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Prison d’Aix-Luynes : Fouille “médiatique” – La Communication avant la sécurité !

Mercredi 17 décembre, en début de soirée, une opération de fouille sectorielle a été menée sur le Centre Pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes. Si FO Justice CP Aix-Luynes réclame sans cesse des moyens pour assainir la détention et garantir la sécurité, le déroulement de cette opération laisse un goût amer :

CELUI D’UN COUP DE COMMUNICATION POLITIQUE AU DÉTRIMENT DE L’EFFICACITÉ OPÉRATIONNELLE.

L’EFFET DE SURPRISE RÉDUIT À NÉANT

Comment parler d’efficacité quand la discrétion est sacrifiée sur l’autel de l’image ? L’arrivée des renforts s’est faite au vu et au su de tous, notamment des familles sortant des parloirs. Résultat : notre logistique et nos modes opératoires ont été exposés publiquement.

Le secret n’en était pas un, les détenus, clairement averties, ont eu tout le loisir d’anticiper et de dissimuler l’essentiel.

Comble de l’ironie, depuis le SAS du PCI, nos collègues ont dû subir les railleries et les provocations de la population pénale.

Quand l’administration prévient indirectement de son arrivée, c’est l’autorité des agents que l’on fragilise !

AU FINAL ! TRÈS PEU D’OBJETS ET PRODUITS INTERDITS SAISIS

UN IMPACT MÉDIATIQUE PLUTÔT QU’UN IMPACT SÉCURITAIRE

Une belle image pour la communication, mais un résultat sécuritaire faible. Pour FO Justice, une fouille sectorielle n’est pas un tournage de film, c’est un acte grave de sécurité qui exige rigueur, préparation et secret.

FÉLICITATIONS AUX AGENTS…LES SEULS PROFESSIONNELS !

FO Justice tient à féliciter le professionnalisme exemplaire de l’ensemble des agents présents.

BRAVO AUX COLLÈGUES DE LUYNES !

QUI ONT SU GARDER LEUR SANG-FROID FACE AUX PROVOCATIONS DES DETENUS.

FÉLICITATIONS AUX RENFORTS !

POUR LEUR PROFESSIONNALISME.

Une fois encore, ce sont les agents de terrain qui sauvent les meubles et portent l’institution à bout de bras, malgré des décisions de gestion déconnectées de la réalité des coursives.

FO Justice EXIGE le retour aux fondamentaux avec davantage de fouilles sectorielles, préparées et maîtrisées, permettant aux agents de travailler dans un cadre réellement sécurisant.

FO Justice EXIGE des opération menées dans la plus grande discrétion, la surprise est une condition essentielle de l’efficacité.

FO Justice EXIGE des sanctions fermes et systématiques, chaque objet découvert doit entraîner une réponse disciplinaire et pénale sans concession. La sécurité n’est pas un outil de communication, c’est notre quotidien !

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Prison de Salon-de-Provence : Déclaration Liminaire du CSA du 18/12/2025

Madame la présidente,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration, FO justice refuse d’ouvrir cette instance dans le silence. Ce silence serait une trahison.

Avant toute chose, rendons un hommage sincère et appuyé à l’ensemble des personnels de surveillance du centre de détention de Salon-de-Provence. Chaque jour, ces agents accomplissent leurs missions avec professionnalisme et sens du devoir, malgré un contexte de travail toujours plus dégradé : sous-effectif chronique, surcharge constante et climat de tension permanent.

Mais que les choses soient claires :

ce dévouement n’est pas inépuisable. Il y a des limites !!

Cet engagement, exemplaire et quotidien, mérite reconnaissance, respect et soutien pas silence ni indifférence.

Les récents événements survenus au CD SALON rappellent brutalement la réalité du terrain : tentative d’homicide sur un collègue, crachats, menaces, insultes… Ces faits ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans un quotidien marqué par la violence, la pression et l’insécurité.

