Dès 2022, FO Justice PJJ – IDF-OM avait dénoncé l’existence d’une situation de risques psychosociaux (RPS) au sein de la DEPAFI.
Notre organisation syndicale a de nouveau lancé une nouvelle alerte en 2025 auprès de la DIR IDF-OM qui a conduit au tract du 3 mars 2026.
Dans ce communiqué, nous avions dénoncé le manque de prise en considération sérieuse d’une situation qui ne cesse de s’aggraver.
Nous avions également contesté le choix d’une enquête interne qui ne garantissait pas l’objectivation des situations de souffrance.
Suite à notre publication nationale du 6 mars 2026, il semblerait que l’administration ait changé de position.
À l’épreuve des faits et sous l’insistance de notre organisation syndicale, le directeur interrégional IDF-OM a décidé d’annuler l’enquête interne conformément à notre revendication.
► En effet, le DIR a annoncé l’externalisation de l’enquête par un cabinet extérieur.
Pour FO Justice PJJ, celareste insuffisant. Le recours à un cabinet extérieur choisi et financé par la DIR IDF OM demeure problématique.
Raison pour laquelle nous avons réclamé auprès du directeur de la PJJ la saisine de l’Inspection Général de la Justice. Un arbitrage est attendu très prochainement.
FO Justice PJJ se tiendra toujours aux cotés des agents en souffrance et reste pleinement mobilisé pour faire entendre votre voix !
Suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP de la SAS 95, FO JUSTICE CPIP s’est positionnée conformément aux attentes des agents, suite à l’AG du 26/02/26.
En effet, les agents du SPIP 95 en milieu fermé et milieu ouvert ont exigé :
– La venue au SPIP de la plus haute hiérarchie pénitentiaire afin que le soutien à notre collègue et plus largement aux missions des CPIP puissent être réaffirmés.
👉 La directrice adjointe de la DISP s’est donc déplacée au service dès le lendemain de l’AG et le DGAP se rendra au SPIP 95 le 12/03/26, à la rencontre des agents et des syndicats.
– Qu’une mobilisation puisse être organisée en lien avec les OS devant le TJ de Nanterre, le commissariat de police ou devant le millénaire.
👉 FO JUSTICE s’est positionnée en proposant aux agents d’organiser une mobilisation le 17/03/26 à 14h00 devant le TJ de Nanterre car c’est le lieu précis où la décision injustifiée d’une garde à vue de notre collègue a été prise et nulle part ailleurs.
– Qu’une inspection puisse être diligentée afin de comprendre les raisons qui ont abouti à cette situation et ainsi veiller à ce qu’elle ne puisse jamais se reproduire.
👉 FO JUSTICE a donc sans attendre saisi le ministre par lettre ouverte le 03/03/26.
Face aux positions inverses de certaines organisations syndicales à savoir : ne pas demander à saisir l’IGJ et se mobiliser place Vendôme, FO JUSTICE CPIP a donc fait le choix de ne pas s’associer à cette intersyndicale et d’agir seule, comme à son habitude.
En effet, les autres OS préfèrent se mobiliser le même jour que notre OS, dans un lieu où ils savent pertinemment que tout regroupement sera quasi impossible et qui ne faisait pas partie des attentes des agents concernés.
Si leurs motivations étaient sincères, ils se rendraient plutôt devant le TJ de Nanterre à 14h aux côtés des agents du SPIP 95 et de notre collègueBen. Mais force est de constater qu’ils font le choix d’aller ailleurs, sans doute de peur de vexer les organisations syndicales de magistrats auxquelles ils sont associés, avec pour seule boussole de nuire à notre mobilisation, au détriment de l’intérêt des agents.
Nous espérons donc que les collègues des SPIP d’Ile de France ne perdront pas leurs matinées inutilement et viendront nombreux devant les portes du TJ de Nanterre le 17 mars 2026 à 14h00 afin de témoigner le soutien et la solidarité dus à notre collègue et afin de rappeler aux autorités judiciaires, qui semblent encore l’ignorer, qui sont les CPIP !
Nous rappelons à ce titre que les collègues qui souhaitent participer à notre mobilisation sont invités à nous contacter sur la boîte mail suivante :
cpip@fojustice.fr
Enfin, nous invitons les collègues qui seront présents à faire appel à leur créativité pour l’élaboration de pancartes et banderoles afin de rappeler le rôle essentiel du CPIP.
UN RDV A NE PAS LOUPER :
LE 17/03/2026 A 14H00 DEVANT LE TJ DE NANTERRE
NOUS COMPTONS SUR LA FORCE DU NOMBRE POUR MONTRER QUI NOUS SOMMES.
