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Guadeloupe : PA, CPIP, PT… même combat, quel avenir dans nos différentes structures ?

Chers Collègues, chers camarades,

Depuis toujours, quand une personne « lambda » parle de prison, elle pense tout de suite aux personnes détenues et aux « Gardiens de prisons », un terme à bannir au profit de Surveillants Pénitentiaires.

Cependant, un établissement pénitentiaire ne peut fonctionner avec seulement des Surveillants. Nombre de personnels, presque invisibles et souvent oubliés, travaillent dans l’ombre pour faire avancer des procédures, des suivis de dossiers, des tâches administratives, des chantiers, etc… Les personnels administratifs (PA), les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) et les personnels techniques (PT) en font partie.

Mais quel avenir pour ces corps de métiers sur notre territoire en termes de ressources humaines, de conditions de travail et de reconnaissance ? Sachant très bien que leur avenir au niveau local dépend surtout des décisions nationales de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP).

Sur leur « camembert » et en termes de mesures comptables, les chiffres de l’Administration semblent convenir mais les réalités du terrain montrent toute autre chose. Des personnels tout aussi fatigués, usés par une course aux résultats, au peu mieux faire, tout cela imposé de manière indirecte par notre administration au détriment du bien-être au travail et au détriment de l’Humain.

La question de l’avenir des PA, des CPIP et des PT en Guadeloupe (au CP de Baie-Mahault, à la MA de Basse-Terre et au SPIP milieu ouvert) est directement liée à trois facteurs structurels :

  •  L’extension du parc pénitentiaire (Baie-Mahault et Basse-Terre).
  •  La surpopulation carcérale en croissance constante.
  •  Augmentation des aménagements de peine et du milieu ouvert.

Ce qui implique directement :

  •  Augmentation du nombre des dossiers et des procédures administratives
  •  Charge de travail très importante
  •  Besoins supplémentaires en personnels SPIP, administratifs et technique.

Concernant les CPIP, ils sont au cœur de la politique pénale actuelle : ils assurent le suivi des personnes détenues, leur préparation à la sortie, aménagements de peine, le suivi en milieu ouvert (bracelet, sursis probatoire, etc…). Avec la livraison et réception du DAC 2 courant 2028, la nouvelle MA de Basse-Terre et dans le milieu ouvert, des questions restent encore en suspens et méritent déjà réflexion : avec quel effectif, qu’en est-il de la futur « Base SPIP » pour les personnels SPIP du CP et les moyens matériels à leur apporter, quelles seront les nouvelles missions (États généraux de l’insertion et de la probation de 2025) ?

Pour les PA, le problème reste tout aussi complexe, vu leur gestion par deux ministères (Fonction publique et Justice).

Tout comme les CPIP et les PT, les PA restent indispensables dans les différentes structures. Ils gèrent beaucoup de procédures (écrou, greffe, aménagements, dossiers judiciaires, finances, gestion RH, logistique, etc…) ; donc contribuent au bon fonctionnement de l’établissement. Actuellement, les PA peinent aussi, mais contrairement aux surveillants ou aux CPIP, ce corps administratif ne bénéficie pas de beaucoup de créations de postes. Quel dommage ! Quelle perspective pour les PA de Guadeloupe en termes de locaux et de moyens humains et matériels en prévision du DAC 2 de Baie-Mahault, de la MA Basse-Terre 2 et des locaux du SPIP en général ? Tant de questions qui n’ont pas encore trouvé de réponses claires. Sachant que d’ici peu, la surpopulation carcérale risque de fortement augmenter et que les personnels, malgré leur professionnalisme exemplaire, crouleront sous les dossiers avec tous les risques psycho-sociaux.

Les PT eux aussi, œuvrent partout à l’intérieur des structures, gardent en bon état de fonctionnement les matériels ainsi que la structure en elle-même (réparations divers) mais aussi veillent au repas des personnes détenues. Ces personnels, méritent que notre regard se pose sur eux. Leurs conditions de travail méritent d’être exposées au grand jour pour que l’Administration voit l’ampleur des dégâts et y remédie. A titre d’exemple, le Centre Pénitentiaire est un chantier à ciel ouvert ; pas un jour ne passe sans son lot d’interventions et de réparations. Les Techniciens de la cuisine font des miracles tous les jours pour fournir les repas aux détenus, malgré des conditions de travail des plus déplorables. A Basse-Terre 2, ce sont des inondations par temps pluvieux, etc… Pour les PT, le travail ne manque vraiment pas. Eux aussi méritent d’avoir des renforts en ressources humaines.

