Hier soir, aux environs de 23 heures, un incident déplorable s’est produit au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault. Une coupure générale de l’électricité a plongé l’établissement dans l’obscurité totale. Pire, le groupe électrogène qui alimente le CP en électricité lors de coupure de courant, n’a pas fonctionné, laissant un personnel dans le désarroi.
Mais que s’est-il passé ? Est-ce un incident isolé ou en rapport avec le grand chantier environnant du DAC ?
Pour le moment, aucune information ni explication de la part des techniciens et de la direction.
FO Justice Bémao tire son chapeau aux collègues présents cette nuit. Ils ont su garder la tête froide, et surtout faire preuve, encore une fois, d’un professionnalisme remarquable pour répondre présents malgré la situation tendue.
Les agents ont fait appel à la Permanence et à la direction, nousregrettons, comme lors de la dernière mobilisation des personnels, l’absence de la Cheffe d’établissement, apparemment hors du département.
Le personnel a dû attendre la fin cet incident, au petit matin 6 h, pour enfin voir le jour. Heureusement, aucun sur incident n’est venu se rajouter à cette nuit.
Après des départs de feux inexpliqués en détention, aujourd’hui une coupure générale on ne sais pas comment, il est peut-être l’heure de réaliser un check-up de tout l’existant avant le raccordement au DAC.
Objet : demande de soutien face à la gravité de la situation
Mesdames, Messieurs,
Fo Justice Lyon se permet aujourd’hui d’interpeller la Magistrature sur les difficultés que rencontrent les établissements pénitentiaires de la Direction Interrégionale de Lyon.
Les personnels pénitentiaires participent à l’exécution des décisions pénales et contribuent à la sécurité publique dans le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et des droits des personnes détenues.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’assurer ces missions dans des conditions sécuritaires optimales. Le nombre de matelas au sol ne cessent de croître, avec des profils de plus en plus inadaptés à la détention et la vie en collectivité.
Les violences et les incivilités se multiplient, les découvertes d’objets et substances illicites pullulent : téléphones portables et stupéfiants représentant un des plus gros trafics dans nos détentions.
Nos missions d’insertion et de réinsertion des personnes qui nous sont confiées sont mises à mal au vu de la surpopulation carcérale. Multiplication des dossiers à gérer, augmentation des mouvements en détention, cellules surencombrées.
La moyenne de taux d’occupation pour nos Maisons d’Arrêts dépasse les 160 % et bien au- delà de 200 % pour certaines d’entre elles. Cela représente plus de 800 matelas au sol.
Quelques établissements ont bénéficié de désencombrements minimes sous la pression des personnels envers notre Direction Interrégionale, mais cela au détriment d’autres établissements eux même déjà encombrés, et de surcroît, une bulle d’oxygène vite asphyxiée par de nouvelles arrivées.
Ce communiqué n’a d’autre vocation que d’attirer votre attention sur les courtes peines pouvant bénéficier de mesures alternatives à l’incarcération et, sur l’octroi d’aménagements de peine.
Si nous avons chacun nos missions, faisant partie du même ministère, celles-ci restent étroitement liées. fautes de PLACE… Qui le fera ?
Lorsque nous ne serons plus en capacité de mettre à exécution les peines que vous prononcez
Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer mesdames, messieurs les magistrats, l’expression de notre haute considération.
Ce mercredi 26 novembre, le ministre de la Justice a annoncé le lancement d’une intensification massive des fouilles dans l’ensemble des établissements pénitentiaires de France d’ici au 31 décembre. Il a présenté cette campagne comme une « réponse nécessaire » face à la circulation des téléphones portables, des stupéfiants et des objets interdits, et a insisté sur la volonté de « reprendre le contrôle » dans les détentions. Le garde des Sceaux a également mis en avant les opérations d’ampleur, dont la fouille XXL menée ce matin à la maison d’arrêt (MA) de Nanterre, qualifiée de modèle à généraliser. Selon le ministre de la Justice, ces actions doivent devenir la norme dans les semaines à venir.
FO Justice PACA-Corse est évidemment favorable à ces opérations, qui par ailleurs n’apportent rien de nouveau, mais une réalité incontournable s’impose, pour multiplier les fouilles sectorisées, générales ou ciblées, il faut des effectifs disponibles.
