FOJustice PJJ a dénoncé avec force l’état de dégradation alarmant des conditions de travail à l’UEHC de Villiers-le-Bel. Depuis des mois, nous alertons sur un management toxique, générateur de souffrances psychiques, d’arrêts maladie en chaîne, de mutations d’urgence et d’un turn-over inédit.
Aujourd’hui encore, alors qu’un plan d’action RPS est à l’ordre du jour, aucune mesure sérieuse ne traite la question centrale : celle du dysfonctionnement managérial. C’est l’angle mort de votre prétendue démarche de prévention.
► Comment prétendre lutter contre les risques psychosociaux sans agir sur l’origine même du mal-être ?
FOJustice PJJ rappelle qu’un plan d’action RPS digne de ce nom doit reposer sur des éléments objectivés. Cela implique la transmission d’un diagnostic clair, transparent, partagé, intégrant une analyse spécifique du management, de l’encadrement et des besoins de soutien des équipes. À défaut, il ne s’agit pas de prévention, mais d’un simple affichage sans contenu.
À ce jour, FOJustice PJJ n’a jamais été destinataire du diagnostic RPS réalisé par la médecine du travail. C’est une preuve supplémentaire d’un manque de transparence persistant et du mépris du dialogue social par la DT 95.
Nous rappelons également que FOJustice PJJa soutenu, avec constance, la demande de renfort en ETP pour soulager une équipe profondément fragilisée. Le recours à des contractuels dans ce contexte est une mesure nécessaire et indispensable. Mais tant que la question du management reste sans réponse, ces recrutements ne feront que colmater un naufrage organisationnel, sans offrir de solution durable.
FOJustice PJJ tient à exprimer son soutien plein et entier à l’ensemble du personnel du CEF de Saint-Brice, qui a récemment subi un contrôle interne injustifié et maladroitement mené, provoquant une forte déstabilisation de l’équipe. Cette intervention mal calibrée a accentué un climat de défiance, fragilisé l’encadrement et participé à une instabilité marquée de l’équipe de direction, illustrée par le départ d’une équipe de direction pourtant soutenante.
FOJustice PJJexige :
• L’actualisation des DUERP, avec des axes clairs et opérationnels centrés sur les pratiques managériales, soumis et proposés au CSA pour validation et suivi ;
• Le strict respect des obligations de la DT en termes de prévention conformément au décret du 20 novembre 2020 ;
• Un véritable plan d’action sur l’encadrement et le management ;
• Une politique managériale cohérente, respectueuse et responsabilisante, qui soutienne les équipes, renforce leur stabilité et favorise l’attractivité des services ;
• Et enfin, la reconnaissance pleine et entière de l’engagement des agents, confrontés à des conditions de travail trop souvent intenables.
FOJustice PJJsiège à ce CSA SST avec une exigence claire :
Que les mesures prises soient enfin à la hauteur des enjeux humains !
Nous serons vigilants, présents, et intransigeants :
La santé, la sécurité et le respect des agents ne peuvent plus être relégués au second plan !
LA FORCE DE NOS MILITANTS :UNE VICTOIRE HISTORIQUE POUR LES PENSIONNÉS !
En plein été 2023, la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP) a frappé un grand coup. Par une circulaire datée du 25 juillet et publiée le 2 août, elle a décidé unilatéralement d’exclure les pensionnés de l’État du bénéfice des chèques-vacances. Une décision injuste, prise sans la moindre concertation avec le Comité Interministériel d’Action Sociale des administrations de l’État (CIAS), et communiquée dans la précipitation, en plein cœur de l’été. Une manœuvre visant sans doute à faire passer cette attaque dans l’indifférence.
►UNE MANŒUVRE VISANT À FAIRE PASSER CETTE ATTAQUE DANS L’INDIFFÉRENCE !
Mais c’était sans compter la détermination de la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière(FGF-FO), syndicat majoritaire au sein de la Fonction Publique, et de ses militants actifs et engagés de l’Union FO Justice – Action Sociale au sein du CIAS, des sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS), et du Conseil National d’Action Sociale (CNAS), ont immédiatement réagi !
