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Capitaine classe normale : Liste d’aptitude 2026

FO Justice vous informe du lancement de la campagne pour l’élaboration de la Liste d’Aptitude pour l’accès au grade de Capitaine pénitentiaire de classe normale au titre de l’année 2026.

Le nombre de promotions au grade de Capitaine de classe normale est fixé à : 8

La date prévisionnelle des résultats est fixée au 10 août 2026.

La date de nomination est fixée au 19 octobre 2026 (date d’entrée en formation à l’ENAP.

La durée d’affectation minimale des agents nouvellement promus, est fixée à deux ans.

Les agents promus devront choisir une affectation parmi la liste des postes restés vacants à l’issue de la campagne de mobilité de l’année 2026 .

Peuvent être promus, par voie d’inscription sur Liste d’Aptitude, les Brigadiers-Chefs et les Majors pénitentiaires qui, au 1er janvier de l’année d’établissement de la Liste d’Aptitude, ont accompli au moins quinze ans de services effectifs dans le Corps d’Encadrement et d’Application, dont six ans en qualité de Brigadiers-Chefs ou de Majors pénitentiaires.

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Prison de Caen-Ifs : Agression en MAH2

Si les températures extérieures commencent enfin à diminuer, la tension, elle, reste toujours aussi forte en détention.

Ce 26 juin, en fin de journée, lors de l’ouverture de la cellule du détenu D afin de permettre l’intervention de techniciens pour résoudre un problème de télévision, un nouvel incident est venu rappeler la réalité quotidienne des personnels.

Visiblement agité depuis plusieurs jours, le détenu s’est immédiatement emporté en déclarant au surveillant : « Je m’en fous, je vais au QD, vous avez gagné, vous m’avez fait vriller. »

Avant même que l’agent ne puisse terminer ses explications, le détenu a forcé le passage en bousculant violemment le collègue.

Face à cette agression, la mise en prévention s’est imposée afin de mettre un terme à l’incident et de préserver la sécurité des personnels.

Pour FO Justice, ce nouvel épisode illustre une fois de plus la banalisation des violences envers les agents. Insultes, menaces, intimidations, passages en force…

Les personnels sont confrontés quotidiennement à des comportements toujours plus agressifs, tout en devant assurer leurs missions avec des effectifs souvent insuffisants.

À force de gérer l’urgence, la violence devient presque une routine.

Pour FO Justice, cette situation est inacceptable.

Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS apporte tout son soutien au collègue victime de cette agression, lui souhaite un prompt rétablissement et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans l’ensemble de ses démarches.

Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS salue le professionnalisme des agents qui, malgré un contexte particulièrement tendu, continuent d’assurer leurs missions avec sang-froid et détermination.

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DI de Strasbourg : Présents pour vous, pas seulement sur le papier !

Une fois de plus aujourd’hui, vos représentants UISP FO Justice étaient fidèles au poste à Strasbourg pour siéger à la Commission Administrative Paritaire Locale (CAPL).

Pour notre organisation, défendre vos dossiers, porter votre voix et garantir l’équité de vos carrières n’est pas une option, c’est un devoir.

Le constat de cette année est sans appel : 100 % de présence pour FO Justice !

Pendant que certains désertent, FO Justice agit.

Il est facile de faire de grands discours le reste de l’année, mais la réalité du terrain se mesure à l’engagement réel. Force est de constater que la régularité n’est pas la même pour tout le monde : contrairement à d’autres qui choisissent de rester chez eux la plupart du temps, les élus FO Justice assument leurs mandats jusqu’au bout.

Nous ne laissons jamais nos collègues sans voix face à l’Administration. Chaque dossier compte, chaque situation est défendue avec la même rigueur et la même détermination.

L’engagement et la constance face au dilettantisme

Le syndicalisme de salon, très peu pour nous. FO Justice fait le choix de l’action, de la présence physique et de la confrontation constructive pour arracher des victoires pour les personnels.

Présence systématique à toutes les instances.

Défense acharnée de chaque situation individuelle et collective.

Transparence totale sur le travail effectué.