FO Justice Guadeloupe ne peut que s’indigner face à ce constat amer et alerter l’administration sur ces problématiques qui nous concernent au quotidien.

FO JUSTICE GUADELOUPE DEMANDE :

  •  Un état des lieux rapide des effectifs PA et CPIP et PT ainsi que l’organigramme de référence.
  •  Une projection avant l’ouverture du DAC 2 en matière des besoins en ressources humaines.
  •  Un renforcement des effectifs sur les différentes structures.
  •  Une reconnaissance des personnels PA de la Justice en rapport avec le régime statutaire et indemnitaire.
  •  La création de nouveaux locaux dans un bâti pérenne (pas de modulaire) pour le CP.

A noter aussi le travail exceptionnel que font l’Assistante Sociale des personnels et la Psychologue. A eux deux, ce sont des centaines de dossiers qui sont traités. Mais pour un suivi optimal des personnels, il serait vraiment souhaitable, voire plus juste, que chacun puisse avoir un binôme. Et ce n’est pas trop demander !

FO Justice Guadeloupe remercie l’ensemble de ces personnels pour le travail effectué malgré toutes ces contraintes et leur promet un soutien sans faille pour la défense de leurs intérêts.

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IFSE des Psychologues : Quand le report chronique conduit au mépris

Ce jeudi 19 mars, le Secrétariat Général a réuni un groupe de travail consacré à la mise à jour de la note de gestion du RIFSEEP — le régime indemnitaire (IFSE, CIA) des agents du ministère de la Justice, dont les psychologues. Notre traitement ne semble mobiliser ni l’administration ni les autres organisations syndicales. Les uns prennent note de manière chronique, les autres n’en disent rien.

Ce que FO Justice Psychologue porte.

Ce que l’administration doit entendre.

L’IFSE : DE QUOI PARLE-T-ON ?

L’IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) est la prime mensuelle principale des fonctionnaires d’État. Avec le traitement indiciaire, elle constitue l’essentiel de la rémunération. Son montant dépend du groupe de fonctions du poste — groupe 1 pour les fonctions d’expertise et d’encadrement (plancher plus élevé), groupe 2 pour les autres — et du parcours professionnel de l’agent, qui peut faire évoluer ce montant via des mécanismes de revalorisation (mobilité, ancienneté : réévaluation possible tous les 4 ans).

Être bloqué au socle – le montant minimum – pendant des années, c’est une perte financière directe et durable.

C’est ce que vivent aujourd’hui une large partie des psychologues du ministère.

FO JUSTICE PSYCHOLOGUE : SEUL À PORTER LA PAROLE DES PSYCHOLOGUES

Sans FO Justice Psychologue, les psychologues auraient été, une fois de plus, les grands méprisés de ce processus de révision.

FO Justice Psychologue est la seule organisation syndicale à avoir dénoncé le traitement réservé aux psychologues dans les propositions soumises par l’administration, malgré des incohérences manifestes et des pénalisations à terme dans les carrières.

FO Justice Psychologue est aujourd’hui sidéré du manque de considération affiché à l’endroit des psychologues dans les travaux engagés sur le régime indemnitaire : un corps présent dans les établissements et services du ministère depuis plus de quarante ans, dont les enjeux indemnitaires spécifiques continuent d’être traités en périphérie des réformes.

LES TROIS POINTS SOULEVÉS PAR FO JUSTICE PSYCHOLOGUE

A. Classement groupe 1 / groupe 2 : des incohérences qui coûtent cher

Les propositions de l’administration présentent des contradictions flagrantes : certaines fonctions apparaissent dans les deux groupes à la fois, d’autres sont purement absentes.

Par ailleurs, l’administration accepte de regrouper certaines fonctions dans le groupe le plus favorable (une avancée), mais supprime la contrepartie financière indispensable (l’augmentation de la revalorisation en cas de mobilité latérale) qui assurait un minimum d’équilibre financier sur l’ensemble de la carrière.

C’est une économie sur le dos des psychologues.

B. Mise à niveau de l’IFSE pour les agents à carrière longue

Le corps des psychologues du ministère de la Justice n’existe que depuis le 1er janvier 2022 (décret du 8 décembre 2021). Avant cette date, aucune voie de titularisation n’était ouverte aux psychologues contractuels de la DAP et de la DSJ.

Ces agents sont positionnés au socle de l’IFSE – montant minimum- malgré des carrières de dix, quinze ans ou davantage, au service du même ministère, sur des emplois pérennes.

