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Prison de Nouméa : Une Passoire à Risques en Guise de SAS Véhicule et PCI

Une nouvelle fois, les faits sont graves et révélateurs de défaillances inacceptables : Le vendredi 20 mars 2026, au niveau du sas véhicule, un collègue a saisi une quantité conséquente de stupéfiants dissimulés dans un véhicule du service technique. Ce mode opératoire n’est pas nouveau et parfaitement connu de la direction locale, il a déjà été clairement identifié et signalé.

Au sas véhicule ou au PCI, les agents exercent dans des conditions incompatibles avec les exigences de sécurité : flux saturé quotidiennement, bagage X hors service, fragilisation des dispositifs de sûreté, pression constante sur les agents… Dans ce contexte dégradé, c’est incontestablement la vigilance et l’engagement sans faille de notre collègue affecté au sas PCI qui ont permis de mettre un terme à cette tentative de trafic.

La réalité est simple, les agents affectés à ces postes sont contraint d’arbitrer en permanence entre sécurité des contrôles et fluidité des mouvements. Combien de tentatives ont déjà échappé aux contrôles ? Combien de signalements ignorés ? Faudra-t-il attendre le PIRE avant que la direction agisse et prenne enfin des mesures ?

DOIT-ON FERMER LES YEUX ? POUR FO JUSTICE C’EST NON !

  • ASSEZ du management aveugle
  • ASSEZ de l’immobilisme et de l’inaction
  • ASSEZ du manque de moyens et à la défaillance des contrôles de sécurité.

« LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS UN FUSIBLE »

Dans un contexte socio-politique toujours sensible en Nouvelle-Calédonie, certains pourraient considérer que les événements du 13 mai 2024 appartiennent au passé, pour FO Justice, nous refusons avec fermeté toute forme d’amnésie, « PLUS JAMAIS ÇA ». La sécurité des personnels demeure une priorité absolue, sans aucune concession.

NOS EXIGENCES IMMÉDIATES :

  • Une reconnaissance appropriée au collègue qui a contribué au maintien de la sécurité
  • Le renforcement strict des procédures au PCI et au SAS véhicule
  • Une réévaluation des détenus affectés à l’atelier
  • La prise en compte réelle des signalements de terrain
  • La mise à jour du DUERP en lien avec les défaillances identifiées et sa déclinaison dans le PAPRIPACT (mesures correctives et contrôlées, traçabilité et suivi des actions).

Si les conditions ne sont pas réunies pour garantir des contrôles de sécurité optimaux sur des postes ô combien essentiels, FO Justice restera pleinement vigilant et n’attendra pas que la situation se dégrade davantage, ni que l’irréparable survienne. Nous interviendrons sans délais pour mettre fin à ces dérives et assurer la protection de tous.

La sécurité en prison est à l’image de sa gestion :

SANS MOYENS, ELLE EST LAISSÉE AU HASARD

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Prison d’Ajaccio : Service inédit… et dangereux !

Premier Week-end de printemps, ça commence fort !

Aujourd’hui 2 agents présents sur 5, un CE et un major aux étages Pour un effectif record de 96 détenus !

La situation la DI la connaît, l’a entendue mais reste toujours muette. Pas de soucis la maison d’arrêt tourne, l’ouverture se passe, la fermeture aussi ! Pas de vague la mer est calme à Ajaccio ça passe ! Des mises en prévention en série avec un seul QD… mais où est le problème ? Ça passe ! Des bagarres et des tensions entre personnes détenues avec des mesures de séparation … pas de problèmes on gère… Des agents et des officiers qui n’en peuvent plus à force de cumuler des postes qui tombent les uns après les autres au péril de leur vie pas de problème on a la ressource ou pas!

Certes le chiffre de 96 détenus peut faire sourire lorsque l’on parle de surpopulation, mais lorsqu’on voit le nombre de cellule on comprend mieux : 22 ! Je vous laisse imaginer le casse-tête pour les mesures de séparation, la gestion de mouvements, l’affectation en cellule prévenus et condamnés.