Vous pouvez compter sur nous, car nous sommes LÀ !

Merci pour la confiance que vous nous accordez au quotidien. Nous continuons le combat, sur le terrain comme dans les instances, pour que vos droits soient respectés.

Restons unis, restons forts !

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PREJ 21 bloqué : Quand le terrain dit stop

UISP FO Justice Dijon tient d’abord à saluer et remercier l’ensemble des agents du PREJ 21 mobilisés ce matin.

Une mobilisation digne, responsable, collective, et surtout parfaitement compréhensible au regard de ce que les agents subissent depuis trop longtemps.

Ce matin, à l’unanimité des agents présents, un mouvement de blocage a été décidé au PREJ 21. Pourquoi ? Parce qu’à force de tirer sur la corde, il ne faut pas s’étonner qu’elle finisse par claquer.

Une nouvelle prise de service, un nouveau planning changé, des agents qui découvrent qu’ils ne sont plus positionnés sur les missions prévues, des réorganisations permanentes, des rotations à foison, des journées qui s’empilent, une vie personnelle broyée par l’improvisation permanente : STOP !

Et au milieu de ce grand numéro de prestidigitation administrative, la fameuse consigne imposant qu’un gradé reste sur base devait absolument être appliquée, quitte à pulvériser l’organisation de tout le service. Peu importe les conséquences sur les agents, peu importe la cohérence opérationnelle, peu importe le terrain : l’essentiel, visiblement, était que la consigne tombe, même si elle tombait sur la tête de tout le monde.

UISP FO Justice Dijon le dit clairement : les agents du PREJ ne sont pas une variable d’ajustement, encore moins une réserve corvéable à merci du lundi au vendredi.

L’activité judiciaire explose. Les établissements débordent. Les extractions s’enchaînent. La demande augmente. Mais les effectifs, eux, ne suivent pas. Au 1er mai 2026, la France comptait 88 654 personnes détenues pour 63 322 places, avec une densité carcérale nationale de 140 %. Les maisons d’arrêt explosent à 172,6 %, et la MA Dijon atteint 179,5 %. Dans ce contexte, croire qu’un effectif PREJ inchangé depuis 2024 pourra absorber toujours plus de missions, toujours plus de contraintes, toujours plus de modifications, relève soit du déni, soit du mépris.

Il est mathématiquement impossible de faire toujours plus avec les mêmes moyens, sauf à casser les agents.

Les agents ont dénoncé ce matin l’instabilité permanente des plannings, les changements de service à répétition, les rotations en cascade, le flux tendu devenu mode de gestion, et cette logique absurde qui consiste à remplir la moindre disponibilité comme si un agent libre sur un planning était une anomalie administrative à corriger d’urgence.

Il n’est pas concevable que les agents PREJ ne puissent plus organiser leur vie privée.

Il n’est pas concevable que chaque trou dans un planning devienne automatiquement une mission supplémentaire.

Il n’est pas concevable d’enchaîner des rotations sous 41 degrés en plein épisode caniculaire pendant que tout le pays parle de prévention, de santé et de protection des personnels.

Il n’est pas concevable de programmer certaines missions avec plus de dix heures de route pour des audiences JLD, comme si la fatigue, la sécurité routière et la santé des agents étaient des détails.

Ce matin, les agents du PREJ 21 ont donc dit STOP ! Et c’est LEGITIME !

Le DESP s’est déplacé sur le PREJ et a entendu la colère des agents. À l’issue des échanges, plusieurs engagements ont été obtenus : la mise en place d’un groupe de travail sur la stabilité des plannings, la révision des plannings des semaines à venir afin de les optimiser et de les alléger, ainsi que l’ouverture d’un groupe de travail sur les bonnes pratiques entre ARPEJ, PREJ et ELSP.

UISP FO Justice Dijon rappelle également qu’il est hors de question que les établissements soient fragilisés par la découverte de postes ELSP au dernier moment pour absorber des missions EJ. Les ELSP ne doivent pas devenir la rustine permanente d’une organisation qui refuse de regarder ses propres limites. C’est la sécurité de nos collègues, de nos structures et des missions qui est en jeu.

