Ce jour, lundi 22 avril 2024, s’est tenue la dernière réunion « COPIL » sur les pauses méridiennes.
Après deux réunions de présentation et d’échange, un seul constat, aucune solution n’est envisageable.
Pour FO Justice CP Béziers, plusieurs points sont non négociables et ont été imposés à la direction qui s’y est tenue.
Lors de cette 3ème réunion, la direction a présenté un projet, réalisé en collaboration avec Origine. Pour FO Justice, ce projet reste un changement d’envergure et soulève plusieurs difficultés que nous avons dénoncé.
FO Justice CP Béziers, était la seule organisation syndicale à être présente.
Les personnels sauront apprécier ce désengagement !!!
Dans les jours à venir, ce projet sera présenté par les Officiers MA1 et MA2 aux Agents concernés, c’est alors que vous devrez faire remonter toutes les difficultés que vous constaterez.
N’étant soumis à aucun vote, et malgré la remontée de plusieurs difficultés parFO Justice, ce projet sera mis en application dans les semaines à venir…
Ce vendredi matin, les collègues du PREJ d’Amiens ont extrait un détenu de la MA d’Amiens vers la Cour d’Appel du même nom.
L’individu a porté DES COUPS DE TÊTE À UN AGENT en montant dans le véhicule, lors du retour à l’établissement.
Le collègue a été amené à l’hôpital en sang et en est sorti avec un point de suture sur le front.
FO JUSTICE lui apporte tout son soutien.
Pendant ce temps, les agents du PREJ de Valenciennes avaient extrait un jeune détenu de l’EPM de Quiévrechain vers le TJ de Douai pour une présentation devant le JLD.
Ce dernier a causé un incident au sein du tribunal et s’est même permis de prévenir le JLD de son intention de faire la misère aux agents escorte, à l’issue de son audience. Il a également avisé sa grand-mère qui était présente, de sa volonté lors du retour, de provoquer un accident afin de mourir.
Lors du retour, il a effectivement essayé d’ouvrir la portière du véhicule sur l’autoroute. Il a ensuite donné des coups de pieds sur la manette du siège, afin de faire basculer le chef d’escorte vers l’arrière.
Le détenu a également tenté de lui cracher dessus, mais l’agent escorte l’en a empêché. Mécontent, il s’est positionné de manière à porter des coups de pieds au chauffeur. Son comportement dangereux a nécessité l’arrêt du véhicule en urgence afin que les collègues puissent intervenir.
Pendant l’intervention, ce jeune enragé a craché à plusieurs reprises sur les agents. Les collègues ont alors averti l’établissement, afin d’avoir du renfort à leur arrivée.
FOJUSTICE s’indigne de ces agissements, les crachats sont toujours des actes répugnants et nous espérons que ce détenu ne soit porteur d’aucune maladie transmissible par la salive…
Pour finir cette journée en beauté, les agents du PREJ de Beauvais avaient de leur côté une mission qui consistait à sortir un détenu du CP de Beauvais, vers le TJ de Lille pour une comparution immédiate.
Lors de leur arrivée au TJ, les collègues ont été contraints à s’asseoir sur les marches d’escaliers, faute de places. Des remarques sur cette problématique spécifique à ce tribunal avaient déjà été effectuées et remontées.
Malheureusement, rien n’a encore évolué.
La comparution était prévue pour 14h, mais il n’est passé qu’à 19h. UNE TELLE ATTENTE ET DANS DE TELLES CONDITIONS POUR LES AGENTS EST TOTALEMENT INACCEPTABLE ! Et il n’est pas normal que les escortes judiciaires passent après les différés ou autres.
Certaines conditions doivent être des priorités, notamment la prise en compte de la distance à parcourir des agents.
FO JUSTICE félicite tous les agents PREJ exerçant avec professionnalisme, malgré les incidents et les conditions de travail difficiles qu’ils rencontrent au quotidien.
FO JUSTICE sonne l’alarme sur le profilage des détenus et le non-respect des niveaux d’escortes définis dans la doctrine. Rappelons-nous de Rédoine Faïd qui était un détenu exemplaire. Les minorations d’escortes ne sont pas entendables, surtout avec la mise en place du PLAN VIGIPIRATE.
QUE LES AGENTS DES PREJ SE SACHENT ENTENDUS ET SOUTENUS, FO JUSTICE SE TIENT PLUS QUE JAMAIS A VOS COTES ET VOUS TIRE SON CHAPEAU POUR VOTRE ENGAGEMENT !
