Publié le Laisser un commentaire

EPM de Porcheville : Direction Défaillante, Sécurité Vacillante !

Le samedi 21 mars 2026 vers 21h40, un mineur déjà connu pour des faits graves a délibérément incendié sa cellule, à peine 11 jours après un précédent passage à l’acte.

Conséquence immédiate :

  • Intervention lourde des secours
  • Mobilisation de 5 véhicules de pompiers et 2 équipages de police
  • Mise en danger directe des collègues et des autres mineurs

DES COLLÈGUES EXEMPLAIRES. UNE HIÉRARCHIE DÉFAILLANTE.

Encore une fois, le professionnalisme du service de nuit a évité le pire.

  • Intervention rapide
  • Maîtrise du sinistre
  • Sécurisation des autres mineurs
  • Gestion d’un incident évolutif et dangereux

Mais la situation a dégénéré :

  • Dégradations volontaires
  • Tentative d’agression
  • Climat de tension extrême

Les collègues ont tenu. Seuls. Et efficacement.

UNE ASTREINTE ABSENTE. UNE DIRECTION DÉCONNECTÉE.

Les faits sont établis :

  • Astreinte injoignable à plusieurs reprises
  • Aucun déplacement malgré la gravité
  • Aucun soutien opérationnel

Réponse apportée :

“Aucune plus-value à se déplacer.”

C’est une défaillance caractérisée.

MONSIEUR LE DIRECTEUR : VOTRE RESPONSABILITÉ EST ENGAGÉE

Les incidents se répètent.

Les alertes remontent.

Rien ne change.Constats :

  • Mépris des collègues
  • Management inadapté
  • Absence de soutien réel

Les collègues assurent. La direction observe.

FO JUSTICE EXIGE

  • SANCTIONS IMMÉDIATES

Des mesures disciplinaires fermes et adaptées à la gravité et à la récidive.

  • TRANSFERT SANS DÉLAI

Le transfert du mineur pyromane vers une structure adaptée à sa dangerosité.

  • RESPONSABILISATION DE LA DIRECTION

Des explications sur :

  • L’absence de l’astreinte
  • Le défaut de soutien
  • La gestion de la sécurité

 

  • RESPECT DES COLLÈGUES

Le service de nuit doit être soutenu, reconnu et protégé.

  • RECONNAISSANCE OFFICIELLE

FO Justice exige que des félicitations officielles soient adressées à l’ensemble des collègues ayant participé à l’intervention, au regard de leur engagement, de leur sang-froid et de leur efficacité ayant permis d’éviter un drame.

FO JUSTICE PREND ACTE ET AGIRA

FO Justice :

  • Soutient pleinement les collègues
  • Dénonce une gestion défaillante
  • Interviendra à tous les niveaux pour faire cesser ces dysfonctionnements

Monsieur le Directeur,

Après avoir ignoré vos équipes :

Sur qui comptez-vous maintenant ?

FO JUSTICE reste mobilisée.

Les collègues peuvent compter sur nous.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Toul : Centre de Détention ou Parc Aquatique ?

Les fuites d’eau sur les coursives se multiplient et deviennent notre quotidien.

Malgré les interventions, il ne s’agit que de bricolage, sans solution durable ni traitement de fond.

Ces incidents à répétition ne sont plus acceptables et témoignent d’un manque évident d’entretien des installations.

Résultat :

  • Sols glissants et dangereux
  • Conditions de travail fortement dégradées
  • Risques accrus d’accidents pour les agents
  • Favorise le développement des punaises de lit et des cafards.

TROP, C’EST TROP !

Nous demandons des réparations sérieuses, rapides et durables, ainsi qu’un diagnostic complet des installations afin de mettre fin définitivement à ces dysfonctionnements.

Il est inacceptable de devoir travailler dans de telles conditions. La sécurité des personnels doit être une priorité, pas une variable d’ajustement.

Travailler les pieds dans l’eau ne fait pas partie de nos missions.

Nous réclamons également des moyens humains supplémentaires, avec l’obtention de personnels techniques en nombre suffisant pour assurer un entretien digne de notre établissement.

