UN PROJET QLCO À REAU:OUI, MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT ! SANS UN ABONDEMENT D’EFFECTIF PREALABLE ET SUFFISANT, NOUS SERONS CONTRAINTS DE NOUS OPPOSER FERMEMENT À CE PROJET.
MARRE D’OUVRIR DE NOUVEAUX SERVICESÀ EFFECTIF CONSTANT !
Ce jour le 13 octobre 2025, le Garde des Sceaux, le Directeur de l’Administration Pénitentiaire et le Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Paris se sont rendus au CP REAU pour annoncer officiellement la création d’un Quartier de Lutte Contre la Criminalité Organisée (QLCO).
20 places, remplacement de la maison centrale, ouverture prévue au premier semestre 2026.
Le bureau local FO JUSTICE CP ReauSE RÉJOUIT de voir émerger un projet modernisé et spécialisé, destiné à renforcer la lutte contre la criminalité organisée.
MAIS…
À ce jour, le projet reste flou sur les moyens humains, matériels et financiers indispensables à son bon fonctionnement.
Le bureau local FO JUSTICE CP Reau exige DES GARANTIES CONCRÈTES :
Des effectifs supplémentaires adaptés à la dangerosité et aux spécificités de ce quartier.
Des travaux sécurisés et financés sans impacter le fonctionnement normal de l’établissement.
La visioconférence comme règle pour limiter les extractions à haut risque.
Le renforcement des Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) en effectifs et en matériel (équipements de protection, moyens technologiques, etc.).
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS NE SE NÉGOCIE PAS.
Un quartier spécial doit rimer avec MOYENS SPÉCIAUX : formation adaptée, protocoles stricts, et ressources à la hauteur des enjeux.
Le bureau local FO JUSTICE CP Reau RESTE VIGILANT et veillera à ce que ce projet ne soit pas une coquille vide. Nous serons intransigeants sur les conditions de mise en œuvre.
Les règles et les lois sont faites pour être respecté par tous, or depuis un mois vous ne respectez pas les règles du télétravail. Vous n’ignorez sans doute pas, la hiérarchie des lois fondement essentiel dans le droit.
En effet, tout commence quand un agent se plaint de ne pas pouvoir avoir des renseignements suis ses droits à la retraite, l’agent au RH qui s’occupe de son dossier étant en télétravail.
Une guêpe vous pique et vous prenez la décision unilatérale de changer les modalités d’attribution du télétravail, ne respectant plus la note du Secrétariat général en date du 23 février 2024.
Depuis cette date, rien n’a changer.
Le 6 août 2025, vous diffusez la note de service N°241, faisant référence à :
– La note du secrétariat général en date du 23 février 2024
– Arrêté 2025-16/07 – DSPOM RH portant acte de délégation de signature du directeur des services pénitentiaire d’Outre-Mer
– Note du service RH du 6 mars 2025 sur la saisie des demandes d’autorisation de télétravail via l’espace HARMONIE
Lors du dernier CSA du CD du Port, FO JUSTICE a rajouté ce point précis à l’ordre du jour.
FO JUSTICE a été la seule organisation à avoir demandé un vote sur ce point précis de l’ordre du jour, vote que vous avez refusé.
Pour rappel Monsieur le Directeur, c’est un non-respect de la réglementation des CSA (voir art 17 RI CSA) conformément au décret n° 2020-1427 du 20 novembre 2020 relatif aux comités sociaux d’administration dans les administrations et les établissements publics de l’état.
Pour rappel, vous ne respectez aucunement la note du secrétariat général en date du 23 février 2024 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail au sein du ministère de la Justice.
Pour rappel :
– 5.2 Les autorisations de télétravail relèvent du supérieur hiérarchique direct de l’agent (Le supérieur hiérarchique est entendu comme l’autorité responsable de l’octroi des congés).
– 5.2 Lorsque le supérieur hiérarchique estime que les modalités demandées par l’agent ne sont pas compatibles avec les nécessités de service, il invite l’agent à un entretien pour examiner la possibilité d’autres modalités.
– 5.3 La décision de refus doit être notifié à l’agent concerné. La décision doit être motivé en explicitant les nécessités de service prise en compte.
– 5.8 Il peut être mis fin à la décision autorisant le télétravail régulier avant l’expiration de la période autorisée, à la demande écrite de l’agent ou sur décision expresse et motivée de l’autorité, lorsqu’il apparait que les conditions ne sont plus réunies, sous réserve d’un délai de prévenance de deux mois. Ce délai peut être réduit en cas de nécessité de service dûment motivée ou accord des deux parties.
