Nous venons d’apprendre que le 27 janvier 2026 le mess fermera ses portes. Non pas pour travaux, non pas pour inventaire…
Le mess sera fermé parce que Mme la directrice a décidé d’y organiser son pot de départ à la retraite !
Un lieu qu’elle n’avait, jusqu’ici jamais jugé utile de fréquenter. Un espace ignoré au quotidien, mais soudainement parfaitement adapté lorsqu’il s’agit d’y organiser un événement personnel et de cirer les pompes des autorités du coin !
Les agents en poste ce jour, eux, se verront donc dans l’obligation de participer à cet événement ou devront, dans le cas échéant faire sans ! Tout cela afin que Madame puisse tenir son petit gueuleton de départ dans le seul endroit prévu pour le personnel !
A partir de quand le mess est il devenu un salon privatif pour la direction ??
D’autant que, juste à côté, la salle DEGUEUSE restera inoccupée. Une salle spacieuse, adaptée, utilisée habituellement pour les pots de départ ! Le choix de priver les agents de leur mess n’est donc ni une nécessité ni une contrainte mais bien une décision !
Lorsque l’on n’a jamais mis les pieds au mess, on évite d’en confisquer l’accès au détriment de ceux qui y mangent tous les jours !
FO Justice Val de Reuil exige que ce pot se tienne ailleurs et qu’un service soit maintenu afin que chacun puisse se restaurer comme à son habitude !
Fo Justice Val de Reuil suggère à madame la directrice de déléguer la préparation du banquet à une entreprise privée sans quoi, la charge de travail pour les agents du mess ne permettra pas de pouvoir offrir une qualité de repas satisfaisante pour l’ensemble des collègues !
En 1789, la nuit du 4 aout a marqué la fin des privilèges ! En 2026, Fo justice rappelle qu’ils n’ont toujours pas vocation à réapparaitre !
Vendredi une bagarre en promenade entre personnes détenues, qui sans l’intervention des agents aurait conduit à une extraction d’urgence.
Dimanche matin, une agression sur personnel qui aurait pu virer au drame sans encore une fois l’intervention des collègues et la maitrise de l’agent victime. La personne détenue voulant égorger un surveillant a sauté sur notre collègue pour lui porter un coup de lame au niveau de la carotide ! D’autres armes artisanales ou par destination ont été découvertes dans sa cellule, lors de la fouille suite à sa mise en prévention, ainsi que du stupéfiant.
Ce matin, un refus de réintégrer où il aura fallu l’intervention de plusieurs surveillants pour mettre un terme à l’incident mais où là encore un agent blessé sur la fermeture de la porte.
Cette problématique liée directement au surencombrement de 224% de la maison d’arrêt et au profil instable de bon nombre de nos pensionnaires aura comme conséquence 7 changements de cellule, créant de surcroit une surcharge de travail pour les personnels de la maison d’arrêt, du surveillant d’étage à l’encadrement de bâtiment. Ça n’est pas moins de 93 matelas au sol et 16 quadruplettes, malgré le désencombrement de fin d’année.
La situation du centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier reste une fois de plus, très préoccupante que ça soit en termes d’effectif, de profil des personnes détenues et des multiples découvertes liées aux livraisons par drones et le trafic qui en découle. Les personnels sont à bout de souffle.
Le bureau local Fo justice St Quentin Fallaviersouhaite un bon rétablissement à nos collègues blessés et leur apporte tout notre soutien.
Le bureau local Fo justice St Quentin Fallavierexige un transfert rapide du détenu qui a tenté d’égorger notre collègue à l’issue de son séjour au quartier disciplinaire.
✅ Grilles indiciaires en fort tassement : Pour une carrière complète, l’écart entre le premier et le dernier échelon du premier grade n’est que de 21 points d’indice, illustrant l’absence de réelle progression salariale et la perte de reconnaissance de l’ancienneté.
