FO Justicevous informe du nombre de postes offerts à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-chef et au concours professionnel pour l’accès au grade de Major au titre de l’année 2025 de la filière expertise.
► Le nombre de postes offerts, au titre de l’année 2025, à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-Chef de la filière expertise est fixé à 1 760.
► Le nombre total de postes offerts au titre de l’année 2025 au concours professionnel pour l’accès au grade de Major de la filière expertise est fixé à 314.
FO Justice et UFAP prennent la parole en ouverture de séance
1. Validation du procès-verbal du dernier CSA/D
Le procès-verbal de la précédente réunion est validé.
2. État de la surpopulation
La situation demeure fortement dégradée sur l’ensemble du territoire, marquée par une surpopulation importante et un grand nombre de postes vacants.
Maisons d’arrêt (DSPOM) Taux moyen de surpopulation : 192 %
o MA Saint-Pierre : 162 %
o CP Saint-Denis : 164 %
Centres de détention (DSPOM) Taux moyen de surpopulation : 118 %
o CD Le Port : 96 ,4 %
• Quartiers femmes (DSPOM) Taux moyen : 127 %
o MAF Saint-Denis : 232 %
Le DI souligne la situation critique de cette unité.
Un plan de transferts est en cours : 19 décisions d’affectation ont été prises, dont 10 programmées. Deux transferts ont déjà eu lieu, deux autres sont prévus dans les prochains jours.
La mineure sera transférée à l’issue de sa comparution en qualité de témoin.
Quartiers de semi-liberté (QSL)
• Taux de surpopulation moyen : 104 %
L’objectif est d’optimiser l’occupation de ces quartiers.
Le DI rappelle la volonté de réguler la surpopulation, notamment :
• Par une politique plus dynamique de sorties (octroi plus généreux des remises de peine),
• Et par le développement des TIG, avec une mise en œuvre plus rapide de ces mesures
FO Justice alerte sur la dégradation extrême des conditions dans les maisons d’arrêt — en particulier à la MAF mais aussi dans les bâtiments hommes adultes — où des violences récentes à caractère communautaire ont été observées.
Les profils psychiatriques et violents sont en forte augmentation dans les détentions.
À Saint-Pierre, la surpopulation atteint un niveau inédit, avec l’apparition de matelas au sol dans les dortoirs surchargés.
Le CD du Port connaît également une surpopulation persistante.
3. Ressources humaines
Le point présenté ne prend pas en compte les départs à la retraite à venir ni les postes spécialisés.
Le point qui a été fait par la DSPOM est une projection au 1 er janvier 2026.
FO s’étonne de cette projection, qui ne reflète pas la situation du moment. Encore une fois l’administration démontre la manière dont elle manipule les chiffres.
Situation au 1er janvier 2026 :
Établissement Postes affectés Effectif réel Taux de couverture
Le Port 152 147 92 %
Saint-Denis 214 204 95 %
Saint-Pierre 42 46 107
FO Justice rappelle les annonces de la DAP concernant le remplacement systématique des départs à la retraite et demande le comblement rapide de tous les postes vacants.
Le DI revient sur les annonces de la DAP relatives aux ELSP :
• Passage de 10 à 17 agents pour le CP de Saint-Denis
• Création d’une ELSP de 17 agents au CD du Port• Création d’une ELSP de 7 agents à la MA de Saint-Pierre
• Création d’une équipe cynotechnique à La Réunion (2 chiens, 4 agents)
Calendrier prévisionnel des affectations (CAP)
• 1er semestre 2026 : 7 postes Saint-Denis / 4 CD du Port
• 2e semestre 2026 : 5 CD du Port / 3 Saint-Pierre
• 1er semestre 2027 : 7 CD du Port / 4 Saint-Pierre
Concernant l’équipe cynotechnique, aucune date de CAP n’est encore fixée.
FO Justice interroge sur les modalités de recrutement.