Cette décision doit être précédée d’un entretien avec son supérieur hiérarchique direct.
FO JUSTICEvous rappelle également le Décret n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et La magistrature.
Dernière mise à jour des données de ce texte : 23 décembre 2021
NOR : RDFF1519812D
JORF n°0036 du 12 février 2016
Article 3
La quotité des fonctions pouvant être exercées sous la forme du télétravail ne peut être supérieure à trois jours par semaine. Le temps de présence sur le lieu d’affectation ne peut être inférieur à deux jours par semaine.
Les seuils définis au premier alinéa peuvent s’apprécier sur une base mensuelle.
Article 5
Modifié par Décret n°2020-524 du 5 mai 2020 – art. 4
Le chef de service, l’autorité territoriale ou l’autorité investie du pouvoir de nomination apprécie la compatibilité de la demande avec la nature des activités exercées et l’intérêt du service.
Il peut être mis fin à cette forme d’organisation du travail, à tout moment et par écrit, à l’initiative de l’administration ou de l’agent, moyennant un délai de prévenance de deux mois. Dans le cas où il est mis fin à l’autorisation de télétravail à l’initiative de l’administration, le délai de prévenance peut être réduit en cas de nécessité du service dûment motivée.
Le refus opposé à une demande d’autorisation de télétravail ainsi que l’interruption du télétravail à l’initiative de l’administration doivent être motivés et précédés d’un entretien.
Article 9
Le télétravail fait l’objet d’un bilan annuel présenté aux comités techniques et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail compétents.
Les risques liés aux postes en télétravail sont pris en compte dans le document mentionné à l’article R. 4121-1 du code du travail.
Monsieur le Directeur, vous n’avez respecter AUCUN des articles, pire sur l’article 9 FO JUSTICE a été la seule organisation à vous demandez si un bilan annuel a été effectué depuis la mise en place du télétravail en 2020 au CD du Port, votre réponse a été claire et sans appel NON.
De ce fait, au regard de vos obligations que vous n’avez pas respecter conformément aux textes en vigueur,
FO JUSTICEEXIGE L’ABROGATION IMMÉDIATE de la note NDS N241 sur l’application du télétravail au CD du Port, il ne peut y avoir des applications différentes au sein du ministère de la Justice.
Quel accueil sera réservé au DISP de la MOM, mer calme ou mouvementée. Les cartes sont dans vos mains.
FO JUSTICE SAURA PRENDRE SES RESPONSABILITÉS selon votre décision.
FO JUSTICE UNE PRÉSENCE QUOTIDIENNE AUPRÈS DE VOUS TOUS.
Ce jour, grâce à la vigilance et à l’investissement des personnels, une importante et impressionnante découverte a été faite ce matin au sein du bâtiment H1.
Dissimulé derrière une plinthe de carrelage soigneusement décollée puis recollé, un espace creusé dans le mur abritait plusieurs sachets contenant 23 chargeurs de téléphones, une dizaine de blocs chargeurs, 3 appareils IPTV, 1 balance de précision et 3 couteaux artisanaux dont certains d’une taille allant jusqu’à 25 cm !
Une cache minutieusement préparée, laissant entrevoir un niveau d’organisation préoccupant !
Une fois encore, les agents démontrent qu’ils sont les véritables garants de la sécurité de l’établissement, malgré un contexte marqué par le manque d’effectif et de moyen mettant une pression constante sur les épaules du personnel.
L’administration doit cesser de se reposer sur la seule abnégation du personnel et engager une réflexion sérieuse, en lien avec les organisations syndicales sur la sécurisation du centre de détention !
Fo Justice félicite l’ensemble des agents qui ont participé à cette découverte car c’est une véritable planque de matériel illicite et dangereux qui a été mis hors d’état de nuire !
Fo Justiceréclame une fouille sectorielle rapide avec l’appuie des ERIS pour mettre un frein à cette violence sur fond de trafics qui gangrène nos détentions !
Il est clair que les intentions de sauvagerie sont manifestes quand on retrouve des armes artisanales d’un tel calibre, caché au sein d’un bâtiment !
Alors avant que l’un de nous ne tombe sous la violence de ses énergumènes, nous attendons une réaction forte de l’administration !!
FO JUSTICE CP PERPIGNANALERTE UNE NOUVELLE FOIS SUR LA GRAVITÉ DES DÉCOUVERTES FAITES PAR LE PERSONNEL AUJOURD’HUI et LES JOURS PRÉCÉDENTS.
