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Prime de Surencombrement – Lettre Ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Objet : Prime de Surencombrement.

Monsieur le Directeur de l’administration pénitentiaire,

Suite à la parution de la note DAP du 21 octobre 2025 relative à la campagne de modulation des corps propres pour l’année 2025, nous tenons à vous faire part de notre incompréhension, en particulier s’agissant de la « prime de surencombrement ».

En effet, la surpopulation carcérale est désormais une réalité structurelle, inhérente à la majorité des établissements pénitentiaires. Cette situation engendre une augmentation considérable de la charge de travail, complique davantage l’exercice professionnel, dégrade le climat de détention et engendre des conditions d’intervention particulièrement tendues pour l’ensemble des Personnels.

Dans un contexte déjà extrêmement éprouvant, les critères retenus ainsi que le taux de surpopulation exigé pour rendre un établissement éligible à la prime ne reflètent absolument pas la réalité quotidienne vécue par les Personnels. Ces paramètres, totalement déconnectés du terrain, ne permettent en aucun cas de mesurer l’impact réel de la surpopulation sur les missions assurées.

De nombreux établissements devraient légitimement bénéficier de cette prime de surencombrement, au vu de la situation critique qu’ils subissent et des conditions de travail dégradées qui en découlent pour les agents.

Par ailleurs, l’exclusion du Corps de Commandement, des Personnels d’Insertion et de Probation, d’une partie des Personnels Administratifs et Techniques, ainsi que des Psychologues et Assistants de Service Social, constitue une incohérence totale. Tous ces professionnels sont pourtant pleinement touchés par les conséquences de la surpopulation carcérale : surcharge d’activité, tensions accrues, contraintes organisationnelles, complexification du suivi des personnes détenues et exposition renforcée aux risques.

Pourquoi évincer ces agents qui, chaque jour, permettent de maintenir à flot des établissements qui croulent sous la densité carcérale, chaque jour voient leur charge de travail accrue, et pourtant, ils assument leurs missions avec une abnégation inversement proportionnelle aux moyens qui leur sont octroyés ?

Pour FO Justice, aucune raison objective ne s’y oppose.

Leur éviction du dispositif est non seulement injuste, mais également incompréhensible au regard de leur engagement quotidien dans des conditions de travail toujours plus dégradées.

À ces « oublis » s’ajoutent des modalités sur la temporalité qui ne nous apparaissent pas cohérentes : la note précise qu’il faut être « affecté et présent sur le dernier mois de la période de référence » pour percevoir cette prime. Quid de l’agent qui a été affecté pendant 11 mois, a subi les conséquences pendant 11 mois et obtenu une mobilité juste “au mauvais moment” ? Ce critère n’est pas juste.

On peut aussi légitimement s’interroger sur la période de référence, fixée cette année aux 12 mois de l’année N-1, alors qu’elle était précédemment fixée aux 9 mois de l’année N. Étant donné que la densité carcérale ne cesse de croitre de mois en mois depuis plus d’un an, un tel changement n’aurait-il pas pour seul objectif de réduire la liste des établissements éligibles ? FO Justice s’interroge valablement.

FO Justice revendique donc une réécriture de la circulaire du 10 juin 2025 afin que les modalités d’octroi de cette prime y soient inscrites, plutôt que renvoyées vers une instruction annuelle de la DAP, qui fluctue au gré d’obscurs paramètres.

Nous vous demandons que cette prime soit versée à l’ensemble des Personnels listés ci-dessus, que ce soit au travers d’un complément forfaitaire d’ICP, d’une modulation de l’IFO ou de l’IFSE, ainsi que de réévaluer son montant à hauteur de 300€.

Ainsi, FO Justice espère que ce sujet saura retenir toute votre attention et que vous pourrez nous apporter des réponses concrètes et une suite favorable à cette requête qui fait l’objet d’une incompréhension doublée d’un sentiment d’injustice auprès des Personnels concernés.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur de l’Administration pénitentiaire, l’expression de notre haute considération.

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Prison de Châlons-en-Champagne : Le Livre des Records !

Ce 09 décembre 2025, notre établissement a enfin réussi à décrocher le Saint Graal…Être cité dans le « GUINNESS WORLD RECORDS ».