Lors de notre dernière instance, FO Justice avait déjà tiré la sonnette d’alarme : un collègue agressé, une sanction dérisoire, une réponse institutionnelle indigne au regard de la gravité des faits.

Madame la présidente, vous nous aviez alors assuré qu’une nouvelle ère commençait, qu’aucune agression contre un personnel ne resterait sans une réponse ferme et exemplaire.

Aujourd’hui, vos promesses ont volé en éclats.

Une nouvelle agression survient… et, encore une fois, la sanction tombe : quelques jours de confinement. Rien de plus. Une fois de trop !!!

l’administration choisit la complaisance envers les agresseurs plutôt que la protection des personnels.

FO Justice dénonce fermement cette dérive.

Refuser de sanctionner à la hauteur des faits, c’est renier vos engagements, c’est affaiblir la crédibilité de l’institution et mépriser ceux qui en assurent la sécurité au quotidien.

Nous ne laisserons pas faire.

La protection des agents n’est pas négociable.

Ces faits démontrent, s’il fallait encore le prouver, que le centre de détention de Salon-de-Provence n’est ni un lieu paisible, ni un environnement sans danger.

Ceux qui persistent à minimiser cette réalité portent une lourde responsabilité.

➢ Pendant que l’administration communique, les agents encaissent.

➢ Pendant que l’administration temporise, les agents s’épuisent.

➢ Pendant que l’administration hésite, les agents risquent leur vie.

Et l’histoire retiendra que, malgré les alertes répétées, l’administration aura choisi l’inaction.

C’EST UNE FAUTE GRAVE,UNE HONTE!!

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Déclaration Liminaire du CSA – SJ du 18 Décembre 2025

Monsieur le directeur,

Si l’ordre du jour de ce CSA ne comporte qu’un point, d’autres sujets prégnants sont à évoquer.

S’agissant de la déontologie au sein de ce ministère il convient de rappeler qu’il lui appartient plus que jamais de former ses agents mais plus encore de les protéger d’une criminalité que rien n’arrête aujourd’hui. Leur dévouement n’est plus à prouver au sein de nos juridictions mais ils ne peuvent pas tout faire, en tous cas pas assurer seuls la sécurité de l’institution.

À cet égard, nous souhaiterions vous interpeller sur l’extrême nécessité de revoir le plan d’action relatif à la réserve pénitentiaire sachant que nos tribunaux ne bénéficient presque plus du renforcement de la sécurité relevant du ministère de la Justice dans un contexte rappelons le extrêmement difficile en la matière.

Par ailleurs, la situation de nos collègues Outre-Mer pose question au-delà des annonces de renforts faites par le ministre. Aujourd’hui FORCE est de constater que leur situation ne s’est pas améliorée et le terme est bien faible. Les déclarations d’intention sont loin d’être suffisantes et ce malgré les enquêtes parlementaires qui se sont succédées depuis bien des années.

Nous avons eu connaissance d’un projet de transfert des bureaux métiers informatiques (OJI3, OJI4, OJI5 et une partie d’OJI7) vers le Secrétariat Général. Malgré une présentation par la DSJ aux services concernés, les collègues restent dans le flou. Qu’en est-il de leurs futures affectations, leurs missions, leursvfiches de poste ? Vont-ils conserver leur NBI, leur groupe IFSE, leur 3 jours de télétravail ?

Nos collègues sont inquiets et il est important de les associer à ce projet.

Enfin nous vous rappelons également que la QVTC ne doit pas rester un terme à la mode mais une réalité pour nos collègues en juridiction ; aujourd’hui même la médecine de prévention reste défaillante : à savoir les visites médicales quinquennales ne sont pas toutes réalisées, les suivis médicaux particuliers des agents concernés ne sont pas tous réalisés, les médecins de prévention ne sont pas tous avisés des arrêts de travail, certaines juridictions ne répondent pas aux sollicitations des médecins de prévention. Cette même médecine de prévention pour laquelle nous déplorons également le manque de moyens avéré depuis des années.

