut pas devenir une lessiveuse universelle pour laver toutes les responsabilités.

Défendre les agents, ce n’est pas protéger les appareils.

Défendre les agents, ce n’est pas interdire toute recherche de responsabilité.

Défendre les agents, ce n’est pas hurler au scandale dès qu’une corporation protégée est appelée à rendre des comptes.

La CGT prétend défendre les personnels. Très bien. Alors qu’elle commence par défendre tous les personnels avec la même énergie, y compris ceux de l’administration pénitentiaire, qui paient trop souvent les défaillances des autres au prix fort.

UISP FO Justice Dijon continuera à tenir une ligne simple : vérité pour les familles, responsabilité pour l’institution, protection pour les agents.

Et à ceux qui confondent solidarité syndicale et service après-vente du Syndicat de la magistrature, nous rappelons une chose :

L’indépendance de la Justice est un principe républicain.

L’irresponsabilité judiciaire n’en sera jamais un.

La dignité ne se découvre pas seulement quand elle arrange ses alliés.

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Prison de Saint-Denis : Fouille au CP

Dans le cadre des opérations de fouilles XXL décidées par le ministre de la Justice, une opération d’envergure a été menée hier au Centre Pénitentiaire de Saint-Denis.

Pour cette intervention, près de 50 personnels pénitentiaires ont été mobilisés, avec le renfort d’agents du Centre Pénitentiaire de Majicavo et du Centre de Détention du Port.

L’opération a également bénéficié de l’appui de quatre fonctionnaires de police ainsi que d’une équipe cynophile spécialisée dans la détection des stupéfiants.

Au total, 50 cellules ont été fouillées et 134 personnes détenues ont été concernées par cette vaste opération de contrôle.

Les résultats parlent d’eux-mêmes :

68 téléphones portables saisis ;

28 grammes de produits stupéfiants découverts, dont de la cocaïne ;

plusieurs armes artisanales retrouvées en détention.

Ces saisies importantes démontrent une nouvelle fois que lorsque les personnels disposent des moyens humains et matériels nécessaires, ils sont pleinement en capacité de lutter efficacement contre la détention d’objets et produits prohibés en détention.

Toutefois, cette opération a également mis en lumière une problématique récurrente et particulièrement préoccupante. Pendant le déroulement des fouilles, des projections en provenance de l’extérieur ont continué à alimenter la détention. Pas moins de 15 colis ont ainsi été lancés dans les cours de promenade.

Pour le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Saint-Denis, cette situation n’est plus acceptable. Ces projections constituent un véritable fléau qui alimente les trafics, compromet la sécurité de l’établissement et met en difficulté les personnels dans l’exercice quotidien de leurs missions.

FO Justice réaffirme qu’il est désormais urgent de mettre en place un dispositif efficace permettant d’assurer l’étanchéité des cours de promenade afin de mettre un terme à ces introductions massives d’objets et de substances prohibés.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Saint-Denis félicite l’ensemble des personnels mobilisés lors de cette opération pour leur professionnalisme, leur engagement et leur détermination. Leur investissement a permis d’obtenir des résultats significatifs au bénéfice de la sécurité de tous.

FO Justice restera particulièrement vigilant quant aux suites qui seront données à cette opération.

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Prison de Marseille : Professionnalisme exemplaire des Personnels, malgré une fin tragique …

Hier, 9 juin 2026, les agents ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire en portant secours à un détenu qui a mis le feu à sa cellule.

Après avoir tout tenté pour le secourir, l’issue a malheureusement été dramatique.

La personne détenue a été prise à son propre piège, qui lui a coûté la vie.

Comment comprendre un tel acte, alors que l’agent d’étage lui a simplement expliqué qu’il ne pouvait pas aller en promenade, pour sa protection, du fait de sa gestion en tant qu’isolé. A cela, il n’a rien dit et il est rentré dans sa cellule.

L’agent a continué les mouvements promenade de son étage et par acquis de conscience, est retourné voir le détenu concerné moins de cinq minutes après !

À ce moment-là, il constate que celui-ci a commencé à mettre le feu dans sa cellule.

L’agent prévient rapidement sa hiérarchie, qui met tout en œuvre pour intervenir.

Rapidement, trois agents s’équipent pour intervenir et ouvrent la cellule.

Les pompiers les rejoignent et aident les agents à sortir l’auteur des faits.

Les premiers secours sont prodigués conjointement par les agents et le BMPM.

Tout a été mis en place pour le réanimer, mais, malheureusement l’issue lui a été fatale.

Malgré des soucis d’équipement, et des conditions d’intervention difficiles, les agents pénitentiaires ont travaillé avec un très grand professionnalisme, en totale sécurité, en utilisant le matériel adéquat et approprié.

FO JUSTICE félicite tous les personnels de tout corps et de tout grade confondu, de leur réactivité et le sang-froid dont ils ont fait preuve face à cette situation difficile et dramatique.

FO JUSTICE remercie le BMPM qui est arrivé rapidement et a été en total soutien des agents qui sont intervenus.

FO JUSTICE dénonce les tailles inadaptées que tout le monde ne peut pas porter car elles sont soit trop grandes soit trop petites.

FO JUSTICE condamne l’état dégradé par les détenus des systèmes d’ouverture des portes « MALHERBA » utilisés entre autres pour les interventions incendie.

FO JUSTICE apporte tout son soutien à tous les personnels qui sont intervenus sur cet incendie et toute sa gratitude à tous les personnels du CP Marseille, qui font face tous les jours à des situations pénibles.

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