Le président du CIAS lui-même a alerté toutes les délégations syndicales pour préparer une réponse collective. La FGF-FO n’a pas hésité et a saisi le Ministre, dénonçant cette injustice.
ET CE N’EST PAS TOUT !!!
Conscientes que le combat pour nos droits ne se gagne pas sans résistance, les organisations syndicales, portées par la FGF-FO, ontengagé un recours gracieux. Ce recours co-signé par 5 des 7 organisations présentes au sein du CIAS : FO, FSU, CGT, Solidaires et CFE-CGC.
Malgré les réponses négatives de l’administration, notre détermination n’a pas faibli. La lutte s’est poursuivie, forte de l’unité syndicale.
Face à l’obstination de l’administration, six organisations syndicales du CIAS, ont décidé de saisir le Conseil d’État pour faire respecter le droit des pensionnés.
LA JUSTICE A TRANCHÉ !!!
Après près de deux ans d’attente, l’avis du Conseil d’État a rétabli l’évidence. Les pensionnés de l’État retrouvent leur droit aux chèques-vacances.
UNE VICTOIRE HISTORIQUE, UNE PREUVE ÉCLATANTE QUE LA DÉTERMINATION PEUT FAIRE PLIER L’INJUSTICE.
Ce combat exemplaire, porté par la FGF-FO et nos militants de l’Union FO Justice– Action Sociale, témoigne de notre engagement indéfectible. Nous avons montré que, face à l’adversité, la lutte collective et la ténacité paient.
Nous sommes la preuve que RIEN n’est impossible quand on se bat !!!
Notre victoire ne marque pas la fin, elle nous donne la force de continuer, de défendre chaque droit, chaque pensionné, chaque agent. La FGF-FO et l’Union FO Justice – Action Socialeresteront mobilisées, parce que notre credo est clair :
Depuis quelque temps, certains membres de l’UFAP prennent plaisir à diffuser des informations erronées ou volontairement arrangées pour servir leurs intérêts.
Pour ne pas perdre la face concernant l’ouverture du quartier QM, ils annoncent aujourd’hui aux collègues en détention qu’il s’agirait d’une demande de FO, formulée lors d’une bilatérale avec le Directeur Interrégional.
Cette affirmation est totalement fausse, FO n’a pas été reçu en bilatérale par le DI, contrairement à ce que certains de l’UFAP veulent faire croire.
Le communiqué de l’UFAP daté du 15 mai, ainsi que leur bilatérale avec le DI à la suite de leur mouvement social début juin, démontrent très clairement qu’il s’agit bien d’une demande de leur part.
La seule demande faite par FO concernant ce quartier est la délocalisation du QSC au rez-de-chaussée du QM, afin d’améliorer les conditions de travail des agents. Cette proposition n’a d’ailleurs pas dépassé le cadre local de l’établissement.
Il est visiblement plus facile de rejeter la responsabilité sur un autre syndicat que d’assumer ses propres revendications.
FO agit dans l’intérêt des agents, avec honnêteté et constance.
Nous faisons des propositions concrètes, parfois perfectibles, lors des groupes de travail, où l’UFAP est quelques fois absente.
Il est devenu habituel que certains tentent de tout démonter après coup, alors même qu’un membre de leur organisation était présent ou qu’ils ont validé les mesures en CSA, avant de les critiquer publiquement ensuite.Le syndicalisme, ce n’est pas cela.
Le syndicalisme, c’est défendre les agents avec sérieux et loyauté.
Comment un syndicat peut-il prétendre défendre les agents alors que, par exemple, lors de la titularisation des stagiaires, il demande un redoublement, quand même la cheffe d’établissement et les autres organisations syndicales proposent simplement une prolongation ?
Comment peut-il justifier cela en affirmant que c’était pour “éviter un licenciement” ?
C’est un exemple concret parmi tant d’autres qui illustre leur double discours…
FO n’a pas cette manière de faire.
FO reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions, avec transparence.
