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Prison de Salon-de-Provence : Des paroles, des paroles… et du grand n’importe quoi !

Suite à la diffusion de la dernière note de service concernant le mode dégradé, FO Justice S’OPPOSE fermement à celle-ci

En effet, cette note fait partie intégrante de la charte de gestion du nouveau service. À ce titre, elle doit être présentée et validée en CSA local.

Or, malheureusement, la production de notes de service sur ce mode dégradé, elle, fonctionne à plein régime… sans qu’aucune validation officielle n’ait été actée.

Lors de la construction du service, dans le cadre de la déclinaison de la mesure 33, notre direction nous avait pourtant abreuvés de belles promesses et de bonnes intentions : amélioration des conditions de travail, organisation plus cohérente, meilleure prise en compte des agents…

Aujourd’hui, FO Justice tient à dénoncer l’écart abyssal entre les promesses affichées et la réalité vécue par les personnels.

Lors des différents groupes de travail, il nous était expliqué que les journées seraient obligatoirement scindées en deux pour chaque agent : une partie en détention et une autre en poste protégé.

Cette organisation devait permettre une meilleure répartition de la charge de travail et préserver les personnels.

Bref… le service presque idyllique.

On aurait presque cru assister à une conférence sur le management moderne.

Malheureusement, une fois les réunions terminées et les discours rangés dans les tiroirs, la réalité du terrain a rapidement repris le dessus.

Les engagements pris ont été oubliés. Le dialogue social est piétiné. Les validations en instance CSA sont ignorées.

Résultat : les agents subissent une organisation incohérente, des conditions de travail qui se dégradent, et un manque total de considération.

FO Justice le dit clairement : nous refusons que les personnels deviennent les variables d’ajustement d’une gestion approximative. La direction semble penser que les agents accepteront tout, indéfiniment…

GRAVE ERREUR !!!

Car à force de promettre beaucoup et d’appliquer l’inverse, il arrive un moment où la crédibilité disparaît.

Aujourd’hui, les personnels sont fatigués, écœurés et à bout. Et lorsque la limite sera franchie, il ne faudra pas chercher de responsables ailleurs.

Madame la Directrice, vous porterez seule la responsabilité du climat social que vous êtes en train de créer.

À force de tirer sur la corde, elle finit toujours par casser. Et ce jour-là, il ne faudra pas s’étonner du retour de terrain.

FO Justice RESTERA mobilisé pour défendre les droits, la dignité et les conditions de travail des agents.

FO Justice EXIGE l’application stricte de la note de service initiale concernant le mode dégradé, et ce jusqu’à ce qu’elle soit réexaminée et validée dans les instances locales compétentes.

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Prison d’Aix-Luynes : Naufrage d’effectif programmé !!!

La situation au Centre Pénitentiaire d’Aix-Luynes devient intenable. Entre promesses non tenues et réalité brutale du terrain, la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire semble jouer la montre au détriment de la sécurité et de la santé des agents.

Le constat est sans appel : il manque aujourd’hui toujours 66 agents à l’appel.

Également 14 officiers : des absences qui désorganisent totalement la détention.

FO JUSTICE n’oublie pas !

Promesse en attente : À l’issue de la rencontre du 10 janvier 2026 avec le directeur de la DGAP, FO Justice a obtenu l’engagement de 16 affectations de surveillants en sortie d’école, dont 6 agents formés aux missions ELSP.

FO JUSTICE réclame :

Le reliquat fantôme : Les effectifs non pourvus des promotions précédentes.

FO JUSTICE Rappelle les conséquences à long terme :

Surveillants à bout de souffle : Malgré un absentéisme réduit, ils sont broyés par les heures supplémentaires sur fond de surpopulation carcérale.

Brigadiers-chefs encadrant en surchauffe : ils exercent les fonctions d’officiers sans bénéficier de la reconnaissance ni de la rémunération correspondantes.

Le résultat est prévisible… l’absentéisme

L’ouverture du QLCO : La goutte d’eau

Aucune projection d’effectifs de la part de la DGAP

L’ouverture prochaine du QLCO se fait dans le flou le plus total.