Nous rappelons également que sans l’engagement professionnel de nos collègues, bien des juridictions auraient mis la clef sous la porte à l’instar de sociétés privées.

Nous continuerons vaille que vaille à rappeler que si les fonctionnaires ont des obligations, ils ont des droits !

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UISP Bordeaux : CSA FS – FO Revendique !

Mardi 2 décembre, un CSA Formation Spécialisé s’est tenu au Centre Interrégional de Formation de Bedenac.

FO Justice UISP Bordeaux en avait profité pour arriver la veille en délégation et aller à la rencontre des personnels du CD de Bedenac accompagné par le Secrétaire Local de notre organisation.

A l’écoute le lundi des revendications locales, FO est passé en mode régionale face à la délégation de la DI le mardi. Après l’entrée en matière du DI qui a fait un point sur les fouilles en cours, FO Justice a souhaité féliciter tous les personnels mobilisés pour ces opérations.

La déclinaison régionale du Plan équité a été posé sur la table par le SG avec comme base de travail le Plan Parisien ! Notre OS est plus que sceptique sur ces mesures. Paris n’est pas Bordeaux et nous n’avons pas les mêmes problèmes !

De plus, la déclinaison locale de ce plan, nous parait ouvrir les portes à un grand n’importe quoi que chaque chef d’établissement pourrait piloter à son bon vouloir. Une validation en DI de chaque plan local doit être obligatoire.

Le Bilan des ACT pour un peu plus de 40 000€ a été présenté par le DAI Adjoint. On peut aussi regretter le manque de moyen, il faudrait faire tellement plus !

L’inspecteur SST a ensuite présenté le bilan annuel des inspections Santé, Sécurité au Travail. Les risques principaux sont toujours les mêmes : Incendie, Agression sur Personnel, Risque Routier, RPS… Un questionnaire RPS a été réalisé en DI. Il faudra le mettre en place dans chaque établissement.

FO Justice a insisté pour que les Agents De Prévention qui remplissent le DUERP soit mieux formé, mieux accompagné et qu’on leur donne du temps pour travailler. Il faut également sensibiliser les DSP à ces problématiques.

En question diverse, FO Justice UISP Bordeaux a également soulevé le problème de la représentativité des personnels du siège et des PREJ.

Nous devrions étudier leurs problématiques lors de cette instance régionale…

Est-ce normal ?

Pourquoi n’ont-ils pas leurs propres instances avec leurs représentants locaux ?

En tous cas, FO Justice sera toujours là pour revendiquer pour tous les Personnels de la DI !

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Mobilité, Résultats Brigadier-Chef Expertise… Énième Report ! Le Mépris a Assez Duré !

►Une nouvelle fois, l’administration choisit de mépriser l’ensemble des Personnels !

Après des classements de mobilités qui ont pris un retard considérable, le report des résultats des examens de Brigadier-Chef Expertise, annoncés pour le 24 décembre 2025, constitue une provocation supplémentaire à l’égard des personnels. Ces retards ne sont ni accidentels ni exceptionnels : ils sont le symptôme d’une désorganisation structurelle et d’une gestion des ressources humaines catastrophique.

►FO Justice s’insurge, car, derrière ces reports, ce sont encore des agents que l’on sacrifie, des carrières que l’on piétine et un profond sentiment d’injustice qui s’installe.

Depuis des années, l’administration s’enlise dans son incapacité à gérer les parcours professionnels. Les services RH sont déconnectés du terrain, les effectifs sont insuffisants et les alertes remontées par les personnels sont ignorées. Les carrières sont gérées à l’aveugle, au gré des retards, des blocages et des décisions bricolées dans l’urgence.

Ce chaos n’est pas un accident. C’est une méthode !

►FO Justice désigne clairement les responsables : le département des ressources humaines et l’administration centrale.