Depuis le temps que nos directions multipliaient les tentatives pour décrocher un titre dans ce livre culte. Cette année a enfin permis d’entériner une participation émérite et sans faille, en obtenant, probablement, ce diplôme mythique à afficher auprès de celui de la labélisation du quartier, où se situe notre CPROU.

En effet, après avoir tenté de réunir le plus grand nombre de MOS « à risque » dans notre établissement, bien souvent au même étage, voire dans le même dortoir; Avoir quasiment réussi le record de la réduction des sanctions disciplinaires, même pour des outrages et insultes sur personnels; Avoir recueilli quasiment 61% de détenus hors circonscription chalonnaise; S’être évertué à battre celui du plus grand nombre de détenus placés en cellule de protection d’urgence, sur de simples déclarations orales, sans preuve de risque suicidaire avéré. Nos gestionnaires réalisent l’exploit en affectant, pour une énième fois la même pensionnaire et la même rigueur, une détenue QF en CPROU, au QH, pendant !!!

72 heures

(Record non définitif à l’heure actuelle, plutôt 96h, la PPSMJ se trouvant encore en CPROU)

Et tout cela sans examen médical dans les 48h, hormis la visite d’un personnel paramédical, et/ou un entretien avec un membre de la direction et/ou d’un officier d’astreinte ! (Premier examen réalisé, passé ce délai, à la hâte au SMPR, moins d’1heure, pour simuler une sortie sur ce laps de temps et permettre un nouveau placement, tout ceci avec la bénédiction de DSD Strasbourg.). Nous nous dispenserons de vous fournir, encore une fois, les textes démontrant les irrégularités, non exhaustives, de cette décision.

Madame la directrice, nous espérons que vous saurez faire preuve d’autant de souplesse lorsqu’un personnel, omettra de respecter certaines dispositions législatives hors sol.

Madame la directrice, nous n’accepterons jamais que vous reportiez sur les personnels les dérives règlementaires, hors légalité, des décisions de notre administration.

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Situation des Psychologues à la DAP – Lettre Ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Monsieur Sébastien CAUWEL

Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Ministère de la justice

Direction de l’Administration Pénitentiaire

13 Place Vendôme

75042 PARIS Cedex 01

Objet : Situation des Psychologues à la DAP.

Monsieur le Directeur de l’administration pénitentiaire,

Nous avons rencontré vos services lors d’une réunion bilatérale le 6 novembre 2025. Force est de constater que, depuis la création du corps des psychologues de la justice en 2022, et malgré la présence des psychologues dans notre administration depuis plus 40 ans, la DAP ne semble pas avoir saisi les enjeux cruciaux que la création de ce statut emportait avec lui.

À la question du nombre de postes que la DAP demande à mettre au concours 2026, vos services répondent que seront couverts uniquement les départs en retraite et les détachements. Doit-on comprendre que la DAP entend n’accueillir que le nombre de fonctionnaires inclus dans la première promotion et qu’ensuite tous les autres collègues seront maintenus dans un statut de contractuel, sauf à ce qu’il y ait des départs en retraite ?

Ce désintérêt pour la construction réelle et concrète du corps des psychologues explique-t-il pourquoi vous laissez certaines DISP le désintégrer peu à peu, en supprimant des postes de psychologue au profit d’autres fonctions ?

Nous vous avons alerté depuis plusieurs mois sur l’absence de publication d’un grand nombre de postes vacants ! Ces postes « gelés » dans un premier temps sont déclarés ensuite inexistants une fois qu’on ne peut retrouver le nom de l’agent l’ayant précédemment occupé. Il semble urgent de construire des process à la main de l’administration centrale afin d’assurer la continuité des missions des psychologues.FO Justice vous demande la garantie de la mise en œuvre d’un recrutement pour tout poste laissé vacant par un psychologue.

FO Justice réclame la mise en œuvre immédiate d’une cartographie des postes de psychologue au sein de la DAP ainsi que l’écriture de règles claires qui définissent le nombre de postes nécessaires en établissements, dans les SPIP ainsi que dans les DISP.

En outre, la création d’un psychologue coordonnateur national semble aujourd’hui incontournable, à l’instar du Secrétariat Général et de la Direction des Services Judiciaires. Cela permettra aux services de la DAP d’avoir des relais d’informations sur les enjeux métiers et RH au sujet des psychologues.