Depuis plusieurs mois, nous n’avons cessé de vous alerter sur la situation délicate que connaît actuellement le P.R.E.J. d’Orléans/Saran, notamment en raison du manque criant de personnel d’encadrement.
Les départs simultanés et non anticipés de l’ancienne responsable du P.R.E.J. et de la brigadière-cheffe, récemment promue officier, auraient dû être anticipés et compensés immédiatement. Malheureusement, aucune mesure n’a été prise, laissant le P.R.E.J. 45 en situation critique, malgré nos alertes répétées.
Vous avez, certes, mis en place une solution temporaire en détachant le Major du P.R.E.J. de Saint-Maur jusqu’au mois d’août prochain. Toutefois, à ce jour, il manque toujours un officier responsable (attendu fin août) ainsi que trois brigadiers-chefs encadrements.
Notre responsable par intérim, arrivé dans un contexte particulièrement difficile, n’a pu compter que sur le soutien d’un officier à mi-temps thérapeutique, malgré ces contraintes majeures, ce Major a brillamment relevé le défi !
Sous son autorité, de réelles avancées ont été réalisées :
• Une répartition équilibrée des heures travaillées sur l’année pour chaque agent.
• L’achat de vestes floquées et d’équipements sportifs pour chaque personnel.
• L’attribution de jours de congés exceptionnels aux agents volontaires sur certaines missions.
• Récupération et finalisations de certains dossiers mis aux oubliettes comme les congés d’été et les demande des congés bonifiés pour cette été non transmis !
Malheureusement, ces actions positives semblent systématiquement ignorées ou minimisées par certains. Nous constatons régulièrement des comportements qui traduisent un manque de maturité et une perpétuelle insatisfaction, peu dignes d’un cadre professionnel.
Concernant les critiques émises par certains syndicats, il est vrai que notre actuel responsable a parfois des propos directs, mais cette franchise mérite, selon nous, d’être préférée à l’hypocrisie ambiante.
Les difficultés liées à l’entretien des véhicules résultent directement de contraintes opérationnelles réelles : fermeture hebdomadaire du garage, contrats ALD contraignants, refus de concessionnaires et modification fréquente de missions par la Magistrature. De même, les changements réguliers de plannings sont inévitables compte tenu de l’actuelle politique pénale d’incarcération intensive, nécessitant une adaptation constante des équipes opérationnelles.
Par ailleurs, nous déplorons vivement le recours peut courageux d’un certain syndicat à des dénonciations par mail auprès de la direction, largement fondées sur des allégations mensongères, diffamatoires et potentiellement passibles de poursuites judiciaires. De telles méthodes mettent en lumière l’amateurisme syndical d’un certain représentant local, illustré notamment par des erreurs manifestes (composition erronée de son bureau syndical certains membres ne sont même plus dans l’administration ! Absence d’assemblée générale depuis sa création les adhérents apprécieront)
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage
Rappelons que le rôle syndical ne se résume pas à l’exploitation abusive des articles 13 ou 15 pour optimiser des congés personnels.
Monsieur le Directeur, il est impératif de rétablir et de garantir un encadrement adapté aux exigences réglementaires et opérationnelles du P.R.E.J 45, à savoir :
• Un officier responsable du P.R.E.J.
• Un officier adjoint au responsable du P.R.E.J.
• Trois brigadiers-chefs encadrements
FO JUSTICE DISP Dijon apporte tout son soutien au responsable intérimaire du P.R.E.J. 45 et lui souhaite pleine réussite dans sa prochaine affectation.
Le 7 avril 2025, FO Justice MA Cherbourg hurlait déjà sa colère face à l’absence totale de PV des CSA 2024, face au silence assourdissant sur le calendrier social 2025, face à des agents laissés dans l’ombre, sans information, sans respect ! Une situation scandaleuse qui n’a que trop duré !