Ce vendredi 19 Avril 2024, notre organisation syndicale était reçue pour la première fois en bilatérale par la nouvelle cheffe d’établissement.
Au cours de cette audience, qui a duré plus de 3 heures, nous avons pu aborder les sujets suivants :
MISE EN PLACE DES BROUILLEURS
Une nouvelle fois, la mise en fonction de ces fameux brouilleurs, qui sont installés sur notre établissement depuis plusieurs années, est à nouveau reportée.
Aucune date de mise en service ne nous est réellement donnée, mais le déploiement de cette technologie ne verra pas le jour avant le mois de novembre au plus tôt. Espérons simplement que
cette longue attente permettra finalement de brouiller la 5G…
QEPEC
Nous sommes revenus sur le passage des nuits de 16 à 14 agents, une fois de plus nous avons dénoncé le manque total de pédagogie et de communication envers les agents du QEPEC par la direction. Ensuite, nous avons abordé la possibilité d’un nouveau service sans nuits pour les agents du QEPEC. La directrice s’est clairement opposée à ce sujet pour le moment, mais elle a mentionné que l’organigramme du CP Lille Sequedin compte actuellement 16 agents de nuit et que nous y reviendrons une fois que les effectifs seront à nouveau abondants. Malheureusement, lorsque nous avons demandé combien de personnels seraient nécessaires pour revenir à 16 agents de nuit, la directrice n’avait pas la réponse…
Le premier agent sur la liste d’attente du QEPEC sera intégré à l’effectif au plus tard au 1er juillet 2024.
SERVICE 12H
La cheffe d’établissement tient à nous rappeler que ce nouveau service est à l’essai jusqu’au 1er septembre 2024. Le DIOS viendra sur notre structure afin de diagnostiquer et analyser les premiers mois de fonctionnement de ce nouveau service.
LA FORMATION
Nous souhaitions évoquer ce sujet afin de dénoncer le fait que les brigadiers chefs et les officiers ne sont jamais inclus dans les formations. La directrice nous informe que des formations spécifiques seront proposées aux officiers, et que les brigadiers chefs seront inclus dans la formation continue dès 2025. La cheffe d’établissement souhaite rendre la formation plus attractive et la redynamiser en proposant de nouveaux thèmes aux agents.
LE Q.A
Nous souhaitons attirer l’attention de la directrice sur le mal- être actuel des agents de cette brigade, dont le professionnalisme n’est plus à démontrer. Il est important pour notre organisation syndicale que les agents de cette brigade soient rapidement reçus par la direction afin de faire le point sur leurs conditions de travail.
Nous avons évoqué le nombre conséquent d’ouvertures à deux agents et le nombre de cas psy que ces agents doivent gérer.
Nous proposons qu’une étude soit réalisée pour que les détenus aux profils psy soient gérés au rez- de-chaussée du bâtiment A. Nous souhaiterions qu’ils soient pris en charge chaque jour par deux agents (référents d’équipe). La directrice n’est absolument pas fermée sur ce sujet, elle est d’accord pour travailler à la réorientation des rez-de-chaussée des bâtiments.
FOUILLES SECTORIELLES
Il est malheureusement évident que nous ne sommes pas prêts de revoir des fouilles de grande ampleur comme nous avons pu en connaître par le passé. La cheffe d’établissement souhaite par ailleurs continuer et accentuer les opérations extérieures avec les FSI et les ERIS. Elle souhaite également que les ESP de l’établissement participent à l’avenir à un plus grand nombre de fouilles ciblées.
EXTENSION ET SECURISATION DU PARKING
Sur ce point, nous rappelons à la directrice qu’aucune nouvelle information ne nous a été transmise depuis le 26 août 2022. Elle nous indique que ce projet verra bien le jour et que les travaux commenceront au dernier trimestre de 2024. Le parking sera désormais couvert à l’aide d’ombrières photovoltaïques. Le coût de ce projet est de 1,6 million d’euros.
PROMENADE UNIQUE LE DIMANCHE
Pour notre organisation syndicale, il est totalement illogique que la promenade unique soit mise en place toute la semaine, à l’exception du dimanche. La directrice n’est pas totalement opposée au projet, mais elle nous indique que ce n’est absolument pas sa priorité pour le moment.
FIDELISATION DES GRADES SUR LES BATIMENTS
Si la majorité des gradés est favorable à la fidélisation et qu’aucun problème ne se pose concernant la planification, la cheffe d’établissement validera sans aucun doute ce projet. Elle tient d’ailleurs à nous rappeler qu’elle a déjà travaillé avec des gradés fidélisés dans son établissement précédent.