Et c’est là que les annonces se heurtent au réel, comment mener ces opérations sans fragiliser les établissements déjà en tension, quand mobiliser l’équipe régionale de fouille et l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP), signifie retirer des agents de détentions et de missions judiciaires déjà sous pression ?!
Intensifier les fouilles exige automatiquement du renfort !!!
Or, sur le terrain, les saisies explosent, les drones deviennent plus performants et plus discrets, les trafics se renforcent… Et les outils mis à disposition des agents ne suivent plus la technologie employée pour livrer drogues, téléphones et objets illicites. Le matériel anti-drone repère, mais ne neutralise pas. Il faut désormais des systèmes capables de détecter, suivre et stopper réellement.
CONTINUER AVEC LES MÊMES MOYENS ACTUELS, C’EST COURIR DERRIÈRE LE PROBLÈME
Les moyens de détection interne doivent aussi évoluer. Certains établissements en France, disposent déjà de scanners corporels, mais ce type d’équipement doit être déployé dans toutes les structures … RESTER AU NIVEAU ACTUEL, C’EST RECULER !!!
À cela s’ajoute un chiffre trompeur diffusé ce matin dans les médias avec un taux de surencombrement de 137 % en PACA. Ce chiffre, fourni par l’administration et relayé par une organisation syndicale, englobe maisons d’arrêt (MA), centres de détention (CD), Maison Centrale (MC), quartiers centre de détention (QCD), quartiers de semi-liberté (QSL) et structure d’accompagnement vers la sortie (SAS) NON SATURÉES.
UN CHIFFRE RASSURANT SUR LE PAPIER… SUR LE TERRAIN RIEN À VOIR !!!
Car la réalité, la VRAIE, celle que vivent les agents dans les MA et les QMA dépasse les 150 %, pus proches des 160 % de surpopulation carcérale ! C’est là que les tensions explosent, que les incidents se multiplient, que la pression est maximale et quotidienne.
Les établissements pour peine, MC et CD ne sont pas épargnés, en sous-effectif, face à une population pénale plus jeune, plus instable, plus violente. Le climat est tendu dans toutes les catégories d’établissement, pas seulement en MA et leur travail mérite la même reconnaissance.
À L’EXTÉRIEUR, MÊME CONSTAT, LA PRESSION EST TOUT AUSSI FORTE !!!
La population sous bracelet électronique atteint des niveaux records. Les CPIP, les surveillants ASE et équipes du SPIP le vivent chaque jour avec des effectifs en baisse et du matériel vétuste. Le SPIP 13 l’a rappelé dans sa lettre ouverte du 20 novembre, le nombre de DDSE explose pendant que les moyens diminuent. ON DEMANDE TOUJOURS PLUS, AVEC DE MOINS EN MOINS.
Pendant que les annonces s’enchaînent, l’insécurité, elle, ne s’arrête jamais : drones, téléphones, stupéfiants, violences, surpopulation, matériel obsolète, mobilités insuffisantes.RIEN NE RALENTIT.
LA SÉCURITÉ, TOUT LE MONDE LA VEUT, MAIS LA SÉCURITÉ NE SE FAIT PAS AVEC DES DÉCLARATIONS,
ELLE SE CONSTRUIT AVEC DU CONCRET, DES EFFECTIFS SUFFISANTS, DES OUTILS MODERNES ET UNE TECHNOLOGIE ADAPTÉE.
Et si l’on veut vraiment aller au bout des intentions affichées ce matin, alors il faut passer de l’annonce à l’action :
Le chien d’appui, aujourd’hui utilisé uniquement pour l’appui sécuritaire, doit enfin être développé en chien de détection de stupéfiants, d’explosifs et de matériel illicite. Le test en cours au CP Aix-Luynes doit déboucher sur un déploiement, car cet outil est indispensable pour atteindre les objectifs fixés par le ministre.
La brigade motorisée, actuellement en phase de test sur la DISP de Paris, doit être étendue à la DISP Marseille, elle doit disposer des mêmes moyens d’intervention rapide et de sécurisation.
