FO Justice Paris informe qu’un véhicule blindé appartenant aux Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS) de Paris a été victime d’un départ de feu alors qu’il circulait sur la voie publique à l’occasion d’un retour de mission.
Au moment des faits, aucun détenu ne se trouvait à bord du véhicule.
Nous tenons également à souligner qu’aucun agent n’a été blessé lors de cet incident.
Grâce au professionnalisme des personnels présents, la situation a été rapidement maîtrisée.
Les services de secours sont intervenus dans les plus brefs délais afin de sécuriser la zone et procéder à l’extinction de l’incendie.
FO JusticeParisdemande qu’une enquête technique approfondie soit diligentée afin de déterminer avec précision les causes de ce sinistre.
La sécurité des agents et la fiabilité des équipements doivent demeurer une priorité absolue.
FO Justice Paris reste particulièrement vigilant quant :
• À l’état du parc de véhicules spécialisés,
• Aux conditions de maintenance,
• Et aux procédures de contrôle avant et après mission.
FO JusticeParisaccompagnera les personnels concernés et veillera à ce que toute la transparence soit faite sur cet événement.
Ce jour 03 avril 2026, se tenait le CSA en formation spécialisée en matière de santé, sécurité et conditions de travail.
Cette séance intervient dans un contexte de dégradation progressive et continue des conditions de travail, régulièrement signalée sans amélioration notable.
L’administration brille par son absence en effet il manquait :
Eiffage, assistant de prévention, la psychologue, la chefferie de détention et médecin de prévention.
Ces absences concernent des acteurs directement impliqués dans l’évaluation des risques professionnels, la prévention des risques psychosociaux, l’organisation opérationnelle du travail, la mise en œuvre des mesures de sécurité.
Conformément au décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020 relatif aux CSA, la formation spécialisée est compétente pour traiter les questions de santé, sécurité et conditions de travail, ce qui implique la présence effective des acteurs concernés.
Leur absence n’est pas acceptable il nous est impossible de maintenir le dialogue social.
Par ailleurs, ce boycott s’inscrit dans un contexte plus global marqué par :
– une dégradation continue des conditions de travail,
– des signalements répétés restés sans réponse concrète ou amélioration notable,
– une absence d’évolution positive, voire une aggravation de certaines situations.
Cet état de fait contribue à une perte de sens du dialogue social et à un affaiblissement de la portée des instances.
Dans de telles conditions FO Justice ne peut pas siéger.
FO Justice exige des conditions dignes d’un CSA pour un CSA aussi important,
Garantir la présence des acteurs compétents en matière de santé et sécurité ;
Obtenir une prise en compte réelle et concrète des problématiques signalées ;
Rétablir un dialogue social utile, crédible et suivi d’effets.
Ce boycott ne constitue pas un refus de dialogue, mais une démarche visant à alerter sur la dégradation des conditions de travail et sur les dysfonctionnements dans le fonctionnement de l’instance.
Il conditionne la participation future à la tenue de réunions permettant un traitement sérieux, complet et efficace des questions de santé et sécurité.
FO justicereste disponible pour participer à une prochaine séance dans des conditions conformes aux exigences attendues.
FO justice exige que tous les agents soient traités de la même manière sans aucune distinction.
FO justice demande que toutes les décisions prisent en CSA soient appliquées sans aucune modification ou interprétation.
Pour FO justice la santé, la sécurité des agents et leurs conditions de travail ne sont pas une option, mais une obligation.
Le bureau local FO JUSTICE du CP Fresnesa saisi la Direction Interrégionale concernant la situation des unités hospitalières et les difficultés majeures rencontrées par les collègues nécessitant une habilitation ESP.
Le bureau local FO JUSTICE du CP Fresnesa également été sollicité par plusieurs collègues du Service Fresnois Transport Pénitentiaire concernant les annonces relatives aux habilitations ESP.
Suite à notre intervention, la DI nous a confirmé clairement que l’envoi en formation des collègues du Service Fresnois Transport Pénitentiaire n’est pas à l’ordre du jour à ce stade.
👉Aucune inquiétude pour les collègues qui ne souhaitent pas s’engager en formation ESP ou qui ne se sentent pas encore prêts.
Suite à cette intervention, des engagements ont été obtenus de la part de l’administration.