EFFECTIFS UHSI/UHSA
Nous avons une nouvelle fois évoqué le manque de brigadier-chef sur ces deux structures. La directrice nous apprend que 3 places sont réservées pour la formation ESP d’automne. D’ici là, les
gradés ne seront malheureusement pas renforcés, à notre grand regret et malgré nos nombreuses relances depuis plus d’un an.
PERMANENCE DU SAMEDI MATIN DES AGENTS DE L’US
Nous faisons remarquer à la cheffe d’établissement que les agents de l’US ne devraient plus assurer la permanence du samedi matin comme cela avait été voté lors d’un CTS en 2022. Elle est totalement d’accord avec nous sur le sujet, et ces permanences du samedi matin prendront rapidement fin. Il était temps…
APPEL D’OFFRE AU CSL
Nous faisons part à la directrice de notre grande surprise suite à la publication de cet appel à candidature. Elle nous explique alors que le grand nombre d’heures supplémentaires des agents du CSL n’est plus tolérable et que l’ajout d’un agent à cette structure permettrait de réduire ce nombre d’heures.
Nous lui faisons part ensuite des rumeurs récentes concernant la possibilité que ce poste soit déjà pourvu. Elle nous assure que ce n’est absolument pas le cas et que toutes les candidatures seront examinées de manière approfondie.
Notre organisation syndicale tient à remercier la cheffe d’établissement pour cette première réunion en bilatérale ou les échanges ont été nombreux et constructifs.
Nous resterons évidemment vigilants sur l’ensemble des sujets évoqués lors de cette audience, et nous restons à la disposition de l’ensemble du personnel pour tout complément d’information.
Le printemps arrive, avec le retour espéré du beau temps annonçant de belles choses comme les Jeux Olympiques dans quelques mois mais pour compliquer encore plus la vie professionnelle de nos collègues un nouveau gadget, à la disposition des chefs de cour, la clé de localisation avec ses joies et surtout ses peines et son wagon de difficultés pour nos collègues. Par contre, l’absence de clé l’année passée empêche tous éléments de comparaison.
Dorénavant, les chefs de cour décideront dans un jeu grandeur nature, d’affecter les pions de greffe selon leur vision des différents besoins. Espérons que les chefs des différentes juridictions sauront plaider leur cause, pour avoir des effectifs en motivant correctement leurs demandes.
► FO Justice ne peut que déplorer cette nouvelle méthode de gestion des effectifs en donnant la main au local.
► FO Justice n’a eu de cesse de réclamer une répartition objective sur les remontées des chefs de cour.
Monsieur le Directeur passé les effets d’annonce, il y a la réalité, et les postes annoncés ne sont pas en premier lieu des créations nettes mais dans un premier temps les vacances comblées dans chaque juridiction, puis ça sera des créations nettes.
► Un exemple une juridiction où 5 créations sont annoncées, ce ne sont en réalité que 2 créations nettes. C’est un beau tour de passe-passe en communication. Ne critiquons pas tout, il y en a et l’effort de la DSJ est à souligner mais pour autant cela ne réduira pas drastiquement les délais dans les mois à venir et la souffrance des greffes continuera de perler dans chaque juridiction. La pression de la hiérarchie, un matériel informatique et des logiciels hors d’âge amplifie encore ce malaise.
N’oubliez pas que les risques psycho-sociaux se multiplient, mettant en difficulté la bonne organisation des services.
Des solutions parfois simples permettraient de limiter ce malaise, comme le retour des imprimantes individuelles, ou une meilleure élaboration des logiciels utilisé par le greffe, pour les rendre simples et sans erreurs, un CIA, plus en adéquation pour récompenser le dévouement de nos collèges. Souvent ils comparent leur prime par rapport aux autres ministères et le compte n’y est pas.
NOUS signataire du protocole nous attendons avec impatience les réponses du Guichet unique de la fonction, pour qu’enfin la réforme à laquelle nous avons participer activement depuis des mois puisse mettre fin au recul de l’attractivité de nos métiers.
La vague de C en G, l’ouverture du principal et la création du Cadre Greffier va pouvoir donner de l’espoir à nos collègues qui devront s’en emparer. Au grincheux à qui jamais rien ne va, rappelez-vous que dans d’autres ministères une promotion ne se prend pas sur place.
Là, NOUS organisation signataire et responsable nous avons obtenu tant pour les C que les B que chacun reste dans sa juridiction, qui dit mieux ?
