Publié le Laisser un commentaire

Prison de Valence : SASuffit !!!

Encore une fois, le professionnalisme et la réactivité des agents de la SAS du CP Valence ont été mis à rude épreuve, malgré ce que pensent certains.

Un détenu du QSL, déjà connu pour divers problèmes, sauvé par les agents il y a quelques semaines, a décidé ce coup-ci de passer à la vitesse supérieure.

A 16h30, lors du retour à l’établissement de l’individu, l’agent PEP a trouvé son comportement plus que bizarre. Après quelques mots échangés avec lui et la CPIP, des renforts sont appelés pour le prendre en charge et procéder à un dépistage alcoolique, dans un premier temps. Quelle surprise !!! Ce dernier était positif. (comme la majeure partie des détenus qui rentrent au QSL, mais ça ne doit pas gêner le JAP depuis le temps).

La gradée décide de passer l’énergumène à la fouille, avant de le raccompagner en cellule. Celui-ci pleurait comme un bébé de peur de perdre sa place au QSL et son travail.

Une fois réintégré, ce dernier ne trouve rien de mieux que d’attendre les agents, armé d’une lame, d’une poêle et de sa plaque électrique, tout en tenant également la lame sous sa gorge, menaçant de se trancher.

Pendant l’intervention des ESP, l’individu c’est couper sur plusieurs parties du corps. L’équipe a sorti la victime-agresseur, sûrement inconsciente du fait de son immobilisme, et l’a placé sur le brancard pour que les Sapeurs Pompiers le prennent en charge.

Son pronostic vital n’est pas engagé, mais la cellule fait penser à une scène de crime, avec du sang partout.

Le Bureau FO Justice du CP Valence FÉLICITE l’ensemble des personnels de la SAS pour leur réactivité et sang froid. Notamment l’ensemble des personnels de la SAS pour leur réactivité et sang froid. Notamment notre collègue gradée « notre collègue gradée « faisant fonction faisant fonction », SEULE aujourd’hui qui a dû et su gérer la situation comme il se doit. », SEULE aujourd’hui qui a dû et su gérer la situation comme il se doit.

Chaque semaine, pour ne pas dire chaque jour, les agents de l’établissement permettent que les personnes détenues soient prises en Chaque semaine, pour ne pas dire chaque jour, les agents de l’établissement permettent que les personnes détenues soient prises en charges « charges « vivantes vivantes » par les pompiers. » par les pompiers.

Le Bureau  FO Justice du CP Valence EXIGE de la Direction que les agents de la SAS et d’autres secteurs (comme le QA par de la Direction que les agents de la SAS et d’autres secteurs (comme le QA par exemple) soient ENFIN félicités de leur professionnalisme qui évite que les stats « exemple) soient ENFIN félicités de leur professionnalisme qui évite que les stats « décès décès » fassent tache dans les retours DI. » fassent tache dans les retours DI.

Les Félicitations Officielles ne se donnent pas QUE pour “disponibilité au service”.

Les agents continuent de venir malgré des rythmes insoutenables et aucune reconnaissance.

Heureusement, que certains gradés, officiers ou Directeur les félicite oralement pour les motiver et remercier de leur travail. 

Le Bureau FO Justice du CP Valence RAPPEL à la Direction, que lors d’un incident de cette ampleur, que ça soit à la SAS, au grand quartier ou sur n’importe quel établissement, le poste porte d’entrée DOIT être doublé.

Le Bureau FO Justice du CP Valence tient à  APPORTER son soutien indéfectible à l’ensemble des personnels du CP Valence, peu importe le secteur de travail, le grade ou le corps.

AUJOURD’HUI, L’ÉTABLISSEMENT TOURNE ET PEUT SE DÉVELOPPER GRACE A VOUS ET VOTRE INVESTISSEMENT

Notre organisation EST et SERA à vos côtés

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Longuenesse : Nos prisons sont devenues des cibles

UNE NOUVELLE FOIS, LA RÉALITÉ SÉCURITAIRE FRAPPE AUX PORTES DE NOS ÉTABLISSEMENTS.

