Mardi soir, une fouille sectorielle a eu lieu sur l’établissement avec le concours des personnels des ERIS de Lyon. La fouille s’est déroulée dans le calme.
Le bilan de l’opération est sans équivoque, sur 8 cellules ciblées avec plusieurs ouvertures simultanées, ont été découvert au total :
8 téléphones (dont 6 smartphones)
3 clés/routeurs wifi
Plus de 60 grammes de produits stupéfiants.
Le bureau local FO JUSTICE félicite, l’ensemble du personnel, tout corps et grades, engagé dans cette fouille, qui, par leur action ont permis de remettre de l’ordre une fois de plus dans la détention.
Le bureau local FO JUSTICE, remercie les collègues des ERIS de Lyon, qui par leur concours et leur expertise ont aidé à maintenir le calme durant l’opération.
Le bureau local FO JUSTICE dénonce une nouvelle fois la surpopulation chronique que subit notre établissement. Surencombrement qui augmente les risques de trafics en tout genre au sein de la structure.
Le bureau local FO JUSTICE s’inquiète de la prolifération en détention des téléphones qui peuvent être source de danger pour les personnels.
Monsieur le Président ainsi que les membres de cette instance Régionale.
Ce 1er CSA Interrégional va permettre de soulever des questions et de rentrer dans des débats, déjà évoqués depuis plusieurs mois, mais sans réponses à cette heure-ci.
En effet, si nous prenons corps par corps, les difficultés s’accumulent et, plus nous avançons, moins les solutions se pérennisent, pire, elles continuent de se dégrader.
Les Personnels administratifs sont de moins en moins nombreux en établissements et en DI, pourtant, leur dévouement et le travail qu’ils effectuent quotidiennement se dégradent au vu de la surcharge administrative demandée. Et sans eux, un rouage manque.
Les personnels techniques sont encore moins nombreux et, parallèlement à tout cela, les Etablissements vieillissants s’accumulent, et les travaux ne sont plus effectués, non par mauvaise volonté, mais par manque de main d’œuvre et de temps. Sans eux, un rouage manque.
Les personnels d’insertion et de probation voient la population carcérale augmenter, et les dossiers se superposer les uns aux autres et ce, de manière mathématique. La réinsertion est une des solutions afin que la récidive devienne une exception. Sans eux, un rouage manque.
Les psychologues du personnel, du parcours d’exécution des peines, en antenne SPIP, les assistantes sociales et leurs différentes spécialités et fonctions, toutes et tous voient leur charge de travail augmenter et leur statut mis à mal. Bien heureusement, des réformes portées par notre organisation syndicale sont en cours pour une meilleure reconnaissance de leur métier et pour un recrutement plus ample au vu des difficultés rencontrées. Car sans eux, un rouage manque.
Les personnels du corps de commandement sont également en sous-effectif sur notre Direction interrégionale puisque, 37 postes sont actuellement manquants, et notre gracieuse administration ne nous en donne que 7 lors de la prochaine mobilité.
Leurs fonctions ont été dévoyées et, de chefs de bâtiments et autres, ils se retrouvent en réunion journalière et en rédacteurs de rapports, oubliant leur fonction 1ère de CHEF. Et Sans eux, un rouage manque
Les personnels du corps d’encadrement et d’application sont eux un peu mieux lotis dans certains établissements que d’autres, cependant, les courtes absences sont généralement dues à un management non approprié et à un service origine trop strict avec les textes MAIS, seulement quand cela les arrange, bien évidemment.
Une répartition des postes doit être plus adaptée en fonction des départs en retraite, car sans eux, un rouage manque.
Nous finirons avec les personnels de Direction, les attachés et les directeurs techniques qui eux aussi subissent une désaffection au vu du faible taux de recrutement constaté. Ces derniers subissent, comme l’ensemble des personnels de l’AP, les mêmes difficultés, et sans eux, un rouage manque.
Au sein même de notre Direction Interrégionale, nous avons vu depuis des mois des choses changer, avancer et ce, grâce à la volonté de réorganisation et de progrès voulue. Nous pensons bien sûr au service RH mais aussi à GA Paye dont les problèmes tendent à se raréfier.