Nous vous avons également alerté sur les manquements répétés aux règles de gestion concernant la publication des postes à la mobilité au fil de l’eau. De trop nombreux contractuels sont encore recrutés alors que le poste n’a pas fait l’objet de parution. Il est primordial que vous rappeliez les obligations réglementaires sur ce sujet.

Concernant les psychologues du personnel, FO Justice a porté à votre connaissance les effets délétères du cumul de l’absence de prime Ségur et d’un groupe IFSE défavorable. Il n’est pas audible que les psychologues qui s’occupent des agents, dont on sait à quel point les missions et l’environnement les impactent, soient les postes les moins attractifs financièrement.

Afin de corriger cet état de fait intolérable, FO Justice vous demande la mise en œuvre d’une NBI pour ces personnels, équivalente à la prime Ségur. Nous vous demandons également de soutenir nos demandes auprès du Secrétariat Général dans le cadre de la réforme des groupes IFSE.

Enfin, vous ne pouvez ignorer que nombre de psychologues, qui ont fait le choix de l’engagement par le statut de titulaire, ont été pénalisés financièrement par une diminution de leur ancienneté. Ces psychologues sont aujourd’hui tous sur le socle IFSE malgré des carrières longues. FO Justice Psychologue revendique une revalorisation IFSE de ces personnels dans le cadre de leurs évaluations afin de réduire ce préjudice financier.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur de l’Administration pénitentiaire, l’expression de notre haute considération.

Le Secrétaire Général

Emmanuel BAUDIN

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UISP FO Hauts-de-France : FOCUS 1 – Le Comple Epargne Temps !

Références Juridiques :

• Décret n°2002-634 du 29 avril 2022

• Arrêté du 28 août 2009

Le Compte Épargne Temps (CET) permet d’accumuler des jours de congés ou de repos non pris pour les utiliser ultérieurement ou pour bénéficier d’une compensation financière.

CONDITION :

Être fonctionnaire titulaire depuis au moins 1 an ou être agent contractuel employé de manière continue depuis au moins 1 an ET Poser au moins 20 jours de congés annuels dans l’année en cours (pour un agent à taux plein) Au prorata pour les agents à temps partiel (soit 10j à 50%,18j à 80%)

CET avec MOINS de 15 jours :

  • Utiliser comme congés (en une ou plusieurs fois)
  • Épargner sur CET

CET avec PLUS de 15 jours :

  • Indemniser les jours au-delà de 15
  • Maintenir sur le CET, dans la limite de 10 par an
  • Prendre en compte au titre du régime de retraite additionnelle si titulaire

CHIFFRES CLÈS

  • 60 jours max : Nombre maximal de jours pouvant être épargnés (hors dérogation COVID/ JO)
  • 15 jours seuil :

Seuil minimal pour l’indemnisation.

  • 83/100/150 €/jour : Montant de l’indemnisation journalière (selon catégorie C/B/A).

FAQ – Questions Fréquentes

Je suis fonctionnaire stagiaire, mais j’avais un CET avant, est-ce que je peux utiliser mes jours épargnés ?

Non, les stagiaires ne peuvent pas utiliser les jours épargnés ni en accumuler de nouveaux pendant toute la période de stagiairisation.

J’ai déjà 60 jours sur mon CET, est-ce que je peux toujours épargner ?

Oui mais il y a obligation de choix d’option pour les jours au-delà des 60.

Quand ouvre la campagne et quels sont les délais pour mon droit d’option ?

La campagne s’ouvre dans le courant du mois de novembre. L’alimentation du CET doit être faite jusqu’au 31 décembre de l’année et le droit d’option doit être exercé jusqu’au 31 janvier de l’année suivante.

J’ai choisi de me faire indemniser mes jours de CET, sur quel mois vais-je être payé ?

La mise en paiement peut commencer à compter du mois de mars de l’année suivante.

Je change d’administration, vais-je pouvoir faire transférer mon CET ?

Cela dépend des administrations. Il convient de bien se renseigner en amont avec votre nouvelle administration d’accueil.

Je n’ai plus de congés, puis-je poser des CET ?

Oui, sous réserve de l’accord du chef de service et des nécessités de service.

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Prison de Baie-Mahault : Lâche Agression !

Chers collègues,

Ce jour aux environs de 14h30, l’Officière C a été lâchement agressée par une personne détenue de la MAF.