Dans la nuit, deux détections de drone ont été signalées au- dessus du Centre pénitentiaire de Longuenesse à 2h30 puis à 3h00.

Dans le même temps, deux individus ont été interpellés par les forces de l’ordre à proximité immédiate de l’établissement.

Lors de leur arrestation, ces derniers étaient en possession d’une arme de poing de calibre 9 mm, d’un chargeur avec munitions, d’un drapeau à caractère islamiste ainsi que d’éléments pouvant entrer dans la fabrication d’un engin explosif.

Pour FO Justice, ces faits sont d’une gravité extrême.

Ils confirment une réalité que nous dénonçons depuis longtemps : les établissements pénitentiaires et les personnels deviennent des cibles. Les survols de drones, les tentatives d’intrusion et la présence d’individus lourdement armés aux abords immédiats d’une prison ne peuvent plus être considérés comme des faits isolés.

Face à cette menace qui évolue et se structure, l’administration pénitentiaire ne peut plus continuer à appliquer une réponse uniforme à des risques qui, eux, ne le sont pas.

FO Justice exige la mise en œuvre immédiate d’une véritable classification des établissements pénitentiaires.

LA CLASSIFICATION DES ÉTABLISSEMENTS, C’EST MAINTENANT !

Les moyens doivent être à la hauteur des dangers.

Cela passe obligatoirement par une gestion sécuritaire différenciée, structure par structure, avec des dispositifs adaptés au niveau de menace :

Renforcement des dispositifs anti-drones, moyens humains supplémentaires, équipements adaptés et coordination accrue avec les forces de sécurité intérieure.

Il n’est plus acceptable que les personnels pénitentiaires continuent d’exercer leurs missions dans des établissements exposés à des menaces de plus en plus lourdes sans que les moyens suivent réellement.

FO Justice restera particulièrement vigilant sur ce dossier et attend désormais des actes concrets et immédiats.

Les personnels pénitentiaires ne doivent plus être laissés seuls face à ces risques.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Fleury-Mérogis : Surpopulation carcérale, la bombe à retardement pénitentiaire

Rappel : Depuis le 1er février 2026, la France a tristement franchi un nouveau cap en matière de surpopulation carcérale en atteignant le seuil inacceptable de 86 645 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles, soit une densité carcérale de 137 %.

Une nouvelle fois, l’administration pénitentiaire atteint des sommets… mais malheureusement dans le pire des domaines.

Le Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis ne déroge évidemment pas à cette triste réalité. La situation y devient explosive, notamment au bâtiment D4, où la promiscuité et la surpopulation génèrent des tensions quotidiennes en cellule comme en promenade.

La preuve encore ce lundi 9 mars, où les tensions ont dégénéré en une violente bagarre entre détenus, impliquant plusieurs individus identifiés et dont un avec une arme artisanale. Grâce à l’intervention rapide et professionnelle des personnels de surveillance, la situation a pu être maîtrisée sans délai. Les personnes détenues impliquées ont été réintégrées en cellule dans le calme avec l’appui des équipes ELAC et ELSP, dont l’efficacité et la réactivité doivent être saluées.

Force Ouvrière Justice condamne avec la plus grande fermeté ces violences, qui sont la conséquence directe d’un système carcéral saturé et à bout de souffle.

Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes sur le CP de Fleury-Merogis :

Plus de 4800 détenus :

178% de densité carcéral

353 matelas au sol dont 5 à la MAFUne situation indigne, qui met en danger les personnels comme les personnes détenues.

Les agents sont à bout.

Ils doivent gérer :

Des fouilles toujours plus complexes, faute de moyens matériels suffisants,

Un manque criant d’effectifs,

Des mouvements de détention de plus en plus nombreux,

Une pression permanente qui fragilise gravement le moral des personnels.

Pendant ce temps, les tensions montent, la violence progresse et les agents restent en première ligne sans moyens supplémentaires.

Force Ouvrière Justice refuse que les personnels pénitentiaires continuent de subir les conséquences d’une surpopulation carcérale devenue incontrôlable.