► Au menu du jour, nous avons le regroupement des BAJ :
► FO Justice souhaite connaître le détail des effectifs supplémentaires allouées à chaque bureau régional et sollicite un point quant à l’amélioration effective des délais. Si certains sont déjà convaincus de leur bien fondé, il n’en demeure pas moins que d’autres ont de réelles difficultés notamment le BAJ de Dijon.
► FO Justice souhaite vous alerter et demande un éclaircissement objectif sur les raisons de ces dysfonctionnements. Doit-on comprendre que l’expérimentation n’est pas concluante pour qu’une prolongation soit envisagée ? Nous vous demandons enfin un peu de transparence s’il vous plait et pas de langue de bois.
Comme à chaque CSA, FO Justice souhaiterait un point précis sur les Jeux Olympiques, nos collègues sont inquiets et sont en demande de renseignements.
Où en sommes-nous de l’indemnité que recevrons nos collègues ? En effet le comité de suivi reste vague sur la notion, certes les paliers sont connus, mais nous vous demandons quels sont les critères retenus officiellement par la DSJ pour les obtenir.
Nous avons déjà vécu la vague COVID et ses injustices, nous ne voudrions pas la voir revenir. Nous avons bien compris que cela se fera à budget constant, est ce que cela signifie également que cela amputera le budget CIA de fin d’année ?
Il serait dommage que la France, qui va recevoir le monde lors de ces JO, montre une image d’un service public dégradé, alors que cela devrait être une fête !
Ce matin, à la suite d’un incident pendant une activité, le détenu M a été prié de réintégrer sa cellule. Initialement réticent, il a finalement accepté après une négociation.
Cependant, lors du trajet vers sa cellule, il a proféré des insultes envers le surveillant, le menaçant de façon agressive : « Je vais te niquer, fils de pute, je vais te niquer ta mère ».
À un moment donné, le détenu s’est arrêté pour cracher sur le surveillant. Lorsque les agents ont tenté de maîtriser la situation pour mettre fin à l’incident, le détenu à résisté et le surveillant du premier étage, venu en renfort, a été blessé aux côtes. Il a été hospitalisé.
Depuis quelque temps, ce détenu, expert pour son comportement violent tant physiquement que verbalement, attire l’attention par ses agissements.
Le bureau local CP CAEN IFS demande des mesures disciplinaire à l’encontre de se « charmant mineur » et son transfert.
Le bureau local CP CAEN IFS tient également à féliciter les surveillants pour leurs professionnalismes et souhaite également un prompt rétablissement à notre collègue blessé et tiens à assurer à tous les agents que nous sommes prêts à les accompagner et à les soutenir dans toutes les démarches nécessaires.
Chaque mois, les chiffres de la surpopulation pénale battent des records. Jamais la situation n’a été aussi tendue dans nos détentions. Voilà des semaines, des mois que nous écopons, mais nous savons tous aujourd’hui que sans une mesure exceptionnelle et urgente nous allons définitivement sombrer !
La densité carcérale augmente inlassablement, mettant à mal nos conditions de travail, notre sécurité et les conditions de détention de la population pénale.
Voilà plusieurs mois déjà que nous avons saisi le Garde des Sceaux et son cabinet. Nous y avons même été reçus pour être entendus sur ce sujet. La situation est explosive et peut à tout moment déraper. Les agressions sur personnels et entre détenus se multiplient. Les risques de refus de réintégrer voire d’émeutes sont aujourd’hui bien réels.
Comment pourrions-nous continuer ainsi, et dans le même temps préparer et aborder sereinement un événement au centre des préoccupations de tous : les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de cet été ?
L’administration Pénitentiaire sera dans l’incapacité de faire face aux conséquences de cet événement majeur !
Voilà pourquoi, cher(e)s collègues, cher(e)s camarades, nous venons de saisir le président de la République, le Premier ministre, l’ensemble des parlementaires (députés et sénateurs), l’ensemble des présidents de tribunaux judiciaires et chefs de cour, des magistrats… soit plus de 1200 personnes. Un courrier solennel leur a été adressé pour leur exposer l’urgence de la situation, et les informer de notre démarche, en leur joignant la lettre ouverte adressée au ministre de la Justice.
Il s’agit bien d’une fusée de détresse, d’un appel à l’aide… afin d’éviter un drame !
À court terme, FO Justice demande la reconduction des mesures d’urgence prises durant la crise du COVID-19, pour envisager des aménagements des peine et libérations massives, afin de réduire la pression et nous permettre ainsi de reprendre notre souffle avant les JOP.
À moyen terme, FO Justice demande l’ouverture de discussions afin de s’attaquer, une fois pour toutes, au problème récurrent de la densité carcérale, en envisageant de changer de paradigme.