Lors de la fouille d’une cellule de la Maison d’Arrêt dans la matinée, il a été trouvé, dissimulé derrière des piles de linge et derrière une grande enveloppe marron 1 COUTEAU EN CÉRAMIQUE dont la lame mesure pas moins de 15cm. L’inspection de la cellule a permis de mettre la main sur un téléphone et des substances illicites ont été saisies également.
Le détenu concerné par ces possessions interdites, dont une, d’une extrême dangerosité mettant en péril la sécurité n’a pu s’empêcher de se dire qu’il avait été « pris la main dans le sac » et point. Non, il a préférer insulter, menacer de mort un agent.
FO JUSTICE CP PERPIGNAN ne peut que constater une énième fois que les conditions de travail des personnels sont mises à rude épreuve. Les détentions perpignanaises sont polluées par de multiples substances, produits, objets interdits et une multitude d’ ARMES est présente dans les bas-fonds de ce milieu hostile.
Pour FO JUSTICE CP PERPIGNAN, les quelques trouvailles faites ces dernières semaines ne sont que la face émergée de l’iceberg. Quelle volumétrie peut représenter la face cachée de l’insécurité de nos détentions ???
FO JUSTICE CP PERPIGNAN félicite le travail accompli aujourd’hui comme tous les jours et nuits par les personnels. Malgré des conditions devenues déplorables, ils sont toujours garants de la sécurité et combattent les réseaux, les méfaits pour ne pas laisser la détention aux malveillants et aux malfrats.
La voyoucratie ne peut pas être maîtresse de zones de non-droit dans les détentions de la République.
Pour FO JUSTICE CP PERPIGNAN, le détenu ayant menacé de mort un personnel et détenteur de l’ARME de surcroît doit être sanctionné à hauteur des risques et des propos tenus.
Le collègue va déposer une plainte contre l’individu. L’Administration se doit d’être en soutien total avec son personnel et pour cela, il serait logique de faire des alertes régulières auprès des autorités judiciaires et préfectorales. Il faut que les peines prononcées à la barre soient exemplaires afin d’enrailler les AGRESSIONS, LES MENACES, les INSULTES ENVERS LES PERSONNELS PÉNITENTIAIRES
Une fois de plus le quartier mineur du CPML fait parler de lui. Un mineur habitué par ses comportements infantiles et dangereux s’est mis une nouvelle fois en lumière en allumant un incendie vers 1h30 du matin.
Le grade et les agents “piquets” du service de nuit ont dû secourir cet énergumène qui a prétexté vouloir allumer un feu à l’extérieur, pratique quasi quotidienne au QMI.
Mettre le feu paraît être une activité ludique !!
Un incident qui a mobilisé 25 personnes, pompiers, agents, gradé et la Direction. Sans compter l’extraction médical nécessaire, fragilisant notre service de nuit.
Quand est ce que la direction va réagir une bonne fois pour toute.
Une fois de plus nos agents ont évité un potentiel drame sur notre structure.
Faut-il attendre le décès d’un détenu mineur pour faire avancer les choses. Qui en sera responsable ?
FO Justiceexige une réaction immédiate pour la sécurisation des fenêtres du QMI afin d’endiguer les incendies volontaires en service de nuit.
FO Justicefélicite les agents du service de nuit pour leur intervention.
FO Justicedéplore qu’il faille toujours attendre le pire des incidents pour que l’administration agisse.
L’équipe de l’UEHC de Béthune traverse une nouvelle épreuve.
Après avoir déjà subi de plein fouet des avaries dans des locaux pourtant neufs, elle est aujourd’hui à nouveau confrontée à un déménagement imposé de dernière minute.
Suite aux graves problèmes bâtimentaires constatés ces derniers temps, l’équipe devait rejoindre des locaux dans la ville de RUITZ.
C’était sans compter sur la volte-face de l’édile communale qui a refusé l’installation d’un établissement de ce type.
Aujourd’hui, les collègues se retrouvent une fois de plus dans une situation d’incertitude, source de stress et de désorganisation.
Alertés et saisis par l’équipe, FO Justice PJJ – Grand Nord a immédiatement saisi la Direction territoriale du Pas-de-Calais.
Ce 22 septembre, notre organisation syndicale accompagnée de la majorité de l’équipe a été reçue en urgence par la Direction Territoriale afin d’exiger que les décisions soient prises dans l’intérêt des professionnels et des usagers.