Malgré ces annonces, les agents ont maintenu leur vigilance. La DIA s’est ensuite déplacée afin de garantir aux agents du PREJ 21 que les engagements pris seraient suivis d’effets. C’est à une large majorité qu’il a été décidé de suspendre le mouvement.

Mais que les choses soient parfaitement claires : il s’agit d’une suspension. Pas d’un renoncement. Pas d’un blanc-seing. Pas d’un retour à la normale comme si rien ne s’était passé.

Les agents du PREJ 21 jugeront sur pièces. Dès les prochains jours. Dès les prochains plannings. Dès les prochaines modifications.

Si les engagements ne sont pas respectés, si les plannings ne sont pas stabilisés, si l’allégement annoncé reste une promesse de couloir, UISP FO Justice Dijon prendra ses responsabilités.

La coupe était pleine.

Elle l’est toujours.

Nous avons simplement posé le verre !

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Prison d’Angoulême : 14 détenus refusent de réintégrer

ENCORE UNE JOURNÉE SOUS TENSION !

Ce mercredi, 14 détenus ont refusé de réintégrer la cour de promenade à l’issue de celle-ci, invoquant principalement les fortes chaleurs.

➡️ Une situation inacceptable qui vient perturber gravement le bon fonctionnement de l’établissement et mobiliser des effectifs déjà largement insuffisants.

➡️ Encore une fois, les personnels ont dû faire preuve de sang-froid, de fermeté et de professionnalisme pour gérer cette situation potentiellement explosive.

SURPOPULATION, CHALEUR, TENSION PERMANENTE :

LES PERSONNELS NE SONT PLUS LA VARIABLE D’AJUSTEMENT !

Force Ouvrière Justice alerte depuis des mois sur la dégradation continue des conditions de travail et de détention à la Maison d’arrêt d’Angoulême.

SURPOPULATION, MANQUE DE MOYENS, ABSENCE DE RÉPONSES CONCRÈTES :

la situation devient explosive et les incidents se multiplient.

➡️ SUITE À CETTE INTERVENTION :

2 TRANSFERTS IMMÉDIATS

Une réponse ferme et nécessaire face à des comportements inacceptables.

FO JUSTICE MA ANGOULÊME REMERCIE

L’ENSEMBLE DES AGENTS, GRADÉS ET PERSONNELS PRÉSENTS qui, par leur engagement, leur maîtrise et leur sens du service public, ont permis d’éviter que la situation ne dégénère davantage.

LES PERSONNELS NE SONT PAS DES VARIABLES D’AJUSTEMENT !

EXIGEONS ENFIN DES DÉCISIONS CONCRÈTES !

FO JUSTICE MA ANGOULÊME

SEULS, ON SUBIT… ENSEMBLE, ON SE FAIT RESPECTER !

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Prison de Bourg-en-Bresse : Nouvelle agression de personnels

La personne détenue H. est sortie du parloir dans un état second.

Après avoir déclenché le portique de détection, il a été conduit en salle de fouille.

Au cours de sa prise en charge, le détenu s’est montré particulièrement agressif en crachant à plusieurs reprises sur les personnels présents.

Plusieurs agents ont dû intervenir afin de procéder à sa maîtrise. Lors de cette intervention, les agents ont été exposés à des projections de salive et de sang.

Bilan :

Aucun blessé parmi les personnels

Mise en œuvre immédiate des mesures de décontamination (douche et lavage oculaire au sérum physiologique)

Orientation vers la clinique pour prélèvements sanguins et mise en œuvre du protocole d’exposition au sang

Une fois encore, les personnels pénitentiaires sont confrontés à des agressions d’une violence inadmissible dans l’exercice de leurs missions.

Derrière chaque crachat, derrière chaque projection de sang, ce sont des agents contraints de subir un suivi médical lourd et anxiogène pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Le bureau local FO Justice tient à apporter tout son soutien aux collègues concernés et rappelle que la sécurité et le respect dus aux personnels doivent demeurer une priorité absolue.

