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Prison de Villepinte : Une nuit compliquée. Arrivants, encore et encore…

Dans la nuit du jeudi 30 juin au vendredi 01 juillet 2022, cela été encore une nuit plutôt compliquée pour le service de nuit.

L’équipe a été amputée de 3 agents pour une extraction médicale, ce qui a fait 9 agents au lieu de 12 pour toute la nuit car pas de garde statique !!!

La création des ELSP aura pour effet de moins découvrir le service de nuit, en théorie…

En effet, avec ce manque d’agents, le gradé a dû composer car la nuit ne faisait que commencer avec les nombreux retours des extractions judicaires.

En début de soirée, le tribunal de Bobigny nous a fait le plaisir de nous apporter 2 arrivants vers 18h.

Malheureusement on aurait pu se dire que cela été les seuls entrants mais non : les arrivants se sont enchainés de 23h00 à 5h du matin !!!

Nous avons eu pas moins de 10 nouveaux pensionnaires qui arrivent tout droit de Bobigny et de Paris.

Malgré les différentes règles entre les tribunaux et notre établissement qui sont le respect des lettres de l’alphabet pour Bobigny, pour le tribunal de Paris les détenus envoyés à la MA VILLEPINTE doivent être plusieurs dans leur affaire.

Le bureau local Force Ouvrière justice tient à rappeler au tribunal que notre établissement est en surpopulation de 180% et que les agents sont à bout de souffle.

Le bureau local Force Ouvrière justice tient à féliciter les agents qui ont dû subir cette nuit de galère.

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SOYEZ AU COEUR DE LA JUSTICE ! Devenez Surveillant Pénitentiaire !

À noter dans les annales ou à oublier ?

La session de recrutement au concours de surveillant pénitentiaire du 29 juin 2022 est un véritable fiasco, une véritable déconfiture.

Le taux de présence sur l’ensemble des DISP et MOM s’élève péniblement à 18.24%.

Si l’administration est surprise (ou feint de l’être), il n’en est pas de même pour FO Justice.

La désaffection des salles de concours, la multiplication des demandes de détachement, vers la Police Municipale notamment, les demandes de démission, de rupture conventionnelle, l’inquiétante recrudescence du nombre de jours d’absences injustifiées… sont, depuis longtemps déjà, autant de signaux révélateurs d’un profond mal-être de notre profession.

Pour FO Justice ces maux trouvent leurs racines dans :

  • L’absence d’attractivité salariale, tant au niveau indemnitaire que statutaire
  • Des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour
  • Une violence omniprésente et croissante dans nos détentions
  • Des rythmes de travail intenables, parfois même en marge de la règlementation
  • Un management RH dénué de sens et d’anticipation, parfois même brutal
  • Une communication violente quand elle n’est pas inexistante
  • Un manque flagrant de reconnaissance de notre institution
  • Une formation initiale au rabais, en tout état de cause insuffisante
  • Un dispositif de fidélisation complètement inefficace

Le constat est accablant et aucun doute n’est plus permis.

L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE NE SÉDUIT PAS… NE SÉDUIT PLUS !

FO Justice exhorte nos dirigeants à trouver rapidement des solutions.

Remplacer les nombreux départs à la retraite, prévoir l’ouvertures des SAS et des nouveauxétablissements, accélérer le déploiement des ELSP… tels sont les enjeux à venir, et ils sont majeurs.

Pour FO Justice, Il est grand temps de redorer le blason de notre profession et d’en finir avec ce systèmearchaïque à bout de souffle.

Nous sommes au pied du mur, l’administration ne peut plus faire l’autruche, nous avons besoin de moyens… VITE !!!

Le temps est compté il en va de l’avenir de notre profession. FO Justice refuse de rester spectateur de cette déliquescence et sera force de proposition pour trouver des solutions à ce constat amer.

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Flash-inFO CPIP : BONNE NOUVELLE ?!?