Leur fonctionnement autoritaire, leurs injonctions contradictoires et leur mépris constant des réalités professionnelles conduisent inévitablement à ce type de situation. Pire encore, ces pratiques managériales toxiques génèrent de la souffrance au travail et exposent les agents à des risques psychosociaux graves.

Les conséquences sont lourdes et inacceptables. Des avancements sont bloqués, des affectations retardées, des projets de vie suspendus. La reconnaissance du travail accompli est niée, et la démotivation s’installe dans des services déjà à bout de souffle.

Dans le même temps, l’administration ose encore parler « d’attractivité » et de « fidélisation ». Ces discours sont indécents.

La réalité vécue par les agents, c’est le mépris, l’improvisation et l’abandon !

►FO Justice exige des actes, pas des promesses. Les résultats doivent être publiés immédiatement. L’administration doit des explications claires, écrites et publiques aux Personnels concernés. Le respect des calendriers doit enfin devenir la règle, et non l’exception. Les pratiques managériales toxiques doivent cesser, maintenant.

►FO Justice ne se taira pas et ne laissera pas l’administration continuer à maltraiter ses agents !

Les Personnels, eux, n’oublierons pas ! 

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ENAP : Au bord de l’implosion, la section TIO de l’ÉNAP connait une grave crise – Lettre Ouverte

Madame la directrice,

FO Justice a alerté à maintes reprises la direction sur le manque de personnel et ce dès les COPIL.

Pour autant, les agents de ce service ont travaillé pour fournir un programme de formation cohérent, répondant aux attentes et à la commande de l’administration ; ils ont toujours été volontaires pour mener à bien leurs missions de formation.

Cependant, la charge de travail et la répétition des gestes professionnels a amené 3 agents en AT et d’autres en arrêt de travail.

Ces accidents de service et ces arrêts de travail résultent directement de cette charge de travail :

  • 2 groupes de 20 agents à gérer par moniteur et par jour
  • Autant d’assauts à encaisser

Même sans intention de blesser, les contacts sont présents, la répétition des coups aussi.

Pour FO Justice il est urgent, afin d’assurer le bien-être des agents :

  • Renforcer l’organigramme en ouvrant les postes à chaque mobilité (5 ETPT)
  • Acheter des tenues par coups de meilleure qualité, en doter les moniteurs d’une dotation individuelle personnelle
  • Acheter des bâtons de protections télescopique (BPT) en nombres (afin de réapprovisionner une réserve) et améliorer leur qualité
  • Acheter des mallettes afin d’équipés chaque dojo d’une mallette équipé du matériel afin d’éviter les transports par les personnels d’un lieu à l’autre (parfois 7 cours simultanément dont 2 en gymnase séparé par des matelas/tapis)

La direction locale a d’ores et déjà indiqué, lors de la réunion mensuelle du 18 décembre 2025 et à la suite de la question posée par FO Justice, que les heures supplémentaires (qui ne pourraient pas être récupérées) seraient mises en paiement.

FO Justice souligne qu’il sera quasi impossible de récupérer les heures faites en raison des plannings et des effectifs.

FO Justice vous demande de se saisir de cette situation et d’alerter sans délai Monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire sur cette situation sans précédent, d’autant qu’il connaît très bien les difficultés de cette école.

On ne peut pas vouloir rayonner nationalement et internationalement, et ne rien faire pour améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, qu’ils soient à l’ÉNAP, en établissement, en DISP ou sur des missions transversales.

Malgré une charge de travail considérable la section TIO de l’ÉNAP effectue toujours le travail demandé sans rechigner et avec engagement.

À trop tirer sur la corde, elle finit par casser !

Les agents finiront par demander leur mutation.

Des compétences indéniables seront alors perdues pour l’école mais surtout pour les élèves en formation.

Il est temps que l’administration rende à ses personnels ce que les personnels donnent à l’administration.

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CPIP Régions : Le SPIP 03 CRAQUE !

