Depuis plusieurs mois, FO Justice met en garde la direction du CPML.
Pour 2023, nous votions à l’unanimité un service avec un rythme clair, 4 semaines de petites et grandes semaines et une semaine de CA et la semaine de formation intercalée dans l’année à la place de la semaine de CA. Service qui a imposé 5 équipes afin de favoriser l’unité en service de nuit et de fabriquer une certaine solidarité. Un service idéal pour le covoiturage, l’organisation de la vie privée, et pour le bien-être psychique et physique du personnel. En accord avec la Charte nationale de construction et de gestion du service des personnels du CEA du 12.12.2019, notre organisation, avec l’aide du service des agents et de la direction de l’époque, avait proposé un service adapté à la vie de famille et au repos des agents.
Ce système n’aura fonctionné que 2 ans, puisqu’en 2025, une réorganisation du service a eu lieu et ce qui fut la force de notre établissement, c’est-à-dire le planning, s’est détérioré. Nous avions déjà constaté plusieurs inversions dans nos cycles, mais l’investissement des agents et leur professionnalisme n’ont pas été ébranlés par cet affront.
Avant la fin de l’année 2025, FO Justice avait prévenu : nous ne validerons pas un planning annuel avec des inversions.
Nous avons été entendus puisque nous n’avons rien validé.
Courageux, nous direz-vous… NON… parce qu’incapable de présenter un planning qui tient la route, rien n’a été proposé et tout a été imposé fin décembre.
Sous couvert d’un planning de formation imposé par la DI, nos petites et grandes semaines auxquelles nous attachions toute notre affection ne signifient plus rien. Régulièrement, nos collègues font 2 voire 3 week-ends d’affilée, 5 à 6 semaines entre deux périodes de CA.
Des inversions en tous sens, des équipes de nuit panachées, de la fatigue cumulée et surtout l’impossibilité de prévoir nos vies de famille.Une évidence est faite, puisqu’à juger du planning de nos gradés de roulement qui souffre des mêmes maux (des plannings en surplus d’heures certains mois pour être en négatif d’autres, des difficultés à poser des congés ou des jours de formation), n’y aurait-il pas d’autres facteurs pour justifier l’échec des plannings des agents ?
Dans le contexte actuel plus que tendu par la surpopulation pénale, les matelas au sol, le manque d’aménagement de peine, et un flux incessant d’arrivants.
Le manque d’effectifs et le mode dégradé qui perdure depuis deux ans, le