✅ Attentes fortes sur les plans de requalification annoncés au niveau national
✅ Revalorisation de l’IFSE en 2025 : Un premier signal, mais insuffisant
✅ Manque de reconnaissance :
gratifications encore trop limitées
fonctions supérieures exercées sans reconnaissance statutaire
accès insuffisant aux listes d’aptitude et aux promotions.
✅ Opacité totale sur le CIA : Absence de notification ou notifications effectuées a posteriori, sans critères ni explications.
✅ Baisse des taux de promotion et manque de transparence des tableaux d’avancement.
✅ Dysfonctionnements des mobilités : Postes supprimés en cours de campagne.
✅ Notations bloquées malgré des objectifs atteints, impactant directement le CIA
✅ Conditions de travail non homogènes sur la région, parfois indignes et insuffisamment sécurisées.
FO-JUSTICE REVENDIQUE :
Une véritable reconnaissance statutaire et indemnitaire.
Plus de transparence et d équité.
Un tutorat local et régional pour l’accueil des nouveaux agents.
La création d‘un corps de personnels administratifs placés au niveau régional afin de venir en soutien des services en difficulté.
FO-JUSTICE EST ET RESTERA AUX COTÉS DES PERSONNELS ADMINISTRATIFS
Encore une fois la vigilance des personnels est à mettre en exergue lors des saisies significatives ce week-end !
Le samedi 10 janvier 2025, à l’issue de la 3ᵉ série de parloirs D1, une fouille réglementaire a permis la découverte de 195 grammes de résine de cannabis, dissimulés dans les parties intimes d’un détenu.
Cette saisie démontre, une nouvelle fois, le rôle essentiel des agents pénitentiaires dans la lutte quotidienne contre les trafics qui gangrènent nos établissements et portent atteinte à la sécurité des personnels, des personnes détenues et de l’institution.
Le lendemain, sur instructions de la hiérarchie, une fouille minutieuse de la cellule hébergeant trois détenus a été menée.
Résultat : près de 85 grammes supplémentaires de résine de cannabis découverts.
Par ailleurs, Les visiteurs ont été entendus par la Gendarmerie et les permis de visite ont été suspendus par le Chef d’Établissement, conformément à la réglementation.
Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels impliqués pour leur professionnalisme, leur rigueur et leur engagement sans faille dans la politique de lutte contre les trafics.
Mais ces faits rappellent une réalité inquiétante :
• Des tentatives permanentes d’introduction de stupéfiants,
• Des risques accrus pour la sécurité,
• Une pression constante sur les personnels, souvent avec des moyens insuffisants.
Force ouvrière Justiceexige :
• Des moyens humains et matériels renforcés,
• Le maintien et le renforcement des fouilles,
• Une fermeté systématique face aux trafics,
• Une reconnaissance institutionnelle du travail des agents
Sans agents, pas de sécurité. Sans sécurité, pas de mission !
Le bureau localFO Justice Bastèa rencontré le nouveau Directeur de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre, à sa demande. Lors de cet échange, nous avons exposé sans détour la pénible réalité vécue par les personnels depuis l’ouverture du nouvel établissement. Le moral des agents est au plus bas. La surcharge de travail permanente, les mouvements incessants et l’absence de marges de manœuvre ont conduit à une situation alarmante, avec un taux d’absentéisme jamais atteint. Depuis la conception même du projet, FO Justice Bastèn’a cessé d’alerter sur le manque criant d’effectifs, aujourd’hui pleinement confirmé sur le terrain.
Nous nous sommes battus pour la mise en place du binômage aux étages. Cette organisation de service a été actée dans la charte de gestion de l’établissement. Pourtant, cet engagement n’a pas été respecté, mettant directement en danger la sécurité des personnels et des personnes détenues.