En mai 2025, FO Justice relance la Direction Interrégionale et le 7 mai 2025, la réponse de la DI tombe redonnant un peu d’espoir :
« Un CSA se tiendra en juin prochain. La date vous sera transmise rapidement. Les PV des CSA 2024 sont en cours de rédaction. Ils vous seront transmis dès qu’ils seront terminés. »
FIN JUIN 2025 : TOUJOURS RIEN ! Toujours le même mépris ! Toujours la même incompétence !
Pourtant la Direction a du s’engager auprès de la DISP de Rennes.
La direction locale se moque éhontément des engagements de sa hiérarchie.
Une direction locale qui piétine le dialogue social avec arrogance et mépris !
Assez de promesses non tenues, assez de silence, d’opacité et de mépris ! Ça suffit !
Le personnel a tenu bon sans direction effective pendant des années, a continué à assurer ses missions dans des conditions déplorables pour le dialogue social et aujourd’hui on lui demande de repartir de zéro. C’est une insulte à leur dévouement !
Une nouvelle direction arrive en septembre… …et elle héritera d’une situation profondément dégradée, fruit de plusieurs années d’abandon du dialogue social.
Ce blocage ne pénalise pas que le passé, il hypothèque aussi l’avenir. La future direction devra affronter un climat social délabré, une absence de repères collectifs et des dossiers urgents restés sans réponse, pendant que d’autres établissements avancent avec des bases claires et du dialogue structuré.
C’est indigne pour les personnels de cet établissement! Inacceptable pour l’institution !
FO Justice MA Cherbourg exige avec force et colère :
La convocation immédiate du CSA promis !
La transmission sans délai des PV de 2024 !
LE PERSONNEL DE LA MA CHERBOURG MÉRITE UNE RECONNAISSANCE CONCRÈTE ET IMMÉDIATE !
Depuis plus de 3 ans, les agents de la MA de Cherbourg ont assuré la continuité du service public malgré une direction absente ou silencieuse, ont fait face à l’opacité, à l’absence de calendrier social, aux retards de transmission, ont maintenu l’ordre et la sécurité dans un contexte sans instance, sans appui, sans transparence !
Et pendant ce temps là ? Une nomination au tableau d’avancement pour un membre de la direction est validée par l’actuel DI. Nous n’oublions pas non plus une élévation d’échelon pour le même membre de la direction par l’ancienne DI.
ET LE RESTE DU PERSONNEL ? RIEN. Pas un mot. Pas un geste. Pas une reconnaissance.
FO Justice MA Cherbourg exige officiellement qu’une mesure de reconnaissance soit accordée au personnel de l’établissement sans délai ! Une gratification exceptionnelle, sous la forme d’une prime ou d’une bonification, doit être accordée par l’administration pour reconnaître les efforts, la résilience et le professionnalisme des équipes locales !
Il ne s’agit pas d’un cadeau : il s’agit d’une reconnaissance due à des agents qui ont travaillé sans les garanties collectives élémentaires, et sans jamais abandonner leurs missions. C’est une question de justice et de respect !
La direction doit enfin assumer ses responsabilités et cesser de mépriser ses agents !
Arrivée depuis un peu plus de deux mois en provenance du CP Caen-Ifs, la personne détenue D. n’aura cessé de poser de sérieuses difficultés aux personnels de la MAF de Rouen.
Hier, sans raison apparente autre qu’un profil manifestement perturbé, cette dernière a délibérément mis le feu à son matelas.
Aujourd’hui, elle a récidivé, provoquant un nouvel incendie volontaire.
Grâce au professionnalisme des agents de la MAF (surveillantes et officier), épaulés par les collègues venus en renfort, les conséquences ont pu être contenues et le pire a été évité.
Ces incidents ont nécessité l’intervention de nombreux sapeurs-pompiers, mobilisés à deux reprises pour assurer la sécurité de toutes et tous.
Le bureau local FO Justice estime que l’état psychologique de cette personne nécessite une hospitalisation d’office.
Par ailleurs, le retour dans son établissement d’origine s’impose, d’autant qu’elle n’a plus l’utilité de la nurserie.
Le bureau local FO Justice félicite et remercie l’ensemble des agents intervenus pour leur sang-froid, leur réactivité et leur engagement face à cette situation.