FO Justice reste convaincu que la seule solution pour gérer la densité carcérale de manière efficace et durable est d’en remettre la charge à l’administration pénitentiaire, sans quoi nous n’y parviendrons jamais.
Dans un premier temps, FO Justice a décidé, de boycotter l’ensemble des instances traitant de la qualité de vie au travail ainsi que toutes les formations spécialisées des comités sociaux d’administration (CSA).
Dans un second temps, si nous n’étions pas entendus, c’est l’ensemble de l’institution que nous appellerions à bloquer, par tous moyens.
Il en va de notre responsabilité collective !
Nous ne pouvons accepter de nous rendre complices des drames à venir !
PROCESSUS DE LABELLISATION DU SURVEILLANT ACTEUR :
On nous annonce un COPIL de clôture en juin. Les propositions émanant des groupes de travail seront présentées à ce moment-là. Une note cadre sera élaborée pour formaliser ce nouveau dispositif, en vue d’une application pour septembre.
MONTÉE EN CHARGE DU QCD :
Une information nous a été communiquée : dans le cadre d’une surpopulation carcérale générale, le QCD va bientôt accueillir 26 détenus (maximum). Les détenus en plus (qui seront sélectionnés de la même manière) seront inoccupés dans un premier temps, en régime porte fermée et en attente d’intégrer un stage ou un travail comme les autres. Ces détenus auront un régime séparé des autres. Pour le directeur, rien ne doit être modifié dans l’immédiat quant à l’organisation du travail (agrandissement de la brigade ou référents), dans l’attente de voir comment ça se passe.
Le directeur envisage également un poste cuisine 7j/7. Est également envisagé, un agent ELSP qui serait priorisé sur le secteur QCD le week-end.
ELSP :
Un point a d’abord été fait sur la formation des agents. Concernant le sport, pour la direction, il ne peut se faire que de manière encadrée et ça doit être intégré dans le planning des agents. La demande de formation en détection explosif est acceptée, en attente de pouvoir techniquement la réaliser. Elle devrait même être accessible à tous selon le directeur.
La demande d’avoir un véhicule dédié ne dépend pas de l’établissement, mais de la DI et ne sera pas validée, compte tenu du faible kilométrage qui serait fait uniquement autour de l’établissement.
La demande de nouveaux fauteuils est toujours refusée pour l’instant faute de budget. Par contre, la demande d’une combinaison en plus (GK pro) est validée, uniquement pour l’intérieur. Un travail sera fait pour mieux sécuriser le cheminement à l’hôpital.
AVENIR DU CNER :
Le directeur a réaffirmé que ce dossier était dans les mains du DAP. Il n’y a actuellement aucune nouvelle session en vue et aucune visibilité à court ou moyen terme sur ce secteur.
ÉTAT DES LIEUX DES PARLOIRS ET DE L’UVF :
Un tableau général des points défaillants et à améliorer nous a été présenté, sur lequel nous avons présenté différentes remarques. Nous avons demandé à ce que la note d’organisation du secteur soit réactualisée. Compte tenu du nombre de points à travailler, nous avons demandé la constitution d’un groupe de travail avec les collègues de la brigade. La direction reste bloquée sur un nombre d’agents réel à 7 dans cette brigade, sur ce point rien ne change.
POINT NOUVEAU SERVICE DE NUIT :
Des statistiques nous ont été présentées. Depuis la mise en place du nouveau service de nuit, il y a eu 8 fois où un agent a été absent pour faire la nuit, dont 5 en décembre dernier et 3 fois depuis le début de l’année. La direction refuse de revenir sur le mode d’organisation posé par le service actuel.
CHARTE DE GESTION DES GRADÉS :
Lors de l’examen de cette charte, qui a été adoptée, la direction nous a confirmé la venue d’un premier surveillant en MAD, qui pourrait être placé en poste fixe sur la zone BAC/QCD. Le mode allégé en cas d’absent restera déterminé au coup par coup, selon la situation du jour.
QUESTIONS DIVERSES :
Grands objectifs de l’établissement :
Plusieurs objectifs nous ont été annoncés, entre autres : prévention des violences, développement des RETEX et des groupes de travail, développement de la politique des contrôles, poursuite de la labellisation du surveillant acteur, poursuite de l’amélioration des conditions de travail et suivre l’absentéisme, poursuite du dialogue avec le CH de Lens, mise en place de mesures disciplinaires alternatives au QCD…
Situation du petit atelier MC2 :
Rien de nouveau n’est prévu pour l’instant sur ce secteur.