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Di de Paris : Compte-rendu du CSAI 22 juin 2026

FO JUSTICE PORTE LA VOIX DES PERSONNELS ET EXIGE DES ACTES !

1. DES PERSONNELS À BOUT DE SOUFFLE

À l’occasion du CSA interrégional du 22 juin 2026, FO Justice Paris a une nouvelle fois alerté l’administration sur la situation particulièrement dégradée des établissements pénitentiaires franciliens.

Notre déclaration liminaire a mis en lumière :

Le manque chronique d’effectifs ;

La surpopulation carcérale ;

Les problématiques de sécurité ;

L’épuisement des personnels ;

Les conséquences directes sur les conditions de travail.

FO Justice Paris a rappelé que les agents ne peuvent plus continuer à compenser indéfiniment les insuffisances de l’administration au détriment de leur santé, de leur vie familiale et de leur sécurité.

L’administration a reconnu la fragilité actuelle des organisations de service et les tensions liées aux sous-effectifs persistants.

FO Justice Paris exige :

• Le pourvoi de l’ensemble des postes vacants

• Fin de la gestion permanente à moyens constants.

2. SÉCURISATION DES ÉTABLISSEMENTS : FO JUSTICE OBTIENT DES ENGAGEMENTS

À la suite des récents événements survenus à Nanterre, FO Justice Paris a demandé un état des lieux complet des vulnérabilités des établissements franciliens ainsi qu’un renforcement immédiat des dispositifs de protection.

L’administration a annoncé :

• Renforcement du contrôle des accès

• Étude et déploiement de bornes de protection

• Rappel des procédures de sécurisation

• Analyse globale des vulnérabilités des sites franciliens.

FO Justice Paris restera particulièrement vigilante quant à la mise en œuvre effective de ces engagements.

3. ELSP : DES MOYENS À LA HAUTEUR DES MISSIONS

FO Justice Paris a rappelé le rôle essentiel des ELSP dans la sécurisation des établissements et la protection des personnels.

Notre organisation a exigé :

Des effectifs supplémentaires

Des moyens matériels adaptés

Un renforcement de la formation

FO Justice Paris prend acte des instructions à l’endroit des différents d’établissements mais rappelle que la sécurité ne pourra être renforcée durablement sans recrutements supplémentaires.

4. CANICULE ET TÉLÉTRAVAIL : FO JUSTICE OBTIENT DE LA SOUPLESSE

Face à l’épisode caniculaire, FO Justice Paris a demandé des mesures concrètes pour protéger les personnels.

L’administration confirme :

• Développement du télétravail lorsque les missions le permettent

• Souplesse horaire

• Régularisation des situations administratives liées à ces aménagements.

FO Justice Paris a réaffirmé la nécessité de climatiser l’ensemble des bureaux au sein des différents établissements et services. Le dogme de la sobriété énergétique ne doit plus être un frein pour garantir et préserver la santé des personnels et donc meilleures conditions de travail.

FO Justice Paris veillera à une application équitable de ces mesures pour l’ensemble des agents concernés.

5. PREJ : UNE SITUATION D’EMBOLIE CONFIRMÉE

FO Justice Paris a dénoncé la situation critique des PREJ d’Île-de-France, confrontées à une augmentation constante des extractions judiciaires et à d’importantes difficultés de recrutement.

L’administration reconnaît cette situation et confirme la nécessité de développer davantage la visioconférence afin de limiter les déplacements lorsque cela est possible.

Pour FO Justice Paris, cette évolution ne sera efficace qu’avec des moyens humains supplémentaires.

6. QLCO DE RÉAU ET OUVERTURES DE STRUCTURES : PAS À MOYENS CONSTANTS

FO Justice Paris a rappelé avec fermeté que les ouvertures et réouvertures de structures ne pourront pas se faire au détriment des établissements déjà en difficulté.

Les échanges ont mis en évidence :

Les difficultés de couverture des postes

La pénurie de brigadiers-chefs

Les difficultés persistantes concernant les officiers en Île-de-France

La nécessité de créer des effectifs dédiés aux nouvelles structures.