Mais FO justice locale ne rit plus, FO justice locale s’inquiète pour la santé physique et psychologique des agents ! Messieurs, mesdames de la Direction Interrégionale prenez le problème de la maison d’arrêt d’Ajaccio au sérieux ! Le drame est sous votre nez !

Pour inFO, ce jour service inédit à la maison d’arrêt d’Ajaccio ! Le DIOS pourra certainement prendre exemple sur ce nouveau service : « MATIN NUIT SOIR » pour un officier qui aura cumulé en plus de ses semaines nombres de week-end à l’étage… Sans oublier que certains des agents restants, pour la continuité de service cumulent plus de 100 heures supplémentaires ce mois !

A force d’être polyvalent on perd en compétence et en sécurité !

-Les agents de « détention » cumulent des 12h à l’étage ! Les agents « poste fixe » cumulent plusieurs postes fixe ! Les agents « ELSP » enchaînent les missions dépassant largement les horaires prévues !

  • les gradés de roulement tiennent systématiquement 3 postes ! Le leur, celui d’agent RDC et celui d’agent mouvement sans oublier les tâches qui dépendent des officiers !
  • les officiers pallient au manque d’agents en plus de leur boulot !
  • les PA font face à une grosse charge de travail ! L’effectif des détenus à doublé, pas le leur !

Le bilan vous l’avez, les solutions FO justice local vous les a proposées ! Il faut agir vite ! Nous attendons des réponses !

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ENAP Personnels : L’école de l’excellence ? On a des Doutes !

L’atelier cellulaire 2 de l’ÉNAP atteint aujourd’hui un niveau de dégradation et de danger inadmissible.

C’est indigne d’une école nationale chargée de la formation des élèves de tous corps et de tous grades.

Le bureau FO Justice des personnels de l’ÉNAP dénonce une situation alarmante et inacceptable :

  • Local non sécurisé (absence totale de serrure)
  • Plafond en cours d’effondrement
  • Cellule démontée, inutilisable pédagogiquement
  • Locaux dégradés et laissés à l’abandon
  • Etc

Former des agents dans un environnement non sécurisé est une aberration totale.

Une école de l’excellence voulue par la direction locale incapable d’assurer la sécurité des personnels et des apprenants : voilà la réalité.

FO Justice dénonce avec fermeté :

  • Des conditions de formation indignes et dangereuses pour les personnels et les apprenants
  • Un abandon manifeste des infrastructures

FO Justice EXIGE

  • La mise en sécurité immédiate des locaux ; à défaut fermer lesdits ateliers cellulaires
  • Une remise en état complète et conforme
  • Un audit global de l’ensemble des installations pédagogiques

FO Justice a déjà dénoncé à de nombreuses reprises l’état de délabrement de l’école mais la direction de l’ÉNAP a préféré construire une belle estrade dont tous les personnels se moquent éperdument.

Il est hors de question de laisser perdurer une telle situation

Le bureau FO Justice des personnels de l’ÉNAP suivra se dossier sans aucune concession.

Former à la sécurité dans l’insécurité : C’EST NON !

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DISP Strasbourg : Une Écoute Locale Engagée, Une Attente Forte au Niveau National !

FO Justice tient à saluer la réponse apportée par le Directeur interrégional, qui témoigne d’une écoute attentive et d’une prise en compte réelle des difficultés exprimées par les agents.

Le fait que nos observations soient relayées au niveau central, accompagnées de commentaires, démontre une implication concrète de la direction interrégionale et une volonté de ne pas laisser ces problématiques sans suite.

Nous prenons également acte de la reconnaissance des enjeux soulevés ainsi que de l’engagement pris de faire de l’accueil et de la formation une priorité dans le cadre du plan régional 2026-2027.

Cette orientation constitue un signal positif et attendu pour les agents.