Juste avant de commettre son geste infâme, la personne détenue en question avait déjà vociféré et tapé du poing sur la table lors de sa consultation au SMPR, pas contente de la prestation offerte. Elle a claqué la porte du bureau comme une furie et s’en est allée, refusant toute discussion et tout traitement.

C’est lors de sa réintégration à la MAF qu’elle croise le chemin de l’Officière qui lui demande les raisons de son agitation. Sans prévenir, la détenue lui a assené un coup de poing au visage. Une collègue présente déclenche aussitôt l’alarme. L’intervention rapide de l’équipe ELSP, à proximité, a mis fin à l’agression car cette dernière voulait vraiment en découdre avec du bleu.

FO Justice Bémao dénonce avec fermeté cette agression et souhaite un prompt rétablissement à l’Officière qui souffre d’un gros hématome au visage.

FO Justice Bémao félicite les collègues pour leur réactivité évitant ainsi le pire.

FO Justice Bémao réclame une sanction exemplaire à l’encontre de cette personne détenue et exige son départ de l’établissement. D’autant plus que ce matin, cette boxeuse en herbe avait fait l’objet d’un signalement lors du rapport de début de semaine. Comme nous le répétons à chaque agression sur personnel, les agresseurs n’ont pas leur place dans nos murs.

Encore une fois, c’est une personne détenue, fragile psychologiquement, qui s’en prend à l’une des nôtres.

Combien de fois allons-nous répéter, marteler que ces personnes n’ont rien à faire dans une « détention classique » !!! Qu’il nous faut des structures adaptées et des personnels formés pour accueillir et gérer au quotidien ce genre d’individus !!

La prison est certes difficile et usante, mais les personnels ne sont pas payés pour servir de punchingball à la voyoucratie.

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Prison de Salon-de-Provence : Tentative d’homicide sur un collègue

Ce samedi 6 décembre, après-midi, lors de la descente promenade au bâtiment A, un événement a une nouvelle fois frappé notre établissement.

Et cette fois, nous avons frôlé le drame absolu !

Alors qu’un collègue effectuait le contrôle du passage sous le portique de détection, un détenu au comportement clairement provocateur a refusé de remettre sa carte, adoptant immédiatement une attitude hostile.

Mais la suite a dépassé tout ce que l’on peut accepter :

Le détenu s’est approché brusquement, a sorti une arme artisanale de sa poche et a tenté de frapper notre collègue en pleine carotide, tout en proférant des menaces de mort explicites et ignobles :

« Je vais te crever, fils de pute »

À cet instant, c’est la vie d’un agent qui a tenu à un réflexe.

Grâce à sa réactivité et son sang-froid, notre collègue a réussi à esquiver le coup et à maintenir une distance suffisante pour éviter l’irréparable.

L’intervention immédiate du second surveillant du quartier arrivant a permis la neutralisation rapide de l’individu, qui a été placé en prévention.

Ce lundi, lors de la commission de discipline, le verdict tombe :

30 jours de quartier disciplinaire !

Cette agression n’est pas un cas isolé :

• Les armes en détention se multiplient.

• Les agressions verbales et physiques explosent.

• Les agents, eux, doivent absorber toujours plus de missions avec toujours moins de reconnaissance et de moyens.

La sécurité du personnel ne doit plus être une variable d’ajustement.

Elle doit être LA PRIORITÉ.

FO ÉXIGE une réponse pénale réellement dissuasive,

FO APPORTE SON SOUTIEN TOTAL AU COLLÈGUE AGRESSÉ.

Le collègue visé ainsi que le surveillant qui est intervenu ont démontré un professionnalisme exemplaire et ont probablement évité un drame.

Nous leur apportons notre solidarité pleine et entière.

FO ÉXIGE qu’ils bénéficient d’un suivi médical, psychologique et administratif complet, comme il se doit après une tentative d’homicide.

Tant que rien ne changera, tant qu’on refusera de voir la réalité en face, les agents resteront exposés, seuls, en première ligne.

Nous ne nous tairons pas. Nous ne lâcherons rien !!!

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Prison d’Aix-Luynes : “QLCO”, ce que nous avons vu à Condé-sur-Sarthe, ce que nous refusons pour Aix-Luynes !!!

FO Justice CP Aix-Luynes s’est rendue au centre pénitentiaire (CP) de Condé-sur-Sarthe. Cette visite a permis de constater que cet établissement bénéficie de moyens humains et sécuritaires conséquents, déployés spécifiquement dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée.