Lors de la réunion avec l’équipe de pilotage de la DISP chargée du QLCO, aucune projection concernant les effectifs n’a pu être présentée, faute de réponse de la DGAP.

Cette situation a pour conséquence de reporter, au niveau local, la mise en place du groupe de travail du service des agents .

FO JUSTICE DENONCE cette “machine à broyer” le personnel.

FO JUSTICE RECLAME Le respect des engagements de la DGAP en matière d’effectifs.

FO JUSTICE EXHORTE l’arrêt de l’exploitation des gradés faisant office d’officiers par défaut.

FO JUSTICE DEMANDE une réelle planification avant toute ouverture du (QLCO).

FO JUSTICE RESTERA toujours en première ligne pour défendre les intérêts et la dignité de nos collègues.

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Prison de Villenauxe-la-Grande : QHB, la violence en guise d’activité

Sans activité, sans travail et un temps d’accès au sport trop limité crée l’oisiveté totale des personnes détenues. A cela s’ajoute le regroupement de profils particulièrement signalés par leur violence sur le QHB donne le combo gagnant pour l’explosion de :

LA VIOLENCE !

📢 FO JUSTICE VLG exige :

• Les changements de cellules de complaisance doivent être limités au strict minimum et éviter tout regroupement de « gangs ».

• Une intervention rapide de la Direction vers le prestataire SODEXO pour donner du travail aux personnes détenues oisives.

📢 FO JUSTICE VLG constate et dénonce :

• La dérive structurelle du QHB, devenu (depuis la fermeture du B 0 en décembre 2025), une concentration de profils violents, où les parcloses des fenêtres servent d’armes.

📢 FO JUSTICE VLG exige :

• La maintenance SODEXO doit, sans délai, retirer toutes les parecloses et coller les vitres. Elles servent de lest, mais aussi d’armes, c’est INADMISSIBLE.

• Le contrôle régulier des dotations des auxiliaires (balais avec MANCHE c’est mieux !)

• La facturation immédiate du matériel manquant avec avertissement avant déclassement.

• L’obligation de stockage des dotations matériel dans le local entretien (un local par coursive : ça doit servir à quelque chose !)

VILLENAUXE LA GRANDE est une prison

Pas une zone de non-droit

Syndicalement vôtre

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Région Grand-Est : Résumé du CSA I du 12/03/2026

FO Justice était présent au complet, de ses titulaires et de ses suppléants, comme à l’accoutumée, lors de cette séance, mais aussi accompagné par des experts dans leur domaine respectif à savoir les PA, PT, PREJ et CPIP.

L’ordre du jour était bien garni.

Pour preuve, nous avons commencé à 9H30 pour fermer le ban vers 19H15.

Nous avons lu une déclaration liminaire dans laquelle nous avons mis en évidence le manque de personnels de tous les corps et tous les grades puis nous avons commencé le point DRH

• Nous avons constaté l’amélioration des départements RH et de la paye

• Nous approuvons la mise en place de Visio conférences avec les RH de proximité ce qui va permettre d’avoir une ligne de conduite claire pour tous les services

• Nous avons adopté à 3 voix FO Justice pour, ufap/sps/cgt contre, le protocole des congés bonifiés

• Le plan équité sera validé après relecture lors du prochain CSA

• Un bilan de plan régional de formation a été fait

• Notre demande de prime d’installation spécifique pour les collègues polynésiens a été remis sur la table pour obtenir une reconnaissance au niveau national.

• Les budgets ACT vont être déployés dans les structures. Charge à ceux qui en ont la responsabilité de les épuiser (OS locales et administration) cependant nous connaissons les pratiques de certains CE quant au détournement de cet argent destiné aux personnels à l’utiliser pour autre chose !!!

• Les CSL verront leurs effectifs monter à 10 agents (demande FO Justice en collaboration avec la DI pour éviter le syndrome du travailleur isolé).

A ce jour, seuls BRIEY et SOUFFELWEYERSHEIM ont rendu un service qui se rapproche de la volonté des agents, nous attendons encore celui du CE de MAXEVILLE !!!