NOTRE SÉCURITÉ N’EST PAS UNE OPTION

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nouméa : Une Passoire à Risques en Guise de SAS Véhicule et PCI

Une nouvelle fois, les faits sont graves et révélateurs de défaillances inacceptables : Le vendredi 20 mars 2026, au niveau du sas véhicule, un collègue a saisi une quantité conséquente de stupéfiants dissimulés dans un véhicule du service technique. Ce mode opératoire n’est pas nouveau et parfaitement connu de la direction locale, il a déjà été clairement identifié et signalé.

Au sas véhicule ou au PCI, les agents exercent dans des conditions incompatibles avec les exigences de sécurité : flux saturé quotidiennement, bagage X hors service, fragilisation des dispositifs de sûreté, pression constante sur les agents… Dans ce contexte dégradé, c’est incontestablement la vigilance et l’engagement sans faille de notre collègue affecté au sas PCI qui ont permis de mettre un terme à cette tentative de trafic.

La réalité est simple, les agents affectés à ces postes sont contraint d’arbitrer en permanence entre sécurité des contrôles et fluidité des mouvements. Combien de tentatives ont déjà échappé aux contrôles ? Combien de signalements ignorés ? Faudra-t-il attendre le PIRE avant que la direction agisse et prenne enfin des mesures ?

DOIT-ON FERMER LES YEUX ? POUR FO JUSTICE C’EST NON !

  • ASSEZ du management aveugle
  • ASSEZ de l’immobilisme et de l’inaction
  • ASSEZ du manque de moyens et à la défaillance des contrôles de sécurité.

« LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS UN FUSIBLE »

Dans un contexte socio-politique toujours sensible en Nouvelle-Calédonie, certains pourraient considérer que les événements du 13 mai 2024 appartiennent au passé, pour FO Justice, nous refusons avec fermeté toute forme d’amnésie, « PLUS JAMAIS ÇA ». La sécurité des personnels demeure une priorité absolue, sans aucune concession.

NOS EXIGENCES IMMÉDIATES :

  • Une reconnaissance appropriée au collègue qui a contribué au maintien de la sécurité
  • Le renforcement strict des procédures au PCI et au SAS véhicule
  • Une réévaluation des détenus affectés à l’atelier
  • La prise en compte réelle des signalements de terrain
  • La mise à jour du DUERP en lien avec les défaillances identifiées et sa déclinaison dans le PAPRIPACT (mesures correctives et contrôlées, traçabilité et suivi des actions).

Si les conditions ne sont pas réunies pour garantir des contrôles de sécurité optimaux sur des postes ô combien essentiels, FO Justice restera pleinement vigilant et n’attendra pas que la situation se dégrade davantage, ni que l’irréparable survienne. Nous interviendrons sans délais pour mettre fin à ces dérives et assurer la protection de tous.

La sécurité en prison est à l’image de sa gestion :

SANS MOYENS, ELLE EST LAISSÉE AU HASARD

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Ajaccio : Service inédit… et dangereux !

Premier Week-end de printemps, ça commence fort !

Aujourd’hui 2 agents présents sur 5, un CE et un major aux étages Pour un effectif record de 96 détenus !

La situation la DI la connaît, l’a entendue mais reste toujours muette. Pas de soucis la maison d’arrêt tourne, l’ouverture se passe, la fermeture aussi ! Pas de vague la mer est calme à Ajaccio ça passe ! Des mises en prévention en série avec un seul QD… mais où est le problème ? Ça passe ! Des bagarres et des tensions entre personnes détenues avec des mesures de séparation … pas de problèmes on gère… Des agents et des officiers qui n’en peuvent plus à force de cumuler des postes qui tombent les uns après les autres au péril de leur vie pas de problème on a la ressource ou pas!

Certes le chiffre de 96 détenus peut faire sourire lorsque l’on parle de surpopulation, mais lorsqu’on voit le nombre de cellule on comprend mieux : 22 ! Je vous laisse imaginer le casse-tête pour les mesures de séparation, la gestion de mouvements, l’affectation en cellule prévenus et condamnés.