Le DI précise que la procédure suivra le cahier des charges établi par la DAP.
4. Immobilier
Le DI fait le point sur les chantiers terminés et en cours par établissement.
CP Saint-Denis
• Généralisation des caillebotis
CD Le Port
Travaux à venir :
• Réaménagement de la cuisine, vestiaires et buanderie (Chantier abandonné par l’entreprise – 50 % réalisés)
➜ Nouvelle remise d’offres le 12/12/2025
➜ Début des travaux : avril 2026 – durée prévue : 5 mois
• Réfection de la porte d’entrée du QH
• Vestiaires femmes
• Restructuration de l’hébergement du QB
Travaux terminés :
• Installation de fenêtres (fin novembre 2025)
• Remplacement des portes d’hébergement QH
• Rénovation du dojo, salle de sport, terrain de football QB, BIR• Éclairage QH, rénovation d’un mur, installation d’un portail sécurisé à l’entrée du domaine
MA Saint-Pierre
Travaux à venir :
• Extension de l’armurerie
• Rénovation de la salle de classe
• Installation d’un briquet sécurisé au QD
• Installation d’un hygiaphone PEP dans le cadre du programme PMR
• Travaux BIR prévus pour novembre 2025
Travaux terminés :
• Mise en place d’un serveur d’enregistrement de la vidéosurveillance
• Aménagement PMR (accès fauteuil)
• Réfection de l’accueil familles et des parloirs, création d’une cellule PMR au QSL
• Réfection du PEP
5. MAD
Le DI évoque les difficultés persistantes liées aux MAD.
• Le Port : 2 sortants / 2 entrants
• Saint-Denis : 4 entrants / 7 sortants
FO Justice rappelle que ces difficultés perdurent depuis plusieurs années — certaines MAD remontent à 2021 — et déplore l’absence de décision malgré de nombreuses relances.
Le DI annonce une nouvelle mesure :
• Les MAD seront désormais limitées à 6 mois, renouvelables une fois après analyse de la situation.
• À l’issue de cette période, l’agent regagnera son établissement d’origine.
Concernant les MAD déjà en cours : Les situations de 2021 à 2023 seront régularisées,
• Celles de 2024-2025 seront réexaminées, avec des retours vers les établissements d’origine envisagés.
➢ Un ministère à deux vitesses ou une reconnaissance à géométrie variable
Le ministère a décidé de réserver une majoration IFSE aux encadrants des services centraux et des états-majors.
« Etats-Majors » … une appellation sortie du chapeau pour justifier une prime à géométrie variable, mais surtout au détriment des encadrants de proximité.
Ces « états-majors », selon la nouvelle appellation, délèguent pourtant de plus en plus de tâches sur les services déconcentrés, confirmant une inégalité de traitement d’autant plus flagrante.
Alors que, de facto, les encadrants des établissements pénitentiaires, SPIP, des services et unités de la PJJ, des juridictions, en sont tout bonnement exclus.
Pour FO Justice, c’est une nouvelle démonstration du mépris affiché envers les personnels d’encadrement qui font tourner également, chaque jour, les services de proximité.
FO JUSTICE AVAIT PRÉVENU !
Lors des groupes de travail, nous avons dénoncé cette orientation.
Mais l’administration a choisi de passer outre.
► Résultats :
La seule « avancée » cette année pour les encadrants, outre les Attachés d’administration centrale, est l’attribution de cette majoration aux SA de l’administration centrale et aux Attachés et SA des « états-majors », selon des critères évidemment « sélectifs ».
➢Une inégalité de traitement inacceptable
Les SA et Attachés au sein des différentes structures de proximité exercent eux aussi de véritables fonctions managériales. Et ce, dans des conditions très souvent, pour ne pas dire trop souvent, complexes, tendues et exposées :
• Encadrement d’équipes
• Coordination du service
• Gestion quotidienne des urgences
• Astreintes, contraintes et tensions permanentes, etc.…
Les exclure de la revalorisation, c’est nier la réalité du travail. Il n’est pas acceptable que le ministère distingue deux catégories d’encadrant selon leur adresse postale.
