Le lundi 8 juin 2026, un détenu de 24 ans, prévenu dans une affaire criminelle, a tenté de s’évader lors d’une extraction médicale.
Ce détenu étranger, incarcéré depuis le 19 octobre 2024 sur notre établissement, a essayée par deux fois de s’évader lors de son extraction médicale ce matin.
Vers 10h40, lors d’une extraction médicale vers le CH Riom, il a tenté de s’enfuir d’une salle de consultation par une porte une première fois et par la fenêtre dans un second temps.
Les 3 surveillants présents ont du le maîtriser par deux fois pour empêcher son évasion avant de le réintégrer vers le Centre Pénitentiaire de Riom.
Ce détenu était déjà connu pour des bagarres et trafics en détention et a été virulent avec les personnels lors de sa maîtrise.
Le Syndicat local FO JUSTICE félicite les agents de l’équipe ELSP présents pour leur réactivité.
Le Syndicat local FO JUSTICE demande des félicitations écrites pour les agents qui ont participé à l’escorte !
Quand certains rêvent de livraison express, nos collègues assurent la réception… mais pas celle qu’ils espéraient !
Le samedi 06 juin 2026, au bâtiment D1, alors que le terrain de sport profitait d’une journée presque ordinaire, un objet volant non identifié a décidé de faire escale dans les filins du terrain de sport côté droit.
Heureusement, les surveillants du deuxième étage avaient les yeux plus affûtés qu’un radar de contrôle aérien. Leur vigilance a permis de repérer ce visiteur clandestin avant qu’il ne puisse terminer sa mission.
Après récupération de l’engin, le “colis premium” contenait :
6 câbles de chargeurs
2 mini téléphones noirs
1 écran de remplacement type iPhone
109 grammes de produits stupéfiants
1 drone de marque IPHY
Le tout soigneusement emballé dans… deux paires de chaussettes suspendues à une ficelle. Comme quoi, certains innovent dans la logistique textile aérienne !
Ce lundi 08 juin 2026, un nouveau drone a été découvert à proximité des bureaux syndicaux. Cette trouvaille n’est pas le fruit du hasard mais bien celui du professionnalisme et de la vigilance des agents du PCI, dont l’attention permanente a permis de détecter cet engin avant qu’il n’atteigne son objectif.
Décidément, certains semblent confondre les établissements pénitentiaires avec des plateformes de livraison aérienne !
Malheureusement pour eux, les personnels continuent de démontrer chaque jour leur engagement sans faille au service de la sécurité.
Ces événements successifs illustrent une réalité préoccupante : les moyens utilisés pour contourner les dispositifs de sécurité évoluent rapidement et nécessitent des réponses adaptées.
Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des personnels ayant contribué à ces découvertes et particulièrement les agents du PCI pour leur réactivité et leur professionnalisme.
Chaque jour, les personnels pénitentiaires font preuve d’une vigilance collective constante pour garantir la sécurité de nos établissements.
Toutefois, les félicitations ne suffisent plus.
Les personnels ne peuvent pas être les seuls remparts face à des techniques toujours plus sophistiquées.
Leur vigilance est exemplaire.
Il appartient désormais à l’administration de leur donner les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions dans les meilleures conditions de sécurité.
Force Ouvrière Justice restera mobilisée pour défendre les personnels et exiger les moyens indispensables à la sécurité de nos établissements.
Résultat : Le drone n’a pas atteint sa destination. Les objets prohibés ont été interceptés. La sécurité a été préservée mais combien passent à travers les mailles du filets… du moins ce qui restent !
Force Ouvrière Justice revendique :
✓ La mise en place immédiate de filets de protection au-dessus des cours de promenade afin de limiter efficacement les largages et projections par voie aérienne.
✓ La création d’une véritable brigade anti-drone, dotée de moyens techniques adaptés permettant la détection, l’identification et la neutralisation des appareils survolant les établissements pénitentiaires.
✓ Des investissements concrets dans la sécurisation périmétrique des établissements, afin de faire face à l’évolution constante des modes opératoires des réseaux criminels.
✓ Des moyens de lutte renforcés contre les projections et les survols de drones.
✓ La reconnaissance concrète du travail des personnels qui assurent quotidiennement la sécurité des établissements.
✓ Une politique pénale ferme contre les auteurs et commanditaires de ces tentatives d’introduction.
À ce rythme-là, certains pensent peut-être ouvrir une compagnie aérienne low-cost au-dessus des établissements pénitentiaires…
Félicitations aux collègues pour leur réactivité et leur professionnalisme.
Force Ouvrière Justice : toujours vigilants, toujours mobilisés, toujours au service de la sécurité de tous.
Force Ouvrière Justice La défense des personnels, la force du collectif.