FO JUSTICE CPIP souhaite attirer à nouveau votre attention sur la situation extrêmement préoccupante au sein de l’équipe du SPIP milieu ouvert de Moulins et ce depuis plus d’un an déjà.

Malgré de multiples alertes, communiqués syndicaux, réunions et tentatives de dialogue social avec la hiérarchie, aucune mesure concrète n’a été prise pour améliorer nos conditions de travail qui se dégradent de façon alarmante.

1. Un manque d’effectif devenu insoutenable

Notre service fonctionne aujourd’hui en sous-effectif chronique et aggravé par plusieurs mi-temps thérapeutiques, de longues absences non remplacées et le non-remplacement de titulaires qui ont quitté le SPIP.

En janvier 2025, nous étions 6 agents en effectif théorique, mais il y avait déjà des absences pour maladies à prendre en compte. Après le départ d’une collègue, nous ne sommes plus que 5 agents.

Deux sont en mi-temps thérapeutique, 1 vient de rentrer d’un arrêt maladie, et seulement trois agents sont à temps plein depuis le 09/12/2025 et doivent absorber l’ensemble des missions. Nous avons reçu une aide d’une collègue revenant d’un arrêt maladie, qui était en souffrance pour reprendre au MF de Moulins, pour 3 mois. Cette collègue a sollicité par deux fois une MAD qui pour l’heure n’a pas était acceptée.

Cela entraîne une surcharge colossale et permanente sur les mêmes personnes, sans parler des Risques Psycho-sociaux induits par ces carences en RH.

2. Une accumulation de missions urgentes et imprévues

Les agents doivent gérer en plus de leur charge habituelle les sorties d’audience en urgence, les sortants de prison non anticipés, la gestion des alarmes les enquêtes POP à rendre en urgence (appel du parquet à 15h00 pour 17h00 par exemple) et enfin des rendez-vous en dehors des horaires d’ouverture du service, imposant des dépassements réguliers.

À cela s’ajoutent des missions transversales imposées par le tribunal ou la direction, augmentant encore plus la charge de travail mais sans aucun renfort.

3. Une absence de soutien et de reconnaissance de la hiérarchie

Malgré nos alertes répétées, la direction adopte une posture sous forme de déni. On nous demande littéralement de « ne pas se plaindre » alors que la surcharge repose toujours sur les mêmes agents, déjà fragilisés et épuisés. Les réunions organisées jusqu’ici sont stériles : aucune mesure, aucune anticipation, aucun plan d’action.Après avoir fait part de nos difficultés, nous avons reçu des mails le 27.11.2025 nous demandant de prendre en charge encore plus de dossiers, notamment ceux des agents absents.

Pire encore, la difficulté liée à l’absentéisme existe également en milieu fermé pour les mêmes raisons, et il est désormais question de désigner d’office un agent d’une des antennes milieu ouvert pour pallier ses dysfonctionnements ! Cela alimente un profond sentiment d’injustice, de désespoir sans parler de l’absence totale de reconnaissance.

4. Des dysfonctionnements graves dans la transmission des dossiers

Nous faisons également face à des saisines incomplètes du tribunal, des retards ou absences de réponses aux rapports d’incidents, des missions transversales qui génèrent des pertes de temps et d’énergie considérables.

Ces dysfonctionnements aggravent fortement nos conditions de travail et met à mal la qualité du suivi.

5. Une désorganisation administrative

En l’absence de secrétariat, c’est le CPIP qui doit assumer la gestion du courrier, les appels téléphoniques, l’accueil des livreurs, la gestion générale de l’accueil et autres personnels pour le siège.

Ce transfert de charge administrative non prévu alourdit considérablement nos journées.