Ce n’est pas la première fois que le ministère décide de créer des bonus sectorisés sans dialogue social. Ce procédé inéquitable doit cesser.
FO Justice exige :
►L’extension de la majoration de l’IFSE à l’ensemble des encadrants, quelle que soit leur affectation
►Une reconnaissance équitable des responsabilités exercées dans tous les services
►Une politique indemnitaire juste, fondée sur les fonctions réelles, pas sur la localisation
FO JUSTICE RESTE ET RESTERA MOBILISÉ
Nous avons porté, portons et continuerons de porter cette revendication auprès du Secrétariat Général du ministère.
Les encadrants de proximité — en établissements pénitentiaires, SPIP, services et unités de la PJJ ou en juridictions — ne sont pas des encadrants de seconde zone.
Ils sont, eux aussi, essentiels au bon fonctionnement du service public de la Justice.
FO Justice défend l’égalité de traitement, la reconnaissance et la revalorisation de tous les personnels administratifs.
FO Justice vous informe de la publication des résultats de la mobilité des techniciens DAP pour le second semestre. Les relevés de mutation et détachement des techniciens sont consultables sur intranet via ce lien : http://intranet.justice.gouv.fr/site/apnet/193664
FO Justice félicite tous les agents qui ont obtenu leur mobilité même si le bilan global de cette campagne reste loin des attentes des collègues et des besoins réels exprimés par les structures.
⇒ Pour rappel, la prise de fonction est prévue au 1er mars 2026.
FO Justice reste à votre disposition pour tout complément d’information
Escorte 3 : « Toutes les personnes détenues dont le profil, la situation pénale et le comportement permettent d’identifier un risque potentiel sur la mission extérieure nécessitant une sécurisation renforcée de l’escorte. »
Notre organisation syndicaleFO Justice Val de Reuildénonce encore une fois une dérive inacceptable lors d’une extraction médicale survenue hier.
Alors que l’escorte concernait un détenu classé niveau 3 suivie pour Criminalité Organisée, et qu’à ce titre, en l’absence d’ELSP dans notre établissement, les forces de sécurité intérieure auraient dû assurer l’intervention, la police a refusé de se déplacer faute d’effectifs.
Résultat : La direction a choisi de rajouter un officier (non armé) pour « compenser » l’absence des policiers !
Depuis quand un officier non armé remplace t’il une équipe de force de l’ordre ?
En quoi cela augmente t’il le niveau de sécurité ?
L’officier en question serait-il doté de pouvoir extraordinaires ?
FO Justice Val de Reuil refuse cette gestion « à la petite semaine » qui met en danger les personnels et banalise le risque ! Lorsqu’un détenu est placé escorte 3, c’est pour une raison bien précise ! Le danger est identifié !
Désormais, si une telle situation se représente, FO Justice Val de Reuilexigera immédiatement la réévaluation du niveau d’escorte en 4 afin de contraindre l’intervention des FSI ou alors reconnaitre officiellement une impossibilité de faire et ne pas envoyer le personnel au feu !
Il est intolérable de se permettre de telles largesse en matière de sécurité et encore plus dans une région qui a été frappée de plein fouet par l’attaque d’Incarville !
De notre coté, il n’y aura plus de sommation, si une telle situation devait se reproduire FO Justice Val de Reuilprendra ses responsabilités et bloquera physiquement l’établissement pour faire entendre la voix des agents en danger !
Monsieur le Directeur Fonctionnel des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation de Corse, Mesdames et Messieurs.
Les ordres du jour de ce CSA et du CSA SSCT sont importants et il convient de respecter le protocole institutionnel.
