Une collègue seule sur la coursive, face à un détenu complètement nu, agité, totalement déconnecté et probablement sous l’emprise de substances prohibées.
Ce mardi matin, aux environs de 9h, les personnels de la MA se sont retrouvés confrontés à une personne détenue complètement nue sortie sur la coursive. Malgré les injonctions, cette dernière a refusé de réintégrer sa cellule ; venant même en face de la collègue pour essayer de l’intimider. Sans peur et avec courage, la collègue l’a repoussé immédiatement, puis, il a fallu l’intervention d’agents en renforts pour ramener l’ordre dans le quartier MA1 Nord. Cette personne détenue a été maîtrisée et conduit « dare dare » au quartier disciplinaire sous bonne escorte.
FO Justice Bémao tient à féliciter la collègue F pour son sang-froid et son professionnalisme. Elle est restée debout, digne, n’a pas reculé et a su faire face à cet individu effronté. Bravo F.
Un grand merci aussi aux collègues venus en renfort pour aider la collègue en difficulté.
Le pire a été évité, mais nous restons vigilants et FO Justice Bémao demande aux collègues la plus grande prudence face à ses déséquilibrés.
LAJOL BÉMAO PA ON BIK, NI ON LAZIL A MOUN FOU !
Cet incident remet à l’ordre du jour l’importante circulation de produits stupéfiants à l’intérieur de nos détentions, mais également le problème de la sécurité des personnels face à la monté de la violence en détention, qu’elle soit verbale ou physique.
Nous ne cesserons jamais de demander l’ouverture de discussion pour l’ouverture sur notre territoire d’établissement digne d’accueillir les personnes à la santé fragile ou les détenus les plus récalcitrants. Ces structures sont des manques non négligeables pour notre territoire. Si elles sont bonnes dans l’Hexagone, elles seront bonnes pour nous aussi !
7 ASS pour 3 564 personnes détenues : jusqu’où faudra-t-il aller ?
Lors du CSA, FO Justice a une nouvelle fois alerté sur la situation particulièrement préoccupante des assistantes de service social (ASS) au sein des services pénitentiaires.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 7 ASS actuellement en poste pour 3 564 personnes détenues.
FO JUSTICE À VOS CÔTÉS DEPUIS 4 ANS !
Depuis maintenant quatre ans, FO Justice accompagne les assistantes de service social.
À vos côtés, nous portons vos revendications, faisons remonter vos difficultés et défendons vos conditions de travail.
Aujourd’hui encore, FO Justice était présent au CSA pour faire entendre votre voix et rappeler à l’administration une réalité de terrain devenue impossible à ignorer.
NOTRE ENGAGEMENT EST CLAIR :
NOUS SOMMES ET RESTERONS À VOS CÔTÉS !
DES EFFECTIFS QUI S’EFFONDRENT
La situation est devenue intenable.
Les postes supprimés, les postes vacants et les démissions entraînent surcharge de travail, déplacements incessants, épuisement professionnel et perte d’attractivité.
À cela s’ajoute une difficulté majeure : les ASS sont régulièrement amenées à intervenir sur plusieurs établissements, parfois éloignés géographiquement les uns des autres.
Cette organisation multiplie les déplacements et ajoute une charge supplémentaire à des professionnelles déjà en sous-effectif.
Cette mobilité entre plusieurs établissements participe directement à l’épuisement professionnel des collègues, et les exposent aux risques psychosociaux et routiers associés.
Quand les effectifs diminuent, ce sont les collègues restantes qui doivent absorber la charge de travail et multiplier les déplacements.
Il est temps que l’administration prenne la mesure de cette réalité de terrain. Quid de la 8ème proposition issue du rapport des EGIP qui consiste à renforcer en urgence la recrutement des ASS en milieu ouvert et fermé au sein des SPIP ; Et de l’absence de poste proposé aux lauréats du concours pour le recrutement d’ASS au sein du ministère.
DES MISSIONS TOUJOURS PLUS COMPLEXES
Aujourd’hui, les ASS doivent accompagner des personnes confrontées à une précarité grandissante, marquée par des ruptures familiales, des difficultés d’accès au logement et à l’hébergement, mais aussi aux droits sociaux.