UN ENGAGEMENT LOCAL QUI DOIT TROUVER UNE RÉPONSE NATIONALE

Toutefois, cette réponse met également en lumière une réalité bien connue :

Les leviers essentiels (IFSE, avancement, recrutement) relèvent du niveau central. Dans ce contexte, FO Justice appelle solennellement le secrétariat général à :

➢ Prendre pleinement la mesure des difficultés remontées du terrain

➢ Assumer ses responsabilités apporter des réponses à la hauteur de l’engagement constaté au niveau interrégional POUR UNE COHÉRENCE DE L’ACTION PUBLIQUE

➢ Une augmentation de l’IFSE pour tous, et qu’il soit mis fin à la minoration appliquée aux personnels administratifs des services déconcentrés de la DAP

➢ FO Justice rappelle avoir toujours défendu une revalorisation prioritaire pour les plus modestes, c’est-à-dire les personnels de catégorie C. Il est impératif de procéder à cette revalorisation sans délai.

L’implication du Directeur interrégional doit désormais trouver un écho clair et déterminé au niveau national.

Les agents attendent une union entre l’écoute locale et les décisions nationales.

FO Justice restera particulièrement attentif aux suites qui seront données à cette transmission et continuera de porter avec détermination les attentes légitimes des personnels.

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Prison de Besançon : Menace et Agression en une seul journée – L’inacceptable devient la norme !

Le bureau local FO Justice de Besançon tient à dénoncer avec la plus grande fermeté les faits extrêmement graves survenus ce Vendredi 20 Mars 2026 au sein de la Maison d’Arrêt.

👉 Première intervention : MENACE GRAVE SUR UN GRADÉ

Un gradé a été directement menacé de mort lors d’une intervention en cellule.

Un détenu, tenant un stylo, a clairement exprimé son intention de « le planter ».

Seule l’intervention rapide, maîtrisée et professionnelle d’un collègue a permis d’éviter un passage à l’acte aux conséquences potentiellement dramatiques.

👉 Seconde intervention : AGRESSION DE DEUX SURVEILLANTS

Un détenu sortant du quartier disciplinaire a refusé de réintégrer sa cellule à l’étage.

En raison du manque de places empêchant toute autre affectation, la situation a dégénéré.

Le détenu a alors violemment agressé les deux surveillants intervenants.

Bilan : deux agents blessés.

⚠️ Ces faits sont révélateurs d’une situation devenue explosive.

Ils sont la conséquence directe d’une surpopulation pénale alarmante et de la gestion de détenus aux profils de plus en plus violents et instables.

Les tensions sont permanentes.Les interventions deviennent de plus en plus dangereuses.

Les conditions de travail sont aujourd’hui indignes et insoutenables.

❗ Jusqu’à quand ? Jusqu’où ?

La Maison d’Arrêt de Besançon est à un point de rupture.

La population pénale continue d’augmenter sans aucun renfort significatif ni adaptation des moyens.

Le bureau local FO Justice Besançon refuse que :

👉 Les personnels soient exposés quotidiennement à des menaces de mort

👉 Les agressions deviennent une banalité

👉 Les agents soient les victimes d’un système pénitentiaire à bout de souffle

C’est intolérable.

📢 Le bureau local FO Justice Besançon exige sans délai :

  • Un renforcement immédiat des effectifs
  • Des mesures urgentes de désengorgement
  • Une gestion adaptée des profils les plus dangereux
  • Des moyens concrets pour garantir la sécurité des personnels

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien aux collègues concernés et restera pleinement mobilisée.

La sécurité des agents n’est pas négociable.

Le bureau local FO Justice Besançon Ne rien lâcher !

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Guadeloupe : PA, CPIP, PT… même combat, quel avenir dans nos différentes structures ?

Chers Collègues, chers camarades,

Depuis toujours, quand une personne « lambda » parle de prison, elle pense tout de suite aux personnes détenues et aux « Gardiens de prisons », un terme à bannir au profit de Surveillants Pénitentiaires.

Cependant, un établissement pénitentiaire ne peut fonctionner avec seulement des Surveillants. Nombre de personnels, presque invisibles et souvent oubliés, travaillent dans l’ombre pour faire avancer des procédures, des suivis de dossiers, des tâches administratives, des chantiers, etc… Les personnels administratifs (PA), les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) et les personnels techniques (PT) en font partie.

Mais quel avenir pour ces corps de métiers sur notre territoire en termes de ressources humaines, de conditions de travail et de reconnaissance ? Sachant très bien que leur avenir au niveau local dépend surtout des décisions nationales de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP).