Dans le cadre d’une audience constructive, des garanties quant au respect de l’équipe ainsi que la sécurisation des conditions de travail ont été obtenues.
Nous avons pu également obtenir que les collègues soient pleinement associés aux choix concernant la sécurisation et la qualité de leurs conditions de travail.
Les personnels de l’UEHC de Béthune méritent stabilité, respect et considération car malgré de nombreuses difficultés, les professionnels ont toujours démontré leur sens du service public et de la mission.
Notre organisation syndicale restera pleinement mobilisée à leurs côtés.
FO Justice PJJ – Grand Nord, toujours à vos côtés pour défendre les conditions de travail.
En ce jour du 13 Octobre 2025, Le PREJ a été réquisitionné pour effectuer une mission de transfert avec un risque élevé d’évasion.
Le détenu X inscrit au trombinoscope de sécurité et étant incarcéré pour association de Malfaiteurs en bande organisée, avec une possibilité d’appui extérieur est seulement en escorte 3 alors qu’il devrait être en escorte 4.
Le renfort des ERIS ou des FSI aurait été plus sécurisant, vu le contexte puisque le matériel adéquat aurait été disponible, au lieu de cela vous avez préféré ajouter 2 agents PREJ supplémentaires, doit-on attendre un autre drame comme le souligne notre tract national pour que notre administration cesse de faire prendre des risques inconsidérés aux agents, dont elle est l’unique garante de leur sécurité.
FO Justices’indigne de voir que malgré le drame d’Incarville, les missions s’effectuent malgré les risques et les dangers pour les agents.
FO Justicedemande que les Niveaux Escortes soient revus pour ce genre de détenu à haut risque.
Le drame d’Incarville, qui a couté la vie à deux de nos collègues, lâchement assassinés dans l’exercice de leurs fonctions, avait bouleversé l’ensemble de la profession et du pays.
Ce drame avait conduit à la signature d’un protocole national de sécurité, garantissant des mesures fortes pour protéger les Personnels de Surveillance, les agents des ESP et l’ensemble des Personnels Pénitentiaires.
Ce protocole engageait solennellement le ministère de la Justice et la DAP à renforcer la doctrine d’emploi, le niveau d’encadrement, les moyens humains et matériels, et à respecter strictement les règles de sécurité opérationnelle.
À peine quelques mois plus tard, nous constatons avec colère et indignation que la DAP piétine ses engagements.
Un mépris total des accords signés ! Une insulte à la mémoire de nos collègues !
Les retours du terrain, notamment au PREJ de Rennes, confirment une tendance inquiétante : faute d’effectifs, l’administration substitue des Brigadiers-Chefs « Expertises » aux Brigadiers-Chefs « Encadrants » pour assurer des escortes de niveau 4, en violation totale des règles de composition des escortes définies dans le cadre de la doctrine d’emploi du 20 février 2025.
Ces décisions sont prises sans note officielle, en dehors de tout cadre réglementaire, et surtout au mépris de la sécurité des agents.
Que dire également de certains Directeurs Interrégionaux qui, dans un mépris total des travaux actés au niveau national, appliquent le protocole selon leurs propres règles ?
Ces pratiques locales ou régionales, contraires aux principes fixés, traduisent une volonté manifeste de détourner l’esprit du texte et d’imposer une lecture à géométrie variable du protocole.
Formations des personnels « à la carte », absence de dotation en équipements de sécurité, modification unilatérale des compositions d’escortes, désorganisation des ERIS, des PREJ et des ELSP…
Autant d’atteintes graves à la cohérence nationale et à la sécurité des agents !
Ces décisions arbitraires constituent autant de bras d’honneur envers un protocole signé dans la douleur et le sang, fruit d’un combat syndical acharné et d’engagements, pourtant clairs, de la part de l’administration.
FO Justice dénonce une dérive dangereuse !
L’administration adapte les textes à sa convenance pour masquer son incapacité à garantir les effectifs nécessaires. La DAP souhaite à tout prix éviter les « impossibilités de faire », quitte à mettre en danger les agents, quitte à mettre leur vie en péril, en toute connaissance de cause… juste pour « faire du chiffre ».
FO Justice ne laissera pas faire !
Nous le disons clairement : les Personnels ne doivent pas servir de variable d’ajustement !
Une mission ne peut être assurée faute de moyens ou d’effectifs suffisants ? Et bien soit… que l’administration assume et prononce une « impossibilité de faire ».
Nous rappelons, par ailleurs, qu’il reste toujours la possibilité d’avoir recours à la VISIOCONFÉRENCE… n’en déplaise à certains.
