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QSL de Metz : Quartier sans lit. L’enfer sanitaire du QSL

Notre Quartier de Semi-Liberté (QSL) est en train de se transformer en un véritable cauchemar. Le constat est sans appel et connu de tous : notre structure est infestée par les punaises de lit.

Face à ce fléau, le bon sens sanitaire exigerait de vider les cellules pour procéder à une

désinfestation totale, agressive et pérenne. Mais c’est malheureusement mal connaître la machine administrative et la déconnexion de certaines instances judiciaires !

LA POLITIQUE DU CHIFFRE AVANT LA SANTE

Aujourd’hui, les Juges d’Application des Peines (JAP) continuent d’affecter et de remplir notre structure à un rythme effréné, rendant toute éradication définitive impossible.

La raison ? L’application aveugle de la loi sur la liberté sous contrainte de plein droit.

Il faut remplir le QSL à tout prix pour satisfaire aux statistiques. Qu’importe si les matelas grouillent de parasites, le dogme de l’aménagement de peine prime aujourd’hui sur la salubrité publique et la sécurité des agents.

UN PERIL POUR TOUS

Cette suroccupation imposée et ininterrompue nous empêche techniquement de traiter

l’infestation à la racine. Les conséquences sont désastreuses :

  • Pour les personnes détenues : des conditions d’hébergement indignes, insalubres, qui génèrent de vives tensions dont les agents font les frais au quotidien.
  • Pour les personnels : une exposition permanente à un risque sanitaire majeur. Les surveillants travaillent aujourd’hui avec l’angoisse quotidienne et légitime de ramener ce fléau au sein de leur foyer familial. C’est intolérable !

FORCE OUVRIERE TIRE LA SONNETTE D’ALARME

Notre hiérarchie ne peut plus fermer les yeux ni se cacher derrière les décisions des magistrats. Le personnel pénitentiaire n’est pas la chair à canon sanitaire et n’a pas à payer le prix de réformes pénales inapplicables sur le terrain.

LE Bureau Local FORCE OUVRIERE EXIGE :

  1. Le gel immédiat des affectations par les JAP et le désencombrement de la structure, condition sine qua non pour traiter l’établissement.
  2. Un plan de désinfestation massif, global et pérenne, assuré par des professionnels certifiés et compétents.

Ne laissons pas notre lieu de travail devenir une zone de non-droit sanitaire. La santé des personnels n’est pas négociable !

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Prison de Toulon-la-Farlède : 2 surveillants tabassés pour du tabac !

Ce samedi 01 août 2026, 2 Surveillants ont été agressés par un détenu connu pour sa violence envers les Personnels.

Vers 10 h20, ce détenu refusa catégoriquement de réintégrer sa cellule en provocant le

Surveillant du 1er étage de la M.A.D :

“Si tu me donnes pas de tabac, je ne rentre pas !!”-

Face à l’obstination et sa détermination, l’Agent demandera le soutien de son collègue du

R.D.C pour l’aider à procéder à sa réintégration en cellule.

Malgré le renfort du Zème Surveillant sur l’étage, le détenu monta en pression et refusa d’obéir aux multiples injonctions des Agents.

Face à son inertie physique, la force strictement nécessaire et proportionnée à dû être employée pour mettre un terme à cette situation.

Mais c’était sans compter sur sa détermination à vouloir en découdre avec violence !!

Le Surveillant du R.D.C a été aussitôt agressé d’un violent coup de poing au visage.

Lors de la difficile maitrise du forcené, le deuxième Agent recevra également un coup de poing au visage tout aussi brutal !!

FO JUSTICE dénonce cette nouvelle agression de la part d’un détenu au “profil dangereux”.

FO JUSTICE apporte tout son soutien aux Agents victimes de cette lâche attaque !

FO JUSTICE demande des sanctions d’une grande sévérité contre ce détenu qui n’a de cesse de vouloir provoquer les Agents et remettre en cause leur autorité !

Son “C.V Disciplinaire” parle pour lui, comme le jour où à Grasse (il y a quelques mois à peine) il avait menacé “de découper un Agent” en tenant une lame dans sa main !!

FO JUSTICE demande que les 2 Surveillants soient félicités pour leur courage et la qualité de leurs gestes professionnels lors de cette difficile intervention !