FO Justice Paris refuse tout redéploiement d’effectifs au détriment des établissements existants.

Par ailleurs l’administration annonce un passage du dimensionnement des ELSP CP Réau de 13,10 à 19,65 ETP, soit un renfort de plus de 6 équivalents temps plein.

Cela conforte et va dans le sens de nos revendications.

7. PRIME QLCO : FO JUSTICE EXIGE L’ÉQUITÉ

FO Justice Paris a réaffirmé sa revendication d’une prime pour l’ensemble des personnels concernés par le dispositif QLCO, à l’image de ce qui existe déjà sur d’autres structures spécialisées.

Dans l’attente des arbitrages nationaux, FO Justice Paris restera pleinement mobilisée afin qu’aucune catégorie de personnel ne soit oubliée.

FO JUSTICE Paris RESTE MOBILISÉE et constant dans ses revendications.

Tout au long de cette instance, FO Justice Paris a porté une ligne claire :

Plus d’effectifs ;

Plus de sécurité ;

Plus de reconnaissance ;

Des moyens supplémentaires pour les ELSP et les PREJ ;

Aucun redéploiement au détriment des établissements existants ;

Une véritable prise en compte de la réalité du terrain.

LES PERSONNELS ATTENDENT DÉSORMAIS DES ACTES

FO Justice Paris continuera à défendre avec détermination les intérêts des personnels et à exiger des réponses concrètes face aux difficultés quotidiennes rencontrées dans l’ensemble des établissements franciliens.

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CSA – Ministériel du 26 juin 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire générale,

Avant d’aborder notre déclaration liminaire, nous vous proposons d’observer une minute de silence. Un temps de mémoire pour Lyhanna et les siens, mais aussi pour toutes les familles et tous les enfants que nos gouvernements successifs et notre ministère n’ont pas été en mesure de protéger.

► FO Justice dénonce avec la plus grande fermeté le cynisme de certaines organisations syndicales qui tentent d’instrumentaliser ce drame. Utiliser le manque de moyens pour atténuer la gravité de la mort d’un enfant est une dérive idéologique intolérable et indécente.

Face à l’horreur, on ne peut cautionner d’édifier comme unique rempart et explication les lignes budgétaires, cela représente une abdication morale.

Devant l’immense émotion de nos concitoyens, le seul choix digne aurait été celui de la responsabilité en admettant les fautes, en assumant les manquements et en acceptant enfin l’introspection. Préférer le déni de responsabilité au courage de la remise en question est une imposture que nous condamnons fermement.

À ce sujet, les premières conclusions du pré-rapport d’inspection de l’IGJ et l’IGNN, rendu le 22 juin, confirment ce que certains refusent toujours d’admettre ou de voir : des dysfonctionnements humains flagrants sont, en partie, à l’origine de ce drame, et pas seulement le manque de moyens allégué.

Pour rappel, certaines organisations syndicales de magistrats n’en sont pas à leur premier coup d’éclat. Le jour même de l’hommage national rendu à Arnaud et Fabrice, elles ont choisi de publier un communiqué pour dénoncer le protocole d’Incarville, pourtant signé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la DGAP, et avec pour unique objectif d’éviter que de tels drames ne se reproduisent à l’avenir pour nos collègues et camarades.

► FO Justice souhaite réaffirmer que ces organisations syndicales ne servent pas les intérêts des personnels du ministère de la Justice, et plus particulièrement ceux des services judiciaires. Magistrats, attachés de justice, greffiers, personnels administratifs et techniques se trouvent aujourd’hui exposés au dénigrement de nos concitoyens en raison de positions perçues comme indécentes, choquantes et immorales.

Eu égard au contexte de défiance envers notre institution judiciaire, FO Justice tient à réaffirmer son soutien indéfectible à l’endroit des magistrats, des attachés de justice, des greffiers, des personnels administratifs et techniques, dont le dévouement demeure exemplaire malgré des conditions de travail extrêmement difficiles, une pression constante et un manque criant de moyens.

