Ce jour, le 31 mars 2026 aux alentours de 11h00, un incident d’une extrême gravité s’est produit en Maison d’Arrêt.
Alerté par des bruits anormaux dans une cellule, un collègue est intervenu immédiatement et a découvert une scène d’une violence inouïe. Un détenu était en train d’étrangler son codétenu tout en lui portant de violents coups de genoux à la tête.
Face à une situation d’urgence absolue, le collègue n’a pas hésité à intervenir seul pour mettre fin à l’agression. Il a dû utiliser la force strictement nécessaire pour extraire l’agresseur. Lors de cette intervention, l’agent a été violemment projeté au sol avec le détenu.
Malgré cela, il a poursuivi son action jusqu’à la maîtrise de l’individu, en attendant l’arrivée des renforts déclenchés par l’alarme. Cette intervention lui a valu des blessures, notamment à la main et au genou.
FO Justice CP Bézierstient à saluer le sang-froid et le professionnalisme de ce collègue, dont l’intervention a très probablement permis d’éviter un drame.
Cependant, cet événement met une nouvelle fois en lumière une réalité que nous dénonçons depuis longtemps. Les agents sont trop souvent contraints d’intervenir seuls face à des situations d’une violence extrême, où chaque seconde compte et où leur intégrité physique est directement engagée.
La multiplication de ce type d’incidents illustre clairement la dégradation des conditions de détention et l’exposition permanente des personnels à des risques majeurs. Il n’est plus acceptable que les agents assurent leurs missions dans de telles conditions, sans moyens humains suffisants et sans garanties de sécurité adaptées.
FO Justice CP Béziersexige que des mesures concrètes soient prises sans délai afin de renforcer les effectifs, sécuriser les interventions et protéger réellement les personnels.
Les agents pénitentiaires accomplissent leur mission avec engagement et professionnalisme. Ils ne doivent pas continuer à le faire au péril de leur santé et de leur sécurité.
Alors qu’une quantité importante d’iPhone avait été découverte lors d’une fouille sectorielle sur plusieurs cellules, les nouvelles saisies réalisées ce jour sont particulièrement édifiantes.
En effet, ce ne sont pas moins de 7 téléphones (6 iPhone) qui ont été retrouvés dans une seule et même cellule.
A cela s’ajoute quelques grammes de substance illicite ainsi qu’un poinçon.
Ces découvertes illustrent une nouvelle fois l’ampleur du phénomène et posent une question essentielle :
Comment un tel volume d’objets interdits peut-il entrer en détention ?
Au-delà du constat, c’est bien la question de la sécurité de l’établissement et des agents qui est posée.
L’accumulation de ces saisies démontre des failles qui ne peuvent plus être ignorées.
L’installation d’un système anti-drone doit être installé à la Maison d’Arrêt de Rouen.
Face à la multiplication des saisies, il devient indispensable de se doter de moyens adaptés pour lutter efficacement contre les projections et livraisons illicites.
Les agents assurent leurs missions avec professionnalisme, mais ne peuvent compenser à eux seuls un manque de moyens, de contrôles efficaces et de réponses adaptées face à ces dérives, mettant directement en jeu leur sécurité.
Le Bureau Local FO Justicefélicite l’équipe ELSP pour la réalisation de cette fouille ainsi que l’ensemble des agents de l’établissement pour leur engagement et leur résilience au quotidien.
Le lundi 30 mars, un équipage du PREJ Poitiers-Vivonne a été missionné en renfort à la Maison d’Arrêt d’Angoulême pour assurer des comparutions immédiates.
Cette mission devait être une mission classique.
Elle s’est transformée en situation à risque inacceptable.
→ 6 détenus à présenter
→ seulement 6 agents engagés
→ dont 3 agents ELSP MA Angoulème
Un niveau de sécurité minimal pour une mission à risque maximal.
UNE MISE EN DANGER DES PERSONNELS
Les collègues du PREJ Poitiers-Vivonne, comme les agents ELSP d’Angoulême, devaient effectuer cette mission dans des conditions dégradées.
Ce type d’organisation :
❌ Fragilise la sécurité
❌ Expose les agents
❌ Banalise la prise de risque en variable d’ajustement
La sécurité opérationnelle ne peut pas être pilotée par des indicateurs statistiques
FO JUSTICE MA ANGOULÊME APPORTE SON SOUTIEN TOTAL AUX COLLÈGUES DES ELSP ET PREJ DE POITIERS
✅ Le respect strict des effectifs opérationnels
✅ L’arrêt immédiat des missions sous-dimensionnées
✅ Des engagements conformes aux règles de sécurité
✅ La fin de la gestion comptable des escortes judiciaires
Le manque d’effectifs ne doit JAMAIS être compense par la prise de risque des agents.