Elles font également le constat d’un public souffrant de troubles de la santé mentale et d’addictions.
Les missions évoluent face à ces problématiques sociales. Les besoins augmentent. Les effectifs, eux, diminuent.
DES MOYENS INFORMATIQUES QUI NE SONT PAS LES MÊMES POUR TOUS
La dématérialisation croissante des démarches impose aujourd’hui aux ASS de devoir accompagner les personnes dans leurs différentes démarches administratives directement lors des entretiens.
Pourtant, les collègues ne sont pas tous logés à la même enseigne en matière d’accès à Internet et aux outils nécessaires à l’exercice de leurs missions.
Lorsque cet accès n’est pas possible sur leur lieu d’intervention, les ASS doivent retourner au service pour effectuer les démarches et accéder aux applicatifs métiers.
Ces allers-retours sont chronophages et constituent une surcharge de travail supplémentaire.
FO Justice revendique donc un accès Internet sécurisé, harmonisé et adapté aux missions des ASS, notamment pour permettre l’accès aux différents sites institutionnels nécessaires à l’accompagnement des personnes.
La dématérialisation doit être un outil au service des professionnels, et non une contrainte supplémentaire.
FO JUSTICE REVENDIQUE
🔴 Le comblement immédiat des postes vacants
🔴 La révision urgente de l’organigramme de référence avec la création de postes supplémentaires permettant de limiter l’intervention des ASS sur plusieurs établissements et les déplacements imposés
🔴 La prise en compte de l’épuisement professionnel lié à la surcharge de travail et aux déplacements
🔴 Un accès Internet sécurisé, harmonisé entre les établissements et adapté aux missions des ASS, afin de tenir compte de la dématérialisation des démarches et d’éviter les déplacements inutiles vers les services
🔴 Le développement de partenariats institutionnels harmonisés dans tous les SPIP ;
🔴 Une offre de formations spécifiques aux champ de missions des ASS en lien avec l’évolution des problématiques sociales
🔴 L’ouverture du concours de Conseiller Technique de Service Social (CTS) afin de favoriser l’attractivité des postes
🔴 La reconnaissance réelle des missions des ASS notamment par la mise à jour immédiate de la présentation du rôle des ASS par la DGAP sur le site du ministère, revendiquée depuis des mois.
UN ENGAGEMENT QUI DURE
Depuis quatre ans, FO Justice est aux côtés des ASS.
Nous connaissons vos difficultés, nous entendons vos revendications et nous continuerons à les porter auprès de l’administration.
Parce que votre filière mérite des effectifs, des moyens et une véritable reconnaissance.
FO JUSTICE GRAND EST À VOS CÔTÉS, AUJOURD’HUI COMME DEMAIN !
DES MISSIONS ESSENTIELLES → DES EFFECTIFS À LA HAUTEUR !
Aujourd’hui mardi 20 octobre 2026 à 12H15, une fouille sectorielle a été déclenchée sur les 10 cellules du Quartier d’Isolement.
Mobilisant la Brigade Cynophile, les Eris, les agents du service (dont ceux du matin réquisitionnés) ainsi que les officiers, cette intervention de près de deux heures s’est soldée par aucune découverte.
Le message de FO est clair, si cette grande opération de contrôle n’a absolument rien donné, c’est la preuve irréfutable du travail rigoureux, minutieux et irréprochable réalisé au quotidien par les agents du Quartier Disciplinaire ! Leurs fouilles journalières portent leurs fruits. FO félicite les agents du QD pour leur professionnalisme exemplaire, ainsi que l’ensemble des personnels et gradés mobilisés !
Sur le reste de l’établissement …un marasme généralisé !
Pendant que nos agents démontrent tout leur savoir-faire au QD, le reste de la structure coule depuis ce matin ! Les personnels sont en ilotage et à bout de souffle, contraints de pallier l’absence de moyens dans des conditions indignes.
Ilotage dès la prise de service, postes de sécurité découverts, des postes clés laissés vacants ! un seul agent pour 4 ailes et plus de 200 détenus ! les gestions équipées qui s’enchainent dans un climat de surpopulation pénale explosive.