AUJOURD’HUI, LE TERRAIN RÉCLAME SIMPLEMENT DU CONCRET, DES MOYENS, ET UNE VISION FIDÈLE DE LA RÉALITÉ QUE LES AGENTS AFFRONTENT CHAQUE JOUR
Le 25 novembre 2025 se tenait la commission de discipline du détenu S pour avoir tenté de planter son codétenu à la fourchette et introduction d’un portable ; faits graves , et pourtant, le directeur adjoint, président de séance ne l’a condamné qu’à 3 jours pour les faits de violence et 7 jours pour le portable….Peine plus que minimaliste sachant que l’énergumène ne cesse de provoquer tapage, insultes et menaces depuis son arrivée au quartier disciplinaire, et ce matin même, avait une bouteille remplie d’urine qu’il comptait jeter sur le surveillant !
Comment être clément face à de tels actes ?
Ces infractions cumulées constituent des actes dangereux, délibérés et susceptibles de mettre en péril la sécurité de l’établissement et du personnel ; cette sanction provoque, incompréhension, colère et indignation, les surveillants qui font leur travail ne se sentent pas soutenus, et pire, renforce un sentiment d’impunité du détenu ;
Comment garantir la sécurité quotidienne lorsque des comportements violents sont sanctionnés comme de simples incivilités ?
Monsieur le Directeur Adjoint, de grâce, revoyez votre copie…
FO Justice exige une reconsidération globale des sanctions disciplinaires pour les faits de violence.
FO Justiceexige une cohérence disciplinaire : les actes graves doivent recevoir des réponses proportionnelles.
FO Justice rappelle que notre priorité reste la sécurité de tous, et que la commission de discipline est un outil d’équilibre, de justice et de protection.
Force Ouvrière Justicesouhaite rappeler avec force notre demande initialement formulée : concernant la gestion et la diffusion des plannings de service pour les fêtes de fin d’année.
Lors du dernier CSA ainsi que lors de la bilatérale avec les services JOS, Force Ouvrière Justice a de nouveau souligné le besoin essentiel exprimé par les agents :
Disposer le plus tôt possible des plannings de fin d’année afin de pouvoir anticiper l’organisation personnelle et familiale, dans une période déjà sensible.
Nous avons insisté pour qu’une première diffusion intervienne au plus tard le 10 décembre.
Un délai indispensable pour permettre aux personnels d’anticiper sereinement leurs obligations professionnelles et familiales.
Force Ouvrière Justice demande :
Aux responsables UOS Central
À la Direction des Ressources Humaines,
Ainsi qu’aux Chefs d’établissement,
De garantir une diffusion la plus rapide possible des plannings de fin d’année, conformément aux engagements évoqués et dans le respect des agents.
ForceOuvrière Justice restera pleinement mobilisée pour que les droits et les conditions de travail des personnels soient respectés.
Une démonstration de force et de collaboration au service de la sécurité
UNE MOBILISATION D’ENVERGURE
Plus de 100 agents pénitentiaires des établissements du ressort de Paris, appuyés par 40 agents des unités ERIS/EROS, des équipes cynophiles spécialisées (recherche d’explosifs et de stupéfiants) et un soutien des forces de sécurité intérieur, ont mené une opération conjointe sous l’autorité du procureur de la République.
RÉSULTATS SIGNIFICATIFS
Saisie de plus de 100 téléphones portables dans une centaine de cellules ciblées.
Interception de stupéfiants
Aucune arme découverte grâce au professionnalisme des équipes
Maintien d’un dispositif sécuritaire renforcé avec le concours des ERIS pour prévenir toute difficulté
FO PARIS EXPRIME SA FIERTÉ ET SA RECONNAISSANCE
Face aux enjeux sécuritaires croissants, les agents ont fait preuve d’un engagement remarquable et d’une solidarité sans faille. Cette opération souligne l’impérieuse nécessité d’une collaboration étroite entre l’administration pénitentiaire, les autorités judiciaires et le ministère de l’Intérieur.
UN MESSAGE DE FERMETÉ
L’objectif est clair : envoyer un signal fort à tous ceux qui tentent de perpétuer des trafics au sein des détentions. La lutte contre ces fléaux est une priorité nationale pour restaurer la sécurité et l’autorité de l’État.
APPEL À LA PÉRENNISATION DES MOYENS
Cette opération ne doit pas rester un cas isolé. FO Paris exige :
La PJJ va connaître un tournant majeur suite aux annonces dans les médias. En effet, le ministre à énoncé des mesures fortes qui vont avoir un impact considérable sur les dispositifs de la PJJ, les conditions de travail et les affectations des agents.
La fermeture des CEF va conduire de facto de nombreux mineurs en prison. Faute d’alternatives, les contrôles judiciaires seront renforcés, la pression sur les services de la PJJ et les professionnels sera plus accrue, les UEHC risquent de devenir des fourre-tout sans projets éducatifs.