Mais FO justice locale ne rit plus, FO justice locale s’inquiète pour la santé physique et psychologique des agents ! Messieurs, mesdames de la Direction Interrégionale prenez le problème de la maison d’arrêt d’Ajaccio au sérieux ! Le drame est sous votre nez !

Pour inFO, ce jour service inédit à la maison d’arrêt d’Ajaccio ! Le DIOS pourra certainement prendre exemple sur ce nouveau service : « MATIN NUIT SOIR » pour un officier qui aura cumulé en plus de ses semaines nombres de week-end à l’étage… Sans oublier que certains des agents restants, pour la continuité de service cumulent plus de 100 heures supplémentaires ce mois !

A force d’être polyvalent on perd en compétence et en sécurité !

-Les agents de « détention » cumulent des 12h à l’étage ! Les agents « poste fixe » cumulent plusieurs postes fixe ! Les agents « ELSP » enchaînent les missions dépassant largement les horaires prévues !

  • les gradés de roulement tiennent systématiquement 3 postes ! Le leur, celui d’agent RDC et celui d’agent mouvement sans oublier les tâches qui dépendent des officiers !
  • les officiers pallient au manque d’agents en plus de leur boulot !
  • les PA font face à une grosse charge de travail ! L’effectif des détenus à doublé, pas le leur !

Le bilan vous l’avez, les solutions FO justice local vous les a proposées ! Il faut agir vite ! Nous attendons des réponses !

Lire le communiqué 

 

Publié le Laisser un commentaire

ENAP Personnels : L’école de l’excellence ? On a des Doutes !

L’atelier cellulaire 2 de l’ÉNAP atteint aujourd’hui un niveau de dégradation et de danger inadmissible.

C’est indigne d’une école nationale chargée de la formation des élèves de tous corps et de tous grades.

Le bureau FO Justice des personnels de l’ÉNAP dénonce une situation alarmante et inacceptable :

  • Local non sécurisé (absence totale de serrure)
  • Plafond en cours d’effondrement
  • Cellule démontée, inutilisable pédagogiquement
  • Locaux dégradés et laissés à l’abandon
  • Etc

Former des agents dans un environnement non sécurisé est une aberration totale.

Une école de l’excellence voulue par la direction locale incapable d’assurer la sécurité des personnels et des apprenants : voilà la réalité.

FO Justice dénonce avec fermeté :

  • Des conditions de formation indignes et dangereuses pour les personnels et les apprenants
  • Un abandon manifeste des infrastructures

FO Justice EXIGE

  • La mise en sécurité immédiate des locaux ; à défaut fermer lesdits ateliers cellulaires
  • Une remise en état complète et conforme
  • Un audit global de l’ensemble des installations pédagogiques

FO Justice a déjà dénoncé à de nombreuses reprises l’état de délabrement de l’école mais la direction de l’ÉNAP a préféré construire une belle estrade dont tous les personnels se moquent éperdument.

Il est hors de question de laisser perdurer une telle situation

Le bureau FO Justice des personnels de l’ÉNAP suivra se dossier sans aucune concession.

Former à la sécurité dans l’insécurité : C’EST NON !

Lire le communiqué 

 

Publié le Laisser un commentaire

DISP Strasbourg : Une Écoute Locale Engagée, Une Attente Forte au Niveau National !

FO Justice tient à saluer la réponse apportée par le Directeur interrégional, qui témoigne d’une écoute attentive et d’une prise en compte réelle des difficultés exprimées par les agents.

Le fait que nos observations soient relayées au niveau central, accompagnées de commentaires, démontre une implication concrète de la direction interrégionale et une volonté de ne pas laisser ces problématiques sans suite.

Nous prenons également acte de la reconnaissance des enjeux soulevés ainsi que de l’engagement pris de faire de l’accueil et de la formation une priorité dans le cadre du plan régional 2026-2027.

Cette orientation constitue un signal positif et attendu pour les agents.