Mardi 24 mars 2026 a eu lieu un comité de suivi sur le protocole d’accord signé le 23 octobre 2023 en présence des trois organisations syndicales signataires.
La sous-directrice des ressources humaines de greffe nous a communiqué les critères qui avaient été pris en compte pour la dernière promotion de cadre greffier au 1er janvier 2026 à savoir :
Des évaluations globales excellentes
Les avis des chefs de cour (ce qui n’était pourtant prévu dans nos accords initiaux)
Une analyse poussée sur les avis défavorables ou réservés (alors qu’il n’était pas prévu non plus d’en tenir compte)
Le parcours professionnel, les fonctions exercés
Quand certaines cours ont établi un classement des candidats (qui ne leur a jamais été demandé), une analyse plus fine a été faite pour y déroger si besoin. Comment peut-on déroger à quelque chose qui n’est pas ?!
Le mode d’accès au grade de greffier principal pour éviter 2 promotions au choix trop rapprochées. FO Justice en est bien surpris car les contre-exemples sont très nombreux
Enfin, afin de départager certains candidats, l’ancienneté dans le grade de greffier principal a été pris en compte. C’est évident, la prime aux anciens contre laquelle nous nous sommes opposés et qui partiront rapidement à la retraite
Il nous a également été présenté le projet de décret sur l’organisation des concours de cadre-greffier.
FO Justice a dénoncél’absence de sujets sur les ressources humaines qui étaient pourtant au programme de l’ancien examen professionnel de greffier principal. Grâce à une organisation syndicale nous allons faire de cette réforme, une réforme indemnitaire et non statutaire ; et nous ne pourrons rien espérer de la fonction publique pour nos collègues greffiers.
►A notre question de savoir si la 1ère campagne de mobilités des CG aurait lieu en fin d’année 2026 puisque la prise de fonction serait en 2027, il nous a été répondu que cela paraissait difficile en l’absence de cartographie complète des cadres greffiers puisqu’un dernier examen aura lieu cette année.
Donc, pour les collègues nommés au 1er janvier 2025, c’est 2 ans et 9 mois qu’ils devront patienter pour muter !
FO Justice s’insurge contre cet état de fait et réclame une campagne de mobilité pour une prise de fonction dès mars 2027.
►Les prochaines listes d’aptitude débuteront en 2027. Mais quel en sera le nombre, les 7 départs à la retraite déjà actés pour 2026 ? Il va y avoir beaucoup de déçus.
►S’agissant des nombreux recours exercés contre la non-inscription sur la LA des CG, la DSJ nous indique qu’ils ont vérifié et analysé chaque recours.
FO Justice ne peut que féliciter la DSJ d’avoir été si diligent pour répondre dans les 24/48 heures à chaque recours ! Et la marmotte met le chocolat dans le papier alu.
►La DSJ est consciente du risque d’augmentation des recours évaluation devant la CAP au vu des nombreuses baisses d’évaluation injustifiées pour les cadres greffiers.
►FO Justice a interpelléla DSJ sur la situation des faisant-fonction de greffier en Alsace-Moselle qui occupent des postes à forte technicité lié au droit local et notamment le livre foncier, le registre des associations, le RCS, le service des successions.
Nous avons été remerciés de cette alerte et un examen attentif sera réalisé sur ces situations particulières.
►Sur la question d’élargir la réserve judiciaire aux cadres greffiers, s’agissant d’une disposition prévue dans une loi de finances, la DSJ est dans l’attente d’une fenêtre législative afin de proposer de modifier la loi pour permettre aux cadres greffiers d’accéder à la réserve judiciaire.
►Concernant l’IFSE des adjoints administratifs FF qui ne seront pas promus greffier au 31 décembre 2026, un maintien dérogatoire dans le groupe 1 devrait être acté en attendant les négociations en cours avec le Secrétariat Général.
►Un prochain comité de suivi aura prochainement lieu notamment pour parler de la fin des faisant-fonction et des missions des adjoints administratifs.
FO Justice n’aura de cesse de défendre nos collègues de tous corps
Le bureau local FO Justice dénonce de nouveau les conditions de travail effroyable vécues au quotidien par les agents de la MALC
La surpopulation pénale, l’augmentation des agressions et incidents, les tensions et violences entre détenus, la charge de travail, l’accumulation de la fatigue, sont le lot quotidien du personnel de surveillance, d’encadrement, administratifs et SPIP.
3 bâtiments hébergeant chacun entre 320 et 330 détenus, une MAF qui atteint des taux d’occupation historique, un QA qui explose, un QD qui ne désemplit pas… Les agents sont à bout ! Même ceux qui tenaient encore le coup jusqu’ici, sont découragés, désarmés, épuisés…
Face à cette situation explosive, dernière réponse en date de la DI de Lyon selon notre Direction Locale : « Vous avez encore de la place, toutes vos petites cellules ne sont pas triplées ».