Pour rappel, voici quelques mesures à court terme :
► DISPOSITIF DE PLACEMENT
Fermeture des CEF (été 2026)
Transformation juridique des CEF publics en UJPE (unité judiciaire à priorité éducative)
Renforts UEHC de 1.5 ETP (infirmière et professeur technique)
Interdiction des téléphones portables (jeunes et professionnels)
Accueil de tous profils de jeunes assortis de Contrôles Judiciaires dits « plus forts »
Augmentation de la pression sur les UEHC.
► DISPOSITIF DE MILIEU OUVERT
70 postes supplémentaires
80 Redéploiements de certains postes (fonction supports et agents CEF)
Suppression d’une partie des postes conseillers insertion
Multiplication des contrôles judiciaires
Baisse des normes (sans certitudes)
Déploiement des lois ATTAL ( ARSE, Responsabilités parentales)
Augmentation des contrôles judiciaires (circulaire en cours)
Augmentation de l’incarcération du fait de la fermeture des CEF (à craindre)
Ces annonces bien que non exhaustives vont générer beaucoup de bouleversements.
FO Justice-PJJse déplacera sur l’ensemble des services afin de vous expliquer les enjeux et de vous accompagner le cas échéants.
Dans l’attente, nos sections régionales sont à votre disposition pour répondre à vos préoccupations.
FO Justicedécouvre avec consternation qu’un mandat de 1 000 € a été versé à Abdelslam, somme destinée à financer une inscription universitaire qui, finalement, n’a même pas été acceptée. Mais ce n’est pas là le cœur du scandale. Ce qui choque, ce qui blesse, ce qui sidère, c’est que cette somme a été versée sans aucune retenue pour les parties civiles, par pure dérogation, avec l’accord explicite de la DAP.
Autrement dit : une décision administrative assumée, signée, validée, et totalement déconnectée des réalités humaines, judiciaires et morales que nous portons chaque jour.
Comment accepter que l’administration centrale ait pu autoriser qu’aucune réparation ne soit opérée envers les parties civiles ? Comment comprendre que, pour ce détenu-là, pour celui dont le nom demeure associé à l’une des plus sombres pages de notre histoire contemporaine, la priorité ait été de préserver l’intégralité d’une somme personnelle, au mépris même de ceux qui, eux, portent encore les cicatrices de l’horreur ?
Et comme si cela ne suffisait pas, le virement a été reçu le 13 novembre.Ce jour où toute la Nation se recueille. Ce jour où la douleur résonne. Ce jour où les personnels pénitentiaires eux-mêmes n’oublient jamais ce qu’ils ont vu, entendu, vécu. Ce jour où chaque geste compte, où chaque maladresse résonne plus fort, où chaque décision administrative devrait être habitée par la décence la plus absolue.
Ce 13 novembre là, la DAP a cautionné une décision que tous les agents, eux, auraient immédiatement ressentie comme choquante, déplacée, et moralement inacceptable.
Cette affaire ne traduit pas seulement un dysfonctionnement ou une négligence. Elle révèle un fossé grandissant entre la réalité du terrain et les choix opérés par ceux qui, depuis leurs bureaux, semblent avoir perdu le sens du symbole, du respect, et de la responsabilité morale qui devrait guider chaque acte de l’Institution.
Les personnels ont été mis devant le fait accompli, une fois encore, découvrant tardivement que la répartition n’avait pas été faite, que la décision avait été prise sans eux, et qu’ils devraient, comme toujours, absorber les retombées d’un choix qu’ils n’ont ni souhaité, ni compris, ni cautionné.
FO Justicedénonce avec force la légèreté avec laquelle la DAP traite des décisions aussi sensibles. Nous dénonçons la déconnexion, l’indécence, l’oubli des victimes !
►Nous dénonçons cette manière de gouverner par dérogation, sans mesure, sans regard, sans conscience des conséquences.
►Nous refusons que les personnels soient réduits au rôle de spectateurs impuissants face à des décisions qui heurtent profondément leurs valeurs et leur mission.
Face à ce nouvel épisode consternant, FO Justice affirme avec détermination : trop, c’est trop ! La dignité des victimes, le respect des agents, la mémoire nationale et l’équité judiciaire méritent mieux que des décisions aveugles, maladroites ou cyniquement administratives.
