Force Ouvrière Justice est intervenu auprès du Directeur Interrégional afin que les stagiaires de la 221, encore hébergés à l’hôtel, puissent bénéficier d’une prolongation exceptionnelle de leur prise en charge.
Suite à notre lettre ouverte en date du 3 novembre 2025 adressée au Chef d’établissement, et notre intervention auprès du Directeur Interrégionale la position de Force Ouvrière Justicea été entendue et une prolongation d’une semaine d’hébergement supplémentaire a été accordée pour les 22 agents concernés.
Par ailleurs, Force Ouvrière Justicea sollicité que la Direction des Ressources Humaines rencontre individuellement les agents afin de faire un point sur leurs diverses démarches de recherche de logement.
Notre organisation professionnelle a également sollicité la Direction à procéder au cas par cas, afin d’apporter une réponse adaptée à chaque situation rencontrée.
Force Ouvrière Justice a insisté auprès du Directeur Interrégional sur la nécessité que le bailleur respecte pleinement ses obligations, notamment concernant les délais de réalisation des travaux, excessivement longs.
Nous avons rappelé que les difficultés de déblocage budgétaire annoncées par le bailleur, ne peuvent en aucun cas retarder ou fragiliser l’installation de nos jeunes fonctionnaires, déjà sollicités par le contexte actuel et l’environnement professionnel.
Force Ouvrière Justice reste mobilisé pour accompagner les agents concernés et veillera au suivi de ce dossier jusqu’à son aboutissement.
Force Ouvrière Justice à vos côtés, pour défendre vos conditions de vie et de travail.
Nous sommes réunis en cette instance pour aborder les situations individuelles et notamment les recours relatifs aux CREP.
Une fois n’est pas coutume, nous constatons que certains recours, pourtant transmis dans les délais aux services déconcentrés n’ont pas été communiqués à l’administration centrale. Ces négligences privent les agents d’un droit fondamental que cette instance paritaire est censée garantir.
Les agents vont donc entamer la nouvelle campagne de CREP 2026 sans que leurs recours aient été étudiés.
Notre Organisation Syndicales’interroge sur ces dysfonctionnements qui ne portent jamais à conséquence à l’endroit des cadres concernés.
Monsieur le Président,
FO Justice PJJrappelle que les enjeux liés aux comptes rendus d’évaluation professionnelle ne cessent de croître. Pour rappel, le CREP a des incidences directes sur l’avancement, l’inscription sur les listes d’aptitude, la mobilité du fait du profilage et l’attribution du CIA.
Notre Organisation Syndicaleexige que les campagnes de CREP soient menées avec rigueur, objectivité et bienveillance. Les délais réglementaires doivent être respectés, les cadres formés, les agents clairement informés de leurs droits et des modalités de recours.
Or, nous constatons des dérives récurrentes en matière de conduite des entretiens.
FO Justice PJJdénonce :
►Des comptes rendus pré-remplis avant la tenue de l’entretien.
►Des échanges qui laissent place à des règlements de compte.
►Des écarts béants entre les propos tenus lors de l’entretien et les retranscriptions écrites.
►L’absence d’objectifs initiaux, des jugements discriminatoires et du chantage au CIA
Monsieur le Président,
Nous tenons à rappeler que l’évaluation professionnelle doit rester un moment d’échange bienveillant au service du développement professionnel des agents et non un outil de représailles déguisées.
Nous tenons également à souligner que le nombre de CREP proposé à l’ordre du jour reste largement inférieur à la réalité du terrain. En effet, de nombreux agents renoncent à engager un recours, découragés par la lourdeur de la procédure, l’absence de réponse des cadres dans des délais raisonnables ou encore le manque d’informations sur leurs droits.
La campagne de CREP est également un indicateur sur l’impact du CJPM dans les services de milieu ouvert. Nous constatons que certains agents font l’objet de griefs infondés sur leur niveau de productivité. Les mesures en attente, les taux d’absentéisme élevés, l’insuffisance de renforts ne relèvent pas de la responsabilité des agents. Il est inaudible que ces derniers fassent l’objet de remontrances dans le cadre des évaluations professionnelles. A ce titre, Notre Organisation Syndicale réclame des renforts supplémentaires pérennes dans les services de milieu ouvert et la baisse de normes.