Quand le service de santé met nos agents en totale insécurité tout une nuit sur le parking d’un hôpital. 3 Agents non armés avec un détenu dans un véhicule non sécurisé.
Une blague !!!!! NON une réalité !!!!
Cela s’est produit dans la nuit du 23 au 24 Juin.
L’histoire commence par une tentative de suicide d’un détenu vers 14h, pris en charge rapidement par le médical, le gradé de journée gère très bien, plus de place à l’UHSA, la décision est prise de partir aux urgences. Il prend contact avec le CHS afin de les aviser d’une probable arrivée sans qu’on lui précise que le service ne disposait plus de place. L’interlocuteur a essayé de dissuader et décourager ce gradé pour cette HO indiquant qu’il fallait une demande d’un médecin et d’un arrêté préfectoral.
Le médecin des urgences réitère la demande auprès de l ’UHSA, mais toujours pas de lit disponible. L’hospitalisation d’office au CHS est donc décidée par ce médecin.
Les problèmes commencent une fois l’arrêté Préfectoral tombé vers 20h30 et l’arrivée de notre escorte sur site. Le message est très CLAIR,
NOUS SOMMES COMPLETS
Nous ne prendrons pas le détenu en détresse qui a tenté de mettre fin à ses jours.
Une longue nuit commence alors pour les collègues, combat entre la préfecture et le milieu hospitalier.
La fin est encore plus abracadabrantesque, une escorte de l’UHSA vient chercher la personne détenue vers 05H00 du matin …. Un lit s’est libéré ????
Le transfert a lieu sur le parking de l’hôpital.
Les copains sont restés plus de 8 Heures sur un parking !!!!!!!!!
Pour FO cela est intolérable surtout après le drame d’Incarville.
Le bureau LOCAL FO Justice tient à remercier les collègues qui ont vécu la plus longue et difficile journée de travail de leur vie.
Le bureau local FO Justice exige que cette situation ne se reproduise plus pour la sécurité de tous.
Le 13 septembre 2023, la Cour de Cassation rendait une série d’arrêts relatifs à la nécessaire mise en conformité du droit Français avec le droit Européen au sujet du report des congés n’ayant pu être pris. Si ces arrêts créaient de manière très explicite des droits nouveaux pour les salariés du secteur privé, les changements apportés au secteur public étaient moins flagrants et surtout moins précis.
Le décret n° 2025-564 du 21 juin 2025, paru au JORF du 22 juin 2025, vient enfin le cadre juridique de manière claire tout en créant des droits nouveaux.
Ces dispositions s’appliquent aux agents fonctionnaires de l’état et aux agents contractuels de l’état à compter du 22 juin 2025 !
Monsieur le ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice,
FO Justice tient à vous interpeler sur la situation particulièrement alarmante des attachés de justice, anciennement connus sous le nom de juristes assistants. Créée le 28 novembre 2017 par décret, cette fonction tenue par des contractuels de catégorie A avait pour vocation de lutter contre l’engorgement des tribunaux en soutenant l’activité judiciaire des magistrats.
Cette fonction comporte diverses missions, telles que la rédaction de jugements, d’ordonnances de règlement ou de réquisitoires définitifs, la tenue de permanences TTR, la gestion des DPR ou des signalements mineurs, et inclut désormais, en plus, des missions de soutien aux politiques publiques et partenariales, autrefois confiées aux chargés de mission qui sont pour partie devenus des attachés de justice.
Ces contractuels ont fait leurs preuves auprès des magistrats qui, bien que sceptiques au départ, les considèrent aujourd’hui comme des rouages indispensables au bon fonctionnement de la Justice et dont ils ne peuvent désormais plus se passer. Ce constat positif est par ailleurs partagé par votre prédécesseur qui avait lui-même reconnu en février 2023, lors d’un déplacement à Reims, que leur recrutement avait permis « de faire baisser massivement les stocks » et qu’il convenait de les appeler désormais « l’équipe autour du magistrat », ajoutant que ces contractuels étaient devenus « indispensables aux services dans lesquels ils sont affectés ».