FO Justice restera en première ligne, pour rappeler à la DAP que son rôle n’est pas de s’affranchir du sens, MAIS DE LE SERVIR !
Et que certaines décisions ne devraient jamais être prises…
Depuis votre message datant de juillet 2025 annonçant votre future prise de fonctions en septembre, nous espérions une reprise du dialogue social, une clarification des dossiers en attente et une volonté réelle d’échange avec l’organisation syndicale majoritaire de l’établissement.
Aujourd’hui, plusieurs mois plus tard, nous n’avons obtenu ni bilatérale, ni date, ni information, ni le moindre espace d’échange réglementaire. Le silence est total. Nous ne pouvons l’accepter.
Aucune bilatérale. Aucun CSA. Aucun dialogue.
Alors qu’il est désormais certain qu’il n’y aura pas de deuxième CSA en 2025, et que la bilatérale prévue n’est toujours pas programmée, le résultat constaté est que notre OS majoritaire n’est pas associé aux échanges.
Les sujets existent pourtant :Pour le bureau Local, ils s’accumulent, s’enlisent et restent sans traitement ou retour de la direction. S’il existe une avancée de ces sujets, le bureau local FO Justice est tenu hors de toute information.
Le retour du CSA local de juillet 2025 devait servir de base de travail commun. Vous succédiez à une direction qui avait repoussé tous les dossiers. Vous auriez pu engager une dynamique et vous n’avez même pas organisé un premier échange.
Le bureau localconstate une absence récurrente d’informations transmises à notre OS,des décisions prises en dehors de tout cadre de dialogue social, des dossiers modifiés ou réinterprétés sans concertation avec notre OS, des échanges « en off » proposés à la place d’instances réglementaires.
FO Justice MA Cherbourg en Cotentinle rappelle FERMEMENT : le personnel a droit à un dialogue social réel, transparent et institutionnel, pas à des discussions informelles sans portée réglementaire.
Des conditions de sécurité dégradées et non traitées sont dénoncées par le personnel.En effet, les agents alertent depuis des mois sur : des matériels de sécurité défaillants, des dispositifs en panne, des équipements usés non remplacés comme par exemple le WC en chambre de garde qui n’est pas praticable depuis plusieurs semaines.
Pire encore : lorsqu’un incident grave survient, mettant en évidence une faille de sécurité connue de l’administration et par la MCI, il est expliqué aux personnels… « qu’ils ont besoin d’une formation de calcul ».
Cette remarque est insultante. Elle nie la réalité du terrain et déresponsabilise totalement l’administration. Nous avons des propositions à vous faire Madame la Cheffe d’établissement, encore faut-il pouvoir l’évoquer lors d’une rencontre officielle.
La MCI, lors d’un entretien avec le secrétaire local FO Justice, a affirmé que le bureau local FO Justice MA Cherbourg serait « belliqueux », que le bureau localferait des « attaques personnelles ». Ces propos qui nous ont été rapportés, laisse penser qu’une perception erronée de notre OS circule dans certains échanges internes.
Nous rappelons que nos communiqués ont toujours dénoncé l’absence de dialogue social, les retards, le manque de transparence et les dossiers laissés à l’abandon. Nous avons dénoncé les faits. Et les faits demeurent !
Concernant la téléconsultation, le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentinrappelle que nous portons ce dossier depuis plus d’un an, comme en atteste le compte rendu de notre OS du CSA du 18 juillet 2025 :
« FO Justice MA Cherbourgréclame que le sujet soit sérieusement traité […]. Aucune communication n’a été établie avec l’hôpital malgré nos nombreuses relances. La direction reconnaît qu’aucun rendez-vous n’a été pris. »
Depuis votre arrivée, nous avons appris que des échanges et réunions ont finalement eu lieu avec l’hôpital et certains acteurs institutionnels. Mais
FO Justicen’a jamais été conviée pour ces rencontres.
C’est inacceptable, d’autant que : c’estFO Justicequi a relancé ce dossier pendant des mois, c’est FO Justicequi a obtenu les premiers engagements de l’administration et c’est FO Justicequi a porté la problématique en CSA et dans toutes les instances.