Cette situation dégradée relève d’une double responsabilité : celle des gouvernements successifs qui n’ont pas su prendre les mesures à la hauteur des besoins, mais également celle de l’organisation syndicale majoritaire au sein de la direction des services judiciaires qui, depuis plusieurs décennies, a conforté l’administration dans sa léthargie.

Par conséquent, FO justice exhorte l’ensemble des professionnels à dépasser tout corporatisme et à s’engager dans une véritable démarche de réforme, afin de prévenir la répétition de tels drames et d’éviter que les personnels ne soient injustement désignés comme responsables.

Force Ouvrière sollicite l’engagement d’une collaboration approfondie avec les organisations syndicales représentatives. L’objectif doit être clair : déployer tous les efforts nécessaires afin d’empêcher qu’un événement aussi tragique ne se reproduise.

Cette tragédie ne doit pas nous conduire à refermer la page sans bousculer nos certitudes !

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire générale,

Au sein de l’Administration Pénitentiaire, une priorité absolue doit mobiliser l’ensemble du ministère, il s’agit en l’espèce du sempiternel problème de la surpopulation carcérale. Les personnels ne peuvent plus se contenter de subir cette saturation chronique en attendant le prochain signal d’alarme.

En effet, une maîtrise effective de la surpopulation carcérale ne pourra être atteinte que par la voie législative. Nous vous demandons donc instamment de diligenter la présentation d’un projet de loi à l’Assemblée nationale dans les plus brefs délais.

Il est désormais manifeste que les personnels de l’administration pénitentiaire seront confrontés, dans les mois à venir, à une situation explosive au sein des établissements. Il est donc impératif de renforcer urgemment et de redéployer utilement les effectifs, notamment en réduisant de manière significative les extractions judiciaires.

Par ailleurs, il est essentiel d’adresser un message fort de soutien et de reconnaissance à ces personnels. À ce jour, ce message ne peut se traduire concrètement que par des mesures indemnitaires à la hauteur de leur engagement.

Il convient ainsi d’augmenter et de réviser le mode de calcul de la prime de surencombrement, mais également d’étendre son attribution aux personnels d’insertion et de probation, aux officiers ainsi qu’aux psychologues, qui, bien que significativement impactés, en sont actuellement exclus.

Il est également nécessaire d’augmenter le montant des primes de nuit et de travail dominical, dont la fréquence s’accroît en raison du manque d’effectifs, souvent dans des conditions fortement dégradées.

Enfin, il est impératif de mettre en place la prime d’encadrement sur laquelle vous vous étiez engagé à plusieurs reprises, afin de valoriser les missions spécifiques des gradés de cette filière, et de finaliser le déploiement de notre réforme historique.

Il est également indispensable de mettre en œuvre les réformes et respecter les engagements concernant les personnels administratifs, les personnels techniques, les greffiers, les psychologues et les personnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire générale,

S’agissant de l’ordre du jour du CSA Ministériel et notamment la proposition de création d’une Direction des victimes et des Usagers.

Nous tenons à vous faire part de notre vive opposition à ce projet dans l’état actuel de sa rédaction. Nous le considérons comme inapproprié, choquant, contraire à l’éthique et inacceptable.

L’idée d’intégrer au sein d’une même direction les victimes et les auteurs des faits est, pour notre organisation, inenvisageable. Nous vous demandons donc de revoir cette proposition et de prendre en considération les amendements que nous avons formulés.

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire générale,

Les personnels de ce ministère font actuellement face à une pression rarement égalée, mais continuent, avec dévouement, de faire vivre la justice de notre pays.

Un épisode caniculaire touche actuellement la quasi-totalité du territoire national, rendant les conditions de travail des personnels difficilement supportables dans certaines structures.

Les conditions de détentions de la population pénale sont également impactées, générant des tensions et une recrudescence d’actes violents. Les mesures rappelées par les récentes notes du secrétariat général, si elles permettent de soulager certains services, ne suffisent pas à minimiser l’impact de la chaleur dans nos détentions.