FO JUSTICEtient à rappeler une ligne claire :
👉la priorité absolue doit être donnée aux collègues déjà en poste en UH (Les UH font parties des composantes ESP), qui assurent au quotidien les missions les plus exigeantes dans des conditions dégradées.
UNE RÉALITÉ DE TERRAIN INCONTOURNABLE
Aujourd’hui, ces collègues subissent :
•Un manque d’effectifs criant,
•Un nombre de collègues non habilités particulièrement élevé, situation non
concevable au regard des exigences opérationnelles,
•Des rappels répétés sur leurs repos,
•Une fatigue physique et mentale importante,
•Une exposition accrue aux risques psychosociaux.
👉Ce sont eux qui assurent les sorties et tiennent le service.
Dans le même temps, certaines annonces mettent en avant la formation d’autres services, notamment les collègues du Service Fresnois Transport Pénitentiaire.
FO JUSTICEpose donc une question simple et légitime :
👉quel sera le devenir des collègues du Service Fresnois Transport Pénitentiaire qui ne réussiront pas la formation ESP ?
• Seront-ils maintenus sur leurs postes ?
• Réaffectés ?
• Ou ces services deviendront-ils demain des variables d’ajustement ? (Renfort PREJ/ENT/UH/ELSP…)
FO JUSTICE REFUSE LE FLOU
FO JUSTICErefuse toute gestion floue et toute communication qui ne répond pas aux réalités du terrain.
FO JUSTICEpose également une exigence claire :
👉les collègues du Service Fresnois Transport Pénitentiaire qui réussiront la formation ESP ne doivent en aucun cas devenir une “soupape d’amortissement” pour les satellites ou les autres services déjà en difficulté.
❌Il est hors de question de déplacer la pénurie sans la résoudre.
FORMER OUI. SACRIFIER NON.
👉Former, oui. Mais pas au détriment des collègues déjà en difficulté.
FO JUSTICEinsiste sur un point central :
➡️la situation actuelle aux UH, avec un effectif insuffisant et un volume de collègues non habilités trop important, n’est pas acceptable.
➡️La DI s’est engagée à en faire une priorité et à mettre en œuvre les actions nécessaires pour permettre aux collègues concernés d’accéder rapidement à la formation ESP.
NOS EXIGENCES
Pour FO JUSTICE:
•✅priorité aux collègues en UH déjà exposés et en souffrance,
•✅plan de formation cohérent, structuré et équitable,
•✅visibilité sur l’avenir de tous les collègues concernés,
•❌refus de transformer certains services en zones tampon ou en variables d’ajustement.
FO JUSTICE RESTERA VIGILANT
👉Les collègues attendent des actes, pas des annonces.
Ce jeudi 2 avril 2026, la coupe est pleine, trop pleine !!!
Prise de service à 6h30 fin à 2H30 pour les escortes du PREJ 33 aux assises d’Angoulême. Le constat est sans appel : AUCUNE RELÈVE PRÉVUE faute de ressources humaines, les agents sont une nouvelle fois sacrifiés sur l’autel du rendement judiciaire.
UNE AMPLITUDE DE PLUS DE 20 HEURES !
De qui se moque-t-on ? Sommes-nous des machines ? Où est le respect de la réglementation sur le temps de travail ?
UNE PRÉSIDENTE DANS SA TOUR D’IVOIRE
Toujours la même méthode, toujours la même dérive. La Présidente mène les débats jusqu’au bout de la nuit, au mépris total de la fatigue des personnels. Chut… ne dites rien, vous n’êtes que de simples fonctionnaires, c’est votre métier !
UNE RÉCIDIVE INACCEPTABLE : DÉJÀ DÉNONCEE, JAMAIS CORRIGEE !
Ces méthodes de gestion archaïques ont déjà été dénoncées par FO Justice, à plusieurs reprises.
Pourtant, rien ne change. Toujours la même présidente, toujours le même mépris flagrant des alertes syndicales. On continue de forcer le passage, de pousser les agents à bout, comme si la santé des personnels était une ressource inépuisable.
Voilà le mépris que nous subissons. On nous demande d’être invisibles, corvéables et silencieux pendant que les droits fondamentaux au repos sont piétinés.
MONSIEUR LE DIRECTEUR INTERRÉGIONAL : PRENEZ VOS RESPONSABILITÉS !