Sur leur « camembert » et en termes de mesures comptables, les chiffres de l’Administration semblent convenir mais les réalités du terrain montrent toute autre chose. Des personnels tout aussi fatigués, usés par une course aux résultats, au peu mieux faire, tout cela imposé de manière indirecte par notre administration au détriment du bien-être au travail et au détriment de l’Humain.

La question de l’avenir des PA, des CPIP et des PT en Guadeloupe (au CP de Baie-Mahault, à la MA de Basse-Terre et au SPIP milieu ouvert) est directement liée à trois facteurs structurels :

  •  L’extension du parc pénitentiaire (Baie-Mahault et Basse-Terre).
  •  La surpopulation carcérale en croissance constante.
  •  Augmentation des aménagements de peine et du milieu ouvert.

Ce qui implique directement :

  •  Augmentation du nombre des dossiers et des procédures administratives
  •  Charge de travail très importante
  •  Besoins supplémentaires en personnels SPIP, administratifs et technique.

Concernant les CPIP, ils sont au cœur de la politique pénale actuelle : ils assurent le suivi des personnes détenues, leur préparation à la sortie, aménagements de peine, le suivi en milieu ouvert (bracelet, sursis probatoire, etc…). Avec la livraison et réception du DAC 2 courant 2028, la nouvelle MA de Basse-Terre et dans le milieu ouvert, des questions restent encore en suspens et méritent déjà réflexion : avec quel effectif, qu’en est-il de la futur « Base SPIP » pour les personnels SPIP du CP et les moyens matériels à leur apporter, quelles seront les nouvelles missions (États généraux de l’insertion et de la probation de 2025) ?

Pour les PA, le problème reste tout aussi complexe, vu leur gestion par deux ministères (Fonction publique et Justice).

Tout comme les CPIP et les PT, les PA restent indispensables dans les différentes structures. Ils gèrent beaucoup de procédures (écrou, greffe, aménagements, dossiers judiciaires, finances, gestion RH, logistique, etc…) ; donc contribuent au bon fonctionnement de l’établissement. Actuellement, les PA peinent aussi, mais contrairement aux surveillants ou aux CPIP, ce corps administratif ne bénéficie pas de beaucoup de créations de postes. Quel dommage ! Quelle perspective pour les PA de Guadeloupe en termes de locaux et de moyens humains et matériels en prévision du DAC 2 de Baie-Mahault, de la MA Basse-Terre 2 et des locaux du SPIP en général ? Tant de questions qui n’ont pas encore trouvé de réponses claires. Sachant que d’ici peu, la surpopulation carcérale risque de fortement augmenter et que les personnels, malgré leur professionnalisme exemplaire, crouleront sous les dossiers avec tous les risques psycho-sociaux.

Les PT eux aussi, œuvrent partout à l’intérieur des structures, gardent en bon état de fonctionnement les matériels ainsi que la structure en elle-même (réparations divers) mais aussi veillent au repas des personnes détenues. Ces personnels, méritent que notre regard se pose sur eux. Leurs conditions de travail méritent d’être exposées au grand jour pour que l’Administration voit l’ampleur des dégâts et y remédie. A titre d’exemple, le Centre Pénitentiaire est un chantier à ciel ouvert ; pas un jour ne passe sans son lot d’interventions et de réparations. Les Techniciens de la cuisine font des miracles tous les jours pour fournir les repas aux détenus, malgré des conditions de travail des plus déplorables. A Basse-Terre 2, ce sont des inondations par temps pluvieux, etc… Pour les PT, le travail ne manque vraiment pas. Eux aussi méritent d’avoir des renforts en ressources humaines.

FO Justice Guadeloupe ne peut que s’indigner face à ce constat amer et alerter l’administration sur ces problématiques qui nous concernent au quotidien.