DE QUI SE MOQUE T-ON ???
Toutes nos cellules PMR sont quintuplées, les détenus du QA sont quasiment tous triplés… La prochaine étape sera-t-elle de quadrupler nos grandes cellules ???
Aujourd’hui, si nos différentes Directions ne prennent pas leurs responsabilités, nos personnels les prendront en montrant leur solidarité.
Nous attendons de nos Directions locale et interrégionale des mesures d’urgence :
Réclamer l’arrêt des incarcérations pour des délits mineurs, voir un stop écrou pour une durée permettant de désencombrer la détention, en lien avec les magistrats.
Transférer des détenus vers des établissements de la région ou autres qui n’ont pas ou peu de matelas au sol.
Faciliter l’aménagement des peines en lien avec la juge d’application des peines
Le bureau local FO JUSTICE restera attentif à l’attention que vous porterez à ces revendications.
Le bureau local FO JUSTICE apporte son soutien aux collègues et reste à leur disposition pour toutes demandes.
Le bureau local FO Justicede la MALC appelle l’ensemble des personnels à rester vigilant et à se tenir prêt s’il le faut afin de nous faire entendre.
Au tribunal judiciaire de Montpellier, les postes administratifs sont mal gérés, et ce sont les agents qui en paient le prix !
FO JUSTICEsouhaite alerter sur une situation préoccupante au sein du tribunal judiciaire de Montpellier concernant l’organisation des postes administratifs et ses conséquences sur les agents.
Une secrétaire administrative a récemment démissionné de ses fonctions de régisseur. Les suites de cette démission pointent alors un problème structurel qui ne peut être ignoré et appellent également une attention particulière.
Ce poste de secrétaire administratif a donc été ouvert en mobilité interne. Nous constatons que ce poste a été attribué à une greffière. Sans revenir sur la procédure de mobilité qui n’est pas le sujet actuel, cette décision soulève de sérieuses interrogations tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme : il est préoccupant qu’un agent d’un corps différent occupe un posteprofilé de secrétaire administratif. Cette situation interroge sur le respect notamment des cadres d’emplois et des fiches de poste. La rigueur dans la gestion des ressources humaines est compromise.
Sur le fond : l’agent occupe ce poste de régisseur sans formation ni dispositif de tutorat. Or, les missions de régie comportent des responsabilités financières et administratives spécifiques qui nécessitent un accompagnement rigoureux.
L’absence de préparation, de formation et d’accompagnement place l’agent en difficulté, fragilise les conditions de travail, augmente la charge mentale, génère un stress professionnel important et expose directement à des risques psychosociaux.
Pour FO JUSTICE, cette situation est inacceptable.
FO JUSTICE exige :
La clarification immédiate des affectations et le strict respect des cadres statutaires ;
La mise en place systématique de formations adaptées pour tout agent affecté sur un poste à responsabilité spécifique et technicité ;
L’instauration d’un tutorat effectif lors de toute prise de poste sensible.
La compétence et la santé des agents ne sont pas des variables d’ajustement.
FO JUSTICE restera vigilant et n’hésitera pas à intervenir pour protéger les agents et garantir des conditions de travail sûres et respectueuses
Le lundi 30 mars, un équipage du PREJ Poitiers Vivonne a été missionné pour renforcer les ELSP de la Maison d’Arrêt d’Angoulême sur des comparutions immédiates. Ce qui devait être une mission de renfort classique s’est transformée en une véritable démonstration d’irresponsabilité hiérarchique.
LES FAITS : LA SÉCURITÉ AU RABAIS !
À leur arrivée, quelle ne fut pas la surprise de nos collègues du PREJ de découvrir la réalité du terrain : 6 détenus à présenter avec 6 agents seulement (en comptant l’assistance de 3 agents ELSP).
LE CALCUL EST SIMPLE, MAIS LE RISQUE MAXIMAL !
À croire que pour l’ARPEJ de Bordeaux, le maintien d’un faible taux d’IDF (Indicateur de Défaillance) est devenu une priorité absolue, au détriment de la sécurité la plus élémentaire des personnels.
UNE LOGIQUE COMPTABLE DANGEREUSE !
FO JUSTICEdénonce avec force cette gestion purement technocratique de l’humain. L’ARPEJ s’enferme dans une opacité inacceptable en dissimulant aux agents la teneur réelle de leurs missions pour mieux les contraindre à accepter l’inacceptable.
Assez de jouer avec la vie des agents ! La sécurité ne peut pas être une variable d’ajustement statistique.
Face à ce mépris constant, FO JUSTICE exige :
L’ARRÊT IMMÉDIAT de la mise en danger des agents au profit d’une logique comptable.