NE MANQUEZ PAS CETTE OPPORTUNITÉ DE FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES CPIP !
Monsieur le directeur général de l’administration pénitentiaire,
Madame la directrice de l’école nationale d’administration pénitentiaire,
Mesdames et messieurs les membres du conseil d’administration,
Le syndicat FO Justice a souhaité prendre la parole lors de ce conseil d’administration afin de revenir sur plusieurs sujets d’actualité à l’ÉNAP et notamment parce-que lors du dernier CA, nous n’avons pas eu ou trop peu de réponse.
Avec votre présence, Monsieur le directeur général, nous espérons en avoir cette fois-ci.
Le premier sujetconcerne les agents non titulaires (ANT) de l’écoleet plus particulièrement la rémunération de ces agents.
Il ressort qu’en 2019, un cadre de gestion a été voté lors du conseil d’administration du 27 juin 2019.
Ledit cadre de gestion devait permettre une rémunération plus favorable aux agents contractuels de l’école mais également à ceux recruté postérieurement à la mise en œuvre de ce cadre de gestion.
Or, il n’en est rien.
Ce qui est scandaleux sur ce sujet, c’est que la direction générale de l’administration pénitentiaire, qui rappelons-le, n’ai pas l’employeur des agents non titulaires de cette école ; c’est l’école elle-même, se permet de mettre son nez là où elle ne devrait pas.
La tutelle pourtant intervient sans vergogne sur ce sujet et refuse que l’école fasse évoluer ce cadre de gestion de peur de voir les ANT de l’ÉNAP mieux rémunéré que les ANT de l’administration centrale.
C’est purement et simplement un scandale.
Pour FO Justice, la DGAP, et je m’adresse à vous Monsieur le directeur général de l’administration pénitentiaire, doit laisser l’école gérer la rémunération de ses ANT avec Madame le contrôleur budgétaire dont elle dépend.
Autre sujet particulièrement préoccupant dans cette école : les risques psychosociaux
Une nouvelle page s’ouvre mais serait-ce le jour sans fin ?
Nous avons beau prévenir, alerter, signaler, informer, force est de constater que rien n’évolue si ce n’est dans le mauvais sens et on se trouve à court de synonyme.
La situation est pour le moins préoccupante, de plus en plus de collègues sont à bout.
La fatigue physique et mentale se ressent dans tous les services. L’explication est toute simple :
L’Institution, la direction générale de l’administration pénitentiaire et la direction locale demandent aux équipes de faire plus à moyen constant au prix des souffrances susmentionnées.
Que dire sur le budget…
FO Justice a déjà dénoncé ce budget insincère lors du CA du 26 novembre 2025.
Au 1er janvier 2026, le fond de roulement est à 98 jours de fonctionnement pour terminer à une trentaine de jours au 31 décembre 2026.
À cela s’ajoute des contraintes liées à la diminution de la subvention pour charge de service public (CSP) : le 1er quartile qui est ponctionné de près de 25% ; sur 8.6 millions d’euros initialement prévu, l’école n’aura perçu que 6.7 millions d’euros.
En résumé, en décembre 2026 cela correspondrait à un reliquat de 13.86 jours de fond de roulement…
FO Justice ne fera pas plus de commentaire….
Doit-on y voir un signe de démission complète de la DGAP ? Comment répondre au fort besoin formatif, lié au recrutement, si l’on n’est pas soutenu financière par notre tutelle ?
Avez-vous un commentaire Monsieur le directeur général ?
Le montant retiré du 1er quartile sera-t-il consacré à la communication de la nouvelle dénomination de l’administration centrale : à savoir passer de DAP à DGAP ?
FO Justice terminera son allocution en parlant de la situation des élèves surveillants du pacifique qui, pour la 224è, n’ont toujours pas leur carte vitale.
Ils sont arrivés le 26 janvier 2026 et habituellement, leur carte vitale est disponible en un mois. Ici, et malgré l’engagement du « service paye » de l’école, ce n’est toujours pas le cas pour bon nombre d’entre eux.
Quant aux élèves surveillants des 222è et 223è promotion, une minorité n’a toujours pas accès à l’espace en ligne de la mutuelle référencée…
Que pouvez-vous répondre à ces agents ? Comment font-ils pour se soigner ?
Décidément notre administration est plus prompte à se réorganiser en plus haut lieu mais oublie de plus en plus régulièrement les personnels qui sont les poumons même de cette institution.
FO Justice continuera, comme toujours, à défendre sans relâche les droits, la sécurité et la dignité des personnels.