Force Ouvrière Justice exige des mesures immédiates de la direction afin de faire baisser la densité carcérale et de rétablir des conditions de sécurité acceptables au sein de l’établissement.

La sécurité des personnels n’est pas négociable.

Force Ouvrière Justice restera mobilisé et n’hésitera pas à prendre ses responsabilités si aucune réponse concrète n’est apportée.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Centre Pénitentiaire de Longuenesse : Une situation d’une extrême gravité

FO Justice tient à dénoncer avec la plus grande fermeté les événements particulièrement inquiétants survenus dans la nuit au Centre Pénitentiaire de Longuenesse.

En effet, deux livraisons par drone ont été effectuées au-dessus de l’établissement pénitentiaire, illustrant une nouvelle fois les failles de sécurité auxquelles sont confrontés quotidiennement les personnels. Dans le même temps, les forces de l’ordre ont interpellé plusieurs individus aux abords de l’établissement, en possession d’éléments particulièrement alarmants : une arme de poing, du matériel permettant la fabrication d’un engin explosif artisanal ainsi qu’un drapeau djihadiste.

Sans savoir si les faits sont liés entre eux, une telle découverte est d’une gravité extrême et démontre le niveau de menace auquel sont exposés les établissements pénitentiaires et les personnels qui y travaillent.

Face à cette situation, les ERIS ont été dépêchées sur place afin de sécuriser l’établissement et de participer aux opérations de fouilles.

Pour FO Justice, ces faits confirment une fois encore l’urgence absolue de renforcer la sécurité de nos établissements pénitentiaires. Il est impératif que l’administration et les pouvoirs publics prennent enfin la mesure de la menace en dotant la majorité des établissements pénitentiaires de dispositifs anti-drones réellement efficaces, tout en mettant en place une véritable politique de classification des établissements, permettant d’incarcérer les détenus en fonction de leur niveau de dangerosité dans des structures adaptées et cohérentes.

►Cette revendication est portée de longue date par notre organisation syndicale !

Les Personnels Pénitentiaires ne peuvent plus continuer à exercer leur mission dans un contexte où les menaces se multiplient et où les risques deviennent chaque jour plus préoccupants.

FO Justice apporte tout son soutien aux collègues du Centre Pénitentiaire de Longuenesse, mobilisés dans cette situation particulièrement tendue.

FO Justice le rappelle avec FORCE,

nous ne supporterons plus aucun drame !

IL EST TEMPS D’AGIR !!!

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Val-de-Reuil : Alerte sur les effectifs du probatoire

Une charge alourdie. Une promesse faite. Une promesse oubliée.

Depuis fin 2024, l’équipe probatoire a absorbé l’unité C3. Un bâtiment supplémentaire, des détenus sous régime d’observation ou de confinement disciplinaire, une pression quotidienne de plus en plus forte. Ce n’était pas une décision neutre c’était une charge de travail en plus, sur des postes déjà exigeants.

À l’époque, l’ancienne direction avait pris un engagement clair, formulé en instance CSA : l’équipe serait portée à 30 agents pour absorber cette charge. C’était la condition posée et la contrepartie annoncée.

Quelques mois après où en est-on de cet engagement ?

L’équipe est à 21 agents sur 30, la catastrophe !

9 postes manquants. La promesse n’a jamais été tenue.

Ce que les agents vivent à chaque roulement, c’est la réalité de ce manquement : des rappels sur repos qui s’accumulent, des semaines sans vraie coupure, une fatigue profonde et une lassitude qui grandit.

L’équipe tient mais elle tient sur la volonté des collègues, pas sur des effectifs conformes à ce qui avait été promis.

L’ancienne directrice est partie mais le problème, lui, est resté.

FO Justice Val de Reuil a alerté le nouveau directeur, qui a accusé réception de la situation. Accuser réception ne suffit pas, une promesse faite en CSA engage l’administration, pas seulement la personne qui l’a formulée.

FO Justice exige que cet engagement soit enfin honoré : 30 agents effectifs à l’équipe probatoire, couverture réelle des postes, fin des rappels systématiques sur repos. Si aucune mesure concrète n’est prise localement, nous porterons ce dossier devant la DISP et la DAP.