LE RESPECT DES EFFECTIFS : que les PREJ de la DI de Bordeaux récupèrent à minima le nombre d’agents correspondant à leurs organigrammes d’ouverture afin d’accomplir leurs missions avec sérénité.
LA FIN DES JOURNÉES À RALLONGE : le manque d’effectif chronique sur les PREJ et ELSP engendre des amplitudes horaires qui impactent gravement la sécurité et la vie privée des personnels. Le manque d’effectif ne doit plus être compensé par la prise de risque des agents !
Lors du service de nuit du 29 mars 2026, un patient-détenu a tenté de contourner la vigilance des agents de nuit lors de la distribution des médicaments et des soins.
Avec assurance, ce détenu mineur a sollicité les agents afin de transmettre un pot de gel à un autre détenu. Face à son insistance, seule l’expérience et le professionnalisme des agents de l’EPSNF ont permis de déjouer la manœuvre.
Le pot de gel en question dissimulait en réalité un chargeur.
À la suite de cette découverte, les agents de nuit ont immédiatement avisé le gradé de nuit.
La permanence a été contactée afin de sécuriser la prise de décision au regard des profils concernés.
Il a alors été ordonné de procéder à une fouille simultanée des deux détenus ainsi que des deux cellules.
Le détenu mineur (expéditeur) et le destinataire ont été placés sous mesure d’escorte 3.
Le contexte opérationnel doit être rappelé :
Absence de l’ELSP
Service de nuit en effectif réduit
Détenu mineur
Escorte 3 revenant d’une GAV sur plusieurs jours
Intervention en structure hospitalière.
Dans ces conditions, une question centrale se pose :
est-il juridiquement et opérationnellement pertinent d’engager une telle opération de fouille en service de nuit, alors même que l’ouverture des cellules doit rester strictement encadrée aux situations de danger immédiat ou de nécessité médicale ?
Face à cette situation manifeste d’incohérence, le chef de permanence, sur sollicitation du Brigadier-Chef Encadrement, s’est déplacé sur site, notamment pour encadrer une opération de fouille XXS, incluant celle du détenu classé escorte 3, connu pour des faits disciplinaires.
Finalement, pour des raisons demeurées inconnues à ce stade, un rétropédalage est intervenu et la fouille XXS n’a pas été réalisée.
ÉCLAIR DE GÉNIE OU PROFESSIONNALISME ?
Les agents ne sont pas à mettre en cause.
Les suspicions de détention d’objets prohibés concernant ces deux détenus étaient connues et avaient fait l’objet de remontées.
Le Bureau local FO Justice de l’EPSNFdemande à la Direction, même en l’absence de maîtrise directe des affectations en chambre-cellule et des différents services, de procéder à une distanciation effective de ces deux prévenus.
Objectifs :
Prévenir les communications illicites
Préserver le calme en détention
Éviter toute transmission d’objets par les ouvertures (fenêtres).
FO JUSTICEtient à saluer le professionnalisme, l’engagement et la vigilance des collègues ELSP, ainsi que de leurs encadrements, mobilisés dès les premières heures de la journée.
Grâce à une excellente remontée d’informations et à une coordination efficace, une fouille ciblée de deux cellules a permis la découverte de 14 téléphones portables, quasi autant de câbles de charge, une voiture téléguidée utilisée pour récupérer des colis, des hameçons, 9 cartes SIM, 2 routeurs Wi-Fi.
Cette saisie conséquente démontre, une fois de plus, l’ampleur des trafics en détention, mais surtout la capacité des collègues FO JUSTICE à y faire face avec rigueur et détermination.
FO JUSTICEfélicite l’ensemble des collègues engagés dans cette opération. Leur travail permet concrètement :
d’entraver les réseaux de communication illicites,
et de renforcer la sécurité de l’établissement.
FO JUSTICE EXIGE LA PÉRENNISATION DE CES ACTIONS !
Ces opérations ne doivent pas rester ponctuelles. Elles doivent être :
renouvelées régulièrement,
appuyées par des moyens humains et matériels adaptés,
inscrites dans une stratégie offensive contre les trafics.
FO JUSTICEDEMANDE DES MESURES FERMES ET DISSUASIVES :
Une gestion rigoureuse des détenus impliqués avec changement de secteur hors champ de promenade.
Des sanctions disciplinaires exemplaires, à la hauteur des faits constatés.
La fin de toute complaisance dans la gestion des individus perturbateurs.
FO JUSTICEle rappelle clairement :
les trafics n’ont pas leur place en détention, et ceux qui y participent doivent en assumer pleinement les conséquences.
FO JUSTICE AU PLUS PRÈS DES COLLÈGUES POUR LA DÉFENSE DU TERRAIN.