D’autres continuent de poser problème. D’un côté les retours du Terrain font état de promesses non tenues, d’inégalités dans les plannings et de difficultés à concilier vie professionnelles et personnelles. De l’autre il y a une intrusion dans la vie syndicale, avec des faits déformés et présentés de manière orientée, ce qui crée des tensions inutiles.
L’ARPEJ étant présent aujourd’hui, nous pouvons échanger sereinement sur l’ensemble de ces points afin d’éviter que ces situations ne se reproduisent.
L’objectif est d’anticiper, dans un avenir proche, les difficultés susceptibles de heurter les magistrats et de limiter les situations d’impossibilité d’exécution qui impactent régulièrement le fonctionnement du pôle des extractions judiciaires.
Nous allons débattre de l’ensemble de ces sujets et rechercher des solutions adaptées à ces difficultés.
Il est essentiel de revenir à une approche équilibrée et constructive, car une empathie excessive, déconnectée des réalités, finit par en perdre tout son sens.
Les Membres élus FO Justice Grand Est du CSA Intérrégional
À chaque événement grave, le même réflexe pavlovien : l’UFAP UNSa Justice tente d’exister en citant FO Justice.
C’est presque devenu une tradition. On pourrait presque les remercier pour la publicité gratuite.
Car il faut croire qu’en année électorale, certains syndicats ont besoin de prononcer le nom de FO Justice pour rappeler qu’ils existent encore.
Pendant que les collègues vivent une situation grave à la Maison d’Arrêt de Villepinte, pendant que les personnels sont sous pression après une évasion aux circonstances particulièrement préoccupantes, l’UFAP trouve le temps de régler ses comptes syndicaux.
Quelle priorité remarquable.
Une obsession : FO Justice
Dans leur communiqué, l’UFAP ne peut s’empêcher de parler de FO Justice.
Pas une analyse sérieuse sans nous citer. Pas une communication sans tenter une petite attaque.
Manifestement, FO Justice est devenue leur sujet central.
On les comprend presque : quand on manque d’idées, on parle de ceux qui travaillent.
Leçon de terrain… par ceux qui parlent beaucoup
L’UFAP explique doctement qu’elle serait « sur le terrain ». C’est amusant.
Car les collègues savent très bien qui est présent quand il faut défendre les agents !
Et surtout qui travaille réellement pour les personnels au quotidien, loin des effets de manche et des communiqués auto-satisfaits.FO Justice ne joue pas à la guerre syndicale
Soyons clairs.
FO Justice ne tombera pas dans cette petite guerre de cour de récréation syndicale.
Une évasion, des collègues en difficulté, une situation sécuritaire sérieuse… et certains trouvent encore le moyen de transformer cela en tract contre FO Justice.
C’est révélateur.
Pendant que certains écrivent des communiqués pour régler leurs obsessions,
FO Justice travaille.
Nous accompagnons les collègues.
Nous défendons leurs intérêts.
Nous intervenons quand il faut intervenir.
Et surtout : nous n’avons pas de temps à perdre avec ceux qui vivent à travers FO Justice.
Une chose est certaine
Si l’UFAP parle autant de FO Justice, c’est peut-être tout simplement parce que FO Justice dérange.
Et quand on dérange, c’est généralement qu’on est utile.
Pendant que certains cherchent la polémique, FO Justice continue d’être là pour les personnels.
Ce jour, deux équipages en route pour Strasbourg ont été confrontés à un feu de véhicule sur leur itinéraire.
Face à cette situation, les deux équipages ont immédiatement sécurisé les lieux du sinistre, assurant la protection de la zone dans l’attente de l’arrivée des services de secours.
FO Justice – PREJ Troyes Lavau tient à saluer et féliciter l’ensemble des agents présents sur place pour leur professionnalisme, leur sang-froid et leur sens du service public.
Grâce à leur réactivité et à leur engagement, la situation a pu être maîtrisée dans les meilleures conditions.
À l’issue de l’intervention et après l’arrivée des secours, les équipages ont pu reprendre la route afin de poursuivre leur mission initiale.
