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UISP – Lille : Note sur les Moyens de Contraintes

À partir de maintenant : consignes inapplicables = mission refusée.

La récente note de la Direction Générale encadrant l’usage des moyens de contrainte lors des extractions impose un cadre strict pour l’emploi des chaînes de conduite, ceintures abdominales, serflex, entraves adaptées au niveau de dangerosité.

Mais si l’administration n’est pas capable de fournir le matériel nécessaire à l’application de ses propres consignes, alors elle ne peut pas exiger leur mise en œuvre.

À défaut, elle peut toujours adapter son organisation, notamment en développant le recours à la visioconférence pour les présentations judiciaires, comme FO Justice le porte depuis le drame d’Incarville. Cette solution permet de limiter l’exposition des personnels et de recentrer les moyens sur les extractions réellement indispensables.

À partir de maintenant : sans moyens, pas de mission.

FO Justice le rappelle fermement : les agents n’ont pas à se mettre en danger pour compenser les carences de l’administration. Lorsque les consignes sont inapplicables, la mission ne doit pas être exécutée.

La note récente sur les moyens de contrainte impose un cadre strict.

Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : matériel absent ou inadapté, dotations incomplètes, formations insuffisantes.

À cela sajoute une réalité trop souvent ignorée : la sécurité nest pas uniforme.

Elle varie d’un établissement à l’autre, d’une juridiction à l’autre, notamment lors des phases d’embarquement et de débarquement.

Ces différences imposent une adaptation réelle des moyens et des pratiques, en particulier sur les escortes de niveaux 1 et 2 qui s’effectuent sans renforts. Or aujourd’hui, cette adaptation fait défaut.

La question de la formation est également centrale…

Notre région manque cruellement d’agents formés à l’ESR, les agents ESP ne disposent pas toujours du niveau de préparation attendu au regard des exigences opérationnelles.

FO Justice réaffirme la nécessité absolue de poursuivre et d’accélérer le déploiement des ESR sur le sud de la région pour les escortes 3.

Par ailleurs, plusieurs chantiers doivent s’ouvrir sur : l’adaptation des moyens de contrainte aux réalités de terrain, une réflexion sur la géolocalisation des personnes détenues, le renforcement des équipements intermédiaires.

Sur ce dernier point, l’absence de PIE sur le terrain pose question. Son utilisation aurait potentiellement permis d’éviter certaines situations critiques, notamment l’évasion survenue à Bar-le-Duc. Ce matériel fait aujourd’hui défaut, malgré nos alertes et demandes répétées.

Dans ce contexte, FO Justice demande la tenue immédiate d’un CSA exceptionnel afin de : dresser un état des lieux précis des moyens disponibles, identifier les carences matérielles, définir des réponses concrètes et adaptées aux réalités opérationnelles.

La sécurité des agents ne peut pas dépendre du hasard ou des disparités locales.

Si ladministration veut des missions exécutées, quelle donne les moyens de les réaliser.

Sinon, il ny aura pas de mission.

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Prison de Fleury-Mérogis : Des Projections par Drones Toujours plus Loufoques… et Dangereuses

Depuis plusieurs mois, les établissements pénitentiaires font face à une recrudescence inquiétante des projections par drones.

Si certains cas peuvent prêter à sourire par leur caractère insolite consoles de jeux, multiprises, accessoires électroniques la réalité est tout autre : ces livraisons illégales traduisent une faille sécuritaire majeure et une évolution préoccupante des méthodes de contournement.

  • Téléphones portables.
  • Câbles et équipements.
  • Consoles de jeux.
  • Stupéfiants.

….. Mais demain ?

Ces projections démontrent une capacité d’adaptation croissante des réseaux, capables d’utiliser des moyens technologiques accessibles pour contourner les dispositifs de sécurité.

Au-delà de l’aspect parfois “insolite”, les conséquences sont bien réelles :- Maintien des trafics en détention.

  • Mise en danger des personnels.
  • Déstabilisation de l’ordre intérieur.
  • Risque accru d’introduction d’objets dangereux.

Force Ouvrière Justice rappelle que derrière chaque colis se cache une menace potentielle.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de simples projections opportunistes, mais bien d’un phénomène structuré et en expansion.

Force Ouvrière Justice exige :

  • Le renforcement immédiat des moyens anti-drones.
  • Les équipements adaptés pour les personnels.
  • Une prise en compte réelle de cette menace dans les politiques de sécurité.
  • Ce qui semble “loufoque” aujourd’hui peut devenir critique demain.