Modification de l’horaire de fin de promenade en MC2 et 3 :
La direction botte en touche et reste sur le principe d’une fin à 18h20, ne voulant pas prendre en compte le temps réel pour repasser jusqu’au vestiaire et pointer. Il n’y aura pas d’horaires différents été/hiver.
Codes d’alarmes :
Selon la direction, les codes couleur en cas d’alarme sont uniquement connus par les agents qui sont directement concernés par ces codes, le reste doit rester secret.Demande d’un ordinateur dans le PIC parloir :
Le directeur nous affirme que ce n’est pas possible dans l’immédiat pour des raisons techniques.
Demande de diffusion des Conclusions du RETEX suite à une agression :
Ce RETEX vient d’être diffusé récemment mais tardivement. (C’était un oubli !)
Demande de mise à jour des lutins dans les bureaux :
Ce sera fait dans tous les bureaux (enfin !), dans un premier temps par l’officier infra, puis de manière régulière par chaque officier responsable de secteur.
Demande de note pour le changement de canal des Motorola dans les miradors selon le mode jour ou nuit :
Ce n’est pas justifié selon la direction.
Situation du RDC droit MC3 :
Pour la direction, le nombre de détenus dans l’établissement a été limité au maximum à 104, ou 12 détenus par aile. Il n’y a pas d’exception pour le RDC droit MC3.
Poste promenade tenue par un élève :
Pour la direction, ce n’est pas interdit, par contre il ne faut pas laisser un élève seul dans un PIC.
Situation du secteur socio :
On ne peut pas limiter les activités par détenu sur un même créneau horaire. Par contre, à moins de deux détenus, une activité est annulée. Nous sommes toujours dans l’attente des conclusions du groupe de travail sur l’harmonisation des horaires de ce secteur.
Comptabilisation des heures supplémentaires :
Les heures supplémentaires sont comptées uniquement dans le cadre de nécessité de service, mais pas dans le cadre de relèves qui ne sont pas effectuées suffisamment tôt.
Fermeture envisagée des PICS (RETEX du 17-03-24) :
Finalement, il y aura seulement une ouverture le matin par les gradés de secteur.
« Tu casses tu paies, tu agresses tu es sanctionné, tu ne respectes pas l’autorité on t’apprend à la faire respecter »
Le Samedi 20 avril 2024, vers 16h30 un détenu défavorablement connu de nos détentions pour son comportement agressif /impulsif et faisant l’objet de plusieurs agressions physiques ou verbales a décidé sans état d’âme de s’en prendre violemment à un de nos collègues.
Les faits se sont déroulés au niveau du parloir lors de sa fouille intégrale. Les observations des agents ont permis de constater dans ses parties intimes plusieurs contenant de produit prohibé.
Malgré plusieurs injonctions, il a refusé de remettre la totalité des produits.
Pire il était déterminé a appliqué « le quoi qu’il en coûte » version carcérale en assenant deux violents coups de poings à l’un des nôtres.
La maitrise a été particulièrement difficile au regard de l’agressivité du forcené.
Bilan : plusieurs contusions au visage de l’agent et une entorse à la cheville.
Force Ouvrière Justicedéplore la prise en charge tardive vers le CHSF par les pompiers qui a eu lieu vers 20h00.
De plus, lors de son paquetage QD par les agents du bâtiment, une surprise en cache une autre. Un téléphone à été retrouvé dissimulé dans une boite a tondeuse.
Par conséquent, Notre organisation professionnelle s’inquiète de la recrudescence des saisies de portable et de produits stupéfiants sur nos structures. Nous condamnons avec la grande fermeté les agressions et les intimidations en lien avec ses saisies.
Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne cette ignoble agression et exige des sanctions à la hauteur de la gravité des faits.
Le bureau local Force Ouvrière Justiceincite les collègues à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.
Le bureau local Force Ouvrière Justicesalue le professionnalisme et le sang-froid des agents dans la gestion de cette agression.
Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient nos collègues et les accompagneront dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.
Le bureau local Force Ouvrière Justice restera attentif aux sanctions prononcées à l’encontre des agresseurs des personnels, dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Monsieur Éric DUPOND-MORETTI
Ministère de la Justice
13 Place Vendôme
75 042 PARIS Cedex 01
Objet :Densité carcérale dans les prisons Françaises.
Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Je m’adresse à vous aujourd’hui de manière très solennelle afin d’attirer, une nouvelle fois, votre attention sur la situation actuelle des prisons de notre pays, et plus précisément du taux de densité carcérale.