FO Justice – PREJ Troyes Lavau rappelle une nouvelle fois l’engagement quotidien des personnels, qui font face à des situations imprévues tout en assurant la continuité des missions avec rigueur et dévouement.
Du 02 au 06 mars 2026, le bureau régional s’est rendu auprès des ESP de la Région en présence du représentant national. Semaine trop courte ou région trop grande, nous avons dû faire des choix dans les déplacements. L’important étant d’avoir un maximum de retour des personnels.
Nous étions attendus et les échanges ont été riches. Nous remercions toutes les structures pour leur accueil.
Lundi 02
Matin : visite de la base ELSP de Lyon Corbas ainsi que le QID.
Comme depuis l’ouverture, une ELSP qui n’arrive pas à être pérennisée (encore des départs à prévoir sur la CAP des surveillants) et ne permettant pas les EJ. Des agents en attente de matériel de sécurité.
Au QID, la mise en place d’un caillebotis XL aurait dû renforcer la sécurité, mais malheureusement, grillage trop fin (facilement dégradable), espace libre entre les panneaux permettent toujours le yoyotage et échanges.
Après-midi : visite de la base Prej de SQF :
Le bureau local a fait remonter plusieurs devis pour les ACT, mais le DESP a fait son choix sans concertation avec notre OS. De plus, le matériel reçu n’est pas adapté (gilet + plaques).
Nous interrogerons le DESP à ce sujet.
Mardi 03
Matin :Nous avons été reçus avec nos experts ELSP, PREJ et ERIS par le Directeur Interrégional et le Directeur des ESP afin d’avoir des réponses à nos interrogations.
1- L’emploi des BC et Major expertise sur les escortes 3 et 4 par manque de BCEnc
Nous dénonçons et rappelons le cadre : un BC expertise est un surveillant et non un encadrant, son utilisation en tant que tel est hors cadre. Nous demandons que lorsque qu’un BCExp fait fonction d’encadrant, cela soit officialisé dans le service avec toutes les prérogatives d’un BCEnc et pas seulement chef d’escorte.
Le Directeur Interrégional demande un état des lieux sur la situation géographique des détenus répertoriés crime org.
2- Utilisation Renault Espace (X19) et Parc automobile
Le Directeur des ESP fait état d’un usage avec parcimonie des Renault espace. Ces véhicules ne doivent être utilisés que pour les escortes 3 et 4 et à moyen terme par les ESR. Deux établissements en cible :
ELSP de Bourg en Bresse qui les utilisent trop alors que deux autres véhicules sont sous utilisés.
ELSP de Bonneville, mais qui s’explique par une augmentation des sorties et des véhicules HS.
Nous lui avons rappelé que les agents utilisent ces véhicules afin d’honorer les missions en forte augmentation avec un parc automobile restreint. Ce n’est pas pour leur plaisir personnel.
D’autant plus qu’ils ne sont pas adaptés pour la conduite des détenus d’une part, et encore moins pour les ESR du fait du matériel encombrant et d’un habitacle peu volumineux.
Une bilatérale est programmée avec l’ELSP de Bonneville prochainement afin de revoir leur parc automobile.
Nous rajouterons : « Charité bien ordonné commence par soi-même ».
Comment pouvez-vous utiliser un Renault espace en véhicule de fonction ?
Riom : véhicules sérigraphiés des ELSP.
Nous avons demandé qu’ils ne le soient plus, ainsi que l’enlèvement de la rampe. le DESP ne s’y oppose pas et demande aux ELSP de fournir un devis à l’ARPEJ.
Nous avons signalé que le département formation n’avait plus de véhicules, donc la conduite opérationnelle pas possible en l’état sur les FAE et les ESR.
Le DI demande au DESP de se mettre en relation et de trouver un accord avec le DRF.
3- GRAP : instance évaluant les niveaux d’escorte
Notre questionnement est sur l’attribution des niveaux d’escorte qui nous paraissent évoluer sans concertation avec le terrain et nous dénonçons les niveaux d’escorte de détenus redescendus régulièrement, mais qui remontent quand ils changent de DISP.