Force Ouvrière Justice restera mobilisée pour défendre la sécurité des agents et l’intégrité des établissements.

Force Ouvrière Justice engagée pour la sécurité, au cœur des réalités du terrain.

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Unités Cynotechniques – Session 2026 : Nombre de Postes !

FO Justice, vous informe que le nombre total de postes offerts à la sélection professionnelle des personnels appelés à être affectés au sein des brigades cynotechniques session 2026 est fixé à 7 postes ainsi répartis :

► Assistants-conducteurs à Paris : 4 postes

► Conducteurs à Paris : 3 postes

FO Justice, au quotidien pour les personnels !

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Flash-inFO Mobilité Surveillants, Brigadiers-Chefs et Majors Expertises – 2e Semestre 2025

FO Justice vous informe que suite à notre demande, les Ressources Humaines de la DGAP ont indiqué que les résultats de la mobilité des Surveillants, des Brigadiers-Chefs et des Majors Expertises du 2 semestre 2025 seront diffusés :

►Le lundi 23 mars 2026 à 12h.

Cette information fait suite aux nombreuses sollicitations de FO Justice afin d’obtenir une date de publication claire.

FO Justice, toujours à vos côtés ! 

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PA Grand-Est : Les Grands Oubliés – Combien de temps cela va-t-il encore durer ?

Force est de constater que dans les instances, les PA sont encore et toujours les grands oubliés. La sécurité, le budget, les travaux, mais très peu de sujet sur les personnels de l’ombre qui sans eux tout cela ne serait possible, ils participent aussi à la sécurité et au bon fonctionnement de chaque établissement.

Cela n’est plus acceptable !!!

  • Que ça soit dans le manque de reconnaissance, de considération, de revalorisation.
  • Que ça soit dans la charge de travail.
  • Que ça soit l’importance de nos missions.
  • Que ça soit dans le manque de formation.

La question est combien de temps allons-nous encore accepter ça ?

Nous demandons de la reconnaissance et de la considération dans la revalorisation de l’IFSE comparable à celui de la DSJ/PJJ, il n’est pas entendable que la PSS comble cette perte. La PSS est une prime spéciale liée à la dangerosité de notre lieu de travail.

Nous demandons un passage de catégorie C en B comme pour les surveillants et cela pour l’ensemble des PA. Les PA ont eux aussi des responsabilités au sein de leur service. Les tâches qui incombent aux personnels administratifs ont évoluées, tant dans les responsabilités quedans la charge de travail ce qui fait de ces personnels un maillon essentiel à la sécurité de notre institution.

Nous demandons l’augmentation du nombre de PA dans l’ensemble des services car il n’est plus acceptable de faire autant d’heures, ni de devoir supporter une charge de travail qui augmente de façon exponentielle.

STOP au stress constant !!!

FO Justice demande à ce que chaque PA arrivant dans un nouveau service puisse être formé, comme cela est le cas pour les autres personnels.

FO Justice n’accepte pas que nos personnels administratifs soient relayés au second plan sous prétexte qu’ils sont invisibles aux yeux de la population et en nombre inférieur.

FO Justice exige que les personnels Administratifs travaillants dans l’ombre soit mis à l’honneur comme les autres et qu’ils ne soient pas les grands oubliés de notre administration.

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Prison d’Ensisheim : ENCORE UNE !

L’intersyndicale a déjà tracté il y a moins de 2 semaines concernant la multiplication des agressions envers le personnel, des agressions de plus en plus graves.

HIER, IL Y EN A EU UNE DE PLUS

A 17h45, le détenu T. affecté au Rez-De-Chaussée Gauche a agressé… NON, FRACASSE le surveillant d’étage : Il l’a d’abord agrippé par son gilet pare-lame pour l’entrainer dans sa cellule pour lui asséner des coups de poings. Le collègue a réussi à se dégager mais l’acharnement a continué sur la coursive avec distribution de droites et de coups de pieds.

Heureusement, que l’agent a pu se défaire de l’emprise de cette furie et a pu se défendre tant bien que mal pour limiter les dégâts car sinon l’issue aurait pu être plus dramatique. Surtout que les collègues n’ont pas pu intervenir rapidement, la faute à la commande d’ouverture des grilles qui a décidé de tomber en panne au pire moment. Notre pauvre collègue a fini sa soirée aux urgences avec un traumatisme crânien et des jours d’ITT à venir.

Et toute cette folie meurtrière pour quelle raison : LE DETENU T. VOULAIT LA PORTE OUVERTE !!!