Les agents du probatoire ne sont pas une variable d’ajustement. Ils méritent les moyens de faire leur travail.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

FO Justice PJJ – Grand-Nord : Chronique d’un drame annoncé

Depuis les annonces de fermeture des Centres Éducatifs Fermés et la création des Unités Judiciaires à Priorité Éducative (UJPE), la Protection Judiciaire de la Jeunesse connaît un bouleversement majeur qui ne doit pas occulter la question de la violence et la sécurité voire le respect de la dignité des agents.

Force Ouvrière Justice PJJ Grand Nord alerte sur la situation particulièrement préoccupante de plusieurs unités sur le territoire et le plus particulièrement le traitement inadmissible des situations de violence.

► Tentative de meurtre à l’UEHC de Lille

Les agents de l’UEHC Lille ont eu à vivre ces derniers mois plusieurs épisodes de violence ininterrompus. La semaine dernière, un collègue a été victime d’un étranglement de plusieurs minutes alors que celui-ci ne faisait qu’aider une collègue à lever un mineur placé. Cette tentative de meurtre n’a pas suffi au Parquet pour déferrer, estimant que certaines zones d’ombres les en empêchaient et ce, malgré les écrits de la Direction.

Fort heureusement les jeunes ont été déplacés mais nous nous inquiétons du message envoyé par les juridictions à nos collègues ! Sommes-nous de la chair à canon ? Le traitement aurait-il été le même si un magistrat avait été le réceptacle de la même violence ?

Notre Organisation Syndicale dénonce avec force cette situation ubuesque dans laquelle les agents du ministère de la Justice dépositaires d’une mission de service public sont désormais des cibles de violence extrême dans l’indifférence d’une direction interrégionale située à quelques encablures de l’unité et qui n’a pas jugé utile de se déplacer…

► Procédure abusive et humiliation au CEF de Cambrai

Le CEF de Cambrai traverse actuellement des difficultés majeures, notamment en matière de ressources humaines et d’organisation du temps de travail.

Les équipes sont mises à rude épreuve et les agents doivent faire face à des conditions de travail dégradées qui ne peuvent plus durer.

À cela s’ajoute une situation particulièrement préoccupante : un jeune a récemment accusé un éducateur de l’avoir violenté, sans qu’aucune preuve ne vienne étayer ces accusations et les poursuites ont été abandonnées,

Suite à cette dénonciation, l’éducateur a été convoqué au commissariat, où il a dû se soumettre à une prise d’empreintes, un relevé photographique ainsi qu’à un prélèvement ADN. Une situation humiliante pour notre collègue et une direction aux abonnés absents.

Pour Force Ouvrière, cette situation est inadmissible.

Les professionnels ne peuvent pas être exposés à de telles procédures et à de telles atteintes à leur intégrité professionnelle sur la base de simples accusations non vérifiées.

► CEF de Liévin

Au CEF de Liévin, la situation est tout aussi préoccupante.

Plusieurs professionnels ont récemment été victimes d’agressions par un jeune, entraînant le dépôt de nombreuses plaintes.

Les agents nous ayant saisi ne comprennent pas la décision ayant conduit à remettre ce jeune dans la même structure, alors que plus de cinq plaintes ont été déposées par des professionnels et par un jeune. La DT 62, informée de cette situation a pris la mesure de la difficulté en essayant de trouver une solution rapidement.

Encore une fois les magistrats ont décidé de replacer le jeune sur la structure en dépit du bon sens.

Lorsque des professionnels considèrent qu’ils ne sont plus en capacité de travailler avec un jeune, et qu’ils arrivent à bout physiquement et psychologiquement, l’Administration et l’autorité judiciaire doivent prendre leurs responsabilités.

Les agents de la PJJ ne peuvent pas être exposés durablement à des situations de violence, de mise en cause ou d’humiliation publique sans réponse institutionnelle adaptée. Notre organisation syndicale s’interroge sur le travail de sensibilisation de la direction interrégionale à l’endroit des juridictions.