Chaque journée apporte son lot de tensions et de dégâts. Illustration parfaite cet après-midi encore, un détenu a tout brisé dans sa cellule, nécessitant une gestion équipée d’urgence et un placement CPROU…
Entre gestion de crise, manque d’effectifs et mépris des conditions de travail, la coupe est pleine. Les personnels ne peuvent plus tenir dans de telles condition !
Vers 13 h 30, à la sortie de promenade des arrivants, un surveillant a demandé à un détenu d’adopter une attitude correcte et de retirer ses mains de ses poches. Refusant d’obtempérer, celui-ci lui a lancé : « Tu te prends pour qui ? T’es rien ici ! », avant de proférer des insultes.
Lors de la fouille intégrale qui a suivi, le détenu a porté un coup de coude au surveillant et lui a craché au visage. L’intervention des ELSP a été nécessaire. Le détenu a été placé en prévention et notre collègue a été examiné à l’hôpital.
149 DÉTENUS
POUR 105 PLACES
Près de 142 %
d’occupation
La surpopulation dégrade les conditions de travail et accroît les tensions en détention.
Les personnels ne peuvent pas en payer le prix !
FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue et salue la réactivité des personnels intervenus.
FO JUSTICE EXIGE
Une réponse disciplinaire et pénale ferme à cette agression.
L’accompagnement de notre collègue dans ses démarches et sa prise en charge.
Des mesures concrètes pour réduire la surpopulation et garantir la sécurité des personnels.
LES AGRESSIONS NE FONT PAS PARTIE DU MÉTIER !
Le bureau local FO Justice Dunkerque
ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES 2026
DU 3 AU 10 DÉCEMBRE — VOTEZ FO JUSTICE
Mardi 20 octobre 2026, au bâtiment B, alors qu’une intervention était organisée afin d’accompagner une personne détenue vers l’UHSA, dans le cadre de sa prise en charge psychiatrique, cette dernière a catégoriquement refusé de se rendre au greffe.
Face à son opposition, les personnels présents ont dû intervenir afin de procéder à sa sortie de cellule. C’est au cours de cette intervention que notre collègue, venu apporter son soutien, a reçu un violent coup de poing en plein visage.
Le bilan est sans appel : une blessure au nez, un hématome apparu sous l’œil et 3 jours d’arrêt de travail, constatés médicalement.
La personne détenue a finalement été maîtrisée par les personnels et conduite au greffe avant son transfert vers l’UHSA. Il répondra de ses agissements à son retour.
Le bureau local FO JUSTICE apporte tout son soutien à notre collègue victime de cette agression et lui souhaite un prompt rétablissement.
Nous rappelons que les personnels pénitentiaires ne peuvent pas devenir les victimes collatérales des difficultés de prise en charge de personnes présentant des troubles psychiatriques.
Les agents assurent quotidiennement leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles, confrontés à des situations complexes qui nécessitent des moyens, des effectifs et un accompagnement adaptés.
1 000 DÉTENUS !
NOTRE ÉTABLISSEMENT A ATTEINT LA BARRE DES 1 000 PERSONNES DÉTENUES.
Un seuil supplémentaire qui accentue la pression sur les personnels, déjà confrontés à des conditions de travail dégradées et à des situations de plus en plus complexes.
FO JUSTICE demande aux institutions de prendre la mesure de l’impact de tels chiffres sur le quotidien des agents, sur la prise en charge des personnes détenues et sur la sécurité de tous. Nous affichons désormais clairement « PLUS QUE COMPLET » !
FO JUSTICE EXIGE :
❯ Une réponse judiciaire ferme à l’encontre de l’auteur de cette agression.
❯ La reconnaissance pleine et entière des préjudices subis par notre collègue.
❯ L’octroi de la protection statutaire et un accompagnement sans réserve de l’administration dans ses démarches.
❯ Une véritable prise en compte des difficultés liées à la gestion des profils psychiatriques, afin de garantir la sécurité des personnels lors de ces interventions.
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS UNE OPTION !
FO JUSTICE NE BANALISERA JAMAIS LES AGRESSIONS CONTRE LES PERSONNELS ET NE LAISSERA JAMAIS UN COLLÈGUE SEUL FACE À DE TELLES SITUATIONS !