L’intersyndicale dit STOP !!! STOP à cette « tolérance » de 6 portes ouvertes. STOP au laxisme de la direction envers les détenus. STOP à la mise en danger permanente de nos collègues qui doivent batailler systématiquement avec les détenus pour pouvoir fermer les portes.

La Maison Centrale est un établissement portes fermées, le Règlement Intérieur stipule « établissement portes fermées ».

ATTENDONS-NOUS QUE LA PROCHAINE FOIS IL Y AIT UN MORT… FERMONS NOS PORTES.

L’intersyndicale exige que la direction revienne sur sa note de service qui tolère les 6 portes ouvertes.

L’intersyndicale exige que le Règlement Intérieur soit appliqué et que la Maison Centrale soit réellement un établissement portes fermées.

Elle attend également une sanction disciplinaire exemplaire et le transfert de l’agresseur.

Enfin, l’intersyndicale souhaite un prompt rétablissement au collègue et le félicite pour son professionnalisme et la détermination dont il a fait preuve pour défendre sa vie.

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Prison du Port : Les Oiseaux se Cachent pour Mourir !

Depuis plusieurs jours circule un tract qui tente de réécrire l’histoire et de rejouer la carte de la nostalgie.

Mais il ne suffit pas de parler du passé, il serait temps de regarder en face les responsabilités bien réelles de ceux qui, depuis des années, détiennent la majorité au CD du Port.

Huit ans de majorité, mais quel bilan pour les agents ?

Quand on est au pouvoir, on rend des comptes, or après deux mandats complets :

  • Aucun bilan structuré n’a été présenté aux personnels.
  • Aucune avancée majeure durable n’est visible pour les agents.
  • Aucune stratégie claire n’a été portée pour améliorer les conditions de travail, pire lors du dernier CSA, ce syndicat à nommé un CPIP en qualité d’expert sur le nouveau service des surveillants, ce dernier se permettant même de porter des amendements. Cela démontre bien le respect de ce syndicat pour les surveillants.

FO JUSTICE dénonce la manipulation de ce syndicat. On ne peut pas être majoritaire pendant presque une décennie et agir ensuite comme si l’on n’avait jamais eu la main.

Comment regretter les anciens directeurs, c’est une diversion en cette année d’élections professionnelles, une diversion pour masquer un bilan qui n’existe pas.

Ce syndicat est nostalgique d’une époque révolue.

FO JUSTICE s’interroge :

  • Pourquoi détourner l’attention vers le passé ?
  • Pourquoi éviter systématiquement le sujet des responsabilités actuelles ?
  • Pourquoi analyser les directions précédentes sans analyser son propre mandat ?

La comparaison avec les anciens directeurs cache mal l’absence de résultats aujourd’hui.

Les agents attendent du CONCRET, PAS DES SENTIMENTS.

Les personnels du CD du port ne demande ni des regrets, ni des postures, ni des hommages aux temps anciens.

Ils demandent :

  • Une action syndicale cohérente,
  • Des positions défendues avec constance,
  • Des revendications crédibles et suivies,
  • Une présence continue sur le terrain.

FO JUSTICE choisit LA TRANSPARENCE et LA RESPONSABILITÉ.

Nous assumons une ligne simple :

  • Dire ce qui fonctionne,
  • Dénoncer ce qui dysfonctionne,
  • Proposer des solutions réalistes,
  • Défendre les agents avant tout.

Les agents méritent mieux que des tracts destinés à effacer des années d’absences de bilan en étant majoritaire. Ils méritent un syndicat qui ne joue pas avec les mots, mais qui se bat pour eux.

FO JUSTICE, un syndicat qui ASSUME, qui PROPOSE et qui AGIT.

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Prison de Rennes-Vezin : Le Cracheur Devient Cannibale – Agression d’un Agent QA !

Hier, 17 mars 2026, au CP de Rennes-Vezin, le détenu qui avait déjà craché au visage d’une gradée en début de semaine a une nouvelle fois agressé violemment un agent du Quartier Arrivant en le mordant lors de sa maîtrise.

Initialement placé au QD, il a rapidement effectué une pseudo tentative de suicide afin de quitter ce secteur et a été transféré au QA, en cellule CPROU. Dès son arrivée, insultes, tapage et provocations ont rythmé une grande partie de la journée, créant une forte tension sur ce secteur.

Lors d’un déplacement vers l’infirmerie dans l’après-midi, le détenu refuse d’avancer, assène des coups de coudes à un agent puis le mord sévèrement à l’avant-bras lors de sa maitrise au sol.