• Les organigrammes des greffes ne sont plus en adéquation avec les réalités du terrain et la surpopulation pénale croissante, le recrutement de PA et la sortie progressive des personnels en uniforme de manière raisonnable doit être un objectif clair

• Il est constaté que la grande majorité des établissements et des SPIP n’ont pas de charte des temps ou que celle-ci n’est pas à jour, comment est-ce possible ? Ceci est la base de travail pour les personnels, de même une résolution de ces manques doit être un objectif en cette année 2026

• Le Permanent FO a exprimé les revendications des personnels de la MA NANCY quant au service des agents, la méthodologie de travail et la courtoisie dont ceux-ci ne font pas preuve. A cet égard et si cela perdure, nous serons dans l’obligation de nous faire entendre par d’autres moyens que le dialogue. Le DI a bien pris note et va se rapprocher de la CE de l’établissement

• Les PA, grands oubliés de notre administration, ont été défendus bec et ongles par notre représentante régionale qui a tour à tour évoqué les effectifs, la surabondance de tâches annexes et les primes qui ne sont pas en rapport avec la charge soutenue par les agents en poste. Une remontée nationale va être faite et nous continuerons à œuvrer pour l’amélioration des conditions de travail des administratifs lors de ces prochains mois

• Pour nos collègues CPIP les dossiers s’accumulent de la même manière que le nombre de détenus en détention explose

Point 2 Protocole : INCARVILLE et matériel ESP

• Les experts FO Justice ont travaillé sur un dossier complet mettant en relief les manquements constatés suite à INCARVILLE, il a été donné au DI qui de ce fait, a invité les personnels à se réunir le 08/04

• Nous avons rappelé qu’en cette année 2025, la quasi-totalité des agents PREJ de l’inter région n’avait pas eu accès aux formations OBLIGATOIRES quant à la pratique de leurs missions !!!

Le département formation et l’ARPEJ, se rejetant la balle suite à ces failles constatées

Point 3 : sur les travaux en cours

• L’expert FO Justice a exprimé les doléances concernant le parloir de METZ et mis en lumières les imperfections y attenant

• La porte d’entrée du CD Oermingen, les ateliers de la MA Chaumont et le début des travaux à Reims, le raccordement du chauffage urbain à Toul ont également été abordés

• FO Justice a également été entendu quant au déplacement de la base PREJ de Nancy qui était depuis longtemps obsolète et dont l’emplacement n’était pas approprié. Une durée de 3 ans sera nécessaire au déploiement sur un autre site et de même l’agrandissement des locaux des ELSP Nancy a été validé

Point 4 : sur les bombes incapacitantes

• FO Justice, précurseur de ce déploiement, valide bien entendu ce protocole et a tenu à préciser que pour le moment les BCE et les officiers doivent les porter en renfort matériel pour leur sécurité

• Demande de dotation pour les agents PSE

Point 5 : concernant la surveillance électronique

• L’expert FO Justice a mis en avant les textes DAP qui sont remixés à leur façon par le DPIPPR mais qui ne correspondent pas à la réalité du terrain. Un détenu évadé en DDSE ou PE n’a pas le même protocole qu’en établissement, il n’est donc pas imposé aux CE de refaire les signalements déjà faits par le pôle de surveillance. La direction Interrégionale a validé ce point en attente de relecture des textes et une mise au point prochaine

Les représentants FO JUSTICE Grand Est

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Prison de Muret : Élection, parloirs, quand l’organisation fait défaut

FO JUSTICE MURET tient à informer les personnels de la situation constatée ce dimanche 15 Mars au sein de l’établissement.

Tout d’abord, concernant l’exercice du droit de vote, 16 permissions de sortie ont été accordées aux personnes détenues, étalées sur l’ensemble de la journée !

Avec à la clé, 18 retours à gérer par le seul gradé de journée.

FO JUSTICE MURET rappelle que le respect des droits civiques est fondamental et ne saurait être remis en cause. Toutefois, FO JUSTICE MURET constate une nouvelle fois que les personnels, eux, ne bénéficient d’aucune organisation leur permettant d’exercer ce même droit dans des conditions correctes. Contrairement aux années précédentes :

• Aucune liste n’a été mise en place pour permettre aux surveillants d’aller voter,

• Aucune disposition n’a été prévue pour assurer les relèves nécessaires.