FO Justice Psychologue revendique une mise à niveau de l’IFSE calculée sur les critères qui auraient fait évoluer leur rémunération s’ils avaient pu être titulaires : durée de services et mobilités fonctionnelles.

La note de gestion peut réparer cette situation – si la volonté est là.

C. Île-de-France : deux poids, deux mesures – les psychologues lésés

Les agents administratifs et techniques franciliens bénéficient du socle indemnitaire de l’administration centrale — plus élevé. Les psychologues et assistants de service sociaux IDF, eux, n’y ont accès qu’en Seine- Saint-Denis.

L’administration justifie cette différence de traitement par la non-existence du corps au moment de l’évolution du dispositif.

A l’heure où on réécrit les règles pour d’autres corps, refuser de corriger cette exclusion, c’est en valider le principe !

CE QUE FO JUSTICE PSYCHOLOGUE ATTEND

► La correction des incohérences de classement associée à l’AUGMENTATION des tickets de mobilité latérale.

► La mise à niveau de l’IFSE des agents à longue carrière contractuelle à la DAP ou à la DSJ antérieure à la création du corps.

► L’extension du socle IDF à l’ensemble des psychologues franciliens, à l’identique des filières administrative et technique.

FO Justice Psychologue informera l’ensemble des psychologues des suites données à ces demandes.

Les psychologues ont attendu.

Ils ont contribué.

Il est temps que ce corps cesse d’être celui qu’on remet à plus tard.

Prolonger encore reviendrait à le mépriser ouvertement.

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Prison de Fleury-Mérogis : D1, le professionnalisme ne reste jamais au placard

Ce vendredi 20 mars 2026 à 08h20, pendant que certains peinent encore à émerger avec leur café, nos collègues, eux, étaient déjà en pleine démonstration de rigueur professionnelle au sein du bâtiment D1.

Dans le cadre d’une fouille programmée, menée avec sérieux et visiblement un bon sens du détail, les agents ont mis la main sur un « petit » oubli dans un placard : 191 grammes de substances illicites, soigneusement dissimulés dans une boîte. Comme quoi, même les meilleures cachettes ne résistent pas longtemps à l’œil exercé des personnels pénitentiaires.

Face à des méthodes de dissimulation qui pourraient presque relever du concours Lépine version détention, nos collègues ont su garder leur sang-froid, leur professionnalisme… et surtout leur efficacité.

Résultat : une saisie conséquente et un circuit de produits illicites stoppé net avant même le café de 9h. Le produit a été récupéré par la Brigade Territoriale de Fleury-Mérogis et une enquête a également été ouverte par le parquet.

Force Ouvrière Justice tient donc à saluer cette intervention exemplaire qui rappelle, s’il le fallait encore, que derrière chaque fouille « de routine » se cachent vigilance, expérience et engagement sans faille, parce qu’il n’y a pas que les mauvaises surprises qui doivent être signalées.

Force Ouvrière Justice demande que les agents concernés bénéficient d’une reconnaissance officielle de la part de l’administration. Une lettre de félicitations, une récompense… voire, autre chose qu’un simple « merci » entre deux portes.

Plus sérieusement, valoriser ce type d’action est essentiel : cela reconnaît le travail de terrain et rappelle que le professionnalisme mérite autre chose que la discrétion habituelle.

Force Ouvrière Justice restera mobilisé pour que ce genre d’intervention ne reste pas au fond d’un placard.

Force Ouvrière Justice

Le syndicat qui défend les personnels, pas les trafics.

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Prison de Dijon : Communiqué intersyndical. Blocage total de la Maison d’Arrêt le jeudi 26 mars 2026 dès 5h30

L’assemblée générale extraordinaire des personnels à l’appel des organisations syndicales représentatives qui s’est tenue le 19 Mars 2026 a adopté à l’unanimité les revendications et modalités d’actions suivantes :

BLOCAGE TOTAL DE LA MAISON D’ARRÊT DE DIJON

LE JEUDI 26 MARS 2026 DES 5h30.

Les revendications du personnel de la Maison d’Arrêt de Dijon sont les suivantes :

• DESENCOMBREMENT MASSIF ET IMMEDIAT DE L’ETABLISSEMENT

La situation actuelle n’est plus tenable pour les personnels quel que soit leur service.

La sécurité de l’établissement et des agents étant mise en péril, il y a urgence à procéder à un désencombrement massif de la structure et à revoir le seuil de criticité de 50 matelas au sol.