Je vous adressais un courrier à ce sujet en date du 7 février 2024, sollicitant une rencontre afin de vous faire part des réflexions menées par mon organisation et des propositions qui pourraient en découler.
J’ai également abordé ce sujet, devant vous, dans une déclaration liminaire en ouverture du CSAM du 13 février 2024.
L’heure est grave et nul ne peut prétendre ignorer cette situation. Chaque mois, le nombre de détenus incarcérés bat des records. C’est une information très régulièrement et largement relayée par les médias nationaux, créant systématiquement l’émoi et l’indignation au sein de l’opinion publique.
Au 1er mars 2024, ce chiffre est alarmant : 76766 personnes détenues incarcérées pour 61737 places opérationnelles dans nos détentions, soit une densité carcérale moyenne de 124.3%.
Cette densité carcérale restant contenue dans la limite de 100% en ce qui concerne les établissements pour peine, ce sont les maisons d’arrêt qui payent le plus lourd tribut avec une densité carcérale moyenne de 148%, portée à des chiffres hallucinants dépassant les 200% dans certains établissements.
À cette première problématique, il convient d’en ajouter une seconde : les vacances de postes abyssales parmi les personnels de surveillance, avec un taux de couverture moyen des établissements pénitentiaires avoisinant les 90%.
Plus de personnes détenues incarcérées et moins de personnel pour les prendre en charge : le cocktail est explosif et nous fait craindre le pire dans un avenir proche.
Aujourd’hui, les professionnels du terrain que je représente sont unanimes : cette situation n’est plus tenable. Il nous faut agir en urgence avant que nous ne nous laissions déborder et que ne survienne un drame.
En effet, la situation est extrêmement tendue dans l’ensemble des établissements de métropole et des outre-mer. La surpopulation génère, pour les personnes détenues, des tensions, de la promiscuité, la recrudescence des trafics et racket, et pour les personnels de tous corps et tous grades un épuisement professionnel à son paroxysme.
Des infrastructures insuffisantes engendrent une inévitable dégradation de la prise en charge des personnes détenues, que ce soit pour l’accès aux soins, à l’hygiène, aux activités culturelles et sportives, aux dispositifs de maintien des liens familiaux.
Quant aux carences en personnels, qu’ils soient de surveillance, de probation ou de tout autre corps, elles ne font qu’accroitre ce phénomène. Avec une charge de travail démultipliée, et qui ne cesse de croitre, les personnels font tout ce qu’ils peuvent pour assurer au mieux leur mission de service public, mais inévitablement l’aspect qualitatif de leur travail est impacté en termes de prise en charge des individus et de prévention de la récidive.
Monsieur le ministre, vous avez mené conjointement avec mon organisation une réforme historique en faveur des personnels de surveillance. Certains autres corps de ce ministère ont également obtenu, sous nos impulsions communes, des avancées statutaires et indemnitaires significatives. Pour d’autres, mon organisation vous a fait des propositions, des réflexions sont menées, et nous ne doutons pas de votre engagement pour faire aboutir nos légitimes revendications.
Ces revalorisations, tant attendues et méritées, nous permettent d’espérer une progression significative des recrutements à venir, ce qui permettra de résoudre une partie de cette équation complexe. Pour autant, la résorption des vacances de poste prendra du temps et ne résoudra en aucun cas la problématique de la densité carcérale.
Et c’est précisément sur cette thématique de la densité carcérale qu’il vous faut agir, Monsieur le Ministre, et il vous faut agir vite… très vite.
À l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, et de l’accroissement prévisible du nombre de personnes incarcérées en amont de leur organisation, il vous faut prendre des mesures d’urgence, à effet immédiat.
D’autres mesures complémentaires, à moyen et plus long terme, devront être envisagées par la suite pour stabiliser durablement les taux de densité carcérale dans l’ensemble des établissements.
Je vous réaffirme donc que mon organisation est disposée à travailler et réfléchir avec vos équipes et partenaires pour tenter de trouver ensemble les solutions qu’il convient de mettre en œuvre.
À l’heure où notre ministère s’enorgueillit de la négociation et de l’aboutissement prochain d’un accord relatif à la qualité de vie et aux conditions de travail (QVCT), FO Justice ne s’y retrouve plus.
Comment pourrions-nous, en effet, prétendre avoir la moindre légitimité à évoquer la qualité de vie au travail des agents de ce ministère quand la souffrance de ces derniers est à un niveau jamais atteint et que nous n’agissons pas concrètement ?
Qui pourrait oser prétendre se soucier des conditions de travail de nos agents tout en connaissant la situation à laquelle ils sont confrontés chaque jour dans nos établissements sans pour autant prendre des mesures pour leur venir en aide ?