Les dysfonctionnements sont nombreux et inacceptables :
• Des agents affectés à plusieurs postes simultanément : QSL au sas, QSL au vestiaire ;
• Un Surveillant ALAT contraint de gérer les promenades ;
• Un vaguemestre détourné de ses missions pour être affecté au BGD, sans pouvoir assurer correctement ses fonctions ;
• Une brigade PCS/PCD laissée seule à la PEP, faute d’agents pendant les pauses ;
• La Surveillante en poste à l’infirmerie laissée seule avec des personnes détenues présentant des pathologies psychiatriques sévères, sans encadrement pénitentiaire suffisant ;
• Une circulation de détenus sans accompagnement, où le danger est permanent et omniprésent, notamment lors des déplacements vers les différents rendez-vous (médicaux, parloir, administratifs, sport, socio-éducatif, etc…). En détention, les agents travaillent en flux continu dès la prise de service du matin et du soir, sans répit :
• Enchaînement de 3 tours de promenade le matin et 3 l’après-midi,
• Le tout dans des conditions de travail indignes : absence de fontaines à eau, absence de réfrigérateurs dans les bureaux, chaleur et humidité extrêmes propres à notre territoire.
Concernant l’équipe ELSP, malgré de multiples alertes, la situation est tout aussi préoccupante :
• Aucun entraînement,
• Aucune formation,
• Aucune préparation physique, alors même que les détenus restent toujours aussi
violents et imprévisibles.
Nous avons clairement indiqué au Directeur qu’il y a énormément de chose à dire et surtout énormément de choses à corriger. FO Justice Bastèa proposé l’organisation rapide de rencontres avec l’ensemble des personnels (agents de détention, brigades, postes fixes, personnels administratifs et techniques) afin de réaliser un état des lieux réel, transparent et partagé.
Enfin, nous avons alerté le Directeur sur un point essentiel : la colère des personnels est bien réelle.
Il est urgent d’enrayer cette hémorragie avant qu’elle ne devienne incontrôlable.
FO Justice Bastè restera mobilisé, vigilant et déterminé à défendre la sécurité, les conditions de travail et la dignité de l’ensemble des personnels de la Maison d’Arrêt de Basse-Terre.
L’UnionFOJustice – Action Sociale informe les agents du ministère de la Justice de l’ouverture des séjours Printemps 2026 proposés par la Fondation d’Aguesseau, au titre de l’action sociale ministérielle.
Ces séjours s’adressent aux agents actifs ou retraités, ainsi qu’à leurs familles, et concernent différentes destinations (mer, montagne, campagne), selon les modalités définies par la Fondation d’Aguesseau.
Dans le cadre d’une demande de Force Ouvrièrede rencontrer la direction Inter Régionale Grand-Centre suite aux annonces faites par le Grade des Sceaux, nous avons été reçus en multilatérale, avec présence pour l’administration de M. HOUDAYER, Directeur Inter-Régional, et de Mme JUSSELME, Directrice des Ressources Humaines. Voici donc un compte rendu à destination des personnels de l’Inter-Région Grand-Centre.
Force Ouvrière et les CEF : une position claire, constante et assumée
Force Ouvrièren’a jamais été opposée à l’existence des Centres éducatifs fermés (CEF). FO a toujours défendu le principe selon lequel les CEF constituent une alternative éducative à l’incarcération des mineurs, dès lors que les professionnels disposent de moyens humains et matériels à la hauteur des missions confiées. Là où il y a des jeunes, il y a de l’éducatif, et FO n’a jamais varié sur cette ligne.
Ce que FO combat aujourd’hui, ce n’est pas l’éducatif, mais une réforme qui, sous couvert de modernisation, fragilise la réponse judiciaire, désorganise les services et met en danger les agents comme les mineurs.
La transformation des CEF et des UEHC en UJPE (Unité Judiciaire à Priorité Educative)repose sur une logique d’uniformisation qui fait disparaître toute gradation claire dans les réponses judiciaires. Là où existaient des dispositifs différenciés, la réforme impose un modèle unique censé tout absorber.
