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Prison de Basse-Terre : Fouille inopinée à la MA BT

Cher(e)s collègues,

Le mardi 11 février 2025, vers 12h19, les collègues de la maison d’arrêt de Basse-Terre ont porté un sacré coup de frein au trafic de produits en tous genres au sein de notre détention.

En effet, grâce à une bonne organisation, avec les agents détention, les postes fixes et les agents de journée, la fouille d’un dortoir va porter ses fruits, sachant qu’il reste 11 dortoirs…sur la MABT !!!

Le bilan est sans appel :

22.5 grammes de résine de cannabis

7 téléphones portables

5 armes artisanales

1 lame de scie métallique

Différents accessoires téléphoniques

Le bureau local FO Justice Bastè tient tout d’abord à féliciter les collègues, tous grades confondus du jour, qui à travers leur professionnalisme qui n’est plus à démontrer, ont participé à cette opération et qui ont porté un grand coup au trafic sur l’établissement.

Le bureau local FO Justice Bastè attire une nouvelle fois l’attention de la Direction locale sur ce fléau auquel doit faire face le personnel, et réclame une opération « dortoir nette XXL ».

Le bureau local FO Justice Bastè exige de la Direction locale une réponse ferme et dissuasive à l’encontre des auteurs de ces infractions.

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Prison de Condé-sur-Sarthe : Coiffeur d’un jour… Bonimenteurs toujours

QPR : Hermétique également au règlement ?

Est-ce le clap de fin pour certain ou la mutation future pour une autre qui suggèrent une coupe drastique des tous les réflexes de base en termes de sécurité sur le Bâtiment QPR ?

Encore une fois, le bureau local Force Ouvrière Justice est contraint de dénoncer des autorisations absurdes qui mettent en péril l’organisation et la sécurité de l’établissement.

C’est ainsi que vendredi dernier, un mouvement totalement injustifié a été ordonné au QPR : un détenu DPS hébergé au 1er étage s’est rendu au rez-de-chaussée droit de l’aile uniquement POUR couper les cheveux d’une autre personne détenue DPS bien que le chef d’établissement s’y soit opposé.

Aujourd’hui, ni la Directrice du QPR ni l’Officier QPR n’y voient une réelle contre-indication alors que cette disposition, en dehors de toute note d’encadrement, va à l’encontre de l’essence même de notre établissement : la sectorisation, ostentatoirement mise en avant lors de la visite des CE la veille !

En réalité, aujourd’hui personne n’assume cette coupe de cheveux sous le manteau, tout comme personne n’assume l’autorisation d’un appareil photo en cellule QPR d’ailleurs, qui y serait probablement encore sans l’intervention immédiate du bureau local Force Ouvrière Justice averti par des personnels scandalisés.

Devant cette gestion folklorique et cette banalisation du grand n’importe quoi, le bureau local Force Ouvrière Justice regarde le calendrier défiler avec une impatience assumée car un nouveau souffle est attendu par les agents et le gradé de ce secteur.

Effectivement la coupe est pleine !

Le bureau local Force Ouvrière n’attend pas de réaction du chef d’établissement face à leurs grossières erreurs d’appréciation : sûrement un cadeau de départ à la mesure de leur loyauté !

Le bureau local Force Ouvrière Justice rappelle aux membres de la Direction qu’ils devraient « normalement » être les plus attachés au respect des mesures de sécurité et l’ensemble du bureau s’emploiera à le leur rappeler chaque fois qu’ils y dérogeront par facilité.

Si ces situations venaient à se reproduire, le bureau local Force Ouvrière prendra toutes les dispositions nécessaires pour que les agents ne soient plus contraints d’exécuter des ordres contraires à la sécurité de l’établissement.

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PJJ : Loi Attal, ou le retour de la démagogie

Cher(e) s collègues,

A défaut de passer par la grande porte, l’ancien Premier Ministre tente de passer par la fenêtre en proposant une loi restrictive à l’endroit des mineurs placés sous-main de justice.

Incapable de saisir les véritables enjeux de la délinquance juvénile, ce dernier propose de s’attaquer aux fondements de la justice pénale des mineurs.

Pour rappel, l’objectif à peine voilé est bien la remise en cause de l’excuse de minorité, l’instauration de la comparution immédiate et l’accentuation de la responsabilité parentale en les privant notamment de certains droits fondamentaux.

La course à la présidentielle semble d’ores et déjà lancée et utiliser le destin de mineurs en construction relève de l’indécence.

