
Madame la directrice,
FO Justice a alerté à maintes reprises la direction sur le manque de personnel et ce dès les COPIL.
Pour autant, les agents de ce service ont travaillé pour fournir un programme de formation cohérent, répondant aux attentes et à la commande de l’administration ; ils ont toujours été volontaires pour mener à bien leurs missions de formation.
Cependant, la charge de travail et la répétition des gestes professionnels a amené 3 agents en AT et d’autres en arrêt de travail.
Ces accidents de service et ces arrêts de travail résultent directement de cette charge de travail :
- 2 groupes de 20 agents à gérer par moniteur et par jour
- Autant d’assauts à encaisser
Même sans intention de blesser, les contacts sont présents, la répétition des coups aussi.
Pour FO Justice il est urgent, afin d’assurer le bien-être des agents :
- Renforcer l’organigramme en ouvrant les postes à chaque mobilité (5 ETPT)
- Acheter des tenues par coups de meilleure qualité, en doter les moniteurs d’une dotation individuelle personnelle
- Acheter des bâtons de protections télescopique (BPT) en nombres (afin de réapprovisionner une réserve) et améliorer leur qualité
- Acheter des mallettes afin d’équipés chaque dojo d’une mallette équipé du matériel afin d’éviter les transports par les personnels d’un lieu à l’autre (parfois 7 cours simultanément dont 2 en gymnase séparé par des matelas/tapis)
La direction locale a d’ores et déjà indiqué, lors de la réunion mensuelle du 18 décembre 2025 et à la suite de la question posée par FO Justice, que les heures supplémentaires (qui ne pourraient pas être récupérées) seraient mises en paiement.
FO Justice souligne qu’il sera quasi impossible de récupérer les heures faites en raison des plannings et des effectifs.
FO Justice vous demande de se saisir de cette situation et d’alerter sans délai Monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire sur cette situation sans précédent, d’autant qu’il connaît très bien les difficultés de cette école.
On ne peut pas vouloir rayonner nationalement et internationalement, et ne rien faire pour améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, qu’ils soient à l’ÉNAP, en établissement, en DISP ou sur des missions transversales.
Malgré une charge de travail considérable la section TIO de l’ÉNAP effectue toujours le travail demandé sans rechigner et avec engagement.
À trop tirer sur la corde, elle finit par casser !
Les agents finiront par demander leur mutation.
Des compétences indéniables seront alors perdues pour l’école mais surtout pour les élèves en formation.
Il est temps que l’administration rende à ses personnels ce que les personnels donnent à l’administration.