Le Chef de Cabinet du Garde des Sceaux a informé ce jour FO JUSTICE d’une augmentation mensuelle de l’IFSE à compter de septembre 2022 pour les CPIP à hauteur de :

– 200€ net pour les CPIP de classe normale

– 220€ net pour les CPIP de classe exceptionnelle

Cette « agréable surprise » a pour but de compenser la perte de l’arbitrage de notre Ministère, nous excluant du bénéfice du complément de traitement indiciaire (CTI) de 183€ net qui avait été annoncé par l’ancien gouvernement, lors de la conférence des métiers de l’accompagnement du social et médico- social de février 2022.

ATTENTION : cette augmentation ne sera possible que sous réserve du vote du prochain PLF (projet loi finance)

Nous ne manquerons pas de vous faire un retour plus précis sur cette augmentation, dès lors que nous aurons plus d’éléments concernant les contours de cette dernière.

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UISP Lyon : 18% Ce n’est pas le chiffre de l’augmentation du point d’indice !

Sur la DISP de Lyon, ils étaient 127 présents pour 723 inscrits !

C’est le nombre de candidats présents qui étaient inscrits au concours de surveillants De l’Administration Pénitentiaire, soit 1 candidat sur 5 qui se présente au concours.

Ce chiffre doit interpeller nos dirigeants, le métier n’intéresse plus, un emploi de fonctionnaire dans la fonction publique d’état, dans un ministère régalien n’attire plus aucun jeune.

Sans compter un nombre de démissions, de départ en retraite, les ouvertures de SAS, et départs vers d’autres administrations en augmentation chaque année.

Les conditions de travail, salaire, considération sont des pistes de travail qu’il est urgent d’aborder, le bateau coule et le nombre de détenus ne cesse de croître (+8 %, évolution annuelle en mai 2022, chiffre du Ministère de la justice).

FO justice, a toujours été force de proposition et il est temps pour l’administration d’écouter nos revendications pour rendre le métier plus attractif et attirer plus de candidats présents aux concours de surveillants.

Le nerf de la guerre c’est le salaire !

Il est temps de sérieusement réfléchir à la catégorie B que nous avons portée et que nous portons et défendons toujours et stoppons les fausses idées, rumeurs ou mensonges !

Il est souvent dit que les heures supplémentaires en CAT B ne seraient plus payées, info ou intox ?

Les fonctionnaires de catégorie C

Les fonctionnaires de catégorie B.

Le décret n° 2007-1630 du 19 novembre 2007, les fonctionnaires de catégorie C ou B, le versement d’IHTS (indemnités horaires pour travaux supplémentaires) suppose qu’ils exercent des fonctions ou appartiennent à un grade ou à un emploi dont les missions impliquent la réalisation effective d’heures supplémentaires.

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En gros camarades, ce qu’on vous a dit n’est que de l’intox

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CPIP : L’équipe tire la sonnette d’alarme au SPIP du CP Riom !

FO Justice CPIP tient à mettre en lumière les conditions d’exercice des agents du SPIP de RIOM. Les collègues exerçant sur le centre pénitentiaire souhaitent faire entendre leur désespoir face à une situation devenue invivable.

En effet, loin de vouloir incriminer la détention ou tout autre service déjà en difficulté, ils souhaitent faire entendre leurs voix afin que soit trouvé rapidement et en concertation des solutions à une situation enkystée qui a épuisé professionnellement l’équipe en place.

FO Justice CPIP se fait le porte-parole de ces agents qui souhaitent pouvoir exercer leur métier et seulement leur métier dans des conditions dignes :

PETIT RAPPEL DU CONTEXTE :

Le SPIP est composé théoriquement de 2 personnels administratifs, 9 CPIP, 1 DPIP, une assistante sociale et d’une coordinatrice d’activités.

L’établissement : le CP de Riom est un établissement ciblé ERA (Etablissement à Réinsertion Active) qui comprend plusieurs quartiers. On dénombre au 1er juillet 2022, 602 détenus pour 568 places, répartis en 7 quartiers. Ces différents quartiers impliquent une multiplication des instances administratives et judiciaires (Commissions d’application des peines, Commission pluridisciplinaire unique, Commissions de régulation…)

L’équipe du SPIP du CP de Riom via FO Justice CPIP tient à alerter quant à l’insécurité professionnelle et les risques psychosociaux qui en découlent.