FO Justice PJJ ne nie pas les réalités et les attentes légitimes d’une société qui réclame des réponses adaptées en termes de prise en charge d’un public complexe. Pour autant, cela ne peut se faire sans une analyse objective et constructive avec les organisations syndicales.

Le Garde des Sceaux semble avoir oublié cette évidence.

En effet, ce dernier de manière totalement décomplexée et au mépris de l’avis des acteurs de terrain a affiché la position de la chancellerie sans prendre le soin d’évaluer la pertinence d’un tel projet de loi. Sans aucune hésitation, il a donné son assentiment à ce texte qui ne règlera en rien les difficultés structurelles auxquelles sont confrontées les professionnels pour mener à bien leur mission.

Les mesures défendues par le groupe politique de Monsieur Attal et son inavoué concurrent à l’élection présidentielle met en lumière le décalage entre le politique et le réel. La justice des slogans et de la surenchère est la démonstration de l’incapacité des politiques à se saisir des véritables enjeux et à apporter des réponses concrètes et intelligibles.

FO Justice rappelle sa totale opposition à la remise en cause de l’excuse de minorité, à la comparution immédiate et à la sanction aveugle des parents déjà lourdement fragilisés au quotidien.

Cette position n’empêche pas d’ouvrir des débats afin de moderniser la politique pénale des mineurs, d’apporter des réponses à la question de l’attractivité des métiers, au renforcement des dispositifs de prise en charge, à la question du sens de la peine et de la gouvernance de la PJJ. Notre Organisation Syndicale a toujours affiché son pragmatisme dans l’intérêt des agents mais également dans l’optique de la sauvegarde des principes fondamentaux loin de toutes considérations idéologiques.

FO justice PJJ rappelle au Ministre qu’il se doit d’être soucieux de l’avis des organisations syndicales et ne pas plier sous l’impulsion d’un ministre de l’Intérieur dont la ligne idéologique et les intentions ne font aucun doute.

FO justice PJJ rappelle également qu’il n’est pas prudent de donner son soutien à une vision de la justice pénale des mineurs d’un ancien Premier Ministre totalement déconnecté des réalités de terrain.

FO justice PJJ rappelle enfin qu’un ministre de la Justice au service de sa population ne peut ignorer l’avis des organisations syndicales en s’adonnant à des déclarations intempestives.

Sa responsabilité est de prendre en compte la question des moyens et d’oser traiter la question de la gouvernance.

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Prison de Lutterbach : L’éminence sans mérite, mérite la déférence sans estime. Le syndicat ne siégeant pas s’attribue le travail fait en CSA !

Les organisations syndicales siégeant en CSA travaillent sur de nombreux sujets aux cotés de la Direction et ce, depuis l’ouverture afin d’améliorer le fonctionnement de notre établissement.

Soudain paraît un tract « Entretien avec la Direction du 4 février 2025 », Billevesée !

Baliverne ! Sornette ! Il n’y a pas de terme Ô combien marquant pour en dénoncer le mensonge assumé par ce syndicat.

Pour rappel :

Avant l’ouverture du CPML, nous alertons et exigeons la sécurisation de la cour traversante au CD et l’avons martelé à chaque CSA. Nous obtenons la porte sur le côté du bâtiment sécurisant l’ensemble des personnels. Par ailleurs, nous continuons en ce sens afin de sécuriser également la cour du Quartier Femme.

En 2022, Lorsque le défaut des fenêtres démontables sans outil a été amèrement découvert, les organisations syndicales présentes en CSA toujours aux cotés de la Direction, avons décidé du changement de ces dernières et la procédure fût lancée. Le temps que les budgets soient alloués aux travaux les OS ont continué d’œuvrer en attendant que cela soit fait.

Rappelons également 2023, toujours dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail et dans l’optique d’un meilleur fonctionnement, nous avons demandé à notre Direction un régime différencié au sein du CD, ce fût encore une victoire ce dernier ayant été mis en place au dernier trimestre 2023.

Continuons en 2024, La mise en place des promenades uniques, grâce au concours de certaines personnes, a su être mis en place en maison d’arrêt, puis au Quartier femme, nouvellement sur le CD et bientôt au Quartier Arrivant le projet étant déjà prêt depuis des mois.

L’équipe du CSA travaille sans relâche à l’amélioration constante du fonctionnement de l’établissement, nous savons même reconnaitre lorsque les propositions ne font pas l’unanimité tout comme le service de nuit, et le comble, n’en déplaise à ce syndicat que nous qualifierons de zoïle prêt à s’attribuer les mérites en laissant le siège vide de leur présence en CSA, nous sommes à l’écoute et disposés à revenir en arrière pour le bien de chacun et dans le cadre d’une avancée certaine.