La détenue R qui est arrivée hier soir à 19h au lieu de 10h a déjà commencé à faire parler d’elle lors de son écrou en ne voulant pas répondre aux injonctions notamment celle de laisser son téléphone dans le local adéquat.
Ce matin, non contente de menacer sa codétenue, elle s’en est pris à la directrice adjointe, en lui jetant des boîtes de conserves, des bouteilles d’eau et autres objets servant d’armes par destination.
Il a fallu faire appel aux ELSP de Nancy afin de lui faire prendre la direction du QD de la MA.
FO Justice Grand Est déplore une fois de plus le manque de personnel féminin sur une structure ayant un QF plein.
FO Justice Grand Est demande que ce CSL ne soit composé que d’hommes détenus.
FO Justice Grand Est déplore les profils inadaptés envoyés sur une structure adaptée à la réinsertion.
FO Justice Grand Est remercie les ELSP de Nancy pour leur intervention.
FO Justice Grand Est souhaite un prompt rétablissement à la Cheffe d’établissement adjointe.
Tout au long du mois de septembre, les fouilles réalisées au bâtiment QH6 ont permis de mettre au jour de nombreux objets interdits, révélant une nouvelle fois les difficultés rencontrées pour empêcher leur introduction en détention.
BILAN DES TROUVAILLES AU QH6 — SEPTEMBRE 2026
100 téléphones
127 chargeurs
135 câbles
330 g de stupéfiants
45 puffs
26 écouteurs
9 IPTV
8 CARTE SIM
Ces chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène et de la nécessité de renforcer durablement la sécurisation de notre établissement.
ET CE JOUR, UN COUTEAU EN CÉRAMIQUE DÉCOUVERT EN CELLULE !
Comme si ce bilan ne suffisait pas, ce jour, lors d’une fouille de cellule, les agents ont découvert un couteau en céramique, un objet particulièrement préoccupant au regard des risques qu’il représente pour la sécurité des personnels.
Dans le même temps, les agents ont constaté que les caillebotis de la fenêtre de la cellule étaient de nouveau hors service, alors qu’ils avaient été réparés la veille !
Comment expliquer qu’un dispositif de sécurité réparé la veille soit déjà de nouveau défectueux ?
Cette situation soulève une question essentielle : comment empêcher l’introduction d’objets dangereux si les dispositifs de protection ne restent pas opérationnels et si les travaux nécessaires tardent à être réalisés ?
FO JUSTICE EXIGE DES ACTIONS CONCRÈTES ET IMMÉDIATES !
FO JUSTICE CP Paris-La Santé demande :
L’accélération des travaux aux abords des bâtiments, afin de limiter les possibilités d’introduction et de projection d’objets interdits en détention.
La sécurisation durable des fenêtres et des caillebotis.
Des moyens adaptés et pérennes pour protéger les personnels et garantir la sécurité de l’établissement.
IL EST TEMPS D’AGIR !
Les agents ne peuvent pas continuer à constater quotidiennement les conséquences de l’introduction d’objets interdits tout en faisant face à des équipements de sécurité défaillants.
Le bilan du QH6 pour septembre, auquel s’ajoute la découverte de ce couteau en céramique, doit être un signal d’alerte.
Les travaux aux abords des bâtiments doivent s’accélérer afin de réduire les possibilités d’introduction de tels objets en détention.
FO JUSTICE CP Paris-La Santé restera mobilisé pour que des réponses concrètes soient apportées à ces problèmes de sécurité.
À quelques mois des élections professionnelles, le constat est sans appel. Après 4 ans de majorité au CSA SPIP 91, quel est le bilan réel de l’UFAP UNSA ? Il est toujours plus aisé de râler, critiquer et multiplier les communiqués mais quelles sont les avancées concrètes pour les agents des SPIP en milieu fermé comme en milieu ouvert ?
1. FLEURY-MÉROGIS : ENVOYER LES COLLÈGUES AU CASSE-PIPE EN CONNAISSANCE DE CAUSE ? NON MERCI !
Le SPIP de Fleury-Mérogis souffre depuis des mois, voire des années du manque de ressources humaines. Pourquoi organiser un piquet de protestation au pied de la maison d’arrêt 2 mois avant les élections professionnelles en sachant pertinemment qu’aucune enveloppe ni aucun poste supplémentaire ne pourront être débloqués à ce stade ? Pourquoi avoir fait le choix de se mobiliser en intersyndicale avec la CGT IP pour ensuite se diviser entre OS sur la suite de leur propre mobilisation ?