Le DESP nous explique que les membres de cette instance sont : lui-même, DSD, les CE ou leurs représentants(récent), MLRV. Le projet serait d’y associer les FSI pour favoriser le prêt de main-forte. Il nous confirme que depuis sa création, le prêt de main-forte a augmenté car justifié auprès des forces de l’ordre.
Nous sommes invités à la prochaine réunion afin de constater son efficacité.
4- Responsabilité de la mise en place d’une équipe extraction
Le problème se pose généralement sur les escortes 3 et 4 où l’ARPEJ missionne une ELSP et où, on retrouve des CE qui disent dépendre de l’ARPEJ, sans possibilité d’intervenir.
Nous avons pris pour exemple, l’équipage de Villefranche début février: escorte 4 sans BC Enc.
Notre intervention auprès de la direction de l’établissement a permis la modification de l’équipage.
Le DESP explique que l’ARPEJ prévoit les EJ, mais que c’est l’établissement qui met à disposition les effectifs.
Nous lui avons demandé d’être plus vigilant sur la mise en place de ces équipages.
Nous avons également demandé sans minimiser le travail déjà effectué, que l’ARPEJ puisse revoir la planification des missions programmées ou annulées en temps réel afin d’optimiser les ressources RH, les heures effectuées et l’utilisation des véhicules.
5- PREJ Valence
Info ou intox, nous avons voulu connaître le vrai.
Le DI et le DESP souhaiteraient avant tout revoir les locaux des ELSP pas adaptés au vu de la montée en effectifs des personnels.
L’ouverture du QLCO et l’augmentation des détenus crim org originaires de la DI de Marseille pose la question d’un PREJ sur la structure, mais rien de décider à ce jour.
La question d’un transfert de compétence entre les ELSP de Valence et un futur PREJ n’est que rumeur.
6- Déploiement des ESR
La question est, pourquoi ne pas utiliser nos ESR sur les escortes 3 et 4.
Le DESP nous répond qu’à ce jour, il y a 36 habilités à tous les postes sur 55 formés (comment est-ce possible ?). Il nous dit que le déploiement à commencer et montera progressivement. Sur la DISP, on priorisera les EJ.
Nous lui avons rappelé qu’il est important de le faire également sur les EM et les transferts.
Quid de la bombe incapacitante grande capacité ?
Le DESP se cache derrière une incapacité de mise en place car non cadré et pas de formation.
Nous lui avons rappelé que le déploiement est national et ne peut être interprété.
7- Harmonisation des dotations ESP
Chaque base ELSP se plaint de n’avoir du matériel équivalent aux PREJ.
Le DESP répond qu’un groupe de travail national est en cours et qu’il y participe ainsi que le responsable de l’UHSI et un surveillant. Cela devrait permettre de matériels communs.
Nous avons mis en avant que les PREJ de Saint Quentin Fallavier avaient reçu des gilets neufs, mais les plaques lourdes n’étaient pas adaptées. L’achat de nouvelles plaques pour aller avec les nouveaux gilets serait plus pratique que de renouveler les gilets, surtout que les plaques actuelles arrivent en fin de validité.
Le DESP nous répond aller en ce sens
8- Questions diverses
– Armurerie des ELSP SQF
Le Directeur Interrégional n’y est pas opposé et attend une proposition du Directeur du CP
– Projet ACT Prej SQF
Nous avons interpelé le DESP sur les demandes faites par notre OS. Ce dernier nous dit avoir validé la table de ping-pong pour les ACT et prendre en charge les sacs à dos sur le budget établissement. Nous lui avons demandé d’en informer ses personnels afin de les rassurer.
– Formation ESR
Le dispositif ESR est composé à minima de trois agents. Nous avons demandé un quatrième agent à chaque fois que cela est possible afin que le chef du dispositif soit sorti du groupe pour une meilleure observation. Il est impossible à trois d’avoir une vue à 360 degrés.
Annonce de l’Ouverture de la base PREJ de Riom et de St Etienne mars 2026.
Après-midi : ERIS/Cyno
Des échanges constructifs ont eu lieu avec notre représentant national, lui-même ancien ERIS.