6. Un état d’épuisement généralisé

Les agents sont au bord du burn-out et la situation actuelle n’est plus tenable. Le sentiment de ras le bol général, de fatigue extrême voir de colère semble gagner nos rangs. Nous n’avons plus le sentiment que nos missions ont du sens car nous n’avons plus la capacité de les assurer pleinement. Cette situation remet en cause la qualité du suivi et induit donc un risque certain en matière de prévention de la récidive. L’absence de sécurité dans les locaux et particulièrement à l’accueil du SPIP fait courir un risque également sur les peu de personnels restants. Il n’est même plus possible de prendre nos congés comme nous le souhaiterions et sans devoir justifier du motif, voir nous sommes obligés de revenir sur des congés, nous nous voyons refuser des formations et nous ne pouvons pas télétravailler eu égard au manque d’effectif.

7. Les attentes légitimes du personnel

Nous exigeons donc qu’un mode dégradé soit acté de toute urgence dans un premier temps et que cesse les injonctions de faire en dépit des moyens humains nécessaires.

De plus, nous sollicitions l’ouverture de postes de CPIP et de personnels administratifs dès les prochaines mobilités 2026 et dans l’attente le recrutement de contractuels CPIP et PA.

En l’état nous ne pouvons plus tolérer cette situation, nous considérons avoir suffisamment alerté sur la situation et nous solliciterons donc nos organisations syndicales en vue de porter nos revendications.

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Prison d’Orléans-Saran : Fouille XXL – Félicitations à Tous !

Tôt ce matin, une opération d’une grande envergure et exceptionnelle est réalisée au sein de l’établissement.

Cette opération de fouille XXL fait suite aux annonces et à la stratégie nationale engagées par le Ministre de la Justice afin de renforcer la sécurité en détention.

94 personnels de l’établissement (ELSP, UHSA, poste fixe et détention, BCEN/Major et Officiers), 17 agents de l’équipe régionale de fouilles, 16 ERIS de Dijon, les brigades Cynophiles de la Gendarmerie et de la police nationale d’Orléans ont été mobilisés sur ce dispositif exceptionnel.

Ce grand nombre d’agents a été engagé pour cette opération menée en présence de la Directrice de cabinet de la préfecture, de 2 représentants du Tribunal Judiciaire d’Orléans, de la Directrice de la Sécurité et de la Détention de la DISP Dijon, de l’Adjointe au Chef d’établissement et de la Directrice de la Détention.

Cette fouille coordonnée a eu pour objectifs :

  • De lutter contre la circulation d’objets prohibés
  • De freiner le trafic qui empoisonnent notre détention
  • De renforcer la sécurité du personnel et de l’établissement
  • De restaurer l’autorité pleine et entière des personnels au sein de la détention

Suite à cette action sur les secteurs MA (100 personnes détenues fouillées) le bilan fait état de :

  • 121 grammes de résine de cannabis
  • 15 grammes de cocaïne
  • 04 grammes d’héroïne
  • 10 clés USB
  • 2 Armes artisanales
  • 2 bouteilles d’alcool

Ensuite, cette action continue sur la MAF (13 personnes détenues fouillées) mais aucune découverte.

Le professionnalisme, la maîtrise ainsi que l’engagement assidu des personnels mobilisés ont permis le déroulement de cette opération dans des conditions sécurisées et sans incident.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice tient à les féliciter chaleureusement.

Le syndicat local Force Ouvrière Justice apporte son total soutien à ce type d’action tout en espérant que ce ne soit pas que le préalable, court-termiste et éphémère d’une proche ambition électorale.

Ce type d’action permet de montrer la détermination des personnels à, protéger leurs collègues ainsi qu’à garantir l’ordre au sein de la détention tout en luttant sans relâche contre les trafics.

FO Justice CPOS toujours à vos côtés

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Prison de Liancourt : Danger Grave et Imminent !

Les dysfonctionnements des alarmes mettent en péril la vie des agents ! 