Aujourd’hui, le CP de Condé-sur-Sarthe affiche un taux de couverture de 100 % pour les personnels de surveillance. En revanche, le corps des officiers demeure en sous-effectif, ce qui pose un réel problème au regard des exigences d’un dispositif QLCO.

Par ailleurs, malgré un organigramme présenté comme complet, la fermeture du quartier de semi-liberté (QSL) de cet établissement a permis de réinjecter des personnels en détention, renforçant encore les effectifs opérationnels.

Sur le CP de Condé-sur-Sarthe, les agents tournent TOUS sur le QLCO. Il n’existe pas de personnels durablement figés sur ce quartier.

Ce roulement, associé aux dispositifs d’anonymisation, vise à préserver l’identité des agents et à limiter leur exposition dans le temps.

Pour autant, malgré des moyens importants, des fragilités sécuritaires subsistent à Condé-sur-Sarthe, relevées par FO Justice du CP Condé-sur-Sarthe :

⇒ La gestion du courrier repose sur un chariot mobile avec boîtes aux lettres, conçu pour se prémunir des contestations administratives mais qui constitue en réalité un objet roulant pouvant être utilisé contre les agents, alors que les caméras individuelles servent à protéger et constater le respect des procédures.

⇒ des interrogations demeurent également sur l’organisation des promenades, en l’absence de SAS sécurisés dédiés,

⇒ la lutte contre les drones, rendue plus difficile par des cours non couvertes.

Ces constats rappellent une réalité essentielle… aucun dispositif n’est totalement étanche, même avec des moyens renforcés !!!

Pour préserver au mieux l’anonymisation des agents, les établissements du CP Vendin-le-Vieil et du CP Condé-sur-Sarthe, ont optés pour un roulement des agents de l’ensemble de la détention, bien au-delà du seul quartier.

Surtout que l’expérience démontre que l’anonymisation des agents n’est jamais acquise définitivement… À un moment ou à un autre, les identités finissent par être découvertes.

NOUS L’AVONS DÉJÀ CONNU LORS D’ÉVÉNEMENTS GRAVES SURVENUS IL Y A PRÈS D’UN AN,

AVEC DES ATTAQUES CIBLÉES CONTRE DES SURVEILLANTS, OÙ LES AGENTS AVAIENT ÉTÉ PROGRESSIVEMENT IDENTIFIÉS !

Ces faits doivent servir d’alerte… exposer durablement les mêmes personnels au QLCO, c’est prendre un risque réel et connu !!!

C’est dans ce contexte que FO Justice a porté, lors d’un entretien réunissant toutes les organisations syndicales de la DISP de Marseille et le directeur interrégional, UNE INFORMATION MAJEURE QUE PERSONNE N’AVAIT ANTICIPÉE… Sauf FO Justice !!!

Seule FO Justice était informée que la DAP et le ministère de la Justice n’envisagent pas de verser la « prime QLCO » à l’ensemble des personnels du CP d’Aix-Luynes, mais uniquement aux agents affectés directement sur ce quartier… C’EST INACCEPTABLE !!!

Sur le CP de Condé-sur-Sarthe comme sur le CP de Vendin-le-Vieil, la prime est attribuée à tous les agents, quels que soient le corps, le grade ou le poste, car le QLCO impacte tout l’établissement !!!

Il existe donc une jurisprudence, issue des pratiques ministérielles elles-mêmes. Limiter cette prime à une minorité d’agents, c’est :

⇒ créer une inégalité de traitement injustifiable,

⇒ fragiliser la sécurité en figeant les personnels sur des postes sensibles,

ignorer la charge supplémentaire supportée par tous les corps : surveillants, encadrement, CPIP, personnels administratifs.

FO Justice est claire :

⇒ à exposition collective, reconnaissance collective,

⇒la prime QLCO doit être versée à tous les personnels, tous corps, grades et postes confondus,

⇒les moyens sécuritaires doivent être pleinement adaptés avant toute montée en charge, pas après.

La lutte contre la criminalité organisée ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des agents ni par des économies budgétaires déguisées. FO Justice ne l’acceptera pas !!!

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Prison de Baie-Mahault : Une visite au pas de course !