Nous rappelons que la règle est l’encellulement INDIVIDUEL !

Un échange rapide avec le parquet de Dijon doit être mis en œuvre afin que les futures incarcérations ne soient plus systématiquement effectuées sur notre structure et que des mesures alternatives soient priorisées quand c’est possible.

• RENFORCEMENTS DES EFFECTIFS

Nous exigeons des garanties concrètes afin de combler les vacances de postes.

Les MAD et autres départs doivent être anticipés afin de soulager la détention et de pérenniser la continuité des services.

• REVISION DE L’ORGANIGRAMME DE REFERENCE

Nous demandons la révision de l’organigramme de référence de l’établissement qui n’est plus adapté à la multiplication des services et missions.

Une réflexion doit être menée quant au Pôle Centralisateur de Surveillance Électronique qui est un service à part entière et autonome mais dont les moyens humains sont amputés à la Maison d’ Arrêt.

Le PCSE doit avoir son propre organigramme, avec des moyens proportionnels à leurs missions et les agents qui y sont actuellement affectés pérennisés sur leurs postes.

• MISE EN PLACE D’UN VERITABLE DIALOGUE SOCIAL

La Directrice actuelle installe, depuis son arrivée, un climat toxique sur la structure à travers un management transversal et condescendant.

Les instances de dialogue social sont devenues des chambres d’enregistrement à sens unique.

Elle instrumentalise les récents évènements afin de culpabiliser l’ensemble des personnels et prend des décisions non réfléchies, contradictoires et sans concertation.

Les organisations professionnelles et les agents qu’elles représentent doivent être respectées et entendues.

Il est temps de mettre un terme à cette politique de la peur à coups de demandes d’explications.

• REVISION DU PROJET D’ETABLISSEMENT EN ACCORD AVEC LES MOYENS

Le projet établissement tel qu’il est décliné actuellement apparait à tous comme déconnecté du terrain et de la réalité. Appliqué toutes les notes de la DGAP sans prendre en compte les particularités de l’établissement nous mènent droit dans le mur !

Une réflexion locale et factuelle doit être menée avec l’expertise des personnels sur :

– La multiplication des activités et leur intérêt

– La multiplication des mouvements déstructurés (activités mixtes)

– Les missions dévolues au Équipes de Sécurité Pénitentiaires dans le strict respect de la doctrine.

• LA MA DIJON N’EST PAS UNE ANTI CHAMBRE DE L’ ARPEJ

Les ELSP ne peuvent être la variable de l’ARPEJ ! Leurs missions locales doivent être priorisées que ce soit en matière de sécurité sur la structure ou pour les extractions médicales.

Une réflexion doit également être menée sur la possibilité d’offrir à tous les personnels une montée en compétence et la possibilité, pour les volontaires, de se voir habilités et de diversifier leur quotidien.

• RENFORTS ADMINISTRATIFS ET SPORTIFS

La situation actuelle des services administratifs n’est plus tenable. La Régie des Comptes Nominatifs, pour ne citer qu’elle, est dans un état critique et les conséquences alarmantes sur la détention.

Des moyens contractuels doivent être octroyés sans délai afin de rétablir la continuité du service plutôt que de rajouter une charge de travail supplémentaire, dans l’urgence, aux services administratifs de la DISP.

Il en va de même pour le service du Sport qui ne fonctionne plus des lors que le moniteur actuel est absent. Compte tenu du climat local et de la surpopulation, il est impératif de maintenir cette activité afin d’occuper la population pénale plutôt qu’elle ne végète dans des cellules surencombrées.

CE MOUVEMENT DE CONTESTATION DES PERSONNELS A VOCATION A ETRE RECONDUCTIBLE.

Nous ne voulons pas d’un « engagement à être attentif », nous voulons des actes !

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Clarification modalités d’application : Note usage des moyens de contraintes

Objet : Clarification des modalités d’application de la note relative à l’usage des moyens de contraintes

Monsieur le Directeur général,

FO Justice souhaite attirer votre attention sur la note récemment diffusée relative à l’usage des moyens de contrainte lors des missions d’extraction.

En l’état, cette note laisse apparaître une zone d’incertitude manifeste concernant la période transitoire, ouvrant la voie à des interprétations divergentes selon les directions interrégionales. Une telle situation est inacceptable au regard des enjeux opérationnels et sécuritaires inhérents aux missions confiées aux personnels.