Notre collègue conserve aujourd’hui une empreinte dentaire marquée de son agresseur, heureusement atténuée par les vêtements portés lors de l’intervention.

Le bureau local FO Justice condamne fermement cette nouvelle agression et apporte tout son soutien à notre collègue qu’il accompagnera dans l’ensemble des démarches nécessaires.

Face à cette situation devenue inacceptable et à la gestion actuelle des « gros » profils, les personnels ont observé ce matin, à l’appel du bureau local FO Justice, un débrayage de 15 minutes afin de soutenir notre collègue et d’alerter sur leurs conditions de travail.

Le bureau local FO Justice exige le transfert immédiat de ce détenu cracheur-cannibale dont le niveau de réflexion semble proche de celui d’une huître… avec toutes nos excuses pour ces dernières.

Mais cet incident illustre surtout une organisation défaillante. Le Quartier Arrivant, censé favoriser l’adaptation à la détention, se transforme progressivement en quartier disciplinaire ou d’isolement déguisé où les agents doivent gérer des profils pour lesquels ils ne sont pas formés.

Le bureau local FO Justice rappelle également que cinq cellules du Quartier d’Isolement sont actuellement occupées par l’UDV. Pendant ce temps, des profils dangereux continuent d’évoluer en détention classique faute de place adaptée.

Monsieur le Directeur Interrégional, est-ce réellement votre conception d’un établissement sécuritaire ?

Alors même que vous vantez vouloir faire du CPRV une structure sécurisée, les agents constatent surtout un manque de cohérence et de protection sur le terrain.

Le bureau local FO Justice exige donc que le QI récupère immédiatement ces cinq cellules afin de permettre une gestion cohérente et réellement sécurisée de la détention.

Les personnels ont assez subi. Sans décisions rapide et concrètes, FO Justice durcira clairement le ton.

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Renforcement des Moyens de Contraintes : FO Justice Entendu !

Suite à notre communiqué du 14 mars 2026 relatif à l’évasion survenue lors d’une extraction judiciaire, l’administration pénitentiaire a publié une note visant à renforcer l’usage des moyens de contrainte lors des extractions.

FO Justice prend acte de cette évolution qui va clairement dans le sens de nos alertes répétées : les extractions constituent un point de vulnérabilité majeur et nécessitent des dispositifs de sécurité renforcés.

Cette note vient ainsi confirmer ce que FO Justice dénonce depuis longtemps : sans mesures adaptées, les Personnels sont exposés à des risques importants lors des escortes. Le renforcement de l’utilisation des menottes, des chaînes de conduite, des ceintures abdominales et des entraves constitue une avancée nécessaire pour prévenir toute nouvelle évasion.

➡️ Cependant, FO Justice alerte immédiatement sur un point essentiel : ces nouvelles exigences ne peuvent être appliquées sans moyens concrets. Il est impératif qu’un audit rapide et exhaustif soit réalisé dans l’ensemble des établissements afin d’évaluer les équipements réellement disponibles.

Dans le prolongement, un plan d’équipement doit être engagé sans délai afin de garantir la mise à disposition de matériel en quantité suffisante et conforme aux nouvelles prescriptions. Il est inconcevable que les Personnels soient sommés d’appliquer ces consignes sans disposer des outils nécessaires.

Si une extraction devait être organisée sans que les moyens matériels soient disponibles, Il n’y aurait d’autre alternative que son annulation… ou sa réalisation par le biais de la visioconférence.

Car au-delà du renforcement des moyens de contrainte, FO Justice rappelle avec force sa revendication centrale, déjà exprimée dans notre précédent communiqué : il est urgent de réduire drastiquement le recours aux extractions.

➡️ La généralisation de la visioconférence doit devenir la règle pour les rendez-vous judiciaires de courte durée, afin d’éviter d’exposer inutilement les personnels à des risques. De la même manière, le déplacement des magistrats en établissement pénitentiaire doit être encouragé lorsque cela est possible.

Faire courir des risques à des agents pour des audiences de quelques minutes n’est ni acceptable, ni responsable. Le recours accru à la visioconférence constitue une mesure de bon sens, à la fois sécuritaire et économiquement pertinente en termes de mobilisation des effectifs, alors même que les Personnels sont déjà fortement sollicités et épuisés.

➡️ FO Justice continuera de porter avec détermination ces revendications.