FO JUSTICE GUADELOUPE DEMANDE :

  •  Un état des lieux rapide des effectifs PA et CPIP et PT ainsi que l’organigramme de référence.
  •  Une projection avant l’ouverture du DAC 2 en matière des besoins en ressources humaines.
  •  Un renforcement des effectifs sur les différentes structures.
  •  Une reconnaissance des personnels PA de la Justice en rapport avec le régime statutaire et indemnitaire.
  •  La création de nouveaux locaux dans un bâti pérenne (pas de modulaire) pour le CP.

A noter aussi le travail exceptionnel que font l’Assistante Sociale des personnels et la Psychologue. A eux deux, ce sont des centaines de dossiers qui sont traités. Mais pour un suivi optimal des personnels, il serait vraiment souhaitable, voire plus juste, que chacun puisse avoir un binôme. Et ce n’est pas trop demander !

FO Justice Guadeloupe remercie l’ensemble de ces personnels pour le travail effectué malgré toutes ces contraintes et leur promet un soutien sans faille pour la défense de leurs intérêts.

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IFSE des Psychologues : Quand le report chronique conduit au mépris

Ce jeudi 19 mars, le Secrétariat Général a réuni un groupe de travail consacré à la mise à jour de la note de gestion du RIFSEEP — le régime indemnitaire (IFSE, CIA) des agents du ministère de la Justice, dont les psychologues. Notre traitement ne semble mobiliser ni l’administration ni les autres organisations syndicales. Les uns prennent note de manière chronique, les autres n’en disent rien.

Ce que FO Justice Psychologue porte.

Ce que l’administration doit entendre.

➢ L’IFSE : DE QUOI PARLE-T-ON ?

L’IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) est la prime mensuelle principale des fonctionnaires d’État. Avec le traitement indiciaire, elle constitue l’essentiel de la rémunération. Son montant dépend du groupe de fonctions du poste — groupe 1 pour les fonctions d’expertise et d’encadrement (plancher plus élevé), groupe 2 pour les autres — et du parcours professionnel de l’agent, qui peut faire évoluer ce montant via des mécanismes de revalorisation (mobilité, ancienneté : réévaluation possible tous les 4 ans).

Être bloqué au socle – le montant minimum – pendant des années, c’est une perte financière directe et durable.

C’est ce que vivent aujourd’hui une large partie des psychologues du ministère.

➢ FO JUSTICE PSYCHOLOGUE : SEUL À PORTER LA PAROLE DES PSYCHOLOGUES

Sans FO Justice Psychologue, les psychologues auraient été, une fois de plus, les grands méprisés de ce processus de révision.

FO Justice Psychologue est la seule organisation syndicale à avoir dénoncé le traitement réservé aux psychologues dans les propositions soumises par l’administration, malgré des incohérences manifestes et des pénalisations à terme dans les carrières.

FO Justice Psychologue est aujourd’hui sidéré du manque de considération affiché à l’endroit des psychologues dans les travaux engagés sur le régime indemnitaire : un corps présent dans les établissements et services du ministère depuis plus de quarante ans, dont les enjeux indemnitaires spécifiques continuent d’être traités en périphérie des réformes.

➢ LES TROIS POINTS SOULEVÉS PAR FO JUSTICE PSYCHOLOGUE

A. Classement groupe 1 / groupe 2 : des incohérences qui coûtent cher

Les propositions de l’administration présentent des contradictions flagrantes : certaines fonctions apparaissent dans les deux groupes à la fois, d’autres sont purement absentes.

Par ailleurs, l’administration accepte de regrouper certaines fonctions dans le groupe le plus favorable (une avancée), mais supprime la contrepartie financière indispensable (l’augmentation de la revalorisation en cas de mobilité latérale) qui assurait un minimum d’équilibre financier sur l’ensemble de la carrière.

C’est une économie sur le dos des psychologues.

B. Mise à niveau de l’IFSE pour les agents à carrière longue

Le corps des psychologues du ministère de la Justice n’existe que depuis le 1er janvier 2022 (décret du 8 décembre 2021). Avant cette date, aucune voie de titularisation n’était ouverte aux psychologues contractuels de la DAP et de la DSJ.

Ces agents sont positionnés au socle de l’IFSE – montant minimum- malgré des carrières de dix, quinze ans ou davantage, au service du même ministère, sur des emplois pérennes.