FO Justice vous demande donc de clarifier sans ambiguïté les modalités d’application durant cette période transitoire, afin de garantir une lecture uniforme et une mise en œuvre homogène sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, FO Justice exige que soient rapidement diffusées les doctrines d’emploi relatives à l’utilisation des entraves et des ceintures abdominales. Ces outils, désormais intégrés aux pratiques opérationnelles, ne peuvent être déployés sans cadre clair, partagé et maîtrisé par l’ensemble des agents.

Dans cette logique, FO Justice demande également que ces moyens de contrainte soient intégrés sans délai dans la formation initiale des personnels, afin de garantir leur utilisation conforme, sécurisée et professionnelle.

En outre, FO Justice tient à souligner que l’usage de ces dispositifs aura un impact direct sur les temps de mission. En effet :

Les déplacements des personnes détenues seront nécessairement ralentis,

La mise en place des ceintures abdominales exigera un temps supplémentaire non négligeable.

Ces éléments doivent impérativement être anticipés et intégrés dans les temps de préparation sous peine de dégrader davantage les conditions de travail des agents et l’efficacité des dispositifs.

Enfin, FO Justice insiste avec fermeté sur le fait que cette note ne doit souffrir d’aucune interprétation locale. Les pratiques divergentes constatées entre directions interrégionales ne peuvent perdurer sur un sujet aussi sensible. Une doctrine claire et strictement appliquée doit prévaloir.

Dans l’attente de vos clarifications rapides, FO Justice restera particulièrement vigilant quant à l’application de ces dispositions sur le terrain.

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Campagne de Mobilité CPIP 2026

La note de mobilité pour les CPIP a été publiée en date du vendredi 20 mars 2026.

Pour rappel, la date butoir est fixée au mercredi 8 avril 2026 inclus. Les résultats seront publiés au plus tard le 15 juin 2026*, pour une prise de fonction au 1er septembre 2026 ; exception faite des affections au sein des résidences administratives d’un des 6 sites « expérimentateurs EGIP », dont la prise de poste est fixée au 1* juillet 2026.

FO JUSTICE CPIP reste à votre entière disposition pour les questions diverses.

S’agissant des demandes de mutation pour « raisons particulières » (raison sociale, rapprochement de conjoint, rapprochement familial, RQTH et CIMM) vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr.

*Sous réserve que la DAP respecte son propre calendrier, les agents concernés et tous leurs représentants.

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Prison de Lille-Annoeullin : Alerte multi-incidents, un détenu hors de contrôle

EN L’ESPACE DE 24 HEURES, UNE MÊME PERSONNE DÉTENUE A MULTIPLIÉ LES INCIDENTS GRAVES AU SEIN DE L’ÉTABLISSEMENT, AUX PARLOIRS ET AU QUARTIER DISCIPLINAIRE.

PARLOIRS (18 MARS)

REFUS DE SE SOUMETTRE A LA FOUILLE, DISSIMULATION DE PRODUITS STUPÉFIANTS, RÉSISTANCE PHYSIQUE ET MISE EN PRÉVENTION.

⇒ SAISIE DE PRES DE 40G DE RÉSINE DE CANNABIS + CARTES SIM

QUARTIER DISCIPLINAIRE (18 MARS)

COMPORTEMENT TOTALEMENT INSTABLE :

⇒ AUTOMUTILATION (COUPS DE TÊTE DANS LA VITRE)

⇒ MENACES ET INSULTES GRAVES ENVERS LE PERSONNEL

⇒ REFUS D’OBTEMPÉRER PROLONGÉ

QUARTIER DISCIPLINAIRE (19 MARS)

REFUS DE RÉINTEGRATION EN CELLULE, SITUATION TENDUE :

⇒ CRACHAT AU VISAGE DE PLUSIEURS AGENTS

⇒ VIOLENCES SUR LA GRILLE

⇒ MENACES EXPLICITES : VENEZ ME CHERCHER… JE VAIS VOUS…

A UNE ESCALADE DE VIOLENCE INACCEPTABLE

CE DÉTENU A FAIT PREUVE D’UNE AGRESSIVITÉ EXTRÊME, D’UN REFUS TOTAL D’AUTORITÉ, D’UN COMPORTEMENT INSTABLE ET DANGEREUX, METTANT DIRECTEMENT EN DANGER LES PERSONNELS.