Il n’est pas admissible que nous soyons écartés au moment où enfin les choses avancent. Le personnel a besoin d’un cadre clair, d’informations précises et d’un suivi régulier. Madame la Cheffe d’établissement, le bureau local demande d’être pleinement associés dès maintenant à toutes les réunions, décisions, et étapes de mise en œuvre de la téléconsultation.
Le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentin exige :
La tenue immédiate de la bilatérale annoncée.
La fixation d’une date de CSA avant la fin d’année ou une explication écrite justifiant son absence.
La transmission d’informations claires sur les dossiers urgents (sécurité, travaux, RH, téléconsultation, caméras, équipements).
La mise en place d’un calendrier de dialogue social conforme aux règles nationales.
La reconnaissance des missions des agents : conditions de travail dégradées, retards administratifs, absence de matériel.
La fin des attaques verbales et des propos disqualifiants portés ou relayés par la direction.
Madame la Cheffe d’établissement, nous sommes l’organisation majoritaire sur l’établissement, nous représentons les agents et nous avons un mandat clair : faire respecter les droits de l’ensemble du personnel et exiger un fonctionnement normal de l’établissement.
Si la situation reste inchangée, FO Justice MA Cherbourg en Cotentin prendra toutes les mesures nécessaires pour se faire entendre.
Contrairement à la perception erronée de notre OS qui circule dans certains échanges internes, nous sommes ouverts au dialogue mais nous ne sommes plus disponibles pour le SILENCE.
Madame la Cheffe d’établissement, le bureau local portera cette exigence jusqu’au bout !
Monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire,
Madame la directrice de l’école nationale d’administration pénitentiaire,
Mesdames et messieurs les membres du conseil d’administration,
Le syndicat FO Justice a souhaité prendre la parole lors de ce conseil d’administration afin de revenir sur plusieurs sujets d’actualité à l’ÉNAP.
Le premier sujet concerne les agents non titulaires (ANT) de l’école et plus particulièrement la rémunération de ces agents.
Il ressort qu’en 2019, un cadre de gestion a été voté lors du conseil d’administration du 27 juin 2019.
Ledit cadre de gestion devait permettre une rémunération plus favorable aux agents contractuels de l’école mais également à ceux recruté postérieurement à la mise en œuvre de ce cadre de gestion. Or, il n’en est rien.
Ce qui est scandaleux sur ce sujet, c’est que la direction de l’administration pénitentiaire, qui rappelons-le, n’ai pas l’employeur des agents non titulaires de cette école ; c’est l’école elle-même et non le DAP.
La tutelle pourtant intervient sans vergogne sur ce sujet et refuse que l’école fasse évoluer ce cadre de gestion de peur de voir les ANT de l’ÉNAP mieux rémunéré que les ANT de l’administration centrale.
C’est purement et simplement un scandale.
Pour FO Justice, la DAP, et je m’adresse à vous Monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire, doit laisser l’école gérer la rémunération de ses ANT avec Madame le contrôleur budgétaire dont elle dépend.
Le second sujet concerne les élèves de cette école et notamment les élèves venant du pacifique, il est temps d’entamer des échanges avec la CPAM et trouver des solutions pérennes pour que les élèves issus de ces territoires ne rencontrent pas de difficultés dans la prise en charge de ces agents et de leurs soins.
Il faut aussi avoir une véritable communication auprès de l’ensemble des élèves concernant la mutuelle obligatoire INTÉRIALE.
Le troisième sujet est le plus scandaleux, sous couvert d’une délibération prise en 2019 par le conseil d’administration de l’école, les élèves lors d’une fermeture pédagogique n’ont pas les repas pris en compte.
Le week-end du 11 novembre 2025, l’école était en fermeture pédagogique. Les élèves surveillants, qui ne percevront une rémunération avant fin novembre 2025, n’ont donc pas pu accéder au restaurant administratif.
Ceci ne pose pas de difficultés dès lors que les élèves sont rémunérés.
Près de 106 élèves surveillants sont restés sur le carreau et ne pouvait pas se payer à manger pour ce motif : aucune rémunération depuis le 20 octobre 2025.
La direction de l’école n’a rien fait, ni monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire.
C’est un comble d’ailleurs.
Le ministère de la Justice et plus particulièrement l’administration pénitentiaire seraient-ils devenus injustes et inhumains ?
Nous ne sommes tout de même pas une institution du tier monde ? Je vous pose la question.
Ne pas donner à manger à son personnel est purement et simplement scandaleux.
En résumé, tous les décisionnaires, qui auraient pu aider ces élèves surveillants n’ont pas levé le petit doigt. On parle de se nourrir, un besoin vital et élémentaire.
FO Justice s’est substitué à l’ÉNAP et à l’administration.
FO Justice a tout naturellement effectué une distribution alimentaire samedi matin, permettant ainsi aux 106 élèves concernés de se nourrir durant le week-end du 11 novembre 2025.
Ce qui est choquant, c’est que ce n’est pas du fait des élèves surveillants ; ils ne sont pas rémunérés à cause de l’administration qui choisit toujours une date qui ne permet pas aux élèves de percevoir la rémunération due.
FO Justice souhaite que les dates d’entrée en scolarité des élèves et plus particulièrement des élèves surveillants se fasse le 1er du mois. Cela permettra au service UGAFE de l’école de traiter les dossiers et ainsi verser le traitement du auxdits élèves.
Le concours de recrutement de réalisant bien en amont, cela n’aura aucune incidence sur le bon déroulé administratif du concours et de l’entrée en scolarité.
Les élèves CPIP rentrent toujours le 1er septembre de l’année.
FO Justice voulait aussi attirer l’attention des membres du conseil d’administration sur l’état des bâtiments de cette belle école, sur l’état des extérieurs et sur l’état des matériels mis à disposition des acteurs de formation notamment.
Les priorités budgétaires ne sont pas les mêmes pour tout le monde visiblement.
Le budget de fonctionnement aurait pu être utilisé pour rénover les sanitaires des personnels du bâtiment d’enseignement.
Les priorités ne sont visiblement pas les mêmes pour la direction et les personnels de cette école.
Le budget d’investissement aurait pu être utilisé pour rénover, par exemple, les sanitaires des personnels du bâtiment d’enseignement, ces fameuses toilettes dont certaines sont indisponibles depuis plus de cinq ans et dont tous les ans on nous promet leurs réhabilitations. Pour autant, on a préféré investir dans une estrade.
Que dire du budget que nous allons étudier. En 2025, l’ÉNAP disposait de 151.17€ par jour de formation ; en 2026 nous ne disposerons plus que de 137,43€. Alors que nous le savons tous, la formation à 8 mois va entrainer des coûts supplémentaires (plus de séances de tir, plus de stages).
Et alors qu’allons-nous faire ?
Rien, rien si ce n’est continuer à accroitre la charge de cette école en construisant de nouveaux bâtiments.
Malheureusement sans moyen financier cette école se décrépit : les personnels et les apprenants de cette école ont dû cet été travailler avec des températures atteignant presque 40° dans les salles de classes ou les locaux opérationnels ; et maintenant, il n’y a pas de chauffage, il fait à peine 15° dans les bureaux et les salles d’enseignement. Je ne parle pas des températures dans les hébergements. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres
Les capacités d’investissements de l’école sont comme nos glaciers des Pyrénées, bientôt un vague souvenir.
En 2024, 10.91 millions d’€ soit 108.9 jours de fonctionnement, prévision 2026 : 3,29 millions d’€ soit 32.8 jours de fonctionnement Cette prévision nous semble très optimiste pour ne pas dire insoutenable, après étude de la présentation du budget initial. La question est aurons-nous encore une capacité d’autofinancement suffisante fin 2026
L’ÉNAP est la seule école d’administration pénitentiaire en France. Elle n’est pas à la hauteur structurellement et humainement de ses ambitions. Il suffit de regarder par la fenêtre et de constater l’entretien réalisé dans les locaux mais aussi à l’extérieur.
Monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire doit être bien attristé lui qui était si attaché à l’entretien des extérieurs et de voir aujourd’hui le laisser aller.
FO Justice dénonce ce manque d’anticipation, dénonce le manque de réalisation de travaux d’entretien régulier qu’ils soient annuels ou sur une périodicité plus longue.
FO Justice exige :
Que l’ÉNAP soit souveraine quant à la rémunération versée aux agents contractuels en lien avec Madame la CBR
Que l’administration fixe des dates d’entrée en scolarité des élèves surveillants permettant de les rémunérer dès le 1er mois de scolarité
Que les élèves surveillants et l’ensemble des élèves de cette école puissent manger convenablement dès le 1er jour de scolarité
FO Justice continuera, comme toujours, à défendre sans relâche les droits, la sécurité et la dignité des personnels.