FO JUSTICE dénonce cette stratégie syndicale menant à l’échec des collègues déjà en souffrance et en attente de résultats concrets.
Nous dénonçons également l’instrumentalisation des agents pour tenter de prouver au Ministère et à la DAP leur pseudo capacité à mobiliser les SPIP de France et d’Outre-Mer. En effet, le timing de cette mobilisation interroge puisqu’elle fait suite à une bilatérale houleuse entre la CGT IP et le garde des sceaux, elle semble donc être motivée par une tentative stérile de soulèvement dans les SPIP, doublée d’une approche clientéliste à la veille des élections professionnelles en partenariat avec l’UFAP UNSA.
Il y a déjà près de 10 ans, les SPIP n’ont pas eu besoin des syndicats dits « majoritaires » pour se mobiliser massivement. FO JUSTICE sera à leurs côtés dès lors que les SPIP seront prêts à renouveler l’expérience de 2017 !
Dans l’attente, notre syndicat préfère prôner un dialogue social constructif en proposant des alternatives crédibles. Face à l’incapacité de la direction interrégionale de Paris d’accorder plus de moyens, la proposition d’une mise à disposition de plusieurs mois de 2 CPIP du milieu ouvert vers le milieu fermé ne fonctionnera pas à notre sens en l’absence de volontaires à ce jour.
Plutôt que de braquer, voire diviser les agents entre les 2 antennes, FO Justice a proposé à la direction du SPIP 91 d’adapter le volontariat à un soutien ponctuel (renfort sur la permanence arrivants et démarches post-arrivants), une formule plus souple qui avait déjà fait ses preuves dans le passé et soulagé les agents de Fleury Mérogis dans l’attente de moyens humains supplémentaires. Nous demandons donc l’ouverture d’un groupe de travail dédié pour étudier la faisabilité de cette proposition.
2. CHARTE DES TEMPS : OÙ ÉTAIENT LES MAJORITAIRES EN CSA SPIP 91 ?
Lors de la bilatérale du 12 octobre avec le Directeur Interrégional de Paris, c’est FO Justice qui a interpellé ce dernier sur le projet de la direction départementale de modifier la charte des temps (ouverture du service en MO 2 fois par mois durant la pause méridienne) afin de connaître son positionnement.
Le directeur interrégional est tombé des nues n’ayant pas été interpellé sur ce sujet d’importance capitale, par l’UFAP UNSA pourtant détentrice de 4 sièges sur 4 en CSA SPIP 91.
La direction locale a pour l’heure, suspendu le projet, mais nous resterons très vigilants sur ce dossier.
3. DÉMÉNAGEMENT DU SIÈGE : L’INSTRUMENTALISATION DE TROP !
Le dernier exemple en date de la méthode UFAP UNSA a été de faire un énième communiqué agressif à la suite d’une discussion informelle avec un des agents du siège, sans l’accord préalable de tous les agents concernés et en plein processus de dialogue avec la directrice fonctionnelle.
Résultat ? La colère légitime des personnels concernés ne s’est pas fait attendre, au point de répondre par mail afin de dénoncer ce tract qui n’avait pas lieu d’être :
« Nous ne vous avons jamais autorisés à prendre la parole en notre nom […] Nous ne cautionnons pas cette démarche et nous refusons d’être associés à une initiative que nous n’avons ni demandée ni validée. »
LE CONSTAT EST DONC CLAIR ET SANS APPEL
Les collègues des SPIP 91 qui ont majoritairement accordé leur confiance à l’UFAP UNSA lors des élections professionnelles de 2022 viennent désormais le masque tomber et l’imposture de ce syndicat révélée au grand jour. L’occasion de voter pour un syndicalisme de solutions et respectueux du dialogue social leur sera donnée dans les prochaines semaines.