FO JUSTICE CP LILLE-ANNOEULLIN :

– APPORTE SON SOUTIEN TOTAL AUX AGENTS VICTIMES

– SALUE LE PROFESSIONNALISME DES PERSONNELS CONFRONTÉS À CES SITUATIONS

– EXIGE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET PÉNALES EXEMPLAIRES

– ALERTE UNE NOUVELLE FOIS SUR UNE DÉTENTION SOUS TENSION

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Prison d’Arras : La cloche de Pâques n’est pas encore finie d’être posée qu’elle est déjà trouée !

À peine les travaux commencés pour la pose des nouveaux caillebotis en métal déployé, qu’un trou y apparaît déjà !

Il s’agit d’un dortoir du quartier A, destiné aux « détenus vulnérables ». Les nouveaux caillebotis ont été installés la veille… et dès le lendemain, ils sont déjà détériorés !

Comment le protagoniste, pourtant identifié, a-t-il pu agir avec une telle rapidité déconcertante ?!

Qu’en sera-t-il des caillebotis qui doivent être installés dans les autres quartiers ?!

Les deniers de l’État , donc ceux des contribuables, sont-ils dépensés en vain ? Au final, ne risque-t-on pas de se retrouver exactement dans la même situation qu’auparavant ?

Si nos technocrates faisaient preuve d’un minimum de bon sens, les priorités n’auraient-elles pas dû être ailleurs ?

Pourquoi ne pas avoir commencé par des équipements essentiels tels que les brouilleurs, les bagages X, le POM, les portiques de détection, un système anti-grappinage dans la cour de l’US, la terrasse du pôle socio-éducatif ou encore le SAS de livraison de la cuisine ?

L’installation d’un grillage de type « volière », à un mètre des façades d’hébergement, ou encore en hauteur, permettrait de limiter efficacement les projections et l’usage de drones.

Autant de dispositifs de sécurité qui auraient pu être mis en place en priorité. La pose des caillebotis, réalisée en dernier lieu, aurait sans doute permis d’en éviter la détérioration prématurée.

Lorsque les décisions sont prises sans concertation avec les professionnels de terrain, voilà le résultat !

FO Justice Arras exige l’ouverture d’une véritable réflexion de la part de nos dirigeants.

FO Justice Arras exige une sanction exemplaire à l’encontre du protagoniste responsable de ces dégradations, afin de prévenir toute récidive.

FO Justice Arras exige la mise en place d’un protocole de poursuites pour ce type de faits, qui ne doivent en aucun cas rester impunis.

PEUT-ÊTRE QUUN JOUR POURRONS-NOUS ENFIN DIRE QUE NOTRE ÉTABLISSEMENT SERA

RÉELLEMENT HERMÉTIQUE !

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Prison d’Ajaccio : La maison d’arrêt prête à exploser

Le bureau local Force Ouvrière Justice de la maison d’arrêt d’Ajaccio déplore une nouvelle fois les conditions inadmissibles de travail de nos collègues !

La situation actuelle est sur le point d’exploser, nous rappelons que nous sommes à 95 détenus ce jeudi pour 53 places.

186 % de surpopulation et 24 matelas au sol

La tension avec la population pénale est à son summum avec deux mises en prévention en deux jours dont une agression sur le Personnel !

Les Personnels de détention tombent l’un après l’autre en burn-out !

9 Personnels de détention sur 24 à l’organigramme !

La détention tourne avec les Officiers et les Gradés aux étages en semaine comme le week-end, ce vendredi encore c’est un Gradé qui va devoir faire la nuit sur place pour sécuriser le service de nuit en faisant le troisième personnel.

La cellule de crise a eu lieu ce matin pour dénoncer la situation dramatique d’Ajaccio, un courrier unanime à la DGAP a été fait par le Chef d’établissement avec la psychologue du travail, le médecin de prévention, la médecine du travail et l’assistante sociale !

L’évènement indésirable (signalement) a été fait également par l’UCSA auprès de l’ARS de Corse qui nous annonce que les risques de suicides et d’agressions entre la population pénale et sur le Personnel sont impérieux !

Le bureau local Force Ouvrière Justice de la maison d’arrêt d’Ajaccio a dénoncé cette situation depuis plus de 2 ans à la DI de Marseille dont la dernière le 29/01/2026 auprès du DIA lors de sa venue à l’établissement.

Cette situation alarmante et dangereuse n’a pas été sérieusement prise en compte !

Le bureau local Force Ouvrière Justice de la maison d’arrêt d’Ajaccio exige de notre DGAP une réaction immédiate sur les demandes faites par le bureau local Force Ouvrière Justice .

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire n’attendons pas un drame à la Maison d’arrêt d’Ajaccio pour agir !!!

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