FO alerte sur le fait que cette uniformisation brouille le sens de la prise en charge et rend la réponse éducative moins cohérente, moins adaptée et potentiellement plus violente dans ses effets.
Nous tenons à rappeler qu’à la base un budget de création des CEF, selon la commission des finances, avait été de 35 millions d’euros aujourd’hui estimé à 110 millions d’euros. Ces structures avaient été pensées et budgétisées pour fonctionner comme des CEF mais elles seront transformées en UJPE. Nous dénonçons donc une dépense colossale pour des structures qui ne rempliront pas le rôle initialement prévu, illustrant une nouvelle fois un manque de cohérence de la part de notre ministère.
UJPE : une unité « à priori » éducative, mais à quel prix ?
Dans les futures UJPE, des publics extrêmement hétérogènes seront accueillis au sein d’une même unité. Jeunes sous bracelet électronique, jeunes sous Contrôle Judiciaire renforcé, mineurs souffrant de troubles psychiques, primo-délinquants, jeunes au parcours institutionnel lourd (radicalisation, trafic de stupéfiants, réseau de proxénétisme…), public mixte (âge, sexe) devront cohabiter dans des structures qui ne sont ni conçues ni dotées pour cela. Malgré le plan immobilier annoncé nous doutons fortement de la capacité de certain site à pouvoir remplir le cahier des charges des UJPE qui restent encore un mystère pour tous. Commençons par la fin, effectivement, cela est plus logique !!
Concernant les Professeurs Techniques : nous dénonçons un leurre : les renforts promis ne pourront jamais être déployés en septembre 2026. L’ouverture du concours en 2026 prévoirait des Professeurs Techniques titulaires en janvier 2028. Une nouvelle fois, ce qui est affiché déconnecte avec la réalité de terrain. Même process pour les Infirmières ; Les UJPE promettent une infirmière par unité alors même que nous n’avons aucune visibilité sur les affectations (au niveau national 67% des CEF du secteur public dispose d’une infirmière à temps plein selon le rapport IGJ de mars 2025).
Gouvernance unique : quand l’administratif remplace le judiciaire
La réforme repose sur une gouvernance unique des services, avec un Directeur de Service (DS) responsable d’au moins deux unités. Dans ce cadre, un DS pourra décider de transférer un jeune d’une unité à une autre sans repasser devant le magistrat, sans nouvelle ordonnance de placement et sans débat contradictoire. Cet exemple nous a été donné dans le cadre deséchanges lors de cette multilatérale : le CEF de Châtillon-sur-Seine qui sera, selon les premières projections, rattaché à l’UEHC de Dijon, fonctionnera sous une direction unique. Un jeune pourra ainsi être déplacé de Châtillon vers Dijon par simple décision administrative.
Force Ouvrière PJJ Grand-Centreconsidère que cette possibilité constitue une dérive grave, remettant en cause le rôle du magistrat et ajoutant des ruptures supplémentaires dans les parcours éducatifs déjà chaotiques des jeunes.
De plus, quand sera-t-il des astreintes cadre lorsque les deux unités seront éloignées ? Quid de la note sur les astreintes ?
Inter-Région Grand-Centre : une proposition de restructuration conséquente mais non définitive
Dans l’Inter-Région Grand-Centre, la réforme se traduit par une restructuration annoncée ainsi par le Directeur Inter-Régional, ce dernier précise que cela n’est pas définitif :
► Côte-d’Or et Saône-et-Loire :
– EPEI de Dijon qui rattacherait UJPE de Châtillon-sur-Seine et UJPE de Dijon avec une direction unique.
– STEMOI Dijon serait composé de 2 UEMO (dont une créée) et l’UEAJ de Dijon.
– EPEI de Chalon-sur-Saône serait créé regroupant l’hébergement diversifié et l’UEAJ.
– STEMO Saône et Loire regrouperait les unités Milieu Ouvert de Mâcon, Châlon et Le Creusot.