Oui ! Parce que cela est le rôle du Syndicat Local Force Ouvrière de faire force de propositions en témoignant de son expérience auprès des différents acteurs, en participant activement pour lutter contre les risques psycho-sociaux et afin d’améliorer les conditions de travail des Personnels.
Qu’on exerce dans un SPIP, un établissement pénitentiaire, les conditions d’existence et de travail se sont fortement dégradées.
Souffrance au travail est un thème qui nous est cher, d’autant plus qu’il évoque la dure réalité de ce que vivent les collègues, tous corps confondus.
Le constat est fait d’une problématique persistante sur l’antenne SPIP de Borgo conduisant à l’arrêt de 3 personnels CPIP sur 4, auquel s’ajoute l’absence du PA.
Le SyndicatFORCE OUVRIÈREJUSTICE SPIP de CORSE demande des explications concrètes sur la situation de l’antenne de Borgo et les solutions résolutives de problème mise en œuvre depuis le début de cette situation alarmante.
De plus, cette situation impact l’ensemble des antennes de Haute-Corse sans que rien ne soit clarifié et met en insécurité l’ensemble des agents, sur leur travail et les missions à accomplir.
Les personnes incarcérées pâtissent de ce fonctionnement dégradé et n’ont pas accès au service escompté.
Le Syndicat FORCE OUVRIÈRE JUSTICE SPIP de CORSE demande à ce que la direction du SPIP prenne sa part de responsabilité face à cette crise, notamment par la présence physique d’un personnel de Direction et son soutien au personnel face à la hiérarchie du CP de Borgo.
Le Syndicat FORCE OUVRIÈREJUSTICE SPIP de CORSE sollicite une mise à plat des interventions et fonctions du SPIP au sein du CP de Borgo.
Il est temps de tout mettre à plat pour repartir sur de meilleures bases, car ce n’est pas en mettant toutes les doléances des Personnels dans la rubrique fourre tout « questions diverses » que nos services vont pouvoir repartir sur de bons pieds !
Une des raisons pour laquelle le Syndicat FORCE OUVRIÈREJUSTICE SPIP de CORSE souhaite que les questions ADP soient traitées à l’ordre du jour et non pas dans les questions diverses, faisant comme si, tout allait bien !
Avec un temps spécifique dédié et non, en fin de CSA avec un ordre du jour déjà conséquent,
Ainsi, le Syndicat FORCE OUVRIÈREJUSTICE SPIP de CORSE vous demande de noter dans l’ordre du jour tous les aspects de discussion, qui pour certains datent de plusieurs années, pour prendre un nouveau départ où tous les Personnels se sentiront soutenus et valorisés.
Mesdames, Messieurs, en vous remerciant pour votre attention.
Le bureau du Syndicat FORCE OUVRIÈREJUSTICE SPIP de CORSE
Si FO Justiceétait jusqu’alors coutumier de propos liminaires en lieu et place de longues déclarations, nous ferons une exception aujourd’hui en y dérogeant, dans le seul but de rétablir la vérité, et non une vérité partisane sur le déroulement des CSA SPIP de ces 3 dernières années.
Les trois autres OS ici présentes n’ont eu de cesse de dénoncer l’absence de dialogue social réduisant le CSA SPIP à une simple chambre d’enregistrement, du fait du CSA AP, instance décisionnaire pour tous les Personnels qui composent cette administration, la filière IP incluse.
Des boycotts en série et autres intersyndicales ont grandement nui aux débats et ont repoussé l’agenda social sur un calendrier sans fin, sous le regard passif d’une direction de l’Administration Pénitentiaire dépassée, voire complice par son inertie et son incapacité à mettre du cadre dans sa présidence !
À la fois instigateur et mécontent d’une réalité décriée par ceux-là même qui en sont à l’origine.
Ayant assisté récemment à des dissensions entre la Cgt-IP et l’UFAP-Unsa au sein de « la grande union », nous pensions naïvement qu’enfin, nous allions être épargnés par les attaques récurrentes et infondées à l’encontre de FO Justice.