UN ENGAGEMENT LOCAL QUI DOIT TROUVER UNE RÉPONSE NATIONALE

Toutefois, cette réponse met également en lumière une réalité bien connue :

Les leviers essentiels (IFSE, avancement, recrutement) relèvent du niveau central. Dans ce contexte, FO Justice appelle solennellement le secrétariat général à :

Prendre pleinement la mesure des difficultés remontées du terrain

Assumer ses responsabilités apporter des réponses à la hauteur de l’engagement constaté au niveau interrégional POUR UNE COHÉRENCE DE L’ACTION PUBLIQUE

Une augmentation de l’IFSE pour tous, et qu’il soit mis fin à la minoration appliquée aux personnels administratifs des services déconcentrés de la DAP

FO Justice rappelle avoir toujours défendu une revalorisation prioritaire pour les plus modestes, c’est-à-dire les personnels de catégorie C. Il est impératif de procéder à cette revalorisation sans délai.

L’implication du Directeur interrégional doit désormais trouver un écho clair et déterminé au niveau national.

Les agents attendent une union entre l’écoute locale et les décisions nationales.

FO Justice restera particulièrement attentif aux suites qui seront données à cette transmission et continuera de porter avec détermination les attentes légitimes des personnels.

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Besançon : Menace et Agression en une seul journée – L’inacceptable devient la norme !

Le bureau local FO Justice de Besançon tient à dénoncer avec la plus grande fermeté les faits extrêmement graves survenus ce Vendredi 20 Mars 2026 au sein de la Maison d’Arrêt.

👉 Première intervention : MENACE GRAVE SUR UN GRADÉ

Un gradé a été directement menacé de mort lors d’une intervention en cellule.

Un détenu, tenant un stylo, a clairement exprimé son intention de « le planter ».

Seule l’intervention rapide, maîtrisée et professionnelle d’un collègue a permis d’éviter un passage à l’acte aux conséquences potentiellement dramatiques.

👉 Seconde intervention : AGRESSION DE DEUX SURVEILLANTS

Un détenu sortant du quartier disciplinaire a refusé de réintégrer sa cellule à l’étage.

En raison du manque de places empêchant toute autre affectation, la situation a dégénéré.

Le détenu a alors violemment agressé les deux surveillants intervenants.

Bilan : deux agents blessés.

⚠️ Ces faits sont révélateurs d’une situation devenue explosive.

Ils sont la conséquence directe d’une surpopulation pénale alarmante et de la gestion de détenus aux profils de plus en plus violents et instables.

Les tensions sont permanentes.Les interventions deviennent de plus en plus dangereuses.

Les conditions de travail sont aujourd’hui indignes et insoutenables.

Jusqu’à quand ? Jusqu’où ?

La Maison d’Arrêt de Besançon est à un point de rupture.

La population pénale continue d’augmenter sans aucun renfort significatif ni adaptation des moyens.

Le bureau local FO Justice Besançon refuse que :

👉 Les personnels soient exposés quotidiennement à des menaces de mort

👉 Les agressions deviennent une banalité

👉 Les agents soient les victimes d’un système pénitentiaire à bout de souffle

C’est intolérable.

📢 Le bureau local FO Justice Besançon exige sans délai :

  • Un renforcement immédiat des effectifs
  • Des mesures urgentes de désengorgement
  • Une gestion adaptée des profils les plus dangereux
  • Des moyens concrets pour garantir la sécurité des personnels

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien aux collègues concernés et restera pleinement mobilisée.

La sécurité des agents n’est pas négociable.

Le bureau local FO Justice Besançon Ne rien lâcher !

Lire le communiqué 

Publié le Laisser un commentaire

Guadeloupe : PA, CPIP, PT… même combat, quel avenir dans nos différentes structures ?

Chers Collègues, chers camarades,

Depuis toujours, quand une personne « lambda » parle de prison, elle pense tout de suite aux personnes détenues et aux « Gardiens de prisons », un terme à bannir au profit de Surveillants Pénitentiaires.