Les engagements pris après Incarville ne peuvent être bafoués. Les personnels ont besoin de confiance, de protection et de respect pour ne plus jamais revivre un tel drame. Quand la DAP refuse d’appliquer ses propres textes, elle met en danger la vie des agents et trahit la parole donnée.
Les discours compassionnels et les promesses solennelles ne suffisent plus.
► FO Justice exige :
Des actes concrets
Le respect intégral du protocole post-Incarville
La transparence totale sur les décisions modifiant les doctrines d’emploi
Face à ce mépris répété, FO Justice refuse que la mémoire de nos collègues tombés à Incarville ne soit salie par le reniement des engagements pris dans la douleur et exige de la DAP l’application stricte du protocole signé.
La sécurité n’est pas négociable ! la dignité des agents non plus !
Le jeudi 09 octobre 2025 pendant près de 2h, la section locale Force Ouvrière Justicea été reçue en bilatérale avec l’adjointe de la Directrice de la sécurité et des détentions (DSD) accompagnée du responsable infra-sécurité et son adjoint.
L’objectif principal de cette réunion était de dresser un état des lieux complet des problématiques rencontrées sur le terrain, en matière de sécurité, de conditions de travail des personnels et de gestion des personnes détenues.
1. Survols des drones et leurs conséquences
Depuis plusieurs mois, une recrudescence significative des survols de drones a été constatée, principalement au quartier hommes. Ce fléau majeur qui impacte la sécurité de notre établissement pénitentiaire a été soulevé par Force Ouvrière Justice auprès des différentes autorités compétentes (Préfète/ DAP/DI/CE).
La direction prend cette problématique très au sérieux au regard des saisies importantes et inquiétantes :
– Des fouilles systématiques sont désormais réalisées dans les cellules jugées douteuses.
– Les Équipes de Sécurité Pénitentiaires sont pleinement mobilisées en soutien avec les FSI (patrouilles/ inspections des zones ciblées, fouilles, etc.)
Dès que, des commanditaires sont identifiés, le parquet et le procureur sont saisis. Ces actions sont menées en collaboration avec la gendarmerie, la police nationale, les ERIS et la Garde républicaine, ayant déjà conduit à plusieurs arrestations.
Par ailleurs, Force Ouvrière Justice réclame un renforcement des plans de fouilles et des opérations coup de poing en lien avec la préfecture et la gendarmerie sur le CP de Fleury-Mérogis.
2. Sécurité périmétrique
Dans la continuité Force Ouvrière Justice a sollicité une réflexion à long terme sur la création d’une équipe dédiée localement à la détection et neutralisation des drones qui opèrent en grande partie la nuit.
Nous avons également évoqué que certaines caméras étaient aveugles et notre organisation réclame un audit sécuritaire.
Dans le cadre du renforcement de la sécurité logistique, Force Ouvrière Justice a salué la mise en place d’un nouveau scanner à palettes cela va dans le sens de nos revendications.
Ce nouveau dispositif est destiné à contrôler les livraisons au sein du CP de Fleury-Mérogis, pour mieux lutter contre le trafic en détention. Les agents seront formés par un agent certifié ISIS afin d’utiliser le matériel de manière optimale. L’équipement est actuellement installé à l’intérieur de l’établissement.
Force Ouvrière Justice milite pour un poste de police avancé pour renforcer la sécurisation du domaine pénitentiaire.
3. Surpopulation carcérale
Force Ouvrière Justice alerte sur les conséquences directes de la surpopulation carcérale : surcharge de travail, rythmes de travail soutenus, absentéismes, tension accrue, risques pour la sécurité.
Notre organisation demande un renfort des effectifs, afin de garantir à la fois la sécurité et des conditions de travail décentes.
• Violences entre personnes détenues et envers les personnels
En un an, l’établissement a accueilli plus de 1 000 personnes détenues supplémentaires, avec un impact direct sur la sécurité et les conditions de travail. Les cours de promenade sont particulièrement touchées, certaines accueillant plus de 200 détenus à la fois. Les rixes se multiplient, parfois avec des conséquences dramatiques pour les détenus comme pour les agents.
Force Ouvrière Justice demande un audit complet (RETEX) sur la gestion des cours et propose un découpage en “camembert” d’une des deux cours par bâtiment.
Concernant l’équipement, Force Ouvrière Justice a insisté sur le déploiement de la bombe incapacitant avec le port obligatoire à la ceinture compte tenu des agressions. De même, que la dotation du PIE (pistolet à impulsion électrique) sur certains secteurs spécifiques.