FO JUSTICE MURET a un gout amer et demandera des explications à la direction locale !

Les détenus peuvent exercer leur droit de vote,

Mais les personnels pénitentiaires doivent se débrouiller seuls !

Par ailleurs, FO JUSTICE MURET tient également à dénoncer l’organisation particulièrement fragile mise en place ce dimanche au niveau des parloirs.

En effet :

• Aucun surveillant bâtiment n’était positionné,

• Le portier qui devait assurer les parloirs était absent, (ce qui peut arriver..)

• Seuls les UVF et le gradé parloirs ont dû assumer la gestion de la journée.

Une fois encore, les personnels ont dû faire face avec des moyens insuffisants, au détriment de conditions de travail déjà fortement dégradées.

FO JUSTICE MURET alerte la direction locale sur la nécessité d’une organisation plus sérieuse et respectueuse des personnels, tant sur la question du droit de vote que sur la gestion des services sensibles comme les parloirs. Il sera important d’y réfléchir sérieusement. Soyez certains que notre organisation sera forte de proposition.

Les agents ne peuvent pas être, une fois de plus, les variables d’ajustement d’une organisation improvisée.

FO JUSTICE MURET restera vigilant et continuera de défendre les conditions de travail et les droits des personnels. Notre cheval de bataille ne changera pas au gré du vent !

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Prison de Perpignan : Tentative d’évasion au CSL

Le 14 mars 2026, dans la matinée, un détenu hébergé sur le Quartier de Semi-liberté a tenté de s’évader.

Cette évasion a été avortée uniquement grâce à la réactivité du personnel.

Le surveillant en faction sur le secteur, s’aperçoit qu’un détenu passe devant une caméra qui filme l’extérieur du bâtiment CSL. Il déclenche l’alarme et dans un même temps, il prévient immédiatement la porte et demande qu’un visuel soit fait sur le parking afin de s’assurer et de savoir si le détenu est encore sur le domaine pénitentiaire.

L’agent intervient immédiatement, des renforts de surveillants arriveront très rapidement sur place. Ils réussissent ensemble à rattraper et à arrêter le détenu sur le parking du personnel.

L’individu est réintégré en détention et placé au Quartier Disciplinaire.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN félicite les agents présents. C’est uniquement le professionnalisme du personnel qui a avorté cette évasion.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN alerte les autorités et l’administration sur les profils ainsi que sur le nombre de détenus hébergés sur le Quartier de Semi-liberté. Comme il devrait l’être, ce type de secteur est une alternative à l’incarcération que nous qualifions de “ferme”.

Le QSL ne doit pas devenir un fusible d’ajustement de la surpopulation carcérale, il ne doit pas devenir un secteur tampon afin de diminuer les matelas au sol de la structure principale.

“En raison de sa forte densité carcérale, et les déroutages incessants, l’établissement de Perpignan manque de place, empêchant même un détenu d’avoir un endroit où passer la nuit à même le sol.”

FO JUSTICE CP PERPIGNAN appelle à une juste récompense de la part de l’administration pour les agents qui ont déjoué cette tentative d’évasion.

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Évasion en série : L’Administration doit ouvrir les yeux !

Depuis plusieurs semaines, une réalité inquiétante s’installe.

Les évasions et tentatives d’évasion se multiplient dans les établissements et lors des extractions.

La situation n’est plus anecdotique.

Elle devient un signal d’alarme majeur pour la sécurité pénitentiaire et pour nos collègues.

Les faits sont là :

Villepinte

Une évasion réussie par ruse.

Des complices déguisés en policiers avec de faux documents.

Un scénario digne d’un film… mais bien réel.

Nanterre

Un détenu s’évade lors d’une sortie pédagogique au Louvre.

Une décision qui interroge lorsque l’administration émet un avis défavorable mais que la mesure est malgré tout validée.

Bar-le-Duc

Un détenu prend la fuite en courant lors d’une extraction.

La réalité est connue :

les PREJ tournent à flux tendu.

• moins de 50 % des effectifs nécessaires

• heures supplémentaires qui explosent

• temps de repos malmenés

• une vigilance mise à rude épreuve

On exige toujours plus de nos collègues sans donner les moyens correspondants.