Monsieur le Président,
FO Justice PJJ profite de cette instance pour vous alerter une nouvelle fois sur le non-respect des procédures s’agissant des postes profilés. Le nombre d’agents rencontrant des difficultés lors des mobilités ne cesse de croître.Raison pour laquelle, Notre Organisation Syndicale réitère sa revendication visant à mettre fin au profilage. Les effets néfastes sont nombreux tels que l’iniquité de traitement, l’opacité des sélections, la poursuite du réseautage, le contournement par le recours au non-classement, le recrutement de contractuels malléables et la non-publication de certains postes.
Compte tenu des dérives non contestables, Notre Organisation Syndicaleréclame le retrait de la disposition imposant la transmission des CREP pour les candidatures, la systématisation des comptes rendus d’entretien et la communication du rang de classement à chaque candidat.
Monsieur le Président,
Nous ne pouvons passer sous silence la campagne désastreuse d’attribution du CIA. Il y a en l’espèce aucune homogénéité entre les régions tant sur la mise en paiement que sur les critères d’attribution. Chacun semble faire selon des critères flous, des choix opaques et contestables. Une harmonisation par le haut devient indispensable pour éviter les mécontentements d’agents privés d’une rente financière non négligeable. Nous tenons à avoir une pensée pour nos collègues contractuels qui ne bénéficient pas du CIA et demandons à l’administration d’entrevoir une disposition permettant de compenser cette injustice
Monsieur le Président,
FO Justice PJJprofite de cette instance pour réaffirmer son opposition à la déconcentration des sanctions disciplinaires de premier groupe. Nous continuons de demander le retrait de cette prérogative disciplinaire.En cas de refus, nous exigeons la garantie de la transmission d’une convocation officielle de l’administration afin de garantir le droit au contradictoire.
Monsieur le Président,
FO Justice PJJrappelle que les dispositifs d’insertion ont besoin des professeurs techniques et leur apport est indispensable pour les jeunes que nous prenons en charge.
FO Justice PJJse réjouit de la mise en place d’un concours culture et savoir de base en 2026 mais cela reste insuffisant et ne doit pas éluder l’abandon du corps des professeurs techniques.
Toujours en matière d’insertion, Notre Organisation Syndicaletient à faire part de sa haute préoccupation concernant le devenir des correspondants insertion. Pour rappel, chaque agent a bénéficié d’une formation onéreuse pour l’administration et il serait inaudible qu’à l’issue des trois années, ces derniers deviennent la variable d’ajustement des milieux ouverts. Nous attendons un positionnement clair de l’administration sur l’avenir de nos collègues.
Monsieur le Président,
La campagne relative au tableau d’avancement des psychologues se déroule dans des conditions obscures. FO Justice Psychologuevous engage à clarifier l’ensemble de ces procédures et des critères retenus. Les agents doivent pouvoir être informés. Ils doivent savoir s’ils sont proposables et proposés, ainsi que les critères retenus pour justifier ces choix.
En outre, FO Justice Psychologuerevendique avec force la création d’un examen professionnel permettant à chaque psychologue de défendre sa carrière pour bénéficier d’un avancement.
Monsieur le Président,
Le concours 2026 pour le recrutement des psychologues a enfin été annoncé. FO Justice Psychologuevous enjoint à remonter les besoins du terrain pour enfin couvrir les postes vacants.FO Justice Psychologue continue à défendre la nécessité de développer des règles d’affectation et de mobilité favorables aux agents permettant de conserver leurs postes pour les collègues contractuels qui le souhaitent et permettant aux stagiaires de muter, s’ils le souhaitent, une fois titularisé.
Ce lundi 3 novembre 2025, notre établissement a accueilli plusieurs collègues nouvellement mutés, venus de toute la France.
Un accueil raté
Habituellement, les nouveaux agents sont reçus par le pôle formation du CP au Bourdillat. Mais cette fois, le seul formateur disponible sur le CP étant déjà mobilisé sur d’autres obligations professionnelles, il n’a pu être présent.