Force Ouvrière Justice condamne fermement les violences commises envers les personnels et demande des sanctions exemplaires et proportionnées. Notre organisation exige le déclenchement systématique de la protection fonctionnelle et rappelle que l’administration peut se constituer partie civile pour affirmer son soutien aux agents.
Enfin, Force Ouvrière Justice invite les directions à apporter un soutien renforcé aux personnels tous corps et grades confondus pour gérer les difficultés au quotidien.
• Profils psychologiques
Les agents sont confrontés à un nombre croissant de personnes détenues souffrant de troubles du comportement, souvent non répertoriées. Les ouvertures “2 + 1” deviennent inapplicables et dangereuses au regard du contexte actuel.
Force Ouvrière Justice renouvelle sa demande de création d’un “SMPR bis” pour renforcer le service médico-psychologique régional, déjà en souffrance. Un financement avait été prévu et notre organisation professionnelle s’interroge sur ce projet et son fléchage budgétaire.
L’objectif : sécuriser et former le personnel tout en assurant une prise en charge plus adaptée et plus humaine.
• Tensions entre personnels.
Des tensions internes persistent, liées à la charge, au stress et au manque de communication.
Force Ouvrière Justice souligne la nécessité d’un dialogue social renforcé et d’un soutien hiérarchique accru.
4. Sensibilisation sur le risque corruptif
Le risque corruptif ne doit plus être un tabou et notre administration doit prendre à bras le corps pour mettre en œuvre des actions de sensibilisation pour l’ensemble des personnels qui exercent au sein de notre établissement (partenaires institutionnels/intervenants/ personnels du ministère de la Justice etc.)
5. Valorisation des personnels
Force Ouvrière Justice insiste sur la mise en valeur du travail quotidien des agents, la transparence des distinctions et la reconnaissance des initiatives individuelles. Le syndicat réaffirme que chaque agent mérite d’être reconnu à la hauteur de son investissement et de son parcours.
6. Conclusion
Cette bilatérale a permis de dresser un panorama clair des enjeux actuels en matière de sécurité et de conditions de travail de notre établissement pénitentiaire.
Force Ouvrière Justice reste mobilisée pour assurer la protection, la reconnaissance et la valorisation des personnels. Un suivi des points évoqués sera réalisé lors des prochains échanges avec la DSD.
Résumé des revendications principales Force ouvrière Justice :
• Création d’une équipe anti-drones et mise à jour des outils de détection.
• Renforcement de la sécurité périmétrique et du contrôle logistique.
• Audit sécuritaire
• Réduction de la surpopulation et renfort des effectifs.
• Sanctions fermes en cas de violences envers les personnels, protection fonctionnelle automatique.
• Création d’un SMPR bis.
• Sensibilisation risque corruptif
• Reconnaissance immédiate des agents méritants.
• Soutien renforcé aux personnels au regard du contexte actuel.
Force Ouvrière Justice une vraie présence au quotidien !
FO Justice salue la décision du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, confirmant l’extension du Pistolet à Impulsion Électrique (PIE) aux Équipes de Sécurité Pénitentiaire (ESP) et l’ouverture des travaux pour son déploiement dans les quartiers spécifiques (courrier du GDS en page 2).
Cette annonce vient valider une revendication portée exclusivement par FO Justice depuis 2018, à la suite des tragiques événements ayant frappé nos collègues.
Depuis, notre organisation n’a jamais cessé de revendiquer des moyens de protection adaptés, convaincue que la sécurité des agents ne doit jamais être négociée.
Face aux réticences, FO Justice a tenu bon !
Par notre détermination, notre constance et notre connaissance du terrain, nous avons su convaincre le ministère de la nécessité d’équiper nos personnels d’une arme efficace, dissuasive et proportionnée.
Le ministre reconnaît aujourd’hui que le PIE est un levier essentiel pour rétablir l’autorité dans les situations les plus tendues.
Il annonce également la création d’un groupe de travail interministériel, associant les organisations syndicales, afin de finaliser son déploiement dans les quartiers spécifiques, où sont regroupés les profils les plus dangereux et radicalisés.
Cette avancée majeure est une victoire à porter au crédit de FO Justice, une victoire pour la sécurité, la reconnaissance et la dignité des agents pénitentiaires.
Nous continuerons à nous battre pour que cette mesure se traduise rapidement par des dotations concrètes, une formation adaptée et une réelle protection opérationnelle pour tous.