Au passage, nous sommes étonnés que les nouveaux secrétaires locaux de cette OS n’aient brillés que par leur absence au groupe de travail pour le service de nuit organisé par

Monsieur le Chef de Détention.

Personne ne commet une faute plus grande que celui qui ne fait rien parce qu’il ne peut pas faire beaucoup.

Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier, la démagogie n’a aucunement sa place dans notre établissement !

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Prison de Metz : Le QSL, une discipline disparue et un abandon total !

Le QSL (anciennement QPA / CPA) était jadis un modèle de gestion et de prise en charge des détenus. Il se distinguait par sa qualité de prise en charge, son suivi adapté, son emplacement stratégique en plein centre-ville de Metz, ses activités enrichissantes et, surtout, sa rigueur disciplinaire. Les détenus, soigneusement sélectionnés et motivés, étaient volontaires pour cette réinsertion .

Aujourd’hui, c’est terminé !

Sous la pression de dirigeants politiques obnubilés par leurs statistiques et la gestion du flux carcéral, la situation a changé. La libération sous contrainte, avec son aménagement de peine quasi automatique, a bouleversé la nature des profils reçus au QSL. Nous nous retrouvons désormais à gérer des détenus qui n’ont plus rien à voir avec le profil initial, ce qui déstabilise tout le système.

Des conditions de travail de plus en plus dangereuses !

Les incidents se multiplient et face à cette situation, nos politiciens préfèrent ignorer la réalité et masquer les problèmes sous des chiffres. Fin 2023, suite à la recrudescentes des incidents, les remontées vers le Centre pénitentiaire de Metz ont été interdites par la DI. Le bilan est catastrophique : alcool, stupéfiants, retards injustifiés, insultes, menaces, bagarres, évasions… Même le JAP noyé sous les procédures disciplinaires a révisé sa politique pour laisser plus de place à la souplesse, ce qui ne fait qu’aggraver la situation.

Rappellons une nouvelle fois que nous sommes en centre-ville, sans possibilité de renfort immédiat, avec toujours aucune portes de cellule qui ferment à clé, pas de barreaux aux fenêtres, pas de QD, aucune cellule permettant d’isoler un voir plusieurs incidents !

Rien pour assurer la sécurité !

Actuellement, le QSL est en travaux pour au moins un an, accueillant de nombreuses entreprises, sans personnel de surveillance suffisant, et surtout sans personnel technique ni secrétaire (ces derniers ont aussi été retirés !!). Les ouvriers travaillent sans surveillance et en contact direct des détenus, ce qui constitue un danger supplémentaire.

Et on ose nous demander de monter en effectif !!

Le QSL est devenu une véritable plaque tournante du trafic de stupéfiants en plein centre- ville. Pour certains, c’est un “club de vacances”, pour d’autres, un “foyer de jeunes travailleurs”. Ce n’est plus un lieu de réinsertion, mais un véritable quartier sans limites !

FO Justice tire la sonnette d’alarme !

C’est devenu insupportable ! Nous ne pouvons plus accepter d’être abandonnés par nos dirigeants, de continuer à travailler dans des conditions de plus en plus dangereuses, et de vous laisser détruire sous nos yeux notre si beau quartier !

FO Justice se rassemble pour porter avant le 28 février 2025 des propositions concrètes au Directeur du QSL pour rétablir la situation de manière urgente .

FO Justice exige :

• Une fouille sectorielle avec l’intervention d’ERIS, d’ELSP et de la brigade cynophile dans les plus brefs délais.

• Un renforcement immédiat des mesures de sécurité et de surveillance.

• La remise en place du D424-6, avec remontée immédiate sur l’établissement.

• Une politique disciplinaire adaptée à cette population pénale.

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ENAP – Élèves : Flash-inFO Résultats d’admissibilité concours de SVT Session 2025A

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice Énap Élèves, vous informe d’une modification dans le calendrier des résultats de surveillant de l’administration pénitentiaire, session 2025A.

Nouveau calendrier (sous réserve de toute modification de la DAP) :

Épreuves d’admissibilité : 5 décembre 2024 – les résultats sont prévus pour le 14 février 2025

Épreuves d’admission : du 26 mars au 18 avril 2025

Résultats : à partir du 11 juin 2025

Pour votre information l’épreuve d’admission :

Il s’agit :

D’un entretien de personnalité (20 minutes, coefficient 5) ;

D’une épreuve sportive (coefficient 2).