Maison Centrale de Poissy

Un détenu monte sur le toit et tente de s’évader pour exiger son transfert.

Une contagion inquiétante

Les signaux sont clairs.

Quand les failles apparaissent, elles se propagent.

Cette épidémie d’évasions et de tentatives donne un sentiment dangereux : que tout devient possible.

FO JUSTICE pose la question clairement :

Soit l’administration agit immédiatement pour stopper cette dynamique, soit elle accepte de laisser s’installer un climat d’impunité et de défi à l’autorité pénitentiaire.

L’ombre du drame d’Incarville

Nous avons tous en mémoire l’évasion sanglante d’Incarville.

Un drame qui a bouleversé l’ensemble de la profession.

Un drame où le sang de nos collègues a coulé.

À la suite de cette tragédie, un protocole a été signé dans l’urgence et dans l’émotion.

Mais aujourd’hui une question se pose :

où en est sa mise en œuvre réelle ?

Les engagements pris doivent devenir des actes concrets.

Les personnels ne seront jamais les fusibles

FO JUSTICE le rappelle avec force :

Nos collègues assurent chaque jour leurs missions dans des conditions de plus en plus dégradées.

Manque d’effectifs.

Pression permanente.

Organisation à flux tendu.

Dans ces conditions, la responsabilité ne peut pas reposer sur les personnels.

Chacun doit prendre ses responsabilités.

FO JUSTICE ne laissera jamais les collègues devenir les fusibles d’un système sous-dimensionné.

Nous y veillerons.

FO JUSTICE exige

• des effectifs réels et immédiats dans les PREJ

• le respect strict des temps de repos

• des moyens de sécurité adaptés aux profils des détenus

• la généralisation de la visioconférence lorsque cela est possible

• une mise en œuvre effective des engagements pris après Incarville

Une ligne claire

Pour FO JUSTICE, la sécurité n’est ni une variable d’ajustement, ni une équation comptable.

FORCE OUVRIÈRE n’acceptera jamais qu’un nouveau drame survienne parce que l’administration n’aura pas été à la hauteur de ses responsabilités.

Nos collègues méritent des moyens, du respect et de la protection.

FO JUSTICE continuera de porter leur voix et leur sécurité.

FO JUSTICE – UISP PARIS Toujours aux côtés des collègues

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DI de Paris : Expertises psychiatriques, des procédures qui interrogent !

Depuis plusieurs semaines, plusieurs collègues du CP Fresnes ont été soumis à des expertises psychiatriques à la demande de l’administration.

À la suite de ces expertises, certains agents ont été déclarés partiellement ou totalement inaptes à leurs fonctions PAR AVIS d’une psychiatre.

FO JUSTICE tient à rappeler que la gestion de ces situations doit impérativement s’inscrire dans le strict respect des procédures statutaires prévues par la loi.

Or les décisions récemment prises soulèvent de sérieuses interrogations juridiques.

UNE SUSPENSION UTILISÉE HORS CADRE DISCIPLINAIRE ?

Deux collègues ont fait l’objet d’arrêtés de suspension de fonctions.

La suspension de fonction est strictement encadrée par

Code général de la fonction publique – article L531-1.

Ce texte prévoit que la suspension intervient dans le cadre d’une procédure disciplinaire, lorsqu’un fonctionnaire est suspecté d’avoir commis une faute grave.

Elle suppose notamment :

• l’engagement d’une procédure disciplinaire,

• la saisine du conseil de discipline.

À ce stade, les informations dont nous disposons indiquent que :

• aucune faute disciplinaire n’a été évoquée,

• aucune procédure disciplinaire n’aurait été engagée,

• aucun conseil de discipline n’aurait été saisi.

Dans ces conditions, la base juridique de la suspension interroge légitimement.

UNE SITUATION QUI RELÈVE DU MÉDICAL

Lorsqu’un agent est déclaré inapte pour des raisons de santé, la procédure applicable relève du régime médical des fonctionnaires, notamment prévu par :

Décret n°86-442 du 14 mars 1986.