FO JUSTICE demande le transfert rapide de ce “danger public” dans une structure adaptée à la gestion de ce genre de “profil violent” !

FO JUSTICE souhaite un prompt rétablissement à nos 2 collègues et compte sur le soutien de notre Direction pour les accompagner dans leurs démarches judiciaires à venir.

CES VIOLENCES SONT INACCEPTABLES !!

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Prison de Strasbourg : Un couteau en détention, une découverte inquiétante

Ce dimanche 02 aout, suite à une suspicion, une fouille ciblée au niveau du A2 a été organisée.

Hormis des objets illicites qui ont été trouvés comme habituellement (téléphones, chargeurs, câbles), une découverte surprenante inquiète tous les agents de la maison d’arrêt de STRASBOURG.

UN COUTEAU EN CERAMIQUE DE 16CM.

La sécurité n’est plus d’actualité dans nos murs.

Avec le manque d’effectifs accrus de ces derniers jours et la surpopulation pénale qui ne fait que s’accroitre, c’est une vraie bombe à retardement qui se profile à grand pas.

Il est temps de réagir avant qu’un de nous se fasse gratuitement agresser.

FO JUSTICE exige qu’une fouille de bâtiment approfondie soit réalisé très rapidement.

FO JUSTICE félicite les agents ayant effectués cette fouille malgré le manque d’effectifs.

FO JUSTICE demande le transfert de ce détenu à la suite de sa condamnation.

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Prison de Tours : Exhibition sexuelle, et après ???

Ce matin, à l’occasion d’une douche que l’intéressé n’a sans doute pas trouvé suffisamment fraiche pour calmer ses ardeurs, un détenu s’est cru autoriser à brandir ses attributs sexuels devant un personnel féminin.

Inutile d’épiloguer, la hiérarchie a aussitôt pris les choses en main et fait le nécessaire pour que cet individu ne se sente pas pousser des ailes. Nous les remercions pour leur bienveillance et leur réactivité.

Ce sinistre personnage n’en est pas à son coup d’essai.

L’assistance sociale et la chef de bâtiment pourront en témoigner.

Peut-être pouvons-nous supposer que le message n’a pas été transmis de façon suffisamment ferme.

Aussi,

Le SLP FO JUSTICE MA Tours exige le transfert immédiat de ce détenu.

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Compte rendu CSA-départemental de Guadeloupe du 28 juillet 2026

Chers collègues,

Le 28 juillet 2026, s’est tenu le CSA Départemental de la Guadeloupe, dans les locaux de la DSPOM. Veuillez trouver ci-contre le compte rendu de cette séance de travail.

Etaient présents :

  •  Monsieur DUPEYRE, Directeur Interrégional, Président de séance
  •  Madame DEYTS, Secrétaire Générale
  •  Madame CORNET, Directrice des Ressources Humaines
  •  Madame COSTES, Référente Mission One
  •  Monsieur CANEVAL, Représentant de FO Justice Guadeloupe
  •  Messieurs RACAMY et SAPOR, Représentants de l’UFAP
  •  Monsieur PETILAIRE, Représentant de la CGT

En visioconférence :

  •  Monsieur DELANCELLE, Chef d’établissement CP Baie-Mahault
  • Monsieur DELE, Chef d’établissement MA Basse-Terre
  • Madame RAMBERT, DFSPIP de Guadeloupe

L’ordre du jour était le suivant :

1. Validation du procès-verbal du CSA départemental du 12 septembre 2025

2. Point RH des 3 structures

3. Point ELSP

4. Exercice Inter ELSP

5. Point sur les leviers pour limiter la surpopulation carcérale

6. Point DAC

7. Basse-Terre 3

A 8h08, après les formalités d’accueil et les présentations, le Président a déclaré que le quorum était atteint, et que les débats pouvaient commencer.

Les trois organisations syndicales ont lu leur déclaration liminaire, document que vous avez dû recevoir sur votre boîte mail justice.

POINT 1 : VALIDATION DU DERNIER PV.

Il s’agissait de valider par vote le procès-verbal du dernier CSA-D du 12 septembre 2025. Les 3 organisations syndicales ont voté ce PV à l’unanimité (4 voix pour).