Il est temps de sortir du silence administratif. Nous vous interpellons directement : mettez tout en œuvre pour garantir la sécurité de vos agents. N’attendez pas qu’un nouveau drame survienne pour enfin faire bouger les lignes. La responsabilité de l’administration sera engagée si l’irréparable se produit à cause d’un épuisement généralisé et prévisible.
FO JUSTICE DÉNONCE :
● L’absence dramatique de ressources humaines dans les PREJ et ELSP
● Le mépris de la santé des agents.
● Des conditions de travail indignes d’un État de droit.
Nous ne sommes pas des variables d’ajustement !
FO Justice exige le respect immédiat des amplitudes horaires et des effectifs !
Hier en fin d’après-midi un détenu condamné, libérable en 2028, a été à l’origine d’un incident grave au sein de l’établissement, et plus particulièrement au 1° étage du centre de détention.
Celui-ci s’est photographié, puis aurait modifié cette image à l’aide de l’intelligence artificielle, en y incrustant une arme de guerre et l’a publiée sur les réseaux sociaux.
Face à cet acte particulièrement inquiétant et aux risques qu’il présente en matière de sécurité, l’administration a immédiatement procédé à une fouille de la cellule du détenu. Le détenu a été changé de cellule et de bâtiment. La fouille de la cellule a permis de trouver un téléphone portable de marque APPLE.
Ce matin à l’ouverture, dès 6h30 une opération de fouilles plus approfondies a été menée dans les cellules voisines de celle du détenu en question, avec l’appui et le renfort des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS).
Une lame de scie.
Lors de cette opération de fouilles il a été découvert dans une cellule voisine un smartphone de couleur verte avec son chargeur et une lame de scie à métaux. Dans une autre cellule un smartphone SAMSUNG, 2 chargeurs complets et une clé Chromecast.
Bilan de l’opération : 3 téléphones portables, une clé Chromecast et le plus inquiétant une lame de scie.
FO JUSTICE CP PERPIGNANprend acte de la réactivité de l’administration. Cet évènement démontre encore une fois la nécessité de renforcer les moyens de contrôle et de sécurité de notre établissement.
FO JUSTICE CP PERPIGNANtient à féliciter tous les agents qui ont organisé, participé à ces opérations de sécurité.
FO JUSTICE CP PERPIGNANremercie également les ERIS pour leur participation au maintient de la sécurité de l’établissement.
Une délégation régionale FO Justice Parisa été reçu en bilatérale le jeudi 02 avril 2026 par le directeur interrégional, Thierry ALVES, en présence de la DRH de la DI.
Dès la prise de parole, FO Justice a insisté sur un dialogue social nourri et constructif, orienté vers des réponses concrètes.
Constat alarmant
FO Justicea dressé un constat sans détour :
•Surpopulation carcérale critique : dégradation des conditions de travail, multiplication des incidents, perte de sens des missions.
•Sous-effectif structurel dans tous les corps : pression opérationnelle constante.
•Risques psychosociaux en forte hausse, notamment dans les services en tension.
•Greffes en embolie : surcharge liée à la surpopulation, insécurité juridique croissante, agents en difficulté.
➡️ Attente FO Justice: mesures immédiates de régulation + renforts ciblés + sécurisation juridique des missions.
PREJ : situation d’urgence opérationnelle
• Sous-effectif estimé à –50 % de couverture.
• Tensions avec les magistrats, missions dégradées, risques opérationnels.
➡️FO Justicedemande un plan d’urgence RH + moyens matériels adaptés.
Poursuite de la sécurisation des établissements
•Lutte anti-drones insuffisante : les projections se poursuivent.
• Nécessité de renforcer les dispositifs et d’avoir une stratégie cohérente.
UHSA / UHSI : rupture capacitaire
•Manque d’agents habilités ESP, dans des structures déjà sous tension.
➡️FO Justicedemande des effectifs adaptés et un arbitrage sur la priorisation des formations ESP.
Formation des agents
• Besoin de formation initiale et continue renforcée.
➡️ Attente : plan de formation opérationnel + recyclage systématique.
Organisation du travail
• Fin du cycle « matin-nuit ».
• Enjeu : soutenabilité des rythmes et respect des temps de repos.
• Les personnels doivent être des acteurs dans l’organisation de leur service.