► UEHC d’Amiens : des accusations graves et un agent fragilisé

À l’UEHC d’Amiens, un éducateur s’est vu notifier une demande de suspension suite à des dénonciations de jeunes placés, l’accusant de violences physiques.

Ces accusations se sont finalement révélées mensongères, les jeunes ayant reconnu avoir menti.

Le milieu ouvert s’est pourtant empressé de faire un article 40 sans même prendre l’attache de l’établissement de placement ou de la direction territoriale !!! Nous exigeons que la lumière soit faite sur ce traitement honteux !

Pourtant, avant même que la situation ne soit clarifiée, cet éducateur a dû faire face à une procédure de suspension, avec toutes les conséquences humaines et professionnelles que cela implique.

Quid du traumatisme subi par ce professionnel, à qui l’on annonce une suspension avant que l’administration ne se rétracte une fois la fausseté des accusations reconnue ?

Cette fois, la direction interrégionale a été extrêmement réactive. Que faut-il comprendre ?

Pour FO Justice-PJJ, Il ne peut pas y avoir de sanctification de la parole des jeunes.

Cette parole doit être certes entendue, analysée et prise en compte, mais elle doit également être confrontée aux faits et soumise au contradictoire avant toute décision administrative lourde de conséquences.

Nous refusons la systématisation des demandes de suspension lorsqu’il n’existe aucune preuve avérée, mais uniquement des dénonciations.

Dans le même temps, les professionnels se retrouvent régulièrement filmés par les jeunes, puis exposés sur les réseaux sociaux.

Cette situation est inadmissible et il est urgent que l’administration fasse cesser ce fléau qui touche aujourd’hui de nombreuses unités.

► Force Ouvrière exige :

La prise en compte immédiate de la parole des professionnels.

Des mesures concrètes pour protéger les agents victimes de violences.

Une réévaluation des décisions de placement lorsque la sécurité des équipes est compromise.

Des moyens humains suffisants pour permettre aux équipes d’exercer leurs missions dans des conditions dignes.

La fin des décisions précipitées de suspension sur la base de simples accusations.

Des mesures fermes contre la diffusion d’images de professionnels sur les réseaux sociaux.

Les agents de la PJJ méritent respect, protection et considération !

En tant que 1ère organisation syndicale du Grand Nord, FO Justice PJJ est extrêmement inquiète. Dans le cadre de la mise en place des UJPE, la question de la violence à laquelle sont confrontés les agents doit occuper une place centrale. La sécurité des agents dans les futures UJPE doit être absolument priorisé et le positionnement de l’administration clarifié.

FO continuera à porter la voix des personnels et à exiger des réponses concrètes de l’administration.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Évasion au CP de Villepinte : FO Justice apporte son soutien aux personnels

FO Justice tient à apporter tout son soutien aux personnels du Centre Pénitentiaire de Villepinte, une nouvelle fois exposés et injustement mis en cause après l’évasion d’un détenu à la suite de la présentation de faux mandats par des individus se faisant passer pour des forces de l’ordre.

Avant toute chose, FO Justice rappelle une réalité : les Personnels Pénitentiaires travaillent quotidiennement dans un système encore largement archaïque, où les procédures reposent trop souvent sur des documents papier, facilement falsifiables.

Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle. Elle illustre une nouvelle fois les failles structurelles d’un système qui peine à se moderniser, alors même que les organisations criminelles, elles, s’adaptent et innovent.

Le drame d’Incarville avait déjà mis en lumière les limites d’un fonctionnement où des informations cruciales peuvent être détenues par différents services, à différents endroits, sans véritable outil permettant leur centralisation et leur partage en temps réel.

FO Justice refuse que les Personnels servent de fusibles face à des défaillances systémiques qui relèvent avant tout de choix politiques et administratifs.

Nous réaffirmons avec force :

La nécessité urgente de moderniser les procédures pénitentiaires ;

La mise en place d’outils numériques sécurisés permettant de vérifier en temps réel les décisions judiciaires et les extractions ;

Une meilleure coordination entre les services judiciaires, policiers et pénitentiaires.