Si cette note constitue une première réponse aux problématiques soulevées, elle restera insuffisante tant que les moyens matériels ne seront pas au rendez-vous et que la doctrine d’utilisation des extractions n’évoluera pas en profondeur.

FO Justice : Pour la sécurité des Personnels, des moyens adaptés et une véritable politique de prévention des risques.

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UISP Paris : PREJ Ile de France – Une Note Stricte… Des Moyens Insuffisants !

La Direction de l’administration pénitentiaire publie une nouvelle note sur l’usage des moyens de contrainte lors des extractions.

Sur le papier, tout est verrouillé. Sur le terrain, tout est dégradé.

  • Chaînes de conduite obligatoires.
  • Ceintures abdominales systématiques.
  • Entraves selon les niveaux.
  • Dotation en Serflex.

Mais à Paris, la réalité est simple : on ne peut pas appliquer.

UNE DOCTRINE DÉCONNECTÉE DU TERRAIN

Cette note impose un niveau d’exigence maximal. Elle renforce encore les contraintes opérationnelles. Elle ne laisse aucune marge d’interprétation. Mais elle repose sur une condition implicite : des moyens humains et matériels à la hauteur.

Ce n’est pas le cas.

  • PREJ à 50 % d’effectif réel
  • ESR insuffisamment dimensionnés
  • Pression constante pour réduire les impossibilités de faire
  • Magistrats qui exigent, sans considération des moyens disponibles
  • Matériels incomplets ou inadaptés

Résultat : on exige une exécution parfaite… dans un système dégradé.

PRESSION INSTITUTIONNELLE : UNE DÉRIVE DANGEREUSE

L’ARPEJ impose une logique de rendement.

Moins d’“impossibilités de faire”. Plus d’extractions. Toujours plus.

Quitte à mettre les agents sous tension permanente.

Quitte à ignorer les conditions réelles d’exécution.

Quitte à faire peser la responsabilité sur les personnels.

Les retards d’extraction deviennent un problème pénitentiaire.

La pression des juridictions s’exerce directement sur les équipes.

Ce n’est pas acceptable

INCARVILLE : UN PROTOCOLE SIGNÉ DANS LE SANG… OUBLIÉ

Après le drame d’Incarville, des engagements ont été pris.

Clairs. Structurants. Indispensables.

  • Véhicules sérigraphiés
  • Équipements adaptés (holsters cuisse, poitrine)
  • Renforcement des équipes
  • Formation continue

Aujourd’hui : application lente, partielle, voire inexistante à l’échelle régionale.

On demande aux agents d’appliquer une doctrine renforcée…

sans appliquer les mesures de sécurité promises.

UNE NOTE INAPPLICABLE EN L’ÉTAT

La note DAP est juridiquement solide.

Opérationnellement, elle est inapplicable dans les conditions actuelles.

Elle impose :

  • des moyens de contrainte précis
  • des compositions d’escorte strictes
  • des niveaux de sécurité renforcés

Mais elle ignore une donnée essentielle : le terrain ne suit pas.

LES AGENTS NE SONT PAS DES FUSIBLES

L’administration cumule les carences :

  • manque d’effectifs
  • manque de matériel
  • organisation sous tension

Et derrière ?

Des sanctions. Des rappels à l’ordre. Des responsabilités individuelles.

FO JUSTICE le dit clairement :

les agents n’ont pas à compenser les défaillances du système.

POSITION FO JUSTICE PARIS

C’est clair. C’est assumé.

Pas de moyens = pas d’extraction.

Pas de sécurité = pas de mission.

Application stricte des textes. Rien de plus. Rien de moins.MESSAGE AUX PREJ ET AUX AGENTS

Ne restez pas isolés.

  • Chaque carence doit être signalée.
  • Chaque difficulté doit être tracée.
  • Chaque mission dégradée doit être remontée.

Rapprochez-vous de FO JUSTICE.

  • Nous centralisons.
  • Nous documentons.
  • Nous agirons.

AVERTISSEMENT À L’ARPEJ

FO JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITÉS.

Si les conditions ne sont pas réunies pour appliquer la note :

➡️ Nous interviendrons

➡️ Nous bloquerons les dérives

➡️ Nous protégerons les agents

Les personnels ne seront pas les variables d’ajustement.

Ils ne seront pas les fusibles d’une administration défaillante.

UNE QUESTION SIMPLE

Où sont les moyens pour appliquer cette note ?

FO JUSTICE PARIS

  • Agents, protégez-vous.
  • Refusez les missions non sécurisées.
  • Faites remonter systématiquement les carences.

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