Les collègues ont été satisfait des réponses apportées. Une autre rencontre aura lieu spécifiquement afin de développer des thématiques liées à leur mission.
Sur le reste de la semaine, nous avons rencontré les ELSP et PREJ de Moulins, Riom et les ELSP de Villefranche-sur-Saône et Bourg-en-Bresse
– Pour les ELSP : la problématique rencontrée est sur toutes les bases, soit l’utilisation des agents ciblés EJ. Nous sommes la seule DISP à avoir ce fonctionnement. Ces agents restent à disposition de l’ARPEJ en permanence, mais en cas d’annulation ou si pas de mission ne peuvent être sur des missions EM, transferts ou autres. Ils restent cantonnés sur base dans l’attente de mission.
Cela entraîne pour les équipes des problèmes d’organisation :
– Une surcharge de missions pour certains
– Une impossibilité d’organiser un planning décent pour les vacances, car en fonction des équipes le nombre cible limite le nombre de départs simultané.
– Oblige régulièrement le panachage par manque d’agents
– La récurrence des missions illogique (Exemple : mission ELSP Valence sur le TJ de Grenoble et transfert de Valence vers Lyon fait par les ELSP de Grenoble)
Le manque de matériel et de véhicules en état sur base
La quasi-impossibilité de faire les missions de sécurité intérieure et périmétriques.
Pour les PREJ :
Moulins : fonctionnement autonome et doit accueillir un agent supplémentaire.
Riom : une équipe en attente de sa nouvelle base depuis trop longtemps.
Nous demandons la prise en compte des moyens logistiques et sécuritaires présentés par le responsable de la base.
Nous avons également rencontré les collègues de l’UHSI et de l’UHSA :
Seuls UH de France à monter des astreintes, personne n’entend leurs souffrances. Nous le payons aujourd’hui par un sous-effectif croissant et une situation catastrophique en terme Rh dès le 1er juillet. 7 départs supplémentaires sur l’UHSA.
La livraison de matériel devient urgente. Gilet et autres.
Il nous a été remonté que de nombreux ESP n’avaient pas encore suivi la formation SOP.
Notre représentant national rencontrera prochainement le DGAP et fera un retour de sa visite sur notre DISP. Nous ne manquerons pas de vous en informer.
Quelques mois Seulement après la prise de possession de notre établissement flambant neuf et attendu pendant tant d’années, la réalité nous saute déjà au visage. Mardi 10 mars 2026, suite à une pluie pourtant loin d’être exceptionnelle, la zone administrative, véritable poumon de l’établissement, a été littéralement inondée.
Une véritable cascade d’eau s’est abattue dans la zone détente du personnel, dont certains bureaux ont dû être évacué en urgence.
Face à cette situation ubuesque, les personnels administratifs ont dû quitter précipitamment leurs bureaux, cherchant refuge ailleurs pour se protéger de l’inondation. Et rappelons-le : ce n’est pas la première fois !
Une première infiltration avait déjà été constatée avant même l’installation des personnels dans leurs bureaux.
La question est désormais simple : Faudra-t-il évacuer les bureaux administratifs à chaque épisode pluvieux ? Pour un établissement à peine âgé d’un an, la situation devient tout simplement scandaleuse. Un établissement qui fonctionne, en si peu de temps, comme un bâtiment à bout de souffle.
Les dysfonctionnements s’accumulent :
• infiltrations d’eau dans les bureaux,
• remontées d’odeurs nauséabondes dans plusieurs services,
• ascenseurs en panne ou fonctionnant une fois sur deux,
• bugs informatiques à répétition au niveau de la PEP.
Trop c’est trop ! Les personnels pénitentiaires, qu’ils soient administratifs ou de surveillance, méritent de travailler dans des conditions dignes et sécurisées, pas dans un établissement qui ressemble déjà à un chantier permanent.
Monsieur le Directeur, il est urgent que des solutions concrètes et durables soient apportées. Les personnels n’ont pas à subir les conséquences de malfaçons ou de défaillances techniques.