CONSTAT EST FAIT D’UN NOMBRE INSUFFISANT DE POSTES DÈS L’OUVERTURE DU CP.

Les agents ont depuis longtemps alerté la direction et les instances sur le manque d’agent pour mener à bien les missions confiées au service. En effet, les exigences d’un établissement ERA en termes de labellisation (processus entrant, sortant), d’évaluation, de prise en charge individuelle et collective nécessitent que le SPIP ait les moyens de remplir ses missions. Et ce d’autant plus que l’établissement présente la spécificité d’une maison d’arrêt à régime dit adapté (type « respecto ») et d’un centre de détention fléché « AICS » (Auteurs d’Infractions à Caractère Sexuel).

Lors du retour sur expérience au CP de Riom des 26 et 27 septembre 2016 suite à l’ouverture du CP, il avait déjà été préconisé la création de 2 postes supplémentaires de CPIP pour porter à 10 postes l’équipe du milieu fermé et permettre d’atteindre les objectifs déclinés à l’ouverture du nouvel établissement.

Un rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, qui a visité le SPIP en juillet 2017, soit un peu plus d’un an après l’ouverture du CP, constatait déjà les insuffisances du service et recueillait la parole du SPIP ainsi (page 115 du rapport) «L’ensemble de l’équipe considérait cependant exercer en mode dégradé depuis l’ouverture de l’établissement, au regard d’un projet de service ambitieux » « La directrice interdépartementale estime à dix conseillers l’effectif nécessaire pour remplir les missions du SPIP »

Une recommandation du CGLPL avait été ainsi formulée « Les missions des CPIP doivent être repensées afin d’assurer un accompagnement plus soutenu des personnes détenues à travers des interventions individuelles et collectives.

Des moyens humains doivent être alloués en conséquence »

Le constat est donc sans appel, en 2022, avec 9 postes de CPIP quand le SPIP n’est pas impacté par des arrêts de travail, dont 3 CPIP à temps partiel, soit 8,4 ETP, le SPIP de Riom ne peut exercer ses missions correctement dans ces conditions, ce qu’a souligné également la nouvelle équipe de JAP lors d’une réunion du 24 janvier 2022, s’étonnant de l’absence de projets de sortie suffisamment construits.

Enfin, un rapport de la mission de contrôle interne effectué dans le cadre de la prise de fonction de Mme DEMMER, nouvelle DFSPIP, en date du 2 décembre 2021, a bien souligné l’insécurité ressentie par les membres de l’équipe du SPIP. Alors qu’en page 63 « La DFSPIP exprime le souhait d’associer les représentants du personnel au projet de service », l’annonce d’une volonté de réorganisation du service le 13 juin dernier, sans concertation préalable montre que cette question n’était pas ou plus d’actualité. Le rapport note pourtant page 81 « La santé sécurité au travail constitue une priorité d’action pour la nouvelle DFSPIP, eu égard au faible taux de conformité sur ce chapitre (22%).

UNE SITUATION DE NOUVEAU EXTRÊMEMENT DIFFICILE :

Récemment, le SPIP a connu une nouvelle situation de crise avec jusqu’à 4 personnels en arrêt maladie simultanément (1 PA, 2 CPIP, 1 ASS). Même quand la directrice était informée de manière anticipée d’un arrêt de travail, aucune décision n’a été prise pour réorganiser le travail des agents compte tenu de la nouvelle charge à venir. Ce sont les agents eux-mêmes qui ont dû demander la réaffectation des dossiers des collègues absents et la mise en place d’un mode « dégradé » qui d’ailleurs était discutable sur le fond car reprenant des taches que les CPIP ne doivent pas effectuer.