Ces contractuels sont des juristes titulaires d’un Master 2 à minima, et d’anciens professionnels du droit bénéficiant pour certains d’une solide expérience en milieu juridique, qui ont été attirés par le travail en juridiction et disposent d’un attrait pour le service public.
Environ 200 en 2017, puis 1000 en 2023, leur nombre n’a cessé de croitre, témoignant de leur succès sans équivoque. Les attachés de justice représentent aujourd’hui quasiment 2200 personnels de justice.
Contrairement aux magistrats, ils ne bénéficient d’aucune formation initiale et sont immédiatement opérationnels sur leur poste, ce qui implique de leur part une importante capacité d’autoformation et d’apprentissage. Ils sont rémunérés entre 28 000 et 32 000 € brut annuel, tout en étant exclus de tout dispositif de primes, ce qui représente moins de 1900 € net pour la majorité d’entre eux. Ils sont recrutés par le biais de CDD de 3 ans, renouvelables dans la limite de 6 ans, limite propre à la fonction publique. Aucune garantie de CDI n’existe à l’issue, ce dernier n’étant qu’une possibilité indépendante de leur engagement.
De nombreuses promesses avaient été faites par l’ancien garde des Sceaux en 2023, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation 2023-2027 portant notamment la création des attachés de justice, afin de mettre un terme à la précarité qui les caractérisait tant. Il avait également constaté que leur statut n’était pas satisfaisant. Cette précarité conduisait à un très fort roulement des personnes recrutées, ce qui nuisait à l’organisation des juridictions.
Il avait promis entre autres la pérennisation de ces agents par le biais de CDI, la création d’une passerelle dédiée vers la magistrature, la mise en place d’une grille de rémunération évolutive et une formation initiale raccourcie à l’ENM.
Force est de constater qu’aujourd’hui aucune de ces promesses elles n’a été tenue. Les CDI demeurent l’exception et une récente note d’avril 2025 émanant de la DSJ, à contre-courant des demandes des premiers présidents de pérennisation de leurs agents, impose le recours à 6 ans de CDD avant l’octroi potentiel d’un CDI.
Le recrutement sur titre a été remplacé par un concours professionnel où les attachés de justice sont mis en concurrence avec l’ensemble des autres professionnels du droit. La grille de rémunération évolutive a été purement et simplement abandonnée. Leur statut n’est pas plus protecteur qu’avant et on leur a ajouté des missions sans la moindre contrepartie.
Aujourd’hui, les attachés de justice déplorent leurs conditions de travail et expriment un sentiment de découragement en raison de l’absence de perspectives que leur offre ce travail en juridiction. Bien qu’ils soient toutes et tous profondément attachés à leurs missions, ils cherchent pour un grand nombre à partir vers le secteur privé ou d’autres ministères, ne pouvant se satisfaire d’une telle précarité et instabilité.
Monsieur le ministre d’État, garde des Sceaux, vous avez aujourd’hui la possibilité de redresser le tort qui a été fait à ces contractuels dévoués corps et âme au service de l’institution, mais désormais profondément désabusés, démotivés et amers suite aux multiples désillusions subies ainsi qu’à la maltraitance dont fait preuve à leur égard l’institution, comme seule récompense à leurs efforts et leurs sacrifices.
FO Justice souhaite qu’il soit mis fin sans tarder à la précarité de leur statut. D’une part nous demandons leur pérennisation par le biais d’un CDI accordé à l’issue d’un premier CDD de 3 ans, si aucun élément ne vient s’y opposer. D’autre part, nous demandons l’instauration d’une grille de rémunération évolutive à la hauteur de leurs missions, de leur engagement au service de l’institution judiciaire et de leur profil particulièrement qualifié.
FO Justice réclame, en outre, qu’il soit mis fin immédiatement à la note de la DSJ du 14 avril 2025 aggravant la précarité des attachés de justice en imposant le recours à des CDD jusqu’à atteindre la limite légale des 6 ans.