POINT 2 : SITUATION RH DES ETABLISSEMENTS.

Les organisations syndicales n’ont pas hésité à rappeler à l’assemblée que la situation RH des établissements de Guadeloupe est très chaotique. Selon les organigrammes fournis aux OS, il faut constater :

  •  5 postes vacants à la Maison d’Arrêt de Basse-Terre.
  •  19 postes vacants au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault
  •  7 postes vacants au SPIP de Guadeloupe

Concernant le plan de requalification pour les Personnels Administratifs de CB et BA, toujours pas de retour sur les formalités de sa mise en place.

Les dernières discussions laissaient présager la venue de EX1 pour un état des lieux RH, mais vraisemblablement cette venue serait reportée au 1er trimestre 2027.

FO Justice Guadeloupe a fait remarquer au Directeur Interrégional que ce point RH ressemble en tout point au dernier CSA : aucun effort en RH pour le CP de Baie-Mahault qui connait des moments très difficiles.

POINT 3 : ELSP.

A l’instant T, les équipes ESLP de Guadeloupe sont réparties comme suit :

  •  Baie-Mahault ⇒ un effectif de 16 agents (sachant qu’un est parti à la retraite et qu’il doit être remplacé)
  •  Basse-Terre ⇒ un effectif de 12 agents

Le Directeur Interrégional nous a annoncé une coopération plus active entre les équipes ELSP de Guadeloupe en matière d’harmonisation des pratiques professionnelles et opérationnelles.

Par ailleurs, et cela rejoint le POINT 4, l’Administration souhaite organiser des exercices inter ELSP Antilles-Guyane. Si notre organisation syndicale reste d’accord avec ce principe, nous avons quand même alerter le Directeur Interrégional sur la motivation de la chose : nous ne voulons pas que ces regroupement inter ELSP ne servent de base à une pseudo équipe ERIS.

L’Administration travaille déjà sur un planning prévisionnel pour ces échanges inter ELSP Antilles-Guyane. Le Directeur Interrégional nous promet de nous faire part en détail de ce programme.

POINT 5 : LES LEVIERS POUR LIMITER LA SURPOPULATION CARCERALE.

Les organisations syndicales ont fait part au Directeur Interrégional de la hausse effrénée du nombre de personnes détenues dans nos établissements. Une surpopulation carcérale qui sape les conditions de travail de tous les personnels.

Le Directeur Interrégional nous précise continuer à travailler de concert avec les autorités judiciaires pour lutter contre la surpopulation carcérale. Cependant, force est de constater que les effets ne sont pas visibles car le CP de Baie-Mahault a connu dernièrement un nouveau record (plus de 800 détenus au mois de juin) et que Basse-Terre souffre déjà de matelas au sol.

Pour rappel, il y a deux ans, la direction de Baie-Mahault, de Basse-Terre, et les autorités judiciaires avaient signé, en présence des Organisations Syndicales, un accord de principe pour lutter contre la surpopulation. Après quelques mois d’effort, le taux d’incarcération est reparti à la hausse.

POINT 6 : LE DAC.

Selon l’Administration, les travaux du DAC de Baie-Mahault avancent bien. Mis à part le Bâtiment MA3 (seulement la moitié) tous les gros œuvres sont terminés. Ne restent que les seconds œuvres et les aménagements en mobiliers. La réception devrait avoir lieu fin 2027 pour une mise en service au 1er trimestre 2028. Pour des raisons de sécurité, le mirador Nord devrait rester en service.

Nous ne pouvions pas parler du DAC sans évoquer la question des fonctions supports, en particulier la cuisine du CP de Baie-Mahault. Une visite de la cuisine centrale municipale a été effectuée et des discussions avec l’équipe municipale seraient en cours pour un achat éventuel.

Pas mal de questionnements et d’inquiétudes persistent concernant ce fameux DAC, à savoir les effectifs des personnels à venir (tous corps et grades confondus) et la question des fonctions supports autre que la cuisine (buanderie, cantine, magasin…).

POINT 7 : BASSE-TERRE 3.

Basse-Terre 3 correspond à la dernière phase de nouvelle Maison d’Arrêt de Basse-Terre. Cette phase devrait débuter par la démolition des bâtiments historiques prévue pour fin 2026. Au préalable, le désamiantage de l’édifice, la démolition et des fouilles archéologiques devront être effectués avant la dernière phase 4, la réalisation du nouveau bâtiment.