L’anticipation des mutations des personnels du CPF de Bordeaux semble, une fois de plus, trop compliquée à gérer pour notre direction locale.
Résultat : c’est le service RH, déjà en sous-effectif (deux PA et un responsable RH pour le plus grand établissement de notre DI), qui s’est vu confier cette charge supplémentaire. Les agents ont été prévenus jeudi après-midi des modalités de leur accueil prévu le lundi matin !
Encore une fois, l’anticipation exemplaire de notre direction locale fait des merveilles… alors que les dates d’affectation étaient connues depuis plusieurs mois.
Pompon sur la Garonne !
Les nouveaux collègues ont été placés en CA forcés les 1ers et 2 novembre, au motif que la note de mutation prévoyait une prise de service un samedi férié.
Du grand Mendez !
Le chef d’établissement se retranche derrière une consigne DAP et une validation DIOS. Pourtant, il semble que le traitement diffère d’un établissement à l’autre, que ce soit dans la DI ou hors DI !
La bilatérale FO Justice / DAP / DI du 13 octobre dernier, portant sur la gestion RH du CPBG, n’est toujours pas prise en compte par le CE.
De qui se moque t-on ???
À peine arrivés, la direction locale dégoute déjà nos collègues venus renforcer nos rangs. La gestion RH de notre établissement étant déjà catastrophique, il n’est pas utile d’en rajouter une couche.
FO Justiceexige la régularisation du positionnement en RH et s’il le faut, FO Justice accompagnera nos collègues dans leurs recours administratifs afin qu’ils récupèrent leurs congés indûment retirés. Il existe clairement une inégalité de traitement entre les collègues de Bordeaux et ceux des autres établissements du pays.
FO Justice CPBGn’est pas surpris par cette gestion bancale de la direction , mais nous ne laisserons rien passer.
Rien ne va plus au Centre de Détention de Montmédy.
Depuis des mois, les collègues de détention travaillent sans sécurité, de jour comme de nuit et une tension quotidienne qui ne cesse de grimper.
Hier, le pire a failli arriver :
Une suspicion d’arme à feu en cellule a déclenché une situation extrêmement grave.
Il ne s’agit plus de rumeurs, de ressenti, ni d’exagération :
👉 la sécurité des agents est mise en danger.
✅ UNE OPÉRATION SANS PRÉCÉDENT
Grâce à l’intervention coordonnée : Des ERIS, Des PREJ, Des ELSP, Une opération d’envergure a été menée en fin d’après-midi.
🔎 Le dispositif a ciblé un étage complet, soit 32 cellules passées au peigne fin. A savoir que cet étage est en gestion d’ilotage. De ce fait, les détenus sont livrés à eux-mêmes
DONC AUCUNE SECURITE.
➡ Résultat :
✅ Aucune arme à feu retrouvée, fort heureusement,
❌ Mais un butin de 10 téléphones portables sortis des cellules !
Encore une preuve que la situation sécuritaire du CD est hors de contrôle.
✅ FO JUSTICE MONTMÉDY SALUE LE TRAVAIL DES AGENTS
Le bureau local FO Justice de Montmédy félicite et remercie chaleureusement :
✔ Les équipes de Sécurités venues en renfort de tous les établissements sensibilisés de la Région Grand Est.
✔ Les collègues de jour comme de nuit.
✔ Tous ceux qui ont tenu 24 heures quasiment sans relâche.
Sans la solidarité et le professionnalisme des personnels, l’établissement aurait pu vivre un drame.
FO Justice demande une harmonisation des heures supplémentaires engendrées par cette opération.
Dans la nuit du dimanche 2 novembre 2025, les agents du service de nuit ont été mis à rude épreuve. Le PCI informe le chef de poste d’une bagarre en cellule. L’équipe se rend immédiatement sur place pour constater la situation.
À leur arrivée, la cellule est complètement retournée : les deux détenus en sont venus aux mains.
Le chef de poste décide de faire sortir le détenu le plus lucide afin de procéder à un changement de cellule.
Pendant ce temps, l’autre détenu, ENTIÈREMENT NU et dans un état D’HYSTÉRIE, tient des propos incohérents.