Cependant, un établissement pénitentiaire ne peut fonctionner avec seulement des Surveillants. Nombre de personnels, presque invisibles et souvent oubliés, travaillent dans l’ombre pour faire avancer des procédures, des suivis de dossiers, des tâches administratives, des chantiers, etc… Les personnels administratifs (PA), les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) et les personnels techniques (PT) en font partie.

Mais quel avenir pour ces corps de métiers sur notre territoire en termes de ressources humaines, de conditions de travail et de reconnaissance ? Sachant très bien que leur avenir au niveau local dépend surtout des décisions nationales de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP).

Sur leur « camembert » et en termes de mesures comptables, les chiffres de l’Administration semblent convenir mais les réalités du terrain montrent toute autre chose. Des personnels tout aussi fatigués, usés par une course aux résultats, au peu mieux faire, tout cela imposé de manière indirecte par notre administration au détriment du bien-être au travail et au détriment de l’Humain.

La question de l’avenir des PA, des CPIP et des PT en Guadeloupe (au CP de Baie-Mahault, à la MA de Basse-Terre et au SPIP milieu ouvert) est directement liée à trois facteurs structurels :

  •  L’extension du parc pénitentiaire (Baie-Mahault et Basse-Terre).
  •  La surpopulation carcérale en croissance constante.
  •  Augmentation des aménagements de peine et du milieu ouvert.

Ce qui implique directement :

  •  Augmentation du nombre des dossiers et des procédures administratives
  •  Charge de travail très importante
  •  Besoins supplémentaires en personnels SPIP, administratifs et technique.

Concernant les CPIP, ils sont au cœur de la politique pénale actuelle : ils assurent le suivi des personnes détenues, leur préparation à la sortie, aménagements de peine, le suivi en milieu ouvert (bracelet, sursis probatoire, etc…). Avec la livraison et réception du DAC 2 courant 2028, la nouvelle MA de Basse-Terre et dans le milieu ouvert, des questions restent encore en suspens et méritent déjà réflexion : avec quel effectif, qu’en est-il de la futur « Base SPIP » pour les personnels SPIP du CP et les moyens matériels à leur apporter, quelles seront les nouvelles missions (États généraux de l’insertion et de la probation de 2025) ?

Pour les PA, le problème reste tout aussi complexe, vu leur gestion par deux ministères (Fonction publique et Justice).

Tout comme les CPIP et les PT, les PA restent indispensables dans les différentes structures. Ils gèrent beaucoup de procédures (écrou, greffe, aménagements, dossiers judiciaires, finances, gestion RH, logistique, etc…) ; donc contribuent au bon fonctionnement de l’établissement. Actuellement, les PA peinent aussi, mais contrairement aux surveillants ou aux CPIP, ce corps administratif ne bénéficie pas de beaucoup de créations de postes. Quel dommage ! Quelle perspective pour les PA de Guadeloupe en termes de locaux et de moyens humains et matériels en prévision du DAC 2 de Baie-Mahault, de la MA Basse-Terre 2 et des locaux du SPIP en général ? Tant de questions qui n’ont pas encore trouvé de réponses claires. Sachant que d’ici peu, la surpopulation carcérale risque de fortement augmenter et que les personnels, malgré leur professionnalisme exemplaire, crouleront sous les dossiers avec tous les risques psycho-sociaux.

Les PT eux aussi, œuvrent partout à l’intérieur des structures, gardent en bon état de fonctionnement les matériels ainsi que la structure en elle-même (réparations divers) mais aussi veillent au repas des personnes détenues. Ces personnels, méritent que notre regard se pose sur eux. Leurs conditions de travail méritent d’être exposées au grand jour pour que l’Administration voit l’ampleur des dégâts et y remédie. A titre d’exemple, le Centre Pénitentiaire est un chantier à ciel ouvert ; pas un jour ne passe sans son lot d’interventions et de réparations. Les Techniciens de la cuisine font des miracles tous les jours pour fournir les repas aux détenus, malgré des conditions de travail des plus déplorables. A Basse-Terre 2, ce sont des inondations par temps pluvieux, etc… Pour les PT, le travail ne manque vraiment pas. Eux aussi méritent d’avoir des renforts en ressources humaines.