Une avancée obtenue, une validation encore attendue
Ces derniers jours, l’examen professionnel des psychologues s’invite dans les communications syndicales comme s’il venait d’être découvert. À lire certains, il serait le fruit d’une succession de décisions administratives. Il a pourtant une histoire. Elle mérite d’être rétablie avec exactitude, car les psychologues ont droit à une information juste plutôt qu’à une course à l’annonce.
► Une avancée qui ne tombe pas du ciel
Le communiqué FSU décrit un enchaînement de décisions : validation en CSA, saisine du guichet unique, présentation en CAP. Il ne dit jamais d’où vient la demande. Elle vient de FO Justice Psychologue. Nous avons porté la création d’une seconde voie d’accès au grade hors classe dès nos premières rencontres avec le Secrétariat général en 2024, puis auprès du garde des Sceaux. Le 8 décembre 2025, en réponse à notre courrier, le ministre s’est engagé à saisir très rapidement le guichet unique pour mettre en œuvre cette nouvelle voie de promotion. Dans la même réponse, il nous informait avoir demandé le maintien du taux de promotion à 9%.
Depuis, nous avons relancé, rappelé les engagements pris lors de chaque audience au secrétariat général et au ministère, réitéré notre demande dans notre lettre ouverte du 25 août 2026 et contribué aux projets de textes, réunion après réunion. Sans cette exigence constante, l’examen professionnel ne serait pas aujourd’hui au guichet unique.
► De l’opposition à la revendication
En réunion multilatérale, les autres organisations syndicales représentatives au niveau ministériel présentes se sont opposées au dispositif, au motif d’un calendrier trop resserré.
Aujourd’hui, à la lecture du tract FSU, l’examen est à la fois un risque à dénoncer et une « bonne idée » à revendiquer. Cette ambivalence passe à côté de l’essentiel.
D’abord, l’examen professionnel permet à chaque psychologue de défendre lui-même son parcours. Le grade hors classe a vocation à reconnaître l’expérience acquise et l’expertise professionnelle. Jusqu’ici, cette reconnaissance passait par une seule voie : un tableau d’avancement établi sur proposition et classement de la hiérarchie, selon des critères peu lisibles pour les agents. Avec l’examen, ce sont les compétences professionnelles du psychologue qui seront évaluées, devant un jury, sur des critères définis par le texte. L’avancement cessera de dépendre uniquement d’un système opaque.
Ensuite, l’examen ouvrira l’accès dès le 5e échelon et élargira le vivier des promouvables et donc le nombre de promus. C’est un premier moyen de desserrer le goulot d’étranglement de l’avancement, au bénéfice de l’ensemble du corps. Plus de collègues promus, c’est une perspective de carrière plus dynamique pour tous ceux qui suivent.
La contrepartie est connue : une partie des promotions sera annoncée plus tard. Cette attente devrait permettre d’augmenter les promus au titre de 2027 de 30 à 50%. Entre une annonce rapide et davantage de collègues promus, FO a choisi l’intérêt collectif des psychologues.
► Des questions auxquelles les textes répondent déjà
Le communiqué s’interroge sur le contenu de l’épreuve, sur ses évaluateurs et sur l’égalité des chances entre collègues. Ces questions ont été travaillées dans le projet d’arrêté soumis aux organisations syndicales : conditions d’accès, compétences évaluées, composition du jury.
FO Justice Psychologue a porté des propositions précises, dont la publication annuelle de la grille d’évaluation du jury. Elle n’a pas été retenue à ce stade, mais le Secrétariat Général s’est dit prêt à y travailler. Nous y veillerons.
Quand on se présente comme partie prenante des échanges, on en connaît le contenu. Et l’on peut légitimement s’interroger : comment proposer une réunion d’information sur des textes dont on ignore la teneur ?
► Représenter, c’est être présent là où les choses se décident
Une réforme statutaire ne se commente pas après coup : elle se construit. Elle suppose d’être présent dans les instances décisionnaires, de connaître les textes et de porter une position claire au nom des collègues.
Le 7 octobre, présent en CAP pour l’examen des recours CREP des psychologues, le SNPES découvrait à la lecture de notre déclaration liminaire que le projet d’examen professionnel était entamé, déclarant que l’écriture d’un décret serait nécessaire et donc que l’examen ne serait pas pour demain. Effectivement, un décret est nécessaire. Toutefois, il est déjà écrit et a été soumis au dialogue syndical avec les organisations représentatives.