Aménagement d’épreuves

Vous souhaitez solliciter un aménagement d’épreuves en raison de votre handicap, téléchargez le certificat médical pour le faire remplir par votre médecin agréé et le retourner à l’adresse concours-svt.dap@justice.gouv.fr

Pour toute information :

https://lajusticerecrute.fr

Force Ouvrière Justice, une présence permanente pour un accompagnement efficace

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Pistolet à Impulsion Électrique – Quartiers spécifiques : Lettre ouverte au Ministre de la Justice

Objet : Déploiement du pistolet à impulsion électrique dans les quartiers spécifiques

Monsieur le Garde des Sceaux,

Je souhaite attirer votre attention sur l’arrêté du 9 novembre 2021, qui régit l’utilisation du Pistolet à Impulsion Électrique (PIE) par le Personnel Pénitentiaire formé et validé par les équipes de sécurité pénitentiaire (ESP) pour les missions extérieures.

La future circulaire, qui intégrera la formation au PIE pour tous les élèves à partir de septembre 2025, représente une avancée significative. Cependant, il est crucial que le PIE soit également déployé dans tous les quartiers spécifiques.

Lors de son expérimentation, le PIE a démontré son efficacité en milieu carcéral, tant par sa force dissuasive que par sa capacité à réduire les tensions. En dotant les quartiers spécifiques de cette arme, nous pourrions considérablement améliorer la sécurité des Personnels.

Monsieur le Garde des Sceaux, je suis convaincu que vous serez attentif à notre demande visant à doter le personnel pénitentiaire des moyens nécessaires pour assurer la sécurité dans ces quartiers spécifiques.

Je vous prie de croire, Monsieur le Garde des Sceaux, en l’expression de mes salutations distinguées.

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Prison de Lyon-Corbas : Blocage de la MALC, réponse du DI

Le mouvement social initié par les organisations syndicales représentatives de la MALC a rassemblé un bon nombre de collègues devant la porte. Tout service confondu était présent.

UN GRAND MERCI à celles et ceux qui se sont mobilisés ce jour.

Pour rappel, nous dénoncions la surpopulation pénale, les conditions de travail des collègues et la suppression des postes d’ANT au sein de notre établissement.

Ce signal d’alarme a permis de dénoncer les limites de fonctionnement de notre établissement auprès de nos Directions et des magistrats.

Après cette journée de blocage, nous prenons acte de l’engagement du Directeur Interrégional envers les personnels:

– 80 transferts de détenus

– La priorisation des ANT de la MALC sous réserve que le budget le permette.

Ces transferts nous permettront de « souffler » 2 voir 3 semaines en tout et pour tout et le maintien des ANT favoriserait un fonctionnement des différents services administratifs avec plus de sérénité.

Nous attendons également une prise de conscience de la part des tribunaux sur la surpopulation pénale.

Le bureau local FO Justice restera vigilant quant à la mise en place de ces transferts et suivra de près le devenir de nos ANT.

Le bureau local FO Justice prendra ses responsabilités, si cette situation catastrophique devait se répéter dans les semaines à venir.

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1ère réunion – Réforme : Directeurs des Services de Greffe

Ce 11 février s’est tenue la première réunion sur la réforme du corps des directeurs des services de greffe avec les 4 organisations syndicales représentatives à la DSJ.

►Il a bien été rappelé par le DSJ :

– Qu’aucune conférence, organisation non représentative ne participerait à la né gociation.

– Que nous étions dans la suite de l’accord de méthode de juillet 2023.

En amont de cette réunion, une première réunion avec la DGAFP s’est tenue le 10 février, pour amorcer le cadre des négociations.

Un premier tour de table a permis à chaque organisation de rappeler ces principales revendications

►FO a rappelé ces grandes lignes à savoir :

► Maintien du corps spécifique de DSGJ

► Certains DSGJ sont également attachés à leurs compétences juridictionnelles.

► Revendication d’un statut de A+

► Revalorisation indiciaire à hauteur des grilles des directeurs des services pénitentiaires

► Revalorisation indemnitaire immédiate en rapport avec celle des cadres-greffiers au regard de leur nouveau RIFSEEP, cette revalorisation indemnitaire parait très urgente eu égard au sentiment très fort d’injustice éprouvé par les DSGJ.

► Révision du déroulé de carrière avec réduction des durées entre les indices

► Extension de la volumétrie du statut d’emploi de direction du ministère de la justice (SEDM)

► Possibilité pour les directeurs de réaliser leur principalat sur place

► Extension de la NBI pour les DSGJ occupant des postes de directeur principal sans en avoir le grade

► Véritable réflexion sur le positionnement des DSGJ et la gouvernance de la juridiction

► Création d’un directeur général des services avec certaines fonctions

Une grille a été proposée par l’administration. Elle permet à ce stade de revaloriser 50% du corps. Budgétairement parlant elle a été évaluée à 1,5 millions d’euros pour l’indiciaire et 1,8 millions d’euros pour l’indemnitaire, soit 3,3 millions d’euros pour l’ensemble du corps.