Cette souffrance, ce mal-être, cet épuisement professionnel, les personnels les expriment. Des mouvements sociaux commencent à s’organiser sporadiquement, avec la crainte qu’ils ne se multiplient et se durcissent. L’absentéisme médical connait une augmentation significative avec, là aussi, des craintes pour l’avenir.
Dans ces conditions, évoquer la QVCT est une hypocrisie à laquelle les membres de mon organisation et moi-même ne saurions nous résoudre.
Dès lors, FO Justice refusera à compter de ce jour, de participer à l’ensemble des réunions et groupes de travail en lien avec l’accord sur la QVCT. Nous refuserons également de siéger dans les formations spécialisées des comités sociaux d’administration, qu’ils soient locaux, interrégionaux ou nationaux, et ce jusqu’à ce que vous nous receviez et que naissent de nos échanges des solutions concrètes pour endiguer rapidement la surpopulation au sein de nos détentions.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Le jeudi 18 avril 2024 nous avons de nouveau innové au CD de Muret et touché encore plus le fond…
En effet un détenu a décidé de se soustraire à la mesure de confinement en cellule dont il avait hérité par son comportement dangereux (envers les personnels féminins) et son attitude de folie agressive..
Depuis une semaine cet énergumène focalisait son attention sur un personnel féminin et s’apercevant qu’il n’arriverait jamais à ses fins décida qu’il devait aller à l’UHSA pour rencontrer une détenue (inconnue) et se marier avec elle …
Bien entendu tout le monde prenait connaissance de sa folie et malgré l’agressivité dont il faisait preuve il bénéficiait encore du soutien (habituel) du SMPR pour lui éviter une sanction au QD.
Mais nos chers amis du SMPR ne l’ont pas envoyé à l’UHSA aussi vite qu’il le demandait..
Mardi 16 avril 2024 il décida de sillonner l’établissement et de s’en prendre à certains détenus ..
Mercredi 17 avril 2024 il est donc décidé de le confiner en cellule dans le secteur D1 en attendant son départ pour l’UHSA la semaine prochaine
Jeudi 18 avril 2024 à 7h40 il explosa le plexis et l’encadrement de sa fenêtre pour ensuite sauter par celle-ci se retrouvant ainsi dans la cour de promenade n° 3
FO Muret félicite la surveillante qui se trouvait au bâtiment B en s’apercevant, par la fenêtre de son bureau, de l’évasion qui se déroulait donna l’alerte
FO Muret félicite les trois agents qui sont intervenus aussitôt pour mettre fin à cette tentative d’évasion
L’énergumène fût aussitôt placé au QD par l’officier des ateliers, et la direction décida ensuite de le mettre à l’isolement pour éviter une énième demande de sortie du QD par le SMPR..
Le détenu a été transféré en HO le vendredi 19 avril 2024
Une fois de plus les faits démontrent que notre établissement subit des affectations désastreuses et incompatibles avec un CD en gestion ouverte dédié à la réinsertion par l’autonomie..
FO Muret demande la reconnaissance et des récompenses à la hauteur de leur professionnalisme pour les agents qui ont participé à mettre un terme à cette tentative d’évasion
FO Muret tient à remercier la direction pour leur changement de CAP en matière de sanction et ainsi sanctionné de QD (et non de confinement comme cela se faisait trop souvent dernièrement) les détenus passant en CDD
Pour preuve aujourd’hui le QD et l’isolement de Muret sont pratiquement complet …
FO Muret est conscient de la difficulté sur la gestion des affectations, mais il est temps que la DI en prenne conscience aussi en nous affectant dorénavant que des détenus avec un profil « réinsertion par le travail » sinon notre zone ateliers se retrouverait en DANGER
Notre établissement devient une Maison d’Arrêt ouverte et comme cela ne suffisait pas on est maintenant aussi un UHSA en gestion ouverte…
Comme il est évident que cela ne va pas s’améliorer dans les mois qui viennent il faut absolument travailler sur la gestion des détenus psy ainsi que sur celle des détenus courtes peines..
Notre établissement n’a jamais été aussi plein alors que nous avons un effectif des personnels en perdition …
LES PERSONNELS VONT BIENTOT SE RETROUVER A BOUT …SANS UN CHANGEMENT DE CAP EN MATIERE D’AFFECTATION ET SANS UN APPORT SUFFISANT EN PERSONNEL
IL EST CERTAIN QUE LE CD de MURET VA EXPLOSER RAPIDEMENT ….