Le 20 mai dernier, lors de l’appel de 13 heures, le secrétaire local UFAP a tenu des propos, publiquement, à l’encontre de l’organisation FO Justice, avec des attaques visant directement l’un de ses représentants, remettant en cause sa légitimité et sa crédibilité au seul motif de son ancienneté au sein de l’administration pénitentiaire.
CES ATTAQUES SONT D’AUTANT PLUS INCOMPRÉHENSIBLES QU’ELLES INTERVIENNENT AU LENDEMAIN DE LA DIFFUSION D’UN TRACT INTITULÉ : « LE RESPECT ! NOTRE PRIORITÉ COMMUNE » DANS LEQUEL CETTE ORGANISATION INDIQUAIT QU’AUCUN PERSONNEL NE DEVAIT ÊTRE HUMILÉ, RABAISSÉ OU REPRIS DE MANIÈRE DÉPLACÉE.
FO Justice constate donc un écart évident entre les principes affichés dans ce communiqué et certains comportements tenus publiquement devant les personnels.
AVANT DE DONNER DES LECONS DE COHÉSION ET DE DIVISION, ENCORE FAUT-IL APPLIQUER À SOI-MÊME LES VALEURS QUE L’ON REVENDIQUE.
FO Justice rappelle qu’un engagement syndical ne se mesure pas uniquement au nombre d’années de service.
L’expérience est une richesse, mais elle ne donne à personne le droit de mépriser, rabaisser ou discréditer publiquement un représentant syndical.
Notre organisation continuera, pour sa part, à défendre les personnels avec sérieux, disponibilité et respect, sans tomber dans les attaques personnelles ni les polémiques stériles.
LE DÉBAT SYNDICAL EST LÉGITIME.
L’HUMILIATION PUBLIQUE, QUANT Á ELLE, NE LE SERA JAMAIS.
OBJET : Demande de convocation d’un Comité Social d’Administration
Les mouvements sociaux successifs récents nous ont permis d’obtenir 19 nouveaux personnels sur les 21 demandés.
Nous souhaitons dissiper l’impression de passivité que dégage la direction quant à l’organisation de service notamment.
Nous souhaitons également clarifier les positions des uns et des autres.
En effet, il semblerait que, lors de la dernière réunion sur l’organisation du service de Joux-la-Ville, les propos et positionnements des uns et des autres aient été à défaut de déformés, à minima mal compris.
Pour cela et parce-que nous ressentons, peut-être à tort, une volonté d’immobilisme, nous, souhaitons une clarification inéquivoque.
Nous, représentants élus du Syndicat Local Pénitentiaire FO Justice de Joux-la-Ville, représentons la moitié des sièges du Comité Social d’Administration. Nous adressons donc par la présente, une demande formelle de convocation du CSA conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
En vertu des textes régissant le dialogue social dans la fonction publique, nous exerçons notre droit de demander la tenue de cette instance dans les plus brefs délais.
Nous souhaitons que cette instance ait pour objets les questions suivantes, qui relèvent de la compétence du CSA et concernent l’organisation et le fonctionnement de notre établissement :
Expérimentation du service, continuité ou redéfinition.
Un bilan de l’expérimentation en cours doit être tiré. Nous demandons une présentation chiffrée des absences de tous types, mises en corrélation avec le déploiement de l’expérimentation et les différents mouvements de personnel. Nous demandons une présentation exhaustive des plannings mis en place, sans oublier la projection d’un service à 5 au QID. Nous souhaitons également une présentation des heures effectives du poste surveillant acteur. A l’issue nous demandons un vote sur la question de la poursuite ou de l’ajustement du dispositif, avec les impacts sur l’organisation du travail et les effectifs.Situation de la légumerie et gestion des matières premières.