Hélas, il n’en est rien !!!! Les récents communiqués nauséabonds de l’UFAP-Unsa à l’encontre de FO Justicenous ont rappelés à leur mauvaise foi légendaire.
Que dire face à ce déferlement de propos mensongers si ce n’est que l’objectif clairement affiché est de porter le discrédit sur notre Organisation syndicale, dans un but purement électoraliste.
NOTRE SYNDICAT EST REDOUTÉ CAR IL EST HISTORIQUEMENT REDOUTABLE !!!
Si nous pouvons comprendre l’amertume voire l’aigreur ressentie par certaines OS face à FO Justicedevenu majoritaire au sein de l’AP, puis représentatif en CSA SPIP, ce n’est que la résultante des élections professionnelles de 2018 et 2022, après un travail acharné et de longs combats syndicaux qui ont permis une réforme tout aussi HISTORIQUE pour le CEA !
Vraisemblablement, ces victoires en ont rendu certains quelque peu « hystériques », pour reprendre leurs propres termes. Nous les invitons donc, en lieu et place de communiqués mensongers, à respecter les électeurs qui nous ont fait confiance.
FO Justicen’acceptera pas de laisser son action syndicale être méprisée et dénigrée car elle n’abonde pas dans le sens de « la grande union » intersyndicale en CSA SPIP.
La filière Insertion et Probation FO Justicecontinuera de militer activement au sein d’une équipe multi-catégorielle dans laquelle TOUTES les filières œuvrant dans les SPIP sont représentées, comme en attestent nos déplacements réguliers sur le terrain, en délégation, et notre présence en instance de dialogue social, réunions et groupes de travail.
Notre objectif est de décloisonner les appartenances des différents corps de métier, afin de mieux articuler notre action, dans l’intérêt des personnels en SPIP !!
Enfin pour reprendre la métaphore évoquée par l’UFAP-Unsa des 2 jambes au sein de la future DGAP, nous leur rappelons que leur OS partage une revendication commune avec la Cgt-IP et la Fsu, qui consisterait à couper l’une des 2 jambes, celle de l’IP pour une hypothétique 4ème direction au sein du ministère, en plus de l’AP, la PJJ et les Services Judiciaires. Celui qui ne sait pas d’où il vient ne sait pas où il va…
FO Justiceest bien la seule Organisation syndicale à vouloir éviter l’amputation souhaitée par ces syndicats, en revendiquant l’appartenance de la filière IP au sein de la DAP et donc la future DGAP. Nous considérons que cette revendication consistant à quitter les services de l’AP nuirait grandement à la filière IP, qui finirait à terme, par être remise sous le joug des services judiciaires, comme par le passé.
Pour conclure, s’agissant de l’ordre du jour de ces 2 prochains CSA SPIP, que dire, si ce n’est que cela manque de points cruciaux et attendus par les Personnels, notamment en ce qui concerne la présentation des RSU 2021, 2022 et 2023 qui a déjà été faite lors du CSA ministériel du 29 avril 2025.
Cela illustre davantage l’absence de sens des CSA SPIP dont absolument TOUSles points à l’ordre du jour sont systématiquement soumis in fine au CSA AP. C’est pour cette raison que nous continuerons de proposer nos amendements lors des CSA AP si nous le jugeons utile, n’en déplaise à l’expert UFAP-Unsa (fraîchement élu secrétaire général), dont la présence en CSA SPIP consiste à s’écouter parler, au-delà des points pour lesquels il est nommé.
L’intégralité du personnel de la Maison d’arrêt de Bayonne est désormais certaine d’une chose, l’administration pénitentiaire n’est pas gérée par une intelligence artificielle.
Elle n’apprend pas de ses erreurs.
Nous sommes plutôt sur une gestion aléatoire, voire même sur une incompétence certaine.