Cette procédure prévoit notamment :

1. une expertise médicale,

2. la saisine du conseil médical,

3. l’examen du dossier par cette instance,

4. un avis formel,

5. puis une décision administrative.

Le conseil médical constitue une garantie statutaire essentielle.

Son rôle est précisément d’éviter que des décisions administratives ne soient prises sans base médicale validée par l’instance compétente.

DES GARANTIES STATUTAIRES QUI DOIVENT ÊTRE RESPECTÉES

FO JUSTICE souhaite être parfaitement clair.

Les questions de sécurité du service et de santé des agents doivent être traitées avec le plus grand sérieux.

Mais elles doivent aussi être gérées dans le respect du cadre juridique applicable.

Le statut de la fonction publique prévoit des procédures précises pour :

• protéger les agents,

• sécuriser juridiquement les décisions de l’administration,

• garantir l’équilibre du service public.

Ces règles existent pour toutes les parties.

UN SUJET QUI MÉRITE DES CLARIFICATIONS

Les situations rencontrées à Fresnes soulèvent donc plusieurs questions légitimes :

• pourquoi avoir recours à une suspension disciplinaire si aucune faute n’est reprochée ?

• pourquoi ne pas avoir engagé la procédure médicale statutaire complète ?

• pourquoi ne pas avoir attendu l’avis du conseil médical ?

Ces interrogations appellent des réponses claires de l’administration.

FO JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITÉS

FO JUSTICE a déjà engagé des démarches contentieuses afin de faire examiner juridiquement ces décisions.

Notre organisation continuera d’analyser ces situations avec la plus grande vigilance.

En tant que syndicat majoritaire, FO Justice prendra toutes les initiatives nécessaires pour :

• faire respecter le droit statutaire,

• garantir les droits des agents,

• sécuriser juridiquement les pratiques administratives.

Si cela s’avère nécessaire, nous agirons en connaissance de cause et assumerons pleinement nos responsabilités syndicales.

Quand les règles statutaires soulèvent des interrogations, quand les procédures doivent être clarifiées,

FO JUSTICE intervient avec responsabilité et détermination.

Parce que la défense des agents et le respect du droit restent au cœur de notre engagement.

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Prison d’Avignon-le-Pontet : Sans régie, la détention se bloque !!!

À quoi bon continuer à se donner à fond pour un établissement qui, chaque fois qu’il pense avoir touché le fond, parvient encore à découvrir des profondeurs plus inquiétantes ?

La situation de notre établissement continue de se dégrader :

⇒ Effectifs insuffisants

⇒ Services sous tension

⇒ Postes non remplacés…

La liste serait bien plus simple à établir si l’on parlait des services qui tiennent encore, car elle serait très courte, voire inexistante.

Les agents craquent, et aujourd’hui c’est la régie des comptes nominatifs qui sombre et chacun doit comprendre ce que cela signifie ! La régie des comptes nominatifs, c’est la banque de la détention, c’est elle qui gère l’argent appartenant aux personnes détenues : mandats envoyés par les familles, rémunérations du travail en détention, gestion des comptes individuels. C’est également la régie qui permet aux détenus de payer leurs cantines : alimentation, produits d’hygiène, tabac…

SANS RÉGIE :

• LES COMPTES NE PEUVENT PLUS ÊTRE GÉRÉS CORRECTEMENT,

• LES DÉPENSES NE PEUVENT PLUS ÊTRE EFFECTUÉES,

• LES CANTINES NE PEUVENT PLUS FONCTIONNER NORMALEMENT.

EN CLAIR, SANS RÉGIE ⇒ PLUS DE CANTINE ET SANS CANTINE ⇒ LA TENSION MONTE IMMÉDIATEMENT EN DÉTENTION !!!

Une solution temporaire a été trouvée pour les cantines, mais dans moins de dix jours la situation sera encore pire ! Encore une fois, tout le monde attend que la situation soit plus dramatique que la veille pour agir et fournir les ressources nécessaires !!

ET COMME TOUJOURS, CE SONT LES PERSONNELS QUI SE RETROUVENT EN PREMIÈRE LIGNE SUR LES COURSIVES !!!