Les Personnels Pénitentiaires ne peuvent pas continuer à travailler avec des moyens d’un autre temps face à une criminalité du XXIème siècle.

FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les Personnels et exiger les moyens nécessaires à la sécurité de tous !!!

Lire le communiqué

 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Bourges : La structure et les agents vont bien. Aveuglement ? Sûrement

« La structure et les agents vont bien » : vraiment ?

Dans son dernier communiqué, l’UFAP UNSa Justice de la MA de Bourges tente de donner des leçons tout en affirmant avec aplomb que « la structure et les agents vont bien ». Une affirmation aussi péremptoire qu’étonnante. Pendant que certains rédigent des communiqués satisfaits de leur utopisme syndical, les personnels, eux, vivent une réalité bien différente sur le terrain.

Chaque semaine ou presque, des téléphones portables et des produits stupéfiants sont découverts après des livraisons par drones.

La surpopulation carcérale continue d’étouffer la structure et d’alourdir la charge de travail des agents.

Au quartier d’isolement, l’interphonie est en panne depuis plusieurs semaines, obligeant les agents à effectuer des rondes horaires jour et nuit pour compenser une défaillance technique qui aurait dû être traitée en urgence.

Au quartier femmes, le problème récurrent d’eau chaude perdure.

Les surveillantes doivent désormais composer avec l’aléatoire du système et négocier les douches avec les personnes détenues selon les moments où l’eau chaude daigne fonctionner.

Dans le même temps, le système de pause méridienne pose toujours problème, avec un fonctionnement qui s’éloigne dangereusement du respect de la réglementation.

Et pendant ce temps, la chambre de repos de nuit des premiers surveillants attend toujours sa réfection.

Mais selon l’UFAP, tout va bien ! À ce niveau, ce n’est plus de l’optimisme. C’est de l’aveuglement volontaire.

Il est vrai que le rôle de syndicaliste devient particulièrement confortable lorsque l’on choisit de se bander les yeux sur les difficultés du terrain.

Fermer les yeux sur les problèmes et répéter que tout va bien permet effectivement de chiller paisiblement pendant que les agents, eux, continuent de gérer les difficultés du quotidien.

Mais ce qui frappe surtout dans la communication de nos homologue syndicaux, c’est l’extraordinaire contradiction dont ils font preuve.

Ceux qui prétendent dénoncer les manipulations et donner des leçons de morale n’hésitent pas, dans le même pamphlet, à se livrer à des attaques ad personam particulièrement déplacées fleurtant voir dépassant les limites légales, visant directement des personnes plutôt que de débattre des faits. Curieuse conception du débat syndical… Accuser les autres de manipulation tout en menant soi-même des attaques personnelles n’est pas seulement incohérent. C’est surtout révélateur à minima d’un manque d’arguments sur le fond. Quand on ne peut pas répondre aux problèmes, on attaque les personnes.

Pourtant, le rôle d’un syndicat n’est pas de régler des comptes personnels, ni d’alimenter des polémiques stériles. Le rôle d’un syndicat est de défendre les personnels et d’affronter la réalité, même lorsqu’elle dérange. Et la réalité, c’est que les difficultés existent. Affirmer que « la structure et les agents vont bien » alors que les agents doivent composer avec des dysfonctionnements, des problèmes de sécurité, une surpopulation persistante et une charge de travail toujours plus lourde, relève soit d’une méconnaissance du terrain, soit d’une volonté assumée de dissimuler les problèmes. Dans les deux cas, les personnels apprécieront.

Si tout va réellement aussi bien que certains l’affirment, nous supposons qu’il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter des risques psychosociaux ? Aucune raison de parler de surcharge de travail, de pression professionnelle ou de fatigue des agents ? Aucune impression de ne pas voir le bout du tunnel ? La réalité est évidemment toute autre.

Mais reconnaître les problèmes impose de travailler pour les résoudre.

Cela demande sans doute un peu plus d’engagement que de simples déclarations autosatisfaites.