► Franche-Comté :
– STEMO Nord Franche-Comté rassemblerait les UEMO de Vesoul, Belfort et Montbéliard.
– EPEI Nord Franche-Comté serait composé du futur UJPE de Lure et de l’UEAJ de Danjoutin.
► Centre-Orléans :
– EPEI Orléans rassemblerait UJPE de La Chapelle-Saint-Mesmin, l’UEHDR de Fleury-les-Aubrais et l’UEAJ de Saint-Jean-
le-Blanc sous une direction unique.
– STEMO H serait créé en Eure-et-Loir, composé de UJPE de Chartres, de l’UEMO de Chartres et l’UEMO de Dreux.
► Yonne, Nièvre et Touraine-Berry :
Aucun changement immédiat n’est annoncé.
Aussi, Force Ouvrière PJJ Grand-Centrerappelle que ces transformations des CEF impliquent la suppression de postes pour les Directeurs de Service, les Responsables d’Unité Educative et les Adjoints Techniques. Ces suppressions de postes ne signifient pas que les agents perdront leur statut mais ils devront être reclassés, accompagnés ou redéployés. Sur notre Inter-Région, cela concerne peu d’agents, et ces derniers sont vraisemblablement repérés et pris en charge par les services RH de la DIR. Nous serons vigilant à ce que ce suivi se fasse dans les meilleures conditions. Ces derniers bénéficieront d’une priorité d’affectation sur les postes vacants.
Force Ouvrière PJJ Grand-Centrea cependant tenu à mettre en avant le devenir des personnels éducateurs qui étaient en poste dans les CEF qui seront transformés en UJPE. Si pour des raisons professionnelles, éthiques ou pédagogiques, ils n’adhérent plus au nouveau projet, ou tout simplement parce que leur choix initial était motivé par le travail spécifique en CEF, ces derniers n’auront aucune priorité sur la mobilité, ce qui à notre sens n’est pas entendable.
Enfin, concernant les postes de Correspondant Insertion, ceux qui sont actuellement en poste le resteront tandis que les postes non pourvus ne seront plus ouverts à la mobilité.
Des équipes déjà en souffrance, une réforme judiciaire qui aggrave tout
Force Ouvrière PJJ Grand-Centrerappelle que les UEHC du Grand-Centre sont déjà en grande difficulté. Agressions, absences non remplacées, surcharge de travail, épuisement professionnel et sentiment d’abandon font parties depuis des années des différentes alertes émises par notre organisation syndicale. Étendre ces fragilités à des structures encore plus complexes, sans renfort massif des effectifs, revient à invisibiliser de manière encore plus prégnante la souffrance au travail.
Avec seulement quatorze éducateurs pour assurer une prise en charge continue, travailler toujours plus mais avec beaucoup moins, voilà ce que renvoie une nouvelle fois comme message cette énième transformation qui n’a, à notre sens, aucune visée éducative mais plutôt une visée budgétaire réduite !
FO considère que cette organisation est dangereuse.
Nous alertons également sur les conséquences judiciaires de la réforme. En cas de passage à l’acte d’un jeune sous contrôle judiciaire renforcé ou sous bracelet électronique, les magistrats risquent de se retrouver face à une alternative intenable : soit l’incarcération, en contradiction avec l’ADN de nos missions : primauté de l’éducatif sur le répressif, soit l’absence de réponse pénale claire, avec un risque de banalisation des faits et d’escalade de la violence au sein des unités.
► Téléphones, salaires, normes, fouille : les revendications Force Ouvrière :
– L’arrêt immédiat de l’interdiction de l’usage du téléphone professionnel pour les adultes encadrants. Priver les agents de cet outil en situation d’urgence constitue une mise en danger manifeste.
– Une revalorisation salariale significative avec la création d’un nouvel IFSE reconnaissant la pénibilité, la technicité et la responsabilité accrue.