Aucune des organisations syndicales n’est en adéquation avec la proposition, qui aboutirait pour seul exemple à une hausse du RIFSSEP de 700 euros annuels soit 58 ,33 euros brut mensuels.

Il a été demandé déjà que la grille soit revue par la DSJ et chaque organisation syndicale doit de son côté faire des propositions

Calendrier

6 mars : Réunion sur l’indemnitaire et l’indiciaire

8 avril : Doctrine d’emploi et positionnement (À ce stade la DSJ pense ouvrir la mise en place d’une signature d’un protocole en fonction de l’évolution qui sera possible, notamment avec la DGAFP).

15 mai : Accès aux grades et la formation

Une autre réunion est envisagée avant la fin mai ou en juin

La présence à cette réunion de Mme la secrétaire générale est un message fort envoyé par le cabinet même si en l’état les propositions faites sont loin de permettre d’envisager d’aboutir à un protocole.

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SDGF CAP – du 12 février 2025 : Déclaration liminaire

Madame la Présidente,

FO Greffe se félicite de la première vague de requalification des adjoints administratifs faisant fonction de greffier dans le corps des greffiers et qui vont donc rejoindre cette CAP.

D’autres vont la quitter au profit de la CAP des cadres et nous ne pouvons qu’être satisfait pour ces 1500 greffiers principaux et fonctionnels qui ont pu être promu dans ce nouveau corps des cadres-greffiers, réforme issue de longues discussions et d’un travail de qualité entre les organisations syndicales signataires et la DSJ.

Enfin hier ont débuté les discussions autour de la revalorisation et de la reconnaissance des DSGJ qui, espérons-le, aboutiront rapidement.

Ces promotions vont nécessairement bouleverser l’organisation des juridictions, et c’est donc l’occasion pour FO Greffe, de rappeler, comme il le fait depuis un certain temps, la nécessité d’établir dans TOUTES les juridictions un organigramme clair et précis : QUI FAIT QUOI ET OÙ ?! Sans cet organigramme, nous allons voir encore des disparités trop importantes entre les juridictions et allons, sans aucun doute, être trop souvent saisis par nos collègues sur le terrain.

Un rapport établi par FRANCE STRATEGIES et publié le 9 décembre 2024, est venu alerter sur l’effondrement de l’attractivité de la Fonction Publique.

Sur 2010/2020, il existait un poste ouvert pour 12 candidats et en 2022 nous sommes tombés à un poste pour 4 candidats !

En 2018, 5% des postes offerts n’étaient pas pourvus. En 2022, c’était 15%.

Deux des principales raisons relevées par ce rapport sont la faible rémunération des agents publics et les conditions de travail dans nos administrations.

Dans les 28 rapports pédagogiques que nous avons à étudier aujourd’hui, vous pourrez très souvent constater les conditions de travail difficiles de nos collègues. Nous pouvons d’ailleurs être surpris qu’il n’y ait pas plus de collègues stagiaires jetant l’éponge en découvrant le fonctionnement de nos juridictions.

En ces temps d’incertitude budgétaire, vous avez toujours les moyens d’agir sur les conditions de travail !

Une sensible augmentation des signalements et saisines de nos collègues nous démontrent la dégradation de ces conditions.

Ces conditions ne sont pas seulement matérielles. Le management en fait partie.

Comme toujours, la pression d’en haut, redescend échelon par échelon jusqu’à écraser ceux en bas de l’échelle : intimidation, chantage, mépris, ordres de type militaire, mise en cause, défiance… sont des attitudes de plus en plus fréquentes.

Il est urgent d’insuffler un vent de bienveillance à l’égard de nos collègues de tout corps. Le « fonctionnaire-bashing » dont font preuve nos dirigeants ne doit pas entrer dans nos murs.

NON, nos collègues ne sont pas des fainéants !

NON nos collègues ne sont pas des petites natures fragiles !

Ils ont le sens du service public mais ils ont besoin d’exercer leurs fonctions dans des conditions optimales.

Et ce n’est pas le faible nombre de recours qui doit être ressenti comme le signe d’un bon management. Nos collègues n’ont juste plus foi en nos instances et pensent que cela va juste mobiliser leur temps sans espoir de décision favorable.

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