FO Justice Guadeloupe ne peut que s’indigner face à ce constat amer et alerter l’administration sur ces problématiques qui nous concernent au quotidien.

FO JUSTICE GUADELOUPE DEMANDE :

  •  Un état des lieux rapide des effectifs PA et CPIP et PT ainsi que l’organigramme de référence.
  •  Une projection avant l’ouverture du DAC 2 en matière des besoins en ressources humaines.
  •  Un renforcement des effectifs sur les différentes structures.
  •  Une reconnaissance des personnels PA de la Justice en rapport avec le régime statutaire et indemnitaire.
  •  La création de nouveaux locaux dans un bâti pérenne (pas de modulaire) pour le CP.

A noter aussi le travail exceptionnel que font l’Assistante Sociale des personnels et la Psychologue. A eux deux, ce sont des centaines de dossiers qui sont traités. Mais pour un suivi optimal des personnels, il serait vraiment souhaitable, voire plus juste, que chacun puisse avoir un binôme. Et ce n’est pas trop demander !

FO Justice Guadeloupe remercie l’ensemble de ces personnels pour le travail effectué malgré toutes ces contraintes et leur promet un soutien sans faille pour la défense de leurs intérêts.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

IFSE des Psychologues : Quand le report chronique conduit au mépris

Ce jeudi 19 mars, le Secrétariat Général a réuni un groupe de travail consacré à la mise à jour de la note de gestion du RIFSEEP — le régime indemnitaire (IFSE, CIA) des agents du ministère de la Justice, dont les psychologues. Notre traitement ne semble mobiliser ni l’administration ni les autres organisations syndicales. Les uns prennent note de manière chronique, les autres n’en disent rien.

Ce que FO Justice Psychologue porte.

Ce que l’administration doit entendre.

L’IFSE : DE QUOI PARLE-T-ON ?

L’IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) est la prime mensuelle principale des fonctionnaires d’État. Avec le traitement indiciaire, elle constitue l’essentiel de la rémunération. Son montant dépend du groupe de fonctions du poste — groupe 1 pour les fonctions d’expertise et d’encadrement (plancher plus élevé), groupe 2 pour les autres — et du parcours professionnel de l’agent, qui peut faire évoluer ce montant via des mécanismes de revalorisation (mobilité, ancienneté : réévaluation possible tous les 4 ans).

Être bloqué au socle – le montant minimum – pendant des années, c’est une perte financière directe et durable.

C’est ce que vivent aujourd’hui une large partie des psychologues du ministère.

FO JUSTICE PSYCHOLOGUE : SEUL À PORTER LA PAROLE DES PSYCHOLOGUES

Sans FO Justice Psychologue, les psychologues auraient été, une fois de plus, les grands méprisés de ce processus de révision.

FO Justice Psychologue est la seule organisation syndicale à avoir dénoncé le traitement réservé aux psychologues dans les propositions soumises par l’administration, malgré des incohérences manifestes et des pénalisations à terme dans les carrières.

FO Justice Psychologue est aujourd’hui sidéré du manque de considération affiché à l’endroit des psychologues dans les travaux engagés sur le régime indemnitaire : un corps présent dans les établissements et services du ministère depuis plus de quarante ans, dont les enjeux indemnitaires spécifiques continuent d’être traités en périphérie des réformes.

LES TROIS POINTS SOULEVÉS PAR FO JUSTICE PSYCHOLOGUE

A. Classement groupe 1 / groupe 2 : des incohérences qui coûtent cher

Les propositions de l’administration présentent des contradictions flagrantes : certaines fonctions apparaissent dans les deux groupes à la fois, d’autres sont purement absentes.

Par ailleurs, l’administration accepte de regrouper certaines fonctions dans le groupe le plus favorable (une avancée), mais supprime la contrepartie financière indispensable (l’augmentation de la revalorisation en cas de mobilité latérale) qui assurait un minimum d’équilibre financier sur l’ensemble de la carrière.