Des questions persistantes se posent concernant l’efficience et l’avenir de ce projet. Nous souhaitons disposer d’un bilan précis : depuis le début du projet, quantités journalière produites, quantités journalières vendues, quantités journalières jetées, évaluation du gaspillage alimentaire et des mesures correctrices mises en œuvre. Nous souhaitons également que nous soient présentés les coûts/bénéfices de ce projet. Nous demandons la mise en place d’un audit de l’efficience opérationnelle de ce projet et la communication des résultats de celui-ci aux OS.
Point de situation de l’équipe de direction
Il est un constat évident que l’équipe de direction est décimée. Y-a-t-il une volonté de combler les carences de l’établissement ? La mobilité est-elle liée à la vacance des postes, si tel est le cas, est-il possible d’y déroger ?
Peut-on clarifier les missions et les prérogatives de chacun ? Il semblerait que les compétences du chef de détention aient été étendues. Ce dernier assure-t-il les fonctions d’adjoint au chef d’établissement par intérim du CD de Joux-la-Ville ? Le cas échéant, quelles sont les prérogatives qui lui sont confiées ? Il nous semble par ailleurs important que cette situation soit reconnue officiellement pour une bonne prise en considération de cette situation dans son déroulement de carrière.
État des projets d’établissement et feuille de route stratégique
Aucune visibilité n’existe actuellement sur les projets en cours. Nous demandons une présentation exhaustive des orientations de l’établissement. Nous demandons une présentation des budgets de l’établissement corrélés aux projets tout juste terminés, en cours et à venir.
Nous demandons un calendrier projet explicite : quels sont les priorités court terme (0-6 mois), moyen terme (6-18 mois) et les étapes de mise en œuvre ? Nous souhaitons également connaître l’orientation de l’établissement vis-à-vis de l’accueil de la population pénale. Evaluation précise et exhaustive de la prise en charge des AICS, des TIS, des MOS, du régime différencié, du surveillant acteur, des pathologies psy. Quel est le retour d’impact de la mesure codétenu de soutien ? Nous souhaitons également une présentation de l’évolution des violences en détention.
Le personnel a le droit de connaître la direction donnée à son établissement et les évolutions prévisibles de ses conditions de travail.
Cette demande s’inscrit dans une logique de transparence et de co- construction indispensable au bien-être collectif. Nous attendons confirmation de la date de cette réunion avec l’ordre du jour détaillé et les documents afférents permettant de nourrir les débats et réflexions.
►FO Justice vous informe du report de la date limite pour modifier ou annuler les vœux pour tenir compte de la transmission des lettres de classement aux agents ce jeudi.
► La nouvelle date limite pour modifier ou annuler les vœux :
Le mercredi 27 mai minuit (au lieu du 26 mai minuit).
Au CP de Fleury-Mérogis, les découvertes de téléphones portables en détention sont devenues quotidiennes et le plus inquiétant, cela finit par paraître “normal”.
Pour les personnels, ça ne l’est pas.
Chaque téléphone découvert représente un risque supplémentaire pour la sécurité de l’établissement et pour les agents qui y travaillent tous les jours.
Derrière ces appareils, il y a souvent des trafics, des pressions, des intimidations, parfois même l’organisation d’actes graves depuis les cellules.
Les collègues font leur travail.
Ils fouillent, contrôlent, prennent des risques, restent vigilants malgré des conditions déjà difficiles. Beaucoup ont aujourd’hui le sentiment que leurs efforts ne sont pas suivis par des sanctions suffisamment fermes.
Quand les réponses disciplinaires ne sont plus dissuasives, le message envoyé est mauvais.
Et petit à petit, l’interdit perd de sa force.
Force Ouvrière Justice refuse que cette situation devienne une habitude et demande :
Des sanctions disciplinaires plus fermes pour la détention de téléphones
Une vraie réponse face aux réseaux d’introduction
Davantage de moyens de détection
Et surtout une prise de conscience réelle de l’administration.
Les personnels ne peuvent pas continuer à subir cette banalisation permanente.
Force Ouvrière Justice continuera à défendre les agents, leur sécurité et le respect du règlement au sein de notre établissement.
La sécurité des personnels mérite autre chose que de l’habitude et du silence.