À l’issue des échanges de ce jeudi 4 juin 2026 avec le Conseiller Pénitentiaire du Ministre de la Justice, FO Justice dresse un constat sans appel : si certaines orientations sont évoquées, aucune réponse concrète et immédiate n’est apportée aux difficultés majeures rencontrées quotidiennement par les personnels du Centre Pénitentiaire de Béziers.
UNE SITUATION DES EFFECTIFS CRITIQUE ET DURABLEMENT DÉGRADÉE
Le plafond d’emplois fixé à 855 postes dans le cadre du PLF 2026 est déjà largement insuffisant au regard des besoins réels. Au niveau national, les projections évoquent un besoin d’au moins 3000 agents supplémentaires entre 2027 et 2030 pour espérer stabiliser les effectifs.
Pour FOJustice, ces chiffres traduisent une réalité incontestable : les établissements fonctionnent déjà en sous-effectif chronique, au détriment de la sécurité et des conditions de travail.
SURPOPULATION CARCÉRALE : UNE ABSENCE DE MESURES D’URGENCE
Aucune mesure immédiate de régulation carcérale n’a été annoncée.
Les seules réponses avancées reposent sur :
➢ la création de 3000 places supplémentaires d’ici 2028,
➢ le développement de structures modulaires.
Ces perspectives, exclusivement à moyen et long terme, ne répondent en rien à la situation actuelle. Dans les faits, la surpopulation continue de s’aggraver, avec des conséquences directes sur les conditions de détention et la sécurité des agents.
DES CONDITIONS DE DÉTENTION ET DE TRAVAIL TOUJOURS PLUS DÉGRADÉES
L’objectif affiché de mettre fin aux matelas au sol repose sur des dispositifs indirects :
➢ aide à la sortie,
➢ orientation vers des établissements disposant de places vacantes.
FO Justiceconsidère ces mesures comme insuffisantes et inadaptées à l’urgence. Aucune garantie concrète n’est apportée quant à leur efficacité immédiate.
Par ailleurs, la gestion des profils psychiatriques et les réflexions autour des structures hospitalières restent à l’état de projet, laissant les personnels seuls face à des situations de plus en plus complexes.
RECONNAISSANCE DES PERSONNELS : DES RÉPONSES INSUFFISANTES
Si une réflexion sur la reconnaissance des agents est évoquée, aucune mesure concrète n’est actée à ce stade.
Les contraintes budgétaires sont mises en avant, notamment :
➢ l’impossibilité de dépasser le plafond du 1/5ème pour des raison de budget,
➢ des discussions encore en cours concernant le paiement des heures au-delà de 108 heures.
Pour FO Justice, ces éléments sont inacceptables au regard de l’engagement quotidien des personnels.
Les heures supplémentaires s’accumulent, souvent sans reconnaissance ni compensation à la hauteur.
UNE ABSENCE DE RÉPONSES À COURT TERME
L’ensemble des mesures présentées repose sur des projections à moyen ou long terme, sans prise en compte de l’urgence immédiate.
Les personnels, eux, continuent de faire face :
➢ à des effectifs insuffisants,
➢ à une surpopulation croissante,
➢ à des conditions de travail dégradées,
➢ à une pression constante et accrue.
LES EXIGENCES DE FO JUSTICE
Face à cette situation, FO Justiceréaffirme ses revendications :
➢ des recrutements massifs et immédiats,
➢ l’arrêt des redéploiements au détriment des détentions,
➢ la mise en place de mesures d’urgence pour réguler la population pénale,
➢ la fin effective des matelas au sol,
➢ le paiement intégral des heures supplémentaires,
➢ une véritable reconnaissance financière et professionnelle des agents,
➢ des réponses concrètes et rapides adaptées aux réalités du terrain.
POUR CONCLURE :
FO Justice dénonce un décalage persistant entre les annonces institutionnelles et la réalité vécue par les personnels.
Les réponses apportées ne sont ni à la hauteur des enjeux, ni à la hauteur de l’engagement des agents.
FO Justice continuera de porter avec détermination les revendications légitimes des personnels et d’exiger des mesures immédiates, concrètes et efficaces.
FO JUSTICE CP BÉZIERS RESTE MOBILISÉ
Plate-Forme Revendicative – Rencontre Garde des Sceaux
1. RENFORCEMENT DES EFFECTIFS
Recrutement immédiat et massif d’agents tous corps et grades confondus,
Remplacement systématique des postes vacants et absences,
Arrêt du recours permanent au sous-effectif comme mode de fonctionnement dégradé.
2. ADAPTATION DES MISSIONS AUX MOYENS
Mise en place d’un véritable mode dégradé encadré et assumé dans l’attente des effectifs,
Suspension des activités non prioritaires en cas de sous-effectif,
Alignement des missions sur les effectifs réellement disponibles,
Fin de la surcharge imposée aux agents.
3. AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL
Organisation du travail respectueuse de la santé des agents,
4. SÉCURITÉ DES PERSONNELS
Prise en charge immédiate des situations de violence,
Transferts rapides des détenus violents ou perturbateurs,
Renforcement des dispositifs de sécurité,
Adaptation des moyens face à l’évolution des profils pénaux.
5. LUTTE CONTRE LA SURPOPULATION CARCÉRALE
Désengorgement rapide de l’établissement,
Suppression progressive des matelas au sol,
Respect des capacités d’accueil réglementaires,
Répartition plus équilibrée de la population pénale.6. MOYENS MATÉRIELS ET CONDITIONS DIGNES
Maintien et élargissement des possibilités d’utilisation des crédits (ACT)
Fourniture d’équipements adaptés aux besoins des agents
Amélioration concrète des conditions matérielles de travail
Refus des restrictions déconnectées du terrain
7. ORGANISATION CLAIRE DES SERVICES
Clarification des projets de réorganisation
Définition précise des effectifs et missions des ELSP
Encadrement renforcé en détention et au QSL
Transparence dans les décisions organisationnelles
8. RECONNAISSANCE ET CONSIDÉRATION
Respect de la dignité professionnelle des agents
Prise en compte réelle de la parole des personnels
Le mardi 2 juin,L’UISP FO JUSTICE alertait officiellement l’administration sur les rythmes de travail imposés aux agents des PREJ d’Occitanie, leurs conséquences sur la sécurité des personnels ainsi que sur l’équilibre de leur vie familiale.
Force est de constater qu’une nouvelle fois, cette alerte n’a trouvé aucun écho auprès de l’encadrement de l’ARPEJ.
Trois jours plus tard, le vendredi 5 juin, les faits sont venus malheureusement confirmer nos inquiétudes. À l’occasion d’un procès lié à un important trafic de stupéfiants devant le Tribunal Judiciaire de Cahors, plusieurs équipes PREJ ont été mobilisées : les ESR de BEZIERS, les PREJ DE NIMES, MURET et ALBI ainsi que les ELSP de RODEZ.
Compte tenu de la nature de cette audience, impliquant huit mis en cause dont cinq détenus, il était parfaitement prévisible que les débats se prolongent bien au-delà des six heures initialement annoncées.
Pour les agents du PREJ de Muret, la journée débute à 5h30 afin d’assurer une présentation à 8h30 au TJ de Cahors. Le délibéré n’interviendra finalement qu’à 23h30.
Malgré cette amplitude exceptionnelle, les agents se voient imposer le retour des détenus vers leurs établissements d’origine. Ainsi, après près de 19 heures de service, nos collègues ont dû reprendre la route vers TARBES et CARCASSONNE au lieu d’un retour à SEYSSES et MONTAUBAN (Où les détenus étaient passagers), à VILLENEUVE LES MAGUELONNE (pour ESR BEZIERS, ainsi que PREJ de NÎMES) et des retours à RODEZ et ALBI.
Tout cela au détriment de leur propre sécurité et de celle des usagers de la route.
Pour les agents du PREJ de Muret, la mission ne prendra fin qu’aux alentours de 5 heures du matin le lendemain, soit près de 24 heures consécutives de mobilisation.
Cette situation soulève plusieurs interrogations légitimes :
Pourquoi avoir maintenu à tout prix des retours vers les établissements d’origine (REI) dans un tel contexte ? Quel était l’enjeu procédural ou sécuritaire majeur justifiant une telle décision ? Est-ce par excès de zèle ?
Est-ce parce qu’ils avaient le weekend pour se reposer en suivant ?
Les risques encourus par les personnels ont-ils seulement été évalués ?
La sécurité des agents est-elle devenue une variable d’ajustement ?
À l’heure où L’UISP FO JUSTICEalerte régulièrement sur la dégradation des conditions de travail dans les PREJ ;
À l’heure où la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire affirme faire de la prévention des risques psychosociaux une priorité ;
À l’heure où chacun reconnaît les contraintes opérationnelles croissantes qui pèsent sur les équipes ;
Comment justifier que des agents soient exposés à de tels niveaux de fatigue sans qu’aucune mesure d’anticipation ou d’adaptation ne soit mise en œuvre ?
L’UISP FO JUSTICErefuse que l’engagement exemplaire des personnels serve de prétexte à l’acceptation de pratiques managériales toujours plus éloignées des réalités du terrain.
Nos collègues ne sont ni des variables d’ajustement, ni des ressources inépuisables.
L’UISP FO JUSTICEcontinuera de défendre sans relâche la sécurité, la santé et la dignité des agents. Nous resterons particulièrement vigilants quant aux suites qui seront données à cet événement et n’hésiterons pas à porter plus haut encore les dérives constatées au sein de l’ARPEJ.
Parce que derrière chaque mission,
il y a des femmes et des hommes qui méritent considération,