– Une baisse immédiate des normes en milieu ouvert, alors que les éducateurs devront gérer davantage d’urgences sans moyens supplémentaires.
– La réforme des futures UJPE soulève également de sérieuses dérives, notamment lorsqu’elle enjoint les agents à pratiquer des « fouilles » de chambres sans cadre réglementaire clairement défini. Or ce cadre est indispensable car il autorise ses « inspections de chambres » uniquement sous certaines conditions (accord du jeune, objet de recherche clairement identifié, compte rendu nominatif obligatoire…).
En banalisant ces pratiques, la réforme fait peser un risque sur le respect des droits des jeunes et sur la relation éducative, en transformant un acte exceptionnel et encadré en une mesure quasi-systématique, au détriment du sens éducatif et de la légalité de l’intervention.
Une réforme irresponsable et dangereuse
Force Ouvrière PJJ Grand-Centre considère que la transformation des CEF et des UEHC en UJPE, est irresponsable, dangereuse et contraire à l’objectif d’une prise en charge éducative sécurisée et efficace.
Elle supprime les réponses graduées, accentue « le travailler plus avec toujours moins », plus de pression, plus de responsabilité, plus de possibilité de commettre des fautes, plus de risques psycho-sociaux, plus de souffrance et toujours moins, moins de moyens, moins de locaux adaptés, moins de valorisation salariale, moins de reconnaissance professionnelle.
FO continuera à informer, alerter et se mobiliser. Sans renfort massif des moyens humains et matériels, cette réforme mettra en péril les jeunes pris en charge et les professionnels.
Le samedi 10 janvier 2026, au Quartier de Semi-Liberté (QSL), un détenu sentant fortement l’alcool a provoqué de multiples incidents sur son secteur. L’officier de permanence, contraint de se rendre sur place, sera finalement blessé lors de la maîtrise de cet individu.
Vers 16h45, l’agent du QSL, seul et isolé comme d’habitude, constate des mouvements anormaux au niveau de l’hébergement. Une fois sur place, notre collègue observe des échanges tendus entre plusieurs détenus et identifie rapidement le détenu J. comme étant à l’origine des troubles.
Alors qu’il lui ordonne de réintégrer sa cellule, le surveillant constate que le détenu dégage une forte odeur d’alcool. Mécontent de l’ordre donné, celui-ci vocifère et devient rapidement agressif envers notre collègue. Il faudra l’intervention d’un autre détenu présent sur place pour parvenir à le faire réintégrer sa cellule.
Le surveillant informe immédiatement sa hiérarchie. L’officier de permanence décide alors de se rendre sur place afin d’évaluer la situation et d’échanger avec le détenu.
Vers 18h00, l’officier arrive sur le secteur, en présence de l’agent de jour et de nuit qui venait d’arriver. Il tente d’engager un dialogue avec le détenu J., mais celui-ci reste extrêmement énervé et provocateur, refusant même de se soumettre à un test d’alcoolémie.
Après plusieurs minutes, le détenu devient de nouveau agressif, obligeant les agents à intervenir pour le maîtriser et le menotter. Lors de cette intervention, l’officier ressent une vive douleur au niveau du pouce.
Le détenu est alors placé en cellule d’attente dans l’attente de l’arrivée des ELSP pour une réintégration sur le CPRV, celui-ci continuant à insulter et menacer de mort les agents.
À l’arrivée de l’ELSP, le détenu J. refuse d’être fouillé, les obligeant à le maîtriser afin de pouvoir l’installer dans le véhicule de transfert. Durant le transfert, l’alcoolique poursuit ses insultes et menaces, donnant de multiples coups de pied dans la cabine et crachant à plusieurs reprises.
Arrivé à Vezin, il sera fouillé puis placé au Quartier Arrivant afin d’y rester sous surveillance, compte tenu de son état alcoolisé. Lors de la fouille, le détenu se montre de nouveau véhément et insultant envers les personnels présents, nécessitant l’intervention du gradé de nuit pour parvenir à le calmer.