Par contre, on trouve toujours le temps d’aller chercher les XBOX de nos chers pensionnaires, bien souvent utilisés comme moyen de paiement pour des objets interdits. Et qu’est-ce qu’on fait pour les téléphones au QI ?! Qu’est-ce qu’on fait pour la protection du personnel ?!!

Dans le même temps, les agents continuent de faire fonctionner l’établissement malgré :

• Un manque criant de personnels administratifs,

• Des CPIP débordés,

• Un nombre insuffisant d’officiers et de gradés,

• Des personnels de surveillance en sous-effectif permanent.

LES SIGNALEMENTS SONT FAITS, LES DOSSIERS REMONTENT , LES DEMANDES SONT ENVOYÉES… MAIS COMBIEN DE DOSSIERS TRANSMIS À LA DIRECTION INTERRÉGIONALE DES SERVICES PÉNITENTIAIRES DE MARSEILLE RESTENT SANS RÉPONSE ?!

LES SEMAINES PASSENT , LES MOIS PASSENT…

Et pendant ce temps, ce sont toujours les agents, quel que soit leur corps, qui trinquent.

La réalité est simple… Un établissement pénitentiaire ne fonctionne pas lorsque ses services s’effondrent les uns après les autres.

Le bureau local FORCE OUVRIÈRE EXIGE des réponses immédiates et des solutions pérennes !

CAR AUJOURD’HUI, UNE CHOSE EST SÛRE LA COLÈRE MONTE CHEZ LES AGENTS

Et quand l’administration laisse la situation se dégrader sans agir…

LE PNEU COMMENCE À CHAUFFER !!!

Attendez-vous à ce que, si un malheur arrive à l’un des nôtres par votre faute et votre inertie, la hauteur des flammes soit à la hauteur de notre colère !

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Évasion sur une extraction : Les entraves, la seule solution !

Cette semaine, l’administration pénitentiaire a réussi à se délester de quelques matelas au sol.

Malheureusement, ce n’est pas grâce au projet de loi SURE ni aux propositions de FO Justice visant à confier un certain nombre d’aménagements de peine à l’administration pénitentiaire plutôt qu’au juge d’application des peines.

► Ce n’est pas non plus grâce à l’utilisation des 6 000 bracelets électroniques qui dorment aujourd’hui dans les placards, faute d’être suffisamment utilisés par les juges d’application des peines.

► Ce n’est pas davantage parce qu’un magistrat a préféré privilégier la visioconférence plutôt que de faire procéder à l’extraction d’un détenu vers son bureau.

Si nous comptons aujourd’hui un détenu en moins, c’est tout simplement parce qu’il s’est évadé !!!

Cette évasion est survenue à la suite d’une extraction judiciaire : le détenu est parvenu à s’échapper après avoir réussi à retirer discrètement ses menottes avant de prendre la fuite en courant dès sa sortie du véhicule.

Cet incident démontre une nouvelle fois les limites des dispositifs actuellement appliqués lors des extractions judiciaires.

FO Justice réaffirme avec force qu’il est indispensable de généraliser l’utilisation des entraves lors des extractions judiciaires et médicales, quel que soit le niveau d’escorte. Les entraves constituent un outil de sécurité essentiel et efficace pour prévenir toute tentative d’évasion. Refuser leur utilisation systématique, c’est exposer inutilement les personnels à des risques évitables.

Il s’agit là d’une revendication historique de FO Justice, que certains bien-pensants ont toujours combattue, brandissant comme totem la dignité humaine, au détriment de la sécurité des agents et du bon déroulement des missions de l’administration pénitentiaire.

Si la VISIOCONFÉRENCE avait été privilégiée à l’extraction judiciaire, le risque d’évasion aurait également été écarté. Aujourd’hui encore, le recours excessif aux extractions compromet la sécurité de l’ensemble des personnels.

Il est regrettable que le tragique événement d’Incarville n’ait pas sensibilisé certains magistrats à cette problématique. Devons-nous attendre qu’un incident survienne au sein d’un tribunal pour que des mesures concrètes soient enfin prises ?

FO Justice continuera à défendre ses positions et ses revendications, qui semblent évidentes pour l’ensemble de nos collègues et de nos concitoyens !

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