Ainsi se termine ce CSA-D de Guadeloupe aux environs de 18h. Notre organisation syndicale ne cache pas sa déception et ses inquiétudes pour l’avenir. Car pour l’instant les plus lésés restent les personnels, des hommes et des femmes engagés, respectueux du service public, mais depuis trop longtemps délaissés et qui subissent de plus en plus une pression professionnelle et une usure au travail. Malheureusement le mot d’ordre reste encore et encore de se serrer la ceinture.

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Prison de Caen-Ifs : SAS / QSL, du grand Mendes

Voilà maintenant plusieurs jours que le QSL accueille un deuxième régime de détention via l’arrivée des auxis de la SAS.

Volonté faite de remplir au maximum le QSL afin de pallier à la surpopulation carcérale galopante.

8 places ont été gagnées ! Quelle avancée ! Mais à quel prix.

Le prévisible a bien lieu, les 2 régimes de détention censés être imperméables ne le sont guère, il suffit de voir les yoyos aux fenêtres. A quand une bagarre dans les couloirs ?

Il est urgent de faire modifier rapidement certains aspects pour atténuer la surcharge de travail ahurissante actuelle :

– Modification de l’heure de passage du QSL vers la SAS à 8h45 afin de ne pas intervenir en même temps que les sorties semi libre.

– Ecrire dans une note que l’agent J3 est renfort QSL et renfort PEP à 13h

– Apporter un agent supplémentaire affecté au QSL

– Régler la problématique des repas au QSL en permettant la conservation chaude ou le réchauffage en cellule des repas

Concernant le matériel / travaux :

– Installer un portique de détection avec une tablette afin d’y déposer les objets.

– Installer des coffres dans les cellules doublées du QSL afin d’éviter les vols

– Installer une grille au niveau de l’aile rdc Sud afin d’éviter les contacts entre détenus SAS/QSL

– Acheter du petit matériel d’urgence (balayette, télé etc…)

– Dédier un lieu de stockage (actuellement tout le matériel se trouve dans les WC des personnels)

– Installer une machine à laver avec sèche-linge la SAP ou dans le self sud

Loin du surveillant acteur, les agents ne sont plus représentés en CAP, CPU. Ils ne peuvent plus proposer d’activité faute de budget et d’agents.

Que l’Administration Pénitentiaire assume et arrête la dénomination SAS pour dorénavant coller à la réalité du terrain. Cette structure n’est autre qu’une MAH 4 !

Les personnels de la SAS de Caen Ifs sauront prendre leurs responsabilités si aucune évolution n’est apportée, il serait dommageable pour tous qu’une telle structure entre en mouvement social.

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Prison d’Argentan : Sans concertation, encore une fois

Encore une fois, la Direction décide seule, dans son bureau, et nous demande d’assumer les conséquences sur le terrain. Une note de service qui bouleverse l’organisation du travail et la sécurité de l’établissement a été rédigée sans consulter un seul agent, sans consulter un seul responsable de secteur. Ni les personnels des cuisines et des ateliers, ni leur encadrement de proximité, n’ont eu leur mot à dire. On nous impose, on ne nous consulte pas !

Reçus en entrevue, nous avons exposé les craintes légitimes et unanimes des agents sur la sécurité en zone cuisines et ateliers. La réponse du Directeur est cynique et sans détour : derrière le faux prétexte d’un problème d’effectif se cache un seul et unique objectif, récupérer le PEP 2 pour le repositionner au sas piéton et “fluidifier les mouvements”. Autrement dit, du confort de gestion et du chiffre gagnés sur le dos de notre sécurité. Notre intégrité physique réduite à une variable d’ajustement logistique : voilà ce qu’elle vaut aux yeux de la Direction.

Le Chef de détention, lui, joue la même partition avec ses méthodes habituelles : il se défausse et accuse le responsable infrastructure et le responsable ATF de ne pas lui avoir remonté les difficultés d’application… d’une note qui, au moment des faits, n’existait même pas. Personne n’assume, tout le monde se renvoie la balle, et c’est toujours l’agent de terrain qui trinque.