C’est une économie sur le dos des psychologues.

B. Mise à niveau de l’IFSE pour les agents à carrière longue

Le corps des psychologues du ministère de la Justice n’existe que depuis le 1er janvier 2022 (décret du 8 décembre 2021). Avant cette date, aucune voie de titularisation n’était ouverte aux psychologues contractuels de la DAP et de la DSJ.

Ces agents sont positionnés au socle de l’IFSE – montant minimum- malgré des carrières de dix, quinze ans ou davantage, au service du même ministère, sur des emplois pérennes.

FO Justice Psychologue revendique une mise à niveau de l’IFSE calculée sur les critères qui auraient fait évoluer leur rémunération s’ils avaient pu être titulaires : durée de services et mobilités fonctionnelles.

La note de gestion peut réparer cette situation – si la volonté est là.

C. Île-de-France : deux poids, deux mesures – les psychologues lésés

Les agents administratifs et techniques franciliens bénéficient du socle indemnitaire de l’administration centrale — plus élevé. Les psychologues et assistants de service sociaux IDF, eux, n’y ont accès qu’en Seine- Saint-Denis.

L’administration justifie cette différence de traitement par la non-existence du corps au moment de l’évolution du dispositif.

A l’heure où on réécrit les règles pour d’autres corps, refuser de corriger cette exclusion, c’est en valider le principe !

CE QUE FO JUSTICE PSYCHOLOGUE ATTEND

► La correction des incohérences de classement associée à l’AUGMENTATION des tickets de mobilité latérale.

► La mise à niveau de l’IFSE des agents à longue carrière contractuelle à la DAP ou à la DSJ antérieure à la création du corps.

► L’extension du socle IDF à l’ensemble des psychologues franciliens, à l’identique des filières administrative et technique.

FO Justice Psychologue informera l’ensemble des psychologues des suites données à ces demandes.

Les psychologues ont attendu.

Ils ont contribué.

Il est temps que ce corps cesse d’être celui qu’on remet à plus tard.

Prolonger encore reviendrait à le mépriser ouvertement.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Fleury-Mérogis : D1, le professionnalisme ne reste jamais au placard

Ce vendredi 20 mars 2026 à 08h20, pendant que certains peinent encore à émerger avec leur café, nos collègues, eux, étaient déjà en pleine démonstration de rigueur professionnelle au sein du bâtiment D1.

Dans le cadre d’une fouille programmée, menée avec sérieux et visiblement un bon sens du détail, les agents ont mis la main sur un « petit » oubli dans un placard : 191 grammes de substances illicites, soigneusement dissimulés dans une boîte. Comme quoi, même les meilleures cachettes ne résistent pas longtemps à l’œil exercé des personnels pénitentiaires.

Face à des méthodes de dissimulation qui pourraient presque relever du concours Lépine version détention, nos collègues ont su garder leur sang-froid, leur professionnalisme… et surtout leur efficacité.

Résultat : une saisie conséquente et un circuit de produits illicites stoppé net avant même le café de 9h. Le produit a été récupéré par la Brigade Territoriale de Fleury-Mérogis et une enquête a également été ouverte par le parquet.

Force Ouvrière Justice tient donc à saluer cette intervention exemplaire qui rappelle, s’il le fallait encore, que derrière chaque fouille « de routine » se cachent vigilance, expérience et engagement sans faille, parce qu’il n’y a pas que les mauvaises surprises qui doivent être signalées.

Force Ouvrière Justice demande que les agents concernés bénéficient d’une reconnaissance officielle de la part de l’administration. Une lettre de félicitations, une récompense… voire, autre chose qu’un simple « merci » entre deux portes.

Plus sérieusement, valoriser ce type d’action est essentiel : cela reconnaît le travail de terrain et rappelle que le professionnalisme mérite autre chose que la discrétion habituelle.

Force Ouvrière Justice restera mobilisé pour que ce genre d’intervention ne reste pas au fond d’un placard.

Force Ouvrière Justice

Le syndicat qui défend les personnels, pas les trafics.

Lire le communiqué