Le chef lui demande de se rhabiller, mais il refuse et commence à asséner de violents coups dans la vitre de la fenêtre.
LE DOUBLE VITRAGE FINIT PAR EXPLOSER
Le détenu, couvert de sang, continue à tenir des propos incohérents à caractère sexuel et menace de se suicider.
Face à la situation, les surveillants referment la porte de la cellule et le gradé du service de nuit décide de les faire équiper en toute sécurité.
À l’ouverture, le détenu est invité à sortir, mais il refuse, déclarant vouloir aller « chez les fous » ! Les surveillants dégagent l’entrée de la cellule en lui expliquant que c’est pour sa sécurité. Une fois la voie libre, ce détenu se jette sur les agents !!
La maîtrise s’effectue avec beaucoup de difficulté, tout comme le menottage !!!
UNE FOIS EXTRAIT DE LA CELLULE, IL SE MONTRE AGRESSIF ET VIOLENT, ASSÉNANT DES COUPS DANS TOUTES LES DIRECTIONS.
UNE PREUVE DE CETTE VIOLENCE ?!!
Quatre agents ont été déclarés en accident de travail :
– Deux avec 5 jours d’ITT
– Deux avec 7 jours d’ITT
Sans compter tous les autres qui ont été blessés ou choqués.
Combien de temps les agents devront-ils encore travailler avec des profils dignes d’un asile ?!!!!
FO JusticeFÉLICITE les agents pour leur courage, et leur rapidité lors de cette intervention.
FO JusticeEXIGEdes sanctions disciplinaires et pénales exemplaires à l’encontre de cet énergumène, ainsi que son placement dans l’unité pour les détenus violents (UDV).
FO JusticeSOUHAITE un prompt rétablissement à nos collègues et amis blessés.
Le détenu F…., arrivé au CP Perpignan le 5 mars 2025, est placé au quartier disciplinaire depuis le 18 avril 2025. Ce détenu, identifié comme l’un des « bloqueurs », totalise à ce jour :
19 comptes-rendus d’incidents, classés sans suite ou toujours en attente de traitement.
Depuis son arrivée, il multiplie les agressions et tentatives d’agressions envers les personnels.
Hier encore, il s’est illustré en projetant de l’urine au visage et sur l’uniforme d’un surveillant.
Depuis plus de six mois au quartier disciplinaire, ce comportement violent et provocateur s’est transformé en un véritable jeu pour lui. Malgré les nombreux signalements adressés au SMPR, aucune prise en charge psychiatrique n’a été mise en place. Le détenu tient pourtant des propos incohérents et se montre totalement hermétique à tout dialogue. Il aura fallu attendre un énième incident pour qu’une demande d’hospitalisation d’office soit demandée ce matin.
Ce détenu a récemment été géré de manière équipée, avec une remise en place de ce dispositif depuis hier. Cependant, cette mesure s’avère insuffisante, tant le comportement de l’intéressé reste imprévisible et agressif. Cette gestion, lourde et éprouvante, use les personnels qui doivent sans cesse intervenir dans des conditions à haut risque, sans aucune perspective d’amélioration à long terme. La lassitude et l’épuisement gagnent les agents, qui continuent pourtant à faire preuve d’un professionnalisme exemplaire.
FO JUSTICE CP PERPIGNANdénonce cette inaction irresponsable.
Ce profil psychiatrique relève clairement du Plan national de lutte contre la violence, et doit être pris en charge médicalement. Il est urgent d’agir, en procédant dans un premier temps au transfert de ce détenu vers un autre établissement adapté à sa situation.
Les agents du quartier disciplinaire et d’isolement, malgré les reproches injustes du CGLPL, continuent d’exercer leur mission avec professionnalisme et dignité, dans des conditions de travail déplorables.
FO JUSTICE CP PERPIGNANexige le transfert immédiat de ce détenu ingérable, et alerte sur les conséquences dramatiques d’une gestion défaillante.
L’administration, en refusant d’agir, fabrique une bombe humaine, au lieu de soigner et de favoriser la réinsertion – pourtant censée être l’une de ses missions fondamentales.