Le 8 octobre, en groupe de travail cartographie à la DGAP, le SNEPAP annonçait qu’il ne se prononcerait plus sur les psychologues jusqu’à fin 2027, faute de position interne commune.
Nous sommes donc surpris de lire, cette semaine, que la FSU se pose en interlocuteur unifié et légitime de l’administration alors qu’elle ne siège pas au niveau ministériel, là où notre statut se décide.
Notre métier nous l’enseigne chaque jour : la confiance se construit dans la cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait. Nos communications des dernières années témoignent de notre légitimité et de notre engagement : affectations au concours, maintien de rémunération, IFSE, création de l’examen professionnel…
► Où en est-on réellement ?
Les textes sont en cours de validation au guichet unique de la fonction publique. Le calendrier 2027 des concours et examens prévoit deux sessions d’examen, l’une pour une promotion au 1er janvier 2027, l’autre au 1er janvier 2028, sous réserve de l’avis de la DGAFP (finances publiques). Nous avons saisi le Secrétariat général pour obtenir la confirmation écrite de la période attendue pour le retour du guichet unique, la confirmation de la rétroactivité au 1er janvier 2027 pour les promus et la clarification des modalités de répartition entre tableau d’avancement et examen.
► Annoncer davantage aujourd’hui reviendrait à anticiper une décision qui n’est pas prise.
FO Justice Psychologue vous transmettra toutes les informations relatives à l’examen professionnel, dès lors que les informations seront fiabilisées. À l’initiative du projet et présent à chaque étape de son écriture, nous serons les interlocuteurs complets sur ce sujet.
► FO Justice Psychologue s’engage à :
INFORMER chaque collègue des modalités du grade hors classe dès leur confirmation officielle ;
REVENDIQUER la publication de la grille d’évaluation de l’examen, gage de transparence ;
POURSUIVRE le travail sur l’ensemble de la carrière, au-delà de la seule hors classe.
Les élections professionnelles se tiendront du 3 au 10 décembre 2026. Votre vote déterminera qui portera vos dossiers pendant les quatre prochaines années.Nous avons besoin de vous pour poursuivre un travail réel, transparent et vérifiable.
L’évolution de notre corps, dont les conditions d’avancement, mérite mieux qu’une course à l’annonce en période électorale. Elle mérite des faits et de la constance.
Ce dimanche 18 octobre 2026, la violence que l’on constate dans nos rues s’est de nouveau invitée à l’EPM d’Orvault sur notre unité 2.
Vers 15h10, lors de la réintégration des promenades, un détenu arrivé du CP Caen-Ifs suite à des agressions a réitéré ce dimanche.
Après avoir refusé de passer sous le portique de détection, il a violemment bousculé notre collègue pour s’engouffrer en cellule.
À l’arrivée du major de roulement et du surveillant de l’unité 3, malgré la bienveillance des personnels, ce mineur a refusé d’obtempérer et de respecter les règles sécuritaires, en plus d’avoir bousculé notre collègue.
La mise en prévention étant le seul moyen de clore l’incident, le « sauvageon » récidiviste s’est rebellé.
Au cours de sa maîtrise, la tête du major de roulement a heurté le mur et notre collègue ex-ELSP a reçu un coup de poing à la mâchoire et un autre au ventre.
Le détenu déchaîné s’est vanté d’avoir mis 8 agents caennais au tapis et a prévenu qu’il recommencerait dès que possible, et en ferait de même.
Lors de sa conduite en cellule disciplinaire, il n’a eu de cesse d’insulter et de menacer les collègues intervenus.
Le syndicat local FO Justice de l’EPM d’Orvault espère que la justice jugera rapidement et fermement ce passage à l’acte.
Le syndicat local FO Justice de l’EPM d’Orvault félicite les agents présents pour leur professionnalisme.
Le syndicat local FO Justice de l’EPM d’Orvault apporte son total soutien à nos collègues victimes de ce détenu et espère un transfert rapide vers d’autres cieux dans une structure plus appropriée.