Nous avons pourtant tendu la main : disponibilité immédiate pour travailler sur le sujet dès la rentrée, demande de retrait ou a minima de suspension d’une note vide, bâclée, sans la moindre procédure d’exécution. Refus catégorique du Directeur. Le message est clair : continuez à appliquer une note dangereuse, on verra ça “à la rentrée”, avec un hypothétique groupe de travail dont rien ne garantit qu’il change quoi que ce soit. C’est du mépris pur et simple pour les personnels.

LA DIRECTION A LA MÉMOIRE COURTE, PAS NOUS.

Faut-il rappeler à la Direction qu’en zone ateliers, un détenu en a déjà agressé un autre à la hache, en pleine tête ? Affaiblir la présence humaine et l’encadrement sécuritaire de ces zones sous couvert de “problème d’effectif”, ce n’est pas gérer, c’est jouer sciemment avec la vie des agents au nom de la fluidité des mouvements.

Ce dossier n’est pas un accident, c’est une méthode : décider seul, imposer sans expliquer, et dès que ça coince, renvoyer la responsabilité sur les échelons intermédiaires ou sur les agents eux-mêmes. Une note sans procédure d’exécution, sans étude de sécurité digne de ce nom, sans consultation des premiers concernés, ce n’est pas de l’organisation, c’est de l’amateurisme que les agents paient de leur sécurité. Nous ne l’accepterons pas.

FO JUSTICE EXIGE, SANS NÉGOCIATION POSSIBLE :

– Le retrait pur et simple, ou à défaut la suspension immédiate, de la note de service PEP 2, sans attendre la rentrée.

– Une étude sécuritaire sérieuse avant toute réorganisation en zones cuisines et ateliers, pas après un incident.

FO justice demande l’arrêt immédiat des décisions imposées sans concertation avec les agents de terrain et leur encadrement de proximité

Ce dossier ne sera pas classé, un mouvement sera organisé si rien n’évolue. Nous ne laisserons pas notre sécurité devenir une variable d’ajustement pour fluidifier des mouvements sur le dos des agents.

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Surpopulation carcérale : Seule une mesure d’urgence peut éviter le pire !

Au 1er juillet, le nombre de personnes détenues a atteint un niveau inédit : 89 446, soit 4 495 détenus supplémentaires en un an, représentant une hausse de 5,3 %.

Dans le même temps, le nombre de places opérationnelles s’élevait à seulement 63 289, en progression de 1,2 % sur un an.

Le nombre de détenus contraints de dormir sur un matelas au sol, faute de lit disponible, a atteint 7 890, soit une augmentation vertigineuse de 35,4 % en un an.

La densité carcérale dans les maisons d’arrêt s’établit désormais à 174,5 %, tandis que le taux d’occupation global atteint 141,3 %.

Si rien n’est fait, notre pays pourrait franchir le seuil dramatique des 100 000 détenus avant la fin de l’année.

Il faut prendre des mesures… Maintenant !

L’article 7 de Loi SURE

Il y a urgence à légiférer et à mettre en œuvre les dispositions de cet article, négocié et obtenu par FO Justice, afin d’instaurer un mécanisme efficace de régulation carcérale.

Pour rappel, seule notre Organisation Syndicale a défendu et voté en faveur d’une véritable loi de régulation carcérale.

L’UFAP-UNSa Justice, la CGT et leurs alliés, notamment les syndicats de magistrats corporatistes que sont l’USM et le SM, ont voté contre ce dispositif et ne proposent aujourd’hui aucune solution crédible.

Leurs amis et alliés du CGLPL, sous l’autorité de Madame Simonnot, auraient pu et dû se saisir de ce sujet essentiel et prioritaire. Ils ont préféré s’attaquer aux quartiers de lutte contre la criminalité organisée afin de satisfaire l’OIP, le SM et la CGT.

Le 13 juillet, le ministre de la Justice a annoncé son intention de soumettre ce projet de régulation carcérale à l’Assemblée nationale au mois d’octobre. De nombreuses incertitudes demeurent néanmoins quant au respect de ce calendrier, à l’obtention d’une majorité parlementaire et à la rédaction définitive du texte.

Pour FO Justice, il n’est plus possible de temporiser. Nous sommes confrontés à une situation d’urgence absolue.