SPIP : situation globale préoccupante en particulier en milieu fermé
FO Justicea soulevé :
• Difficultés liées au surencombrement.
•Manque de reconnaissance par certains chefs d’établissement.
•Climat très dégradé, notamment dans le 93.
• Crainte des retours institutionnels dans l’exercice quotidien des missions.
➡️ Message clair : les agents ne doivent pas subir une pression venant de leur propre institution.
Personnel administratif : Un personnel souvent oublié , manque de reconnaissance.
FO Justicealerte :
•Sous-effectif chronique et ras-le-bol généralisé.
• Nécessité d’une gestion rigoureuse du handicap et de la lutte contre les discriminations.
Face à l’impuissance de notre administration,FO Justicede la MALC en appelle à la mobilisation de tous pour un blocage le mardi 7 avril dés 6h00.
Hier, le Directeur Interrégional est venu nous rendre visite, non pas par crainte d’une mobilisation des personnels, mais purement et simplement pour fustiger notre équipe d’encadrement en les rendant responsables du blocage des détenus en cours de promenade…
Hallucinant, aucune réaction de notre Direction Locale, qui est pourtant donneuse d’ordre, pour faire bloc auprès d’eux et assumer leur responsabilité. Alors que vous faites mine de soutenir notre mouvement en nous conseillant de nous attaquer aux magistrats, malmener ceux qui œuvrent au quotidien n’est pas la solution. Nous sommes tous concernés par la dégradation manifeste de nos conditions de travail… Ne démotivez pas vos troupes !
L’effectif de notre structure ne diminuera pas de si tôt. Pour rendre les conditions de travail de nos agents moins pénibles, FO Justice demande à notre Direction locale, le binômage des agents d’étages en bâtiment et la diminution du nombre d’activités, unique levier sur lequel nous avons encore la main face à la recrudescence des mouvements pour les soins et les relations extérieures. FO Justice encourage le Directeur Interrégional à faire valoir quand il se doit, l’impossibilité de faire concernant les extractions judiciaires.
La surpopulation pénale n’est pas le combat de nos institutions judiciaires, pourtant 1er maillon de la chaîne. Mesdames, Messieurs les Magistrats, vous êtes les seuls à pouvoir améliorer l’état de nos prisons. Sans cela, celles-ci vont finir par exploser.
FO Justice réclame des alternatives à l’incarcération pour des délits mineurs, voir un stop écrou pour une durée permettant de désencombrer la détention, en lien avec les magistrats.
FO Justice réclame de faciliter les aménagements des peines en lien avec la juge d’application des peines.
Si ce n’était qu’un poisson d’avril… Le mercredi 1er avril 2026, lors du contrôle de la cour de promenade du QM,
un agent a procédé à une découverte particulièrement préoccupante : un trou d’une ampleur significative, creusé sous une façade des murs de séparation et soigneusement dissimulé sous des détritus.
Un tel constat, d’une gravité certaine, ne saurait être considéré comme anodin. Sans la vigilance et le professionnalisme de notre collègue, l’évolution de cette excavation aurait permis un accès direct à la zone du CD2. Ces faits soulèvent de sérieuses questions quant à l’objectif réel poursuivi.
S’agit-il de simples dégradations ou de manœuvres visant à porter atteinte à la sécurité de l’établissement, voire à l’intégrité physique des personnels ? Pour FO Justice, il ne fait aucun doute que ces agissements traduisent des velléités de contournement des dispositifs de sécurité, voire des tentatives susceptibles de générer des troubles graves au sein du CP de Nouméa.
Malgré un service technique en grande difficulté RH, une intervention a été réalisée en urgence. Il s’agit une nouvelle fois d’une « RUSTINE » qui ne fait que masquer des défaillances structurelles persistantes, au sein d’un établissement qui se dégrade inexorablement.
Par ailleurs, FO Justice tient à rappeler avec fermeté que les conditions de travail des agents du QM demeurent dégradées et inacceptables. Celles-ci sont notamment impactées par une coactivité imposée, exposant directement les agents aux travaux en cours à l’intérieur du bâtiment. Initialement prévus pour une durée de six mois, les travaux de démolition et de rénovation sont désormais prolongés jusqu’au mois d’octobre, aggravant de fait les conditions d’exercice des personnels.
UN ENJEU DE SÉCURITÉ MAJEUR, MAIS À QUEL PRIX ?