Ce samedi 1er novembre 2025, alors que tout se déroulait tant bien que mal au sein de l’établissement, malgré une gestion en mode « plus ou moins dégradé » à 6 agents pour plus de 150 détenus (soit plus de 220 % de taux d’occupation…), un détenu se plaint d’une douleur au niveau du ventre.
Après que l’infirmière ai contacté le SAMU, il est décidé d’extraire celui-ci à l’hôpital.
Le protocole veut que, le week-end, les forces de l’ordre prennent en charge les extractions médicales.
Que nenni !
Alors que l’officier d’astreinte explique au téléphone à M. le Sous-Préfet que nous ne sommes pas en capacité d’assurer cette extraction en toute sécurité, celui-ci demande à Mme la Capitaine de se taire et de l’écouter !
Il est vrai que ce type de personne sait parfaitement comment mettre en place une extraction d’un détenu classé escorte 3… ou pas.
Ce fut ensuite au tour de l’astreinte niveau D.I. d’user de sa compétence pour demander l’extraction avec Mme la Capitaine d’astreinte et deux agents non armés, au lieu de 3 agents ESP armés plus 1 gradé et de découvrir la détention.
Décidément, l’administration doit avoir un stock important de médailles à déposer sur des cercueils.
FO Justice MA Bayonne ne sait donc pas qui remercier pour cette mise en danger des agents ayant accompagné le détenu malade et ceux restés à l’intérieur de l’établissement.
FO Justice MA Bayonne exige que le protocole mis en place depuis des années entre nos services et la police soit strictement respecté, afin d’éviter un nouveau drame comme celui que nous avons déjà connu à Incarville.
FO Justice MA Bayonne tient à féliciter l’ensemble du personnel pour son dévouement et son professionnalisme, malgré les très grandes difficultés dues à la surpopulation pénale et au manque accru de personnel.
Depuis plusieurs semaines, FO Justice a interpellé le Garde des Sceaux sur la question sensible de la sécurisation de la Maison d’Arrêt de Douai.
Les récents incidents survenus dans l’établissement démontrent, une fois encore, l’urgence d’agir.
La semaine dernière, un échange téléphonique a eu lieu entre notre bureau local FO Justice et le conseiller pénitentiaire du Garde des Sceaux, afin de le sensibiliser sur le manque de moyens humains et matériels dont souffre l’établissement. Ce contact direct a permis de rappeler la nécessité d’intervenir rapidement pour garantir la sécurité des personnels.
Nos propositions concrètes, relayées ce jour à la Direction interrégionale des services pénitentiaires des Hauts-de-France, portent sur trois axes :
La mise en place de métal déployé sur les caillebotis, afin de limiter le « yoyotage » et les livraisons par drone
Le renforcement de la porte d’entrée principale, qui ne répond plus aux exigences de sécurité attendues pour un poste de première ligne
Et l’équipement en arrêtoirs de porte à crémaillère, déjà éprouvés à Vendin-le-Vieil, pour sécuriser les interventions face aux profils les plus difficiles.
Dans le même temps, nous avons obtenu confirmation de la Direction interrégionale, qu’une opération de désencombrement, certes modeste mais nécessaire, devrait aussi voir le jour dans les prochains jours.
En lien avec la DSD, l’établissement devrait pouvoir se délester de quatre détenus par semaine, afin de permettre la bonne conduite des travaux et d’alléger temporairement une situation devenue critique du fait de la surpopulation carcérale, qui touche Douai comme l’ensemble des établissements de la région et du pays.
FOJustice, fidèle à sa ligne :
Nous portons des propositions concrètes,
Nous agissons dans l’intérêt des personnels,
Et nous continuerons de le faire, avec la même détermination.
FO Justice CPIP vous informe que la note de lancement de la campagne d’avancement pour l’élaboration du tableau d’avancement pour l’accès, par la voie du choix, au grade de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation de classe exceptionnelle au titre de l’année 2026, a été publiée par la DAP le 30 octobre 2025.