► FO Justice vous demande donc d’insister, une nouvelle fois, auprès des chefs de service pour maintenir un dialogue social de proximité, en vue d’actionner tous les leviers et, le cas échéant, prendre des mesures d’exception, afin de préserver la santé de nos agents et le fonctionnement de nos détentions.

Les semaines et les mois à venir s’annoncent critiques, difficiles et empreints d’une forte tension. Il est donc impératif de choisir avec discernement les combats qui méritent véritablement d’être menés, afin d’éviter, le cas échéant, un embrasement social sans précédent.

Fidèle à ses principes et à son positionnement :

► FO Justice, organisation non démagogique, non populiste et non corporatiste, prendra pleinement ses responsabilités et se mobilisera si ses préoccupations ne sont pas prises en considération !

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DI de Paris : Direction ARPEJ, pilote canapé ? Des Agents rincés et qui suffoquent…

La direction ARPEJ de Paris a inventé un concept révolutionnaire : la régulation qui ne régule qu’une seule chose, sa propre tranquillité.

Pour le reste, c’est l’auto-tamponneuse. Un ordre, un contre-ordre, un rappel la veille pour le lendemain, un planning qui bouge plus qu’un détenu en débat contradictoire et des équipages qu’on balade comme si leur vie personnelle était fournie avec le véhicule de service.

À ce niveau, ce n’est plus de la régulation : c’est du lancer de mission depuis un fauteuil

On nous parle de visioconférence, d’intelligence des moyens, d’usage malin de l’IDF. Très bien. Mais à la direction ARPEJ, la visioconférence, c’est exactement comme le vélo d’appartement : tout le monde en a un, personne ne s’en sert.

Pour économiser deux clics, on envoie un agent se taper neuf heures de route. La direction ARPEJ a trouvé le seul moyen de réinventer la visioconférence : l’A6, le péage et la fatigue en option. C’est beau, la modernité quand ça ne paye pas le gazole.

Le plus fort, c’est qu’ils savent tout calculer : kilomètres, rotations, départs, retours, agents disponibles ou non. Leur logiciel encaisse tout.

Le seul bug, c’est quand on tape le mot fatigue : écran bleu. (erreur 404 case non trouvée).

Dans un tableau, il n’y a pas de case « a une famille », pas de case « a déjà roulé toute la journée », pas de case « commence à en avoir plein le dos ».

Alors on arrondit l’humain à zéro et on appelle ça du pilotage.

Le repos de 11 heures, à la direction ARPEJ, ressemble à une bonne résolution du jour de l’an : ça fait sérieux dans les notes, ça sonne bien en réunion, mais sur le terrain, ceux qui rentrent tard repartent parfois trop tôt. Le repos devient une décoration réglementaire. Un concept. Un souvenir.

Quant au planning prévisionnel hebdomadaire, parlons-en. Déjà, appeler ça « prévisionnel », c’est presque une vanne. Il arrive parfois quand les agents ont déjà compris que leur semaine allait être charcutée, retournée et servie tiède comme un reste de cantine. À ce niveau-là, ce n’est plus de l’anticipation : c’est un faire-part.

On officialise le désordre quand le terrain est déjà dedans jusqu’au cou.

Et qu’on ne vienne pas nous vendre ça comme de la régulation. La régulation, normalement, ça organise. Là, ça épuise. Ça déplace les trous, maquille les manques, use toujours les mêmes bonnes volontés et appelle « solution » ce qui n’est qu’un report de galère sur le dos des agents.

Le terrain s’adapte aux rappels tardifs, aux repos rabotés, aux amplitudes qui débordent et aux changements de dernière minute. Mais l’adaptation n’est pas une ressource illimitée. C’est le cache-misère d’une organisation qui ne tient plus.

Les agents ne sont ni des rustines, ni des variables, ni des pions qu’on pousse depuis un bureau en appelant ça du pilotage. À force de tirer toujours sur les mêmes, il va falloir comprendre que la conscience professionnelle n’est pas une garantie constructrice.

Et là, on quitte la blague pour le sérieux. Une extraction, un mandat d’amener ou une mission sensible ne se prépare pas au doigt mouillé. La sécurité ne peut pas dépendre de l’humeur du jour ni du dernier contre-ordre tombé.