FO Justice Psychologue revendique une mise à niveau de l’IFSE calculée sur les critères qui auraient fait évoluer leur rémunération s’ils avaient pu être titulaires : durée de services et mobilités fonctionnelles.

La note de gestion peut réparer cette situation – si la volonté est là.

C. Île-de-France : deux poids, deux mesures – les psychologues lésés

Les agents administratifs et techniques franciliens bénéficient du socle indemnitaire de l’administration centrale — plus élevé. Les psychologues et assistants de service sociaux IDF, eux, n’y ont accès qu’en Seine- Saint-Denis.

L’administration justifie cette différence de traitement par la non-existence du corps au moment de l’évolution du dispositif.

A l’heure où on réécrit les règles pour d’autres corps, refuser de corriger cette exclusion, c’est en valider le principe !

➢ CE QUE FO JUSTICE PSYCHOLOGUE ATTEND

► La correction des incohérences de classement associée à l’AUGMENTATION des tickets de mobilité latérale.

► La mise à niveau de l’IFSE des agents à longue carrière contractuelle à la DAP ou à la DSJ antérieure à la création du corps.

► L’extension du socle IDF à l’ensemble des psychologues franciliens, à l’identique des filières administrative et technique.

FO Justice Psychologue informera l’ensemble des psychologues des suites données à ces demandes.

Les psychologues ont attendu.

Ils ont contribué.

Il est temps que ce corps cesse d’être celui qu’on remet à plus tard.

Prolonger encore reviendrait à le mépriser ouvertement.

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Prison de Fleury-Mérogis : D1, le professionnalisme ne reste jamais au placard

Ce vendredi 20 mars 2026 à 08h20, pendant que certains peinent encore à émerger avec leur café, nos collègues, eux, étaient déjà en pleine démonstration de rigueur professionnelle au sein du bâtiment D1.

Dans le cadre d’une fouille programmée, menée avec sérieux et visiblement un bon sens du détail, les agents ont mis la main sur un « petit » oubli dans un placard : 191 grammes de substances illicites, soigneusement dissimulés dans une boîte. Comme quoi, même les meilleures cachettes ne résistent pas longtemps à l’œil exercé des personnels pénitentiaires.

Face à des méthodes de dissimulation qui pourraient presque relever du concours Lépine version détention, nos collègues ont su garder leur sang-froid, leur professionnalisme… et surtout leur efficacité.

Résultat : une saisie conséquente et un circuit de produits illicites stoppé net avant même le café de 9h. Le produit a été récupéré par la Brigade Territoriale de Fleury-Mérogis et une enquête a également été ouverte par le parquet.

Force Ouvrière Justice tient donc à saluer cette intervention exemplaire qui rappelle, s’il le fallait encore, que derrière chaque fouille « de routine » se cachent vigilance, expérience et engagement sans faille, parce qu’il n’y a pas que les mauvaises surprises qui doivent être signalées.

Force Ouvrière Justice demande que les agents concernés bénéficient d’une reconnaissance officielle de la part de l’administration. Une lettre de félicitations, une récompense… voire, autre chose qu’un simple « merci » entre deux portes.

Plus sérieusement, valoriser ce type d’action est essentiel : cela reconnaît le travail de terrain et rappelle que le professionnalisme mérite autre chose que la discrétion habituelle.

Force Ouvrière Justice restera mobilisé pour que ce genre d’intervention ne reste pas au fond d’un placard.

Force Ouvrière Justice

Le syndicat qui défend les personnels, pas les trafics.

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Prison de Dijon : Communiqué intersyndical. Blocage total de la Maison d’Arrêt le jeudi 26 mars 2026 dès 5h30

L’assemblée générale extraordinaire des personnels à l’appel des organisations syndicales représentatives qui s’est tenue le 19 Mars 2026 a adopté à l’unanimité les revendications et modalités d’actions suivantes :

BLOCAGE TOTAL DE LA MAISON D’ARRÊT DE DIJON

LE JEUDI 26 MARS 2026 DES 5h30.