Le 22 mars 2026, FO Justice alertait la direction sur l’état du bagage X du PCI, hors service depuis plusieurs mois, pourtant indispensable aux agents affectés à ce poste stratégique pour garantir des contrôles de sécurité fiables et efficaces. Aujourd’hui, cet équipement est de nouveau fonctionnel. Faut-il y voir une réelle prise de conscience ou une réponse de circonstance de la direction ? À chacun d’en juger :
–Afin de rendre opérationnel le bagage X du PCI, une pièce a été prélevée sur celui des parloirs.
Résultat : le bagage X des parloirs est désormais hors service.En déshabillant Pierre pour habiller Paul, la direction résout une défaillance mais elle en crée une nouvelle.
« FOJusticele martèle, la sécurité ne se compense pas elle se garantit, ça suffit les caches misères, la sécurité de l’établissement et celle des personnels ne sauraient faire l’objet de compromis ».
FO Justice exige avec force :
La remise en état immédiate de tous les équipements de sécurité qui demeurent hors service au sein du CPN (le bagage X des parloirs et du QPS, le portique de l’UCSA, les oeilletons etc…) ;
Une prise de conscience réelle et assumée de la direction, sur les failles identifiées et signalées. Les agents ne sont pas des variables d’ajustement ;
La réalisation d’une nouvelle prison demeure la solution la plus sécuritaire et la plus viable. Assez des bricolages !
Nous sommes réunis ce jour pour le CSA Interrégional de la DISP Rennes Grand Ouest. Ce dernier se tient alors même que la sécurité des personnels pénitentiaires armés est, malgré la tragédie encore fraiche dans nos mémoires, mise à mal.
En effet, le Protocole d’Incarville émanant de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire via une note transitoire, permet de remplacer l’équipe de sécurité renforcée (ESR) par un encadrant et ce jusqu’au 31 décembre 2027.
Quelle aubaine ! Alors même que ces ESR commencent à se développer, l’on peut déjà s’apercevoir que la grande majorité (pour ne pas dire la quasi-totalité) des escortes de niveau 3 s’effectuent avec l’agent encadrant. En parfaite similitude avec la mise en place des PREJ en son temps, l’administration pénitentiaire ne trouve rien d’autre à faire que d’ouvrir à marche forcée sans mettre les moyens nécessaires à la mise en place sereine et sécuritaire de ces équipes renforcées.
Quand certaines structures n’ont pas le nombre de personnel suffisant afin d’effectuer les astreintes à 3 agents, la solution trouvée consiste à les envoyer non armés en faisant appel aux forces de sécurités intérieures (FSI). Ces dernières prenant le relais, là aussi à minima, bien souvent par 2 motards qui n’accompagnent pas intégralement l’escorte, ou par un vieux Kangoo à bout de souffle, mais surtout par des agents qui ne restent pas durant l’intégralité de l’extraction médicale (liste non exhaustive).
Quelle avancée sécuritaire. Les beaux discours sont loin…
De plus, FO Justicea malheureusement pu constater que la note DAP du 10 octobre 2024 n’est pas intégralement respectée, puisque certains détenus se retrouvent bel et bien affectés dans des établissements pénitentiaires non fléchés. Les personnels confrontés depuis de nombreuses années à ces missions font un constat accablant, la politique inavouée mais malheureusement bien réelle, le pourcentage d’incapacité de faire des missions restant le moteur des décisions.
Quotidiennement les personnels PREJ et ELSP nous sollicitent concernant des insécurités et des évaluations d’escortes qui laissent à désirer.
Notre organisation syndicale demande expressément que les niveaux d’escortes soient réévalués, de manière mensuelle afin de coller au plus près de la réalité du terrain. Et que les ESR soient prioritairement employées en renfort sur des escortes 3 et non à effectuer des missions PREJ « classiques ». Utilisons-les donc pour faire ce pourquoi ces équipes ont été créées.
Que dire de l’imbroglio concernant le port de la cagoule ? Cette dernière ne peut être mise que si l’escorte est accompagnée des ERIS ou des FSI qui la portent. Donc pour une même personne détenue, plusieurs modalités sont possibles ? C’est incohérent.
Enfin FO Justicene pourra laisser cette situation perdurer et saura prendre ses responsabilités, afin de garantir la sécurité des personnels exposés.