La vigilance ne se décrète pas dans une note de service. Un agent à plus de seize heures d’amplitude, avec un repos raboté, ce n’est pas un agent « opérationnel » : c’est un collègue qu’on pousse en mission avec la réserve entamée.

Parce qu’en extraction, quand ça décroche, ce n’est pas une prévision météo qui se trompe :

c’est toute la sécurité de la mission qui peut basculer.

À force de programmer au doigt mouillé, la direction ARPEJ transforme la vigilance en pari du jour. Elle est où la boussole ? Là, visiblement, on cherche encore le nord.

Les conséquences, la direction ARPEJ ne les voit pas depuis son tableau. Nous, on les héberge : la fatigue qui s’installe, les arrêts maladie qui s’empilent et un climat social qui se tend un peu plus à chaque planning sorti en roue libre.

À force de traiter le terrain comme du mobilier, on ne fabrique pas de l’engagement. On fabrique du dégoût.

FO Justice Paris le dit clairement : nous exigeons le respect réel de la charte des temps et du repos quotidien, un prévisionnel diffusé suffisamment tôt, un vrai recours à la visioconférence et aux moyens locaux lorsqu’ils sont possibles, ainsi qu’une préparation des missions sensibles à la hauteur de ce qu’elles engagent.

Que la direction ARPEJ Paris commence par réguler ses propres méthodes : pour une fois, elle aurait une mission qu’elle maîtrise du début à la fin.

Les agents PREJ ne sont ni des pions, ni des rustines, ni le service après-vente de l’improvisation parisienne.

À force de tirer sur la corde, la direction ARPEJ va finir par découvrir une chose : le terrain aussi sait tirer…sur la sonnette d’alarme.

Et celle-là, à FO Justice,

On ne la lâchera pas !

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Prison de Caen-Ifs : Bilatérale avec la Direction

Lors de la réunion bilatérale du 25 juin 2026 avec une partie des membres de la Direction, le bureau local FO Justice a, une nouvelle fois, porté le dossier de la sécurisation des éléments donnant sur l’extérieur, communément appelé le « dossier fenêtres ».

Le constat est sans appel. La Direction nous a indiqué qu’aucun déploiement généralisé du nouveau dispositif ne pouvait être engagé à ce jour, principalement en raison de contraintes budgétaires et techniques.

Pour FO Justice du CP CAEN IFS, cette réponse est loin d’être satisfaisante. Les découvertes répétées de fenêtres démontées, les survols de drones et les nombreuses saisies démontrent pourtant que cette faille de sécurité ne peut plus être traitée comme un simple dossier parmi d’autres.

La Direction nous a précisé qu’elle ne disposait actuellement d’aucun budget permettant d’engager ces travaux de sécurisation. Elle nous a également indiqué que le recours à des auxiliaires n’était pas envisageable pour réaliser ce chantier.

Pour FO Justice, cette situation ne doit pas conduire à l’immobilisme. Nous avons donc demandé qu’une autre solution soit étudiée, notamment la mise à disposition, pendant quelques jours, de personnels techniques issus du CP Caen ou de la MA de Rouen afin d’accélérer le déploiement de ce dispositif indispensable à la sécurité de l’établissement.

Au cours de cet échange, la Direction a également reconnu que ce dossier était porté par FO Justice depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs pour cette raison que deux représentants de notre bureau local étaient présents aux côtés de la Direction lors de l’installation du premier prototype.

Cette précision a le mérite de rétablir les faits. Certains dossiers ne naissent pas au gré de l’actualité ou des échéances électorales. Ils sont le fruit d’un travail de fond, d’une présence constante sur le terrain et d’un dialogue régulier avec l’administration.

FO Justice du CP CAEN IFS n’a jamais attendu que ce sujet devienne visible pour le défendre.

Nous continuerons à porter cette revendication jusqu’au déploiement effectif d’un dispositif garantissant pleinement la sécurité des personnels et de l’établissement.

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