À force de vouloir présenter une version idéalisée de la situation, l’UFAP donne l’image d’un syndicat utopiste, qui préfère modeler la réalité pour qu’elle corresponde à son discours et aux intérêts personnels de la direction plutôt que de défendre concrètement les agents.

Pour notre part, nous faisons un autre choix ! Celui de regarder la réalité en face, de faire remonter les difficultés et de travailler à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail des personnels.

Les agents, eux, savent faire la différence entre ceux qui parlent et ceux qui agissent. Le moment venu, nous en avons la conviction, ils sauront également quel syndicat défend réellement leurs intérêts.

Le SLP FO Justice Bourges continuera, pour sa part, à porter la parole des personnels et à défendre leurs conditions de travail sans détour, sans faux-semblants et sans fermer les yeux sur les réalités du terrain.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

FS de l’Administration Centrale : Déclaration liminaire du 10 mars 2026

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs,

FO Justice tient tout d’abord à vous remercier pour l’organisation de cette formation spécialisée de l’Administration Centrale, qui nous réunit aujourd’hui.

Cependant, FO Justice ne peut que constater, avec une vive préoccupation, la multiplication des situations de souffrance au travail au sein du ministère de la Justice.

Les signalements qui nous parviennent, émanant de différentes directions, révèlent une détérioration préoccupante, pour ne pas dire alarmante, des conditions de travail :

Une augmentation des risques psychosociaux ;

Une charge mentale devenue insoutenable pour de nombreux agents ;

Un manque manifeste de soutien institutionnel.

Ces situations sont inacceptables. Les agents de la Justice, qui s’engagent quotidiennement pour assurer la continuité du service public, ne peuvent être abandonnés face à :

Des réorganisations brutales ;

Un sous-effectif chronique ;

Des pratiques managériales parfois défaillantes.

FO Justice dénonce fermement cette dérive et exige des réponses immédiates et concrètes pour protéger la santé physique et mentale de nos collègues.

Les agents de ce ministère méritent des conditions de travail dignes, respectueuses et protectrices.

FO Justice remercie l’administration d’avoir enfin mis à disposition du service RH de la DGAP ce jour, un bureau identifié par notre organisation syndicale depuis le 25 février 2026.

Ensemble, agissons pour une Justice humaine et protectrice !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

QSL Caen-Ifs : Transfert urgent sous peine de mouvement social

Une nouvelle fois, la gestion de certaines situations laisse les personnels dans une incompréhension totale et soulève de sérieuses interrogations sur la protection accordée aux agents.

Hier, le détenu H, bien connu au QSL pour son pedigree et son comportement problématique, a franchi une ligne rouge particulièrement grave.

Face à un surveillant, ce dernier s’est permis de tenir des propos inacceptables et inquiétants, allant jusqu’à évoquer la vie privée de l’agent. Le détenu a ainsi cité son adresse personnelle, son temps de trajet pour se rendre au travail, et a même prononcé son nom devant l’ensemble des personnes détenues présentes sur le secteur.

Il s’agit là d’une atteinte directe à la sécurité et à l’intégrité d’un agent, mais également d’un message d’intimidation extrêmement grave, susceptible de mettre en danger non seulement le collègue concerné, mais également sa famille.

Le signalement a immédiatement été effectué afin que des mesures de sûreté adaptées puissent être prises.

Mais contre toute attente, la réponse apportée laisse les personnels stupéfaits.

Plutôt que d’écarter le « VOYOU » à l’origine des menaces, c’est l’agent qui se retrouve déplacé et exclu de plusieurs postes, notamment du QSL, de la PEP et de l’accueil, afin d’éviter tout croisement avec ce détenu.

Pendant ce temps, le détenu reste tranquillement affecté sur le secteur, comme si les faits reprochés n’avaient aucune gravité.

Pour Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS cette décision est totalement incompréhensible et inacceptable. La sécurité des agents et de leurs familles n’est pas négociable.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté à son profil et à son comportement.

Si aucune décision de transfert n’est prise d’ici mercredi soir, notre organisation déclenchera un mouvement social devant la SAS de l’établissement dès jeudi matin à 7h00.

Lire le communiqué