Chers Collègues,

Hier, dimanche 7 décembre, le Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault a reçu, en grande pompe, Monsieur DARMANIN, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, accompagné du Directeur de l’Administration Pénitentiaire, du Directeur Interrégional de la DSPOM et du Préfet. Cette venue en Guadeloupe s’inscrit dans le cadre de l’ouverture et de l’inauguration de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre, mais aussi dans le but de rencontrer les différents établissements sous tutelle Ministère de la Justice.

Cependant, cette visite n’était pas au goût de tout le public, y compris pour notre organisation qui ne cautionne pas que la direction fasse venir à la prison des pères et des mères de famille, de surcroît un dimanche, un jour sacré pour la famille.

Il est vrai que nous n’avons pas l’habitude de recevoir des Ministres sur notre établissement et que nous devons tout faire pour que cela soit une réussite. Mais pour notre organisation syndicale, les mêmes méthodes employées pour faire croire que tout va bien lors de ces visites de personnalités, doivent être mises aussi en avant au quotidien.

  •  La couverture du PCC ce dimanche alors que d’habitude, le week-end, il n’y a personne.
  •  Personnels en nombre (quelle sera leur position administrative ?)
  •  Le tour de promenade MA2 a été déplacé en 3ème tour pour éviter que le Ministre ne croise des personnes détenues.
  •  Le mot d’ordre a été de vider les cellules 21, 22 et 25 pour les montrer au Ministre. Les raisons évoquées, le Ministre voulait voir la cellule « arrivant », la CPROU et aussi les caillebotis déportés.

Même si nous supposons que l’agenda du Ministre est chargé, mais une visite au pas de course est trop courte pour se faire une réelle idée des problématiques récurrentes du CP de Baie-Mahault ; et nous doutons fort que la direction puisse laisser voir la misère qui règne dans nos murs.

Fort heureusement, nous avons pu rencontrer pendant environ une heure trente, un conseiller du Ministre qui a bien pris note de nos doléances. Et force est de constater que certaines informations sensibles nous concernant n’arrivent pas au cabinet du Ministre.

Deux questions légitimes :

  •  La chaîne hiérarchique DSPOM, DAP, Ministère serait-elle rompue à un certain niveau ?
  •  Ces visites de courtoisie vont-elles vraiment améliorer le sort des établissements et des nombreux collègues qui depuis longtemps sont les éternels oubliés de la République ?

Nous laisserons à chacun le choix d’en juger.

Une chose est sûre, le syndicat FO Justice Bémao s’est engagé à défendre les droits et les conditions de travail des personnels et s’en tiendra quoi qu’il en coûte !

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Prison de Lutterbach : Lourde agression d’un officier, personne n’est exempté

Depuis plusieurs semaines, les collègues du CPML sont victimes d’agressions multiples.

Un gradé de la MAH s’est à nouveau fait prendre à partie par un coup au visage par un individu bien connu de nos services et qui ne devrait plus être sur notre établissement depuis plusieurs semaines.

Dans la même journée, c’est l’officier du même bâtiment qui fut victime d’un jet de pot de pâte à tartiner dans la tête, incident qui a amené une prise en charge rapide à l’hôpital et qui a généré 4 jours d’ITT.

FO Justice soutient une nouvelle fois sans conditions les agents agressés dans le cadre de leur service.

FO Justice demande un transfert vers un autre établissement et une peine en CDD exemplaire afin de faire cesser les agressions sur le personnel.

FO Justice félicite l’intégralité des acteurs dans la prise en charge des agressions.

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Prison de Saint-Quentin-Fallavier : La fouille du Ministre

Au petit matin, notre CP a fait l’objet de la fouille sectorielle demandée par notre Ministre. Si cette fouille n’a pu bénéficier d’aucun soutien ERIS ou Cyno au vu du délai contraint, le personnel était bien au rendez-vous.

Une vingtaine cellules et une cinquantaine de personnes détenues ont été passées au crible dès 6h30.

Si les fouilles se sont passées dans le calme, 19 téléphones portables, une montre connectée, 2 box wifi, pas loin de 50g de stupéfiant, des écouteurs ….

Si la fouille se montre fructueuse, l’inquiétude est bien présente sur tout ce qui n’a pas été saisi dans le reste de la détention. Nous sommes encore très loin des « 0 » portable en détention !!!

Le bureau local FO Justice félicite et remercie vivement le personnel s’étant rendu disponible ce matin aux aurores mais également l’ensemble des agents pour leur travail et fouilles au quotidien, mission sécuritaire incontournable.

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