Les agents du SPIP sont toujours en attente d’un soutien et de solutions concertées de la part de leur direction face à ces difficultés :

  • En mars 2022 était annoncé l’ouverture d’un poste de contractuel pour une durée de 6 mois. 3 mois plus tard, aucun contractuel n’a été recruté, ce qui ne peut qu’interroger l’équipe car les précédents postes de contractuels ont toujours été pourvus. Est-ce que ce recrutement est une priorité pour la direction ?
  • L’intervention du CPIP placé ou la mise à disposition d’un CPIP du milieu ouvert ont été refusés par la direction. Certes imparfaites, ces solutions auraient pu néanmoins permettre à l’équipe de retrouver un certain équilibre.
  • Un mode dégradé a été mis en place et brutalement arrêté à partir du 17 juin, alors même qu’un bilan devait en être dressé et que l’équipe est toujours dans une situation de crise.
  • Les agents de la maison d’arrêt se retrouvent avec des effectifs extrêmement élevés : plus de 100 mesures pour une CPIP, des temps partiels non respectés…
  • Chaque mois, les agents du SPIP travaillent au-delà des horaires prévus, générant ainsi de nombreuses heures écrêtées pour lesquelles aucun bilan ni retour n’a été fait.

Les agents du SPIP ont l’impression de subir de la part de leur direction des décisions aléatoires, changeantes, arbitraires, sans concertations avec l’équipe ce qui entraine un fort sentiment d’insécurité et de découragement. Pour exemple de ces décisions arbitraires, il a été renvoyé à l’équipe à plusieurs reprises (septembre 2021, décembre 2021, mars 2022) le refus de la direction de réfléchir à l’organisation du service avant un bilan à la fin de l’année 2022. Une nouvelle intervention de la MCI a été annoncée pour le 12 juillet 2022 comme un préalable à une réflexion sur les «difficultés structurelles». Or, sans aucun préavis, le 13 juin 2022, la DPIP, annonçait que la direction du SPIP avait décidé de modifier l’organisation et de remettre en question la sectorisation du service, avec effet immédiat.

L’équipe a dû s’opposer à cette décision, dans l’intérêt des agents mais surtout des usagers contraints du service public, pour qu’une réflexion d’équipe soit menée avant toute décision.

Ce mal-être professionnel ne semble pas être perçu par la direction qui aurait pu pourtant s’alerter sur le fait que sur les 9 CPIP de l’équipe, 6 ont demandé leur mutation au SPIP milieu ouvert de Clermont-Ferrand à la CAP 2022.

POUR RÉSUMER :

Dès l’ouverture du CP, le nombre d’agents au SPIP n’a jamais été suffisant pour répondre aux exigences du projet de service, encore moins du RPO (Référentiel des Pratiques Opérationnelles). Le service connait des difficultés RH perpétuelles, le travail est fait constamment à flux tendu ce qui entraine des situations critiques à chaque absence prolongée. Le résultat est un épuisement général des agents.

EN CONCLUSION :

La circulaire du secrétariat général du 10 Juin 2014 rappelle qu’aux termes de l’article 2- 1 du décret du 28 Mai 1982, « les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité. »

Nous sommes loin des règles européennes de la probation édictées par le Conseil de l’Europe qui annoncent pour mémoire que : « La structure, le statut et les ressources des services de probation doivent correspondre au volume des tâches et des responsabilités qui leur sont confiées et doivent refléter l’importance du service public qu’ils assurent » (REP n°18). « Les effectifs des services de probation doivent être suffisants pour qu’ils puissent assurer pleinement leur mission. Le nombre de dossiers que chaque agent a à traiter doit lui permettre de surveiller, guider et assister efficacement les auteurs d’infraction, de manière humaine et, si cela est approprié, de travailler avec leur famille et, le cas échéant, les victimes. Si la demande est excessive, il est de la responsabilité de la direction de chercher des solutions et d’indiquer au personnel les tâches prioritaires » (REP n°29)

Aussi FO Justice CPIP appelle la direction du SPIP de RIOM à se saisir de cette ultime demande des CPIP. Il est essentiel que le dialogue s’instaure de manière constructive. L’équipe attend un RÉEL échange avec la direction si besoin sur d’autres modalités d’organisation, mais avant toute chose que la question RH soit tranchée avec dans un premier temps une alerte à la Direction interrégionale pour qu’a minima soit proposé le poste laissé vacant à l’issue de la campagne de mobilité aux sortants d’école.