Bilan : un officier blessé, contraint de se rendre aux urgences, avec un pouce fracturé et un déplacement osseux, pouvant nécessiter une intervention chirurgicale.
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue blessé et félicite l’ensemble des agents intervenants pour leur professionnalisme dans la gestion d’un individu particulièrement violent et alcoolisé.
Pour le bureau local FO Justice, cet événement démontre une nouvelle fois à quel point la problématique de l’agent isolé au QSL, de jour comme de nuit, constitue un danger réel et permanent. Laisser un agent seul dans un établissement pénitentiaire, que ce soit en raison de comportements violents de détenus ou en cas de problème de santé de l’agent (malaise, accident…) est inadmissible ! Il serait temps que les promesses faites en matière de sécurité et de renforts soient enfin appliquées, avant qu’un drame bien plus grave ne survienne.
Le bureau local FO Justice exige une sanction exemplaire à l’encontre de ce détenu, à la hauteur des faits commis, et espère que nos chers magistrats n’auront pas la merveilleuse idée de le replacer au QSL dans les prochains jours.
FO Justice CP Aix-Luynes tient avant tout à remercier l’ensemble des personnels du centre pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes pour leur mobilisation, leur sang-froid et leur solidarité après les faits d’une gravité exceptionnelle survenus vendredi 9 janvier 2026.
UNE TENTATIVE D’ASSASSINAT A VISÉ UN BRIGADIER-CHEF ENCADRANT, TOUJOURS HOSPITALISÉ À CETTE HEURE.
3 AUTRES AGENTS SONT IMMÉDIATEMENT INTERVENUS POUR MAÎTRISER LE FORCENÉ, 2 D’ENTRE EUX ONT ÉTÉ BLESSÉS !!!
ILS ONT FAIT PREUVE D’UN COURAGE EXEMPLAIRE…
CE SONT DES HÉROS !!!
FO Justice CP Aix-Luynes leur adresse tout son soutien, ainsi qu’à leurs familles et à l’ensemble des collègues profondément marqués par ces événements.
Face à cette attaque intolérable contre les personnels, un mouvement de blocage et de solidaritéa été organisé samedi 10 janvier dès 6h00, à l’appel des organisations syndicales (OS) FO Justice, UFAP, CFDT et CGT.
Les agents ont répondu présents en nombre, et cette mobilisation a montré, une fois encore, la force des agents pénitentiaire lorsque l’essentiel est en jeu.
FO Justice tient également à remercier tout particulièrement le service de nuit, dont l’engagement et le professionnalisme ont été indispensables pour permettre la tenue de cette mobilisation dans les meilleures conditions.
FO Justice salue la venue du ministre de la Justice, qui s’est rendu dans un premier temps auprès de l’agent hospitalisé, avant de venir sur l’établissement à la rencontre des agents intervenus et de l’ensemble des personnels du CP. Le ministre a tenu à saluer le courage et le professionnalisme des personnels, notamment par la remise de décorations.
À l’issue de la visite ministérielle, l’ensemble des organisations professionnelles étaient invités à une audience avec le Directeur de l’administration pénitentiaire et le conseiller du ministre. FO Justice y a participé.
Le SPS, qui n’a pas pris part à l’appel à la mobilisation, a en revanche participé, de manière pour le moins étonnante, à cette audience. Les autres organisations syndicales ont, quant à elles, fait le choix assumé de ne pas y participer.
Lors de cette rencontre, il a été rappelé que le CP d’Aix-Luynes est reconnu comme l’un des trois établissements les plus difficiles à gérer en France.
Cette réalité, désormais assumée au plus haut niveau, impose des réponses immédiates et adaptées.
Pour répondre à la carence en personnels, il a été annoncé le renforcement par 16 agents dont :
10 par la prochaine sortie d’école
6 à l’issue de la CAP de mobilité pour renforcer l’effectif de l’ELSP.