Cette période d’essai déguisée n’a aucun sens lorsque les agents ont fait leurs preuves, ce dont témoignent leurs évaluations personnelles. Ceci constitue une forme de violence économique qui les empêche de se projeter sereinement et de construire des projets de vie.
Un travail pourrait par ailleurs être effectué afin de leur permettre de bénéficier d’une formation initiale sur leur poste à l’ENM, tout comme en bénéficie chaque magistrat lors d’un changement de fonction. De même, il serait souhaitable d’instaurer un examen professionnel qui leur serait exclusivement dédié pour ceux souhaitant intégrer la magistrature (ce qui n’est pas le cas de tous).
Enfin, et afin de maintenir l’attrait intellectuel de la fonction, il serait intéressant d’instaurer une transparence interne, propre à chaque cour, afin que les attachés de justice puissent facilement changer de service pour maintenir leur motivation en explorant d’autres services et contentieux.
Nous avons conscience du contexte budgétaire restreint, mais nous tenons à rappeler, au-delà du fait que nous n’en sommes pas responsables, qu’un attaché de justice coûte aujourd’hui 3 à 4 fois moins cher qu’un magistrat, qu’il est immédiatement opérationnel contrairement à ce dernier et que pour autant, il effectue les mêmes tâches.
Il est donc souhaitable de continuer de renforcer l’équipe autour du magistrat en recrutant davantage d’attachés de justice afin qu’ils apportent leur concours au bon fonctionnement de la Justice. Mais il est aujourd’hui impossible de les fidéliser, dans de telles conditions de travail.
Restant à votre disposition pour évoquer le sort des attachés de justice, je vous prie, Monsieur le ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice, de croire en l’expression de nos respectueux sentiments.
MARDI 24 JUIN ET MERCREDI 25 JUIN 2025, NOTRE COLLÈGUE A ÉTÉ LA CIBLE D’ACTES DE VIOLENCE GRAVES AU SEIN DE NOTRE ÉTABLISSEMENT, PRÉCISÉMENT AU QUARTIER ARRIVANT (QA) !
Mardi 24 juin, un détenu, après avoir monopolisé l’interphonie toute la journée pour des futilités, a menacé un agent en lui lançant des insultes et des « propos intimidants», affirmant qu’il « n’a pas d’ordre à recevoir» et lui promettant une « Mercedes noire» pour la « Kalasher ! ».
Mercredi 25 juin, lors de l’appel du matin, ce même détenu a poursuivi ses provocations en réitérant les insultes envers ce même agent en poste au QA, puis, soudainement…
CET ÉNERGUMÈNE S’AVANCE ET CHERCHE A L’ATTEINDRE EN LUI JETANT DE L’EAU. PUIS, IL SE RUE LITTERALEMENT SUR ELLE, LUI ARRACHE SON GILET PARE-LAME, L’A SAISIE PAR LE COU POUR L’ÉTRANGLER ET TENTER DE LA METTRE AU SOL.
IL FINIRA PAR LUI ASSÉNER DEUX COUPS DE POING VIOLENTS À LA TEMPE !!
METTANT GRAVEMENT EN DANGER LA VIE DE NOTRE COLLÈGUE !!!
L’alarme portative a pu être déclenchée par un agent venu en renfort, et il a fallu l’intervention rapide de l’ensemble du personnel, pour le maîtriser et le placer en cellule disciplinaire, afin de faire cesser cette lâche et crapuleuse agression !!
FACE À CETTE VIOLENCE INADMISSIBLE…
FO Justice exige des sanctions disciplinaires et pénales à la hauteur de la gravité de ces actes, ainsi qu’un transfert disciplinaire du détenu.
FO Justice félicite tous les agents qui ont réagi avec courage et professionnalisme, et qui, chaque jour, risquent leur vie pour faire respecter l’ordre et la sécurité au sein de notre Maison d’Arrêt.
FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et amie blessée.
FO Justice apporte tout son soutien, assurant à notre collègue notre présence pour l’accompagner dans toutes ses démarches.