Face à ce constat, une mesure exceptionnelle s’impose !

⇒ Des grâces collectives

Depuis la modification de l’article 17 de la constitution en 2008, les grâces présidentielles collectives ne sont plus permises.

FO Justice exhorte donc le Président de la République et les parlementaires à réinstaurer cette prérogative.

Mais un tel dispositif ne saurait répondre à l’urgence de la situation.

Il faut agir, aujourd’hui : à Situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle !

Des remises de peine exceptionnelles

FO Justice demande donc au ministre de la Justice, de présenter sans délai au Parlement un projet de loi visant à permettre l’octroi de réductions de peines supplémentaires et un mécanisme de libérations anticipées et encadrées, à l’instar des mesures instaurées par les articles 27 et 28 de l’ordonnance 2020-303, prise lors de la crise de la COVID-19.

Cette mesure, déjà utilisée par le passé dans une situation exceptionnelle, constitue aujourd’hui la seule réponse immédiate susceptible d’éviter l’implosion de nos établissements pénitentiaires, dans l’attente de solutions structurelles.

N’attendons pas qu’un drame se produise pour agir !

Les personnels pénitentiaires, tous corps et tous grades confondus, sont à bout.

Ils ne pourront pas continuer indéfiniment à faire tenir un système arrivé au bord de l’effondrement.

À l’impossible, nul n’est tenu !

Il est temps de placer les élus de la République face à leurs responsabilités. Il est temps de dépasser les clivages politiques et les postures dogmatiques.

Lorsque les prisons débordent, ce sont la sécurité des personnels, celle des personnes détenues et, au-delà, celle de nos concitoyens qui sont directement menacées.

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins.

FO JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITÉS SI NOUS N’ÉTIONS PAS ENTENDUS !

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SPIP Grand-Est : Échange de terrain avec le SPIP 10/52

FO Justice remercie l’ensemble des personnels du SPIP 10/52 ainsi que la direction pour la qualité des échanges et la transparence des informations communiquées lors de cette visite.

Concernant le siège, les effectifs sont aujourd’hui complets. Toutefois, le départ prochain de la DPIP du milieu ouvert de Troyes entraînera un report de sa charge de travail sur le DFSPIP adjoint. Cette situation ne pourra être absorbée durablement sans conséquences sur le fonctionnement du service.

FO Justice demande qu’un renfort soit mis en place dans les meilleurs délais, y compris par le recrutement d’un agent contractuel (ANT), dans l’attente de la prochaine mobilité des DPIP.

S’agissant des ressources humaines en milieu ouvert et en milieu fermé, les vacances de postes demeurent préoccupantes :

Villenauxe -3

Chaumont -4

Troyes -2

L’ouverture prochaine du QSL de Troyes accentuera encore davantage la tension sur les effectifs et nécessitera des moyens humains supplémentaires.

FO Justice souligne également le manque d’une assistante de service social sur Troyes ainsi que l’absence d’un binôme de soutien.

Les difficultés de recrutement d’assistants de service social diplômés imposent une vigilance particulière et des solutions rapides.

Enfin, FO Justice se félicite de l’arrivée prochaine du référent TIG, qui constituera un renfort attendu pour le service.

FO Justice remercie une nouvelle fois tous les agents pour leur accueil, leur disponibilité et leur engagement quotidien au service des missions du SPIP.

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Congés pour raison de santé et temps partiel thérapeutique

Le décret n°2026-705 du 29 juillet 2026, applicable aux fonctionnaires, aux agents contractuels de l’État, ainsi qu’aux ouvriers de l’État, vient apporter des modifications relatives à la gestion des congés pour raisons de santé et du Temps Partiel Thérapeutique (TPT). Il transpose aux agents publics un certain nombre de règles déjà applicables aux salariés du privé, en alignant certaines modalités de gestion sur celles du régime général, tout en adaptant certaines règles propres aux agents publics.

► IMPORTANT : Les conditions médicales, les quotités de travail, la rémunération, la reconstitution des droits et la durée maximale restent inchangées

 

► IMPORTANT : Le respect de prescription et du secret médical, la rémunération (modalités et durée), le contrôle de l’aptitude à la reprise restent inchangés

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