A l’issue de l’audience, FO Justice a demandé, que les 16 postes soient pourvus par la prochaine sortie d’école, sans attendre la campagne de mobilité. Le CP d’Aix-Luynes attirant très peu de personnels par mobilité, ce qui retarderait dangereusement les renforts nécessaires.
La question des officiers, de leur présence en nombre, doit être traitée au niveau attendu pour un établissement de ce niveau de difficulté.
Sur le plan de la sécurité, FO Justicerappelle avec force que les mesures de protection des personnels ne peuvent plus attendre. Les dispositifs de sécurité travaillés, validés et portés par FO Justice au niveau national doivent être mis en œuvre rapidement sur cet établissement, compte tenu de sa dangerosité reconnue.
La généralisation de la bombe incapacitante pour l’ensemble des personnels et le déploiement du pistolet à impulsion électrique (PIE) doivent devenir une réalité concrète sur le terrain.
A cet effet, le Directeur de l’Administration Pénitentiaire a indiqué avoir donné des consignes aux directeurs interrégionaux visant à déployer et doter individuellement les membres de l’encadrement, officiers et gradés.
FO Justice a également porté un sujet trop souvent sous-estimé mais décisif, le logement. Alors que la direction locale doit s’entretenir avec la préfecture la semaine prochaine, notre organisation syndicale a demandé au DAP de se rapprocher du Conseil National d’Action Social (CNAS) sur plusieurs alternatives concrètes pour loger les agents du CP d’Aix-Luynes. Sans solution logement, on n’attire pas, on ne fidélise pas, et on fragilise l’établissement.
FO Justice CP Aix-Luynes restera pleinement mobilisée pour la sécurité, la reconnaissance et le respect des personnels, dans un établissement parmi les plus difficiles de France.
POUR VOTRE MOBILISATION, VOTRE SOLIDARITÉ ET VOTRE COURAGE…
Ce qui devrait être un dysfonctionnement ponctuel devient une situation alarmante !
A la porte d’entrée principale 1, le chauffage ne fonctionne plus. Les agents y travaillent dans des températures relevées en journée entre 12 et 16 degrés, malgré un chauffage d’appoint allumé en permanence mais qui n’est pas plus puissant qu’un grille pain des années 70 !
Au dessus, dans la chambre de veille le constat est identique ! Des conditions indignes pour un poste occupé 7/7 24/24 !
Et ce cas n’est pas isolé, la même situation est désormais constatée au mirador 3 et au secrétariat division 2 !
On en est arrivé à un point où certains agents envisage de ramener leur propre chauffage !
A quel moment est-on censés accepter cela ?
Par contre, on sait faire sortir des voyoux du QD sous prétexte d’une température trop basse dans le couloir… si ce sont les recours qui vous inquiète, pas de soucis on va s’y mettre !
Ce froid permanent, cette humidité, ce laisser aller sur les conditions de travail ça use physiquement et moralement ! Et quand, en plus, il n’y a plus de direction clairement identifiée, le sentiment d’abandon est total !
Les agents n’ont pas à pallier, financer ou bricoler pour cacher les incompétences de nos dirigeants ( à bon entendeur…) Ils ont le droit a des conditions de travail digne de ce nom, point !
FO Justice Val de Reuilexige des actes ! Des achats immédiats de chauffage d’appoint moderne et soufflants réellement performants, adaptés aux volumes des postes concernés
FO Justice Val de Reuilexige le financement et la mise place de travaux d’isolation rapide afin que cette situation cesse et ne se renouvelle plus l’année prochaine !
N’en déplaise à certains FO Justice Val de Reuil ne se taira jamais et continuera a dénoncer ces conditions de travail indignes ! FO justice exige la tenue immédiate d’un CSA afin de rétablir un dialogue social aujourd’hui inexistant et d’obtenir des décisions concrètes avant que la température ne se réchauffe mais cette fois, dans le mauvais sens !