Les revendications du personnel de la Maison d’Arrêt de Dijon sont les suivantes :

• DESENCOMBREMENT MASSIF ET IMMEDIAT DE L’ETABLISSEMENT

La situation actuelle n’est plus tenable pour les personnels quel que soit leur service.

La sécurité de l’établissement et des agents étant mise en péril, il y a urgence à procéder à un désencombrement massif de la structure et à revoir le seuil de criticité de 50 matelas au sol.

Nous rappelons que la règle est l’encellulement INDIVIDUEL !

Un échange rapide avec le parquet de Dijon doit être mis en œuvre afin que les futures incarcérations ne soient plus systématiquement effectuées sur notre structure et que des mesures alternatives soient priorisées quand c’est possible.

• RENFORCEMENTS DES EFFECTIFS

Nous exigeons des garanties concrètes afin de combler les vacances de postes.

Les MAD et autres départs doivent être anticipés afin de soulager la détention et de pérenniser la continuité des services.

• REVISION DE L’ORGANIGRAMME DE REFERENCE

Nous demandons la révision de l’organigramme de référence de l’établissement qui n’est plus adapté à la multiplication des services et missions.

Une réflexion doit être menée quant au Pôle Centralisateur de Surveillance Électronique qui est un service à part entière et autonome mais dont les moyens humains sont amputés à la Maison d’ Arrêt.

Le PCSE doit avoir son propre organigramme, avec des moyens proportionnels à leurs missions et les agents qui y sont actuellement affectés pérennisés sur leurs postes.

• MISE EN PLACE D’UN VERITABLE DIALOGUE SOCIAL

La Directrice actuelle installe, depuis son arrivée, un climat toxique sur la structure à travers un management transversal et condescendant.

Les instances de dialogue social sont devenues des chambres d’enregistrement à sens unique.

Elle instrumentalise les récents évènements afin de culpabiliser l’ensemble des personnels et prend des décisions non réfléchies, contradictoires et sans concertation.

Les organisations professionnelles et les agents qu’elles représentent doivent être respectées et entendues.

Il est temps de mettre un terme à cette politique de la peur à coups de demandes d’explications.

• REVISION DU PROJET D’ETABLISSEMENT EN ACCORD AVEC LES MOYENS

Le projet établissement tel qu’il est décliné actuellement apparait à tous comme déconnecté du terrain et de la réalité. Appliqué toutes les notes de la DGAP sans prendre en compte les particularités de l’établissement nous mènent droit dans le mur !

Une réflexion locale et factuelle doit être menée avec l’expertise des personnels sur :

– La multiplication des activités et leur intérêt

– La multiplication des mouvements déstructurés (activités mixtes)

– Les missions dévolues au Équipes de Sécurité Pénitentiaires dans le strict respect de la doctrine.

• LA MA DIJON N’EST PAS UNE ANTI CHAMBRE DE L’ ARPEJ

Les ELSP ne peuvent être la variable de l’ARPEJ ! Leurs missions locales doivent être priorisées que ce soit en matière de sécurité sur la structure ou pour les extractions médicales.

Une réflexion doit également être menée sur la possibilité d’offrir à tous les personnels une montée en compétence et la possibilité, pour les volontaires, de se voir habilités et de diversifier leur quotidien.

• RENFORTS ADMINISTRATIFS ET SPORTIFS

La situation actuelle des services administratifs n’est plus tenable. La Régie des Comptes Nominatifs, pour ne citer qu’elle, est dans un état critique et les conséquences alarmantes sur la détention.

Des moyens contractuels doivent être octroyés sans délai afin de rétablir la continuité du service plutôt que de rajouter une charge de travail supplémentaire, dans l’urgence, aux services administratifs de la DISP.

Il en va de même pour le service du Sport qui ne fonctionne plus des lors que le moniteur actuel est absent. Compte tenu du climat local et de la surpopulation, il est impératif de maintenir cette activité afin d’occuper la population pénale plutôt qu’elle ne végète dans des cellules surencombrées.

CE MOUVEMENT DE CONTESTATION DES PERSONNELS A VOCATION A ETRE RECONDUCTIBLE.

Nous ne voulons pas d’un « engagement à être attentif », nous voulons des actes !

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