FO Justice CPIP soutient les collègues dans leur volonté de voir s’améliorer les conditions d’exercice actuelles au SPIP de RIOM et appelle à être force de proposition envers la direction pour établir un dialogue payant qui permettra de concilier missions et épanouissement professionnel de chacun. Dans cette attente, l’équipe espère la restauration d’un réel mode dégradé qui permette à chacun de travailler le plus sereinement possible et en toute sécurité professionnelle.

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Création d’une brigade MOTORISÉE : Lettre Ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Monsieur Laurent RIDEL
Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Ministère de la justice
Direction de l’Administration Pénitentiaire 13 Place Vendôme
75042 PARIS Cedex 01

Objet : Création d’une brigade motorisée

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

Je viens par la présente solliciter toute votre attention s’agissant de la mise en place d’une brigade motorisée au sein des ERIS.

FO Justice a travaillé, en collaboration avec des collègues de différentes ERIS, sur l’évolution de leurs missions et la nécessité de développer les compétences de ces équipes. Une de ces propositions récurrentes étant la création d’une brigade motorisée.

En effet, depuis la reprise totale des extractions judiciaires par l’Administration Pénitentiaire, les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) qui assurent la protection des escortes pénitentiaires de détenus particulièrement signalés ou sensibles, se désengagent régulièrement de ces missions. Face à cette situation, les ERIS sont de plus en plus sollicitées pour assurer la sécurité de ces transferts, devenant de fait leur principale mission.

Pour FO Justice, il est urgent de doter les ERIS d’une brigade motorisée en s’inspirant de la Compagnie des Transferts et Protection « COTEP » mise en place par la Police Nationale à Paris. Il apparaît essentiel de donner aux ERIS les moyens de leur indépendance afin de ne plus dépendre des FSI, et d’assurer ces nouvelles missions dans des conditions de sécurité optimales.

C’est dans ce sens que FO Justice vous demande de bien vouloir planifier une réunion en bilatérale afin d’évoquer ce sujet avec vos services.

Espérant un retour rapide de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, à l’expression de mes salutations respectueuses.

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PREJ Béziers : Insalubrité grandissante au TJ de Montpellier

Depuis la reprise des missions d’extractions judiciaires par le ministère de la justice sur notre région Occitanie, FO Justice n’a eu de cesse de lutter pour l’amélioration des conditions de travail des Équipes de Sécurité Pénitentiaire. Nous avons revendiqué à de multiples reprises de meilleures conditions d’hygiène et de sécurité pour tous les sites professionnels afin de permettre au personnel pénitentiaire d’exercer pleinement sa mission dans de bonnes conditions.

La quasi-totalité des témoignages et sollicitations de notre organisation syndicale mettent notamment en exergue le local dédiée au personnel d’escorte du tribunal judiciaire de Montpellier par son insalubrité. Dernièrement, mardi 28 juin 2022, des problèmes techniques ont obligé les ESP à travailler en continu les pieds dans les eaux usées qui avaient débordé des toilettes et inondé le local, à quoi s’était ajouté une pluie d’eau tout aussi insalubre provenant du plafond fissuré, ruisselant sur du matériel électrique !!

Pour FO Justice, il y a urgence de mettre en œuvre des mesures rapides et efficaces en matière de prévention sanitaire et sécuritaire compte tenu du cumul d’éléments défavorables. La rénovation de la salle du personnel devient urgente pour rendre fonctionnelles et surtout respectables les conditions d’hygiène et d’accueil de l’ensemble des forces de l’ordre, mais aussi de la population pénale.

Pour autant, force est de constater que les conditions de vie au travail ne font pas l’objet d’une attention prioritaire de la part des autorités malgré les nombreuses sollicitations. Pour notre organisation syndicale personne ne peut s’en désintéresser et continuer à ignorer les risques encourus.

FO Justice salut le dévouement de l’ensemble des ESP qui se sont vu imposer des conditions de travail dégradantes et indignes. Sans action de nos dirigeants, nous prendrons toutes les dispositions nécessaires face à cette situation honteuse et inadmissible. Nous confions les suites aux élus FO Justice du CHSCTD.

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