Le bureau local FO Justice Bastètient toutefois à saluer et remercier les agents d’entretien et les techniciens d’IDEX, qui, une fois de plus, ont dû intervenir dans l’urgence pour limiter les dégâts et permettre la reprise de l’activité.
Mais soyons clairs : la débrouille et le professionnalisme des agents ne doivent pas servir à masquer les défaillances de l’établissement.
Le bureau local FO Justice Bastè restera particulièrement vigilant et n’exclut aucune action si cette situation venait à perdurer.
Une nouvelle fois, Force Ouvrière Justice alerte sur une situation incompréhensible et dangereuse pour nos collègues.
Un détenu au profil violent, menaçant et provocateur, connu pour ses multiples incidents disciplinaires, est réintégré au Centre de détention homme après un passage par le quartier d’isolement.
Et pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes.
UN PROFIL CLAIREMENT IDENTIFIÉ
Les comptes-rendus d’incidents démontrent une accumulation de comportements graves :
• Menaces de mort envers nos collègues
• Violences verbales répétées envers le personnel
• Refus d’obtempérer aux injonctions
• Provocations et intimidation du personnel
• Détention et introduction d’objets ou substances prohibés
• Dégradation, Agression physique
Parmi ces faits d’armes les plus graves recensés :
• Menaces de mort explicites :
« Je vais te retrouver dehors et je vais te tuer… si tu n’es pas encore mort car tu es en prison. »
« Arrête de parler de moi avec les autres détenus… je vais vous traquer comme un prédateur. »
• Menaces ciblées envers l’encadrement :
« Tu vas laisser mon yo-yo, tu ne sais pas ce que je vais te faire à ma sortie… »
• Violences physiques :
Lors d’une intervention, la personne détenue assène un coup de tête au visage d’un collègue, provoquant une blessure au niveau du nez.
• Détention de produits illicites :
Découverte d’une boule de substance brunâtre (7 grammes).
• Menaces réitérées
Et malgré plusieurs comptes-rendus d’incident pour violences verbales, menaces et agressions, ce profil est réintégré en détention classique.
UNE DÉCISION INCOMPRÉHENSIBLE
Pour Force Ouvrière Justice, cette décision pose une question simple :
Quel message la direction envoie-t-elle à nos collègues ?
Qu’un détenu peut menacer de mort le personnel agresser physiquement un collègue, multiplier les incidents disciplinaires et retrouver malgré tout une détention classique ?
Dans un contexte où les effectifs sont déjà sous tension, cette gestion irresponsable ajoute un risque supplémentaire pour nos collègues sur le terrain.
Force Ouvrière Justice refuse que la sécurité de nos collègues passe après des décisions incompréhensibles.
Force Ouvrière Justice rappelle que chaque menace de mort contre un personnel pénitentiaire est un fait d’une extrême gravité.
NOS EXIGENCES
• Le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté à son profil.
• La prise en compte réelle de la sécurité de nos collègues.
• Une gestion ferme des profils violents et menaçants.
FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !
Force Ouvrière Justice sera toujours aux côtés de nos collègues et de nos camarades confrontés à ces comportements.
La sécurité du personnel pénitentiaire n’est pas négociable.
Quand un détenu menace, insulte, agresse et provoque, la réponse doit être ferme et immédiate.
Force Ouvrière Justice exige son transfert par mesure d’ordre et de sécurité !
Lundi 9 mars, lors de son déplacement sur la Maison d’Arrêt de Nice, la délégation nationale FO Justice constatait l’état de délabrement du filet anti-projections du terrain de sport, affaissé sous leur poids, contraignant à en interdire l’accès aux détenus.
FO justice s’est engagé envers la direction de l’établissement à intervenir auprès du garde des Sceaux afin de lui rappeler ses promesses de novembre dernier, faites à l’occasion d’une « fouille XXL » à la Maison d’Arrêt de Nice.
Moins de 48 heures plus tard, FO Justice est en mesure de confirmer que les engagements du ministre seront bien tenus.
Le budget est bien débloqué, la commande est passée.
Il reste le délai de livraison et de pose pour qu’enfin ce filet soit de nouveau fonctionnel.
FO justice y veillera !
FO Justice, des actions concrètes, au quotidien pour