Camarades, collègues,
La représentante régionale de FO Justice CPIP était présente le 28/05/26 sur le SPIP 91, antenne de Courcouronnes afin d’échanger avec les collègues présents.
À la suite de cette récente visite sur le service, un constat alarmant s’impose : la direction envisage de modifier unilatéralement les horaires d’ouverture au public. Son projet ? Imposer, deux jours par mois, l’accueil du public sur la pause méridienne.
Face à cette proposition, la réaction des agents a été unanime, claire et immédiate : c’est un refus catégorique.
Et pour cause, la direction s’enferme dans un mutisme déconcertant. Aucune justification concrète, aucun argument de service, aucune plus-value démontrée, et encore moins d’avantages pour les personnels. Elle impose une régression sans le moindre début d’explication.
La pause méridienne n’est pas négociable !
Pour FO Justice CPIP, toucher à la pause de midi est une ligne rouge. Dans un métier aussi exigeant que le nôtre, ce temps de coupure n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue :
- Un temps pour se ressourcer : face à la charge mentale et à la pénibilité de nos missions, ce break est indispensable pour souffler et tenir sur la durée.
- Un espace d’échange indispensable : c’est souvent autour d’une table, de manière informelle, que nous partageons nos pratiques, que nous désamorçons des situations complexes et que nous échangeons oralement sur nos dossiers les plus lourds. Ce lien collectif est le ciment de notre professionnalisme.
Sacrifier ce temps de respiration sur l’autel d’une flexibilité injustifiée est une attaque directe contre la qualité de vie au travail (QVCT), la charte équilibre et temps de vie, et plus largement au droit à la déconnexion.Quelle réponse offre la direction à des agents très impliqués dans leur travail au quotidien, que ce soit dans les prises en charge individuelle ou d’autres instances (programmes, stages, prises en charge collective, etc.) ?!
Pourquoi déstabiliser et perturber un service qui fonctionne bien pour deux fenêtres d’ouverture de 60 minutes par mois sur la pause méridienne et dont, encore une fois, aucune plus-value n’est présentée. Les collègues CPIP ont toujours la volonté d’arranger au maximum les probationnaires pour les horaires et jours de convocations, la direction du SPIP ne leur ferait-elle plus confiance ?
FO Justice à vos côtés : nous ne laisserons rien passer
Sachez que vous n’êtes pas seuls face à cette décision arbitraire. FO Justice CPIP soutient pleinement et sans réserve la position des agents du service.
Nous serons à vos côtés, à chaque étape, pour faire reculer la direction.
Nous porterons votre voix avec force dans toutes les instances et exigerons le maintien de nos rythmes de travail actuels.
Nous invitons donc le syndicat majoritaire localement (puisque FO Justice CPIP ne l’est pas encore…) à exiger que cette nouvelle charte des temps imposée soit à l’ordre du jour d’un prochain CSA POUR AVIS puis à voter CONTRE.
FO Justice CPIP, pour sa part, siégeant en CSA Interrégional, veillera à ce qu’elle soit présentée en CSA I pour avis et votera également CONTRE. En cas de non-présentation au prochain CSA I, nous demanderons que ce point soit ajouté à l’ordre du jour et nous veillerons à faire entendre la voix des personnels concernés devant le nouveau directeur interrégional de Paris.
Restons unis et mobilisés ! Ne laissons pas grignoter nos droits.