Ce mercredi 17 décembre 2025, lors d’une fouille de cellule prévue à l’étage concerné du centre pénitentiaire de Liancourt, deux agents pénitentiaires sont entrés dans la cellule d’un détenu. Ce dernier détenait un téléphone portable ainsi que 22 grammes de produits stupéfiants, qu’il a tenté de jeter par la fenêtre. Les surveillants s’y sont opposés et ont dû procéder à son ceinturage pour maîtriser la situation, exposant ainsi leur intégrité physique à un risque immédiat.

Les deux agents ont alors déclenché leur alarme sur deux API distinctes, mais celle-ci n’a pas fonctionné. Ils ont ensuite tenté d’appeler des renforts via le système dédié, sans succès non plus.

Cette défaillance constitue un danger grave et imminent pour la sécurité des agents. En cas de résistance violente ou d’agression, l’absence d’alerte fonctionnelle et de renforts rapides peut transformer une intervention routinière en drame irréversible. Cette fois, aucun blessé n’est à déplorer grâce au professionnalisme des collègues, mais devons- nous attendre une agression grave, des blessures sérieuses ou pire pour que le matériel, en service depuis plus de 20 ans (date d’ouverture du centre), soit enfin remplacé ?

On nous opposera sans doute un manque de budget, pourtant la sécurité des agents, troisième force publique du pays, n’a pas de prix et relève d’une obligation légale de l’employeur.

Les dysfonctionnements récurrents des Motorola et des API, dus à leur vétusté, se multiplient de manière alarmante. Le dernier incident notable remonte à moins de 15 jours : un surveillant a dû se défendre seul pendant plusieurs minutes face à un détenu, sans alerte efficace. Heureusement, il n’a pas été blessé gravement

De plus, les alarmes portatives ne sont pas toujours correctement répertoriées au PCI, un phénomène de plus en plus fréquent qui expose le personnel à des risques inacceptables et CARACTERISE CLAIREMENT UN DANGER GRAVE ET IMMINENT.

Si l’administration ne réagit pas immédiatement, FO Justice du centre pénitentiaire de Liancourt se réserve le droit d’appeler à une mobilisation massive devant les portes de l’établissement, y compris en envisageant l’exercice collectif du droit d’alerte afin que la sécurité des agents soit enfin garantie.

FO Justice félicite les agents impliqués pour leur professionnalisme et leur sang-froid lors de cette intervention à haut risque.

FO Justice exige le remplacement immédiat et intégral des API et des systèmes d’alerte.

FO Justice reste mobilisé pour défendre les intérêts et la sécurité du personnel.

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Prison de Perpignan : Une Seconde Lame de Scie !

Le 18 décembre 2025, soit tout juste deux jours après la fouille XXL une lame de scie a été retrouvée dans les édicules du quartier d’isolement.

Une lame de scie entière d’une longueur de 30 cm.

C’est la deuxième lame de scie retrouvée sur ce secteur qui est cartographié comme le plus sécuritaire de l’établissement, puisqu’il est classifié pour accueillir des DPS et Narcotrafiquants.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN l’a dit dans son tract deux jours plus tôt, les livraisons de drones ont recommencé la même nuit de la fouille, c’est pour dire la réactivité des malfrats.

Il convient de se rendre à l’évidence les moyens électroniques de brouillages que ce soit de téléphones ou de drones deviennent très vite obsolètes, rien ne vaut des barrières physiques infranchissables, style volières, grillages en forme de dôme …

Pour FO JUSTICE CP PERPIGNAN, c’est très clair, nous ne sommes plus en sécurité dans notre établissement pénitentiaire.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN demande des transferts des détenus à gros profils et une fouille minutieuse de l’ensemble du QI QD.

La communication sur les fouilles XXL a fait son temps, maintenant, il faut réagir avec de vrais moyens, pour la sécurité de l’établissement, mais aussi du personnel.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN souligne encore une fois le sens du devoir et le professionnalisme des agents de tous les secteurs qui contribuent inlassablement chaque jour et chaque nuit à notre sécurité.

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