FO JUSTICE CP PERPIGNANfélicite et soutient l’ensemble des personnels, toute catégories confondues, pour leur engagement et leur professionnalisme quotidiens face à des situations toujours plus intenables.
Nous avons le plaisir de vous présenter en avant première, le scénario d’un court métrage ironique du Surveillant, acteur d’une détention sécurisée à la mode Coutançaise.
Scène 1 (Le mirador) :
Le mardi 4 novembre 2025, vers 7h00 on nous annonce qu’une extraction médicale est prévue et qu’il va falloir du personnel en conséquence, parce qu’on a tout simplement pas anticipé.
L’ordre hiérarchique est donné, on doit découvrir un poste stratégique en lien avec la sécurité de l’établissement :
« Le poste de surveillance promenade sera dépourvu pendant toute la durée de la mission. », c’est-à-dire que les détenus en cour de promenade ne seront pas surveillés, hé oui, chez nous on aime prendre des risques. Nous sommes les acteurs d’une détention non-sécurisée.
Scène 2 (Black Friday) :
Le vendredi 17 octobre 2025, c’est le jour J, une journée promotionnelle de formation à la préparation de l’oral de BCPEx est mise en place. Comme stipulé sur le prospectus émanant de la Direction, il n’y aura pas de détachement pour les agents inscrits, ce n’est pas non plus une formation officielle, la préparation à l’oral se fera sur le temps de service, les gradés et officiers seront rétrogradés et endosseront le rôle de « faisant fonction de surveillants » le temps de cette super PROMO.
Comment peut-on préparer un examen dans ces conditions ?
Quid de la sécurité en détention ?
Quid du surveillant acteur ?
En résumé, le producteur local a sûrement oublié le scénario original du « Surveillant, acteur d’une détention sécurisée. »
Pour FO-Justice MA Coutances nous demandons, l’anticipation des moyens humains concernant les extractions médicales en escorte 2 et supérieures et la cessation du retrait de l’agent guérite pour les missions de fouilles, extractions et autres motifs mettant en défaut la sécurité de l’Ets.
Pour FO-Justice MA Coutancesnous demandons la cessation des Formations promotionnelles sur le temps de travail.
FO Justicevous informe du nombre de postes offerts à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-chef et au concours professionnel pour l’accès au grade de Major au titre de l’année 2025 de la filière expertise.
► Le nombre de postes offerts, au titre de l’année 2025, à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-Chef de la filière expertise est fixé à 1 760.
► Le nombre total de postes offerts au titre de l’année 2025 au concours professionnel pour l’accès au grade de Major de la filière expertise est fixé à 314.
FO Justice et UFAP prennent la parole en ouverture de séance
1. Validation du procès-verbal du dernier CSA/D
Le procès-verbal de la précédente réunion est validé.
2. État de la surpopulation
La situation demeure fortement dégradée sur l’ensemble du territoire, marquée par une surpopulation importante et un grand nombre de postes vacants.
Maisons d’arrêt (DSPOM) Taux moyen de surpopulation : 192 %
o MA Saint-Pierre : 162 %
o CP Saint-Denis : 164 %
Centres de détention (DSPOM) Taux moyen de surpopulation : 118 %
o CD Le Port : 96 ,4 %
• Quartiers femmes (DSPOM) Taux moyen : 127 %
o MAF Saint-Denis : 232 %
Le DI souligne la situation critique de cette unité.
Un plan de transferts est en cours : 19 décisions d’affectation ont été prises, dont 10 programmées. Deux transferts ont déjà eu lieu, deux autres sont prévus dans les prochains jours.
La mineure sera transférée à l’issue de sa comparution en qualité de témoin.
Quartiers de semi-liberté (QSL)
• Taux de surpopulation moyen : 104 %
L’objectif est d’optimiser l’occupation de ces quartiers.
Le DI rappelle la volonté de réguler la surpopulation, notamment :
• Par une politique plus dynamique de sorties (octroi plus généreux des remises de peine),
• Et par le développement des TIG, avec une mise en œuvre plus rapide de ces mesures
FO Justice alerte sur la dégradation extrême des conditions dans les maisons d’arrêt — en particulier à la MAF mais aussi dans les bâtiments hommes adultes — où des violences récentes à caractère communautaire ont été observées.
Les profils psychiatriques et violents sont en forte augmentation dans les détentions.
À Saint-Pierre, la surpopulation atteint un niveau inédit, avec l’apparition de matelas au sol dans les dortoirs surchargés.
Le CD du Port connaît également une surpopulation persistante.
3. Ressources humaines
Le point présenté ne prend pas en compte les départs à la retraite à venir ni les postes spécialisés.
Le point qui a été fait par la DSPOM est une projection au 1 er janvier 2026.
FO s’étonne de cette projection, qui ne reflète pas la situation du moment. Encore une fois l’administration démontre la manière dont elle manipule les chiffres.
Situation au 1er janvier 2026 :
Établissement Postes affectés Effectif réel Taux de couverture
Le Port 152 147 92 %
Saint-Denis 214 204 95 %
Saint-Pierre 42 46 107
FO Justice rappelle les annonces de la DAP concernant le remplacement systématique des départs à la retraite et demande le comblement rapide de tous les postes vacants.
Le DI revient sur les annonces de la DAP relatives aux ELSP :
• Passage de 10 à 17 agents pour le CP de Saint-Denis
• Création d’une ELSP de 17 agents au CD du Port• Création d’une ELSP de 7 agents à la MA de Saint-Pierre
• Création d’une équipe cynotechnique à La Réunion (2 chiens, 4 agents)
Calendrier prévisionnel des affectations (CAP)
• 1er semestre 2026 : 7 postes Saint-Denis / 4 CD du Port
• 2e semestre 2026 : 5 CD du Port / 3 Saint-Pierre
• 1er semestre 2027 : 7 CD du Port / 4 Saint-Pierre
Concernant l’équipe cynotechnique, aucune date de CAP n’est encore fixée.
FO Justice interroge sur les modalités de recrutement.
Le DI précise que la procédure suivra le cahier des charges établi par la DAP.
4. Immobilier
Le DI fait le point sur les chantiers terminés et en cours par établissement.
CP Saint-Denis
• Généralisation des caillebotis
CD Le Port
Travaux à venir :
• Réaménagement de la cuisine, vestiaires et buanderie (Chantier abandonné par l’entreprise – 50 % réalisés)
➜ Nouvelle remise d’offres le 12/12/2025
➜ Début des travaux : avril 2026 – durée prévue : 5 mois
• Réfection de la porte d’entrée du QH
• Vestiaires femmes
• Restructuration de l’hébergement du QB
Travaux terminés :
• Installation de fenêtres (fin novembre 2025)
• Remplacement des portes d’hébergement QH
• Rénovation du dojo, salle de sport, terrain de football QB, BIR• Éclairage QH, rénovation d’un mur, installation d’un portail sécurisé à l’entrée du domaine
MA Saint-Pierre
Travaux à venir :
• Extension de l’armurerie
• Rénovation de la salle de classe
• Installation d’un briquet sécurisé au QD
• Installation d’un hygiaphone PEP dans le cadre du programme PMR
• Travaux BIR prévus pour novembre 2025
Travaux terminés :
• Mise en place d’un serveur d’enregistrement de la vidéosurveillance
• Aménagement PMR (accès fauteuil)
• Réfection de l’accueil familles et des parloirs, création d’une cellule PMR au QSL
• Réfection du PEP
5. MAD
Le DI évoque les difficultés persistantes liées aux MAD.
• Le Port : 2 sortants / 2 entrants
• Saint-Denis : 4 entrants / 7 sortants
FO Justice rappelle que ces difficultés perdurent depuis plusieurs années — certaines MAD remontent à 2021 — et déplore l’absence de décision malgré de nombreuses relances.
Le DI annonce une nouvelle mesure :
• Les MAD seront désormais limitées à 6 mois, renouvelables une fois après analyse de la situation.
• À l’issue de cette période, l’agent regagnera son établissement d’origine.
Concernant les MAD déjà en cours : Les situations de 2021 à 2023 seront régularisées,
• Celles de 2024-2025 seront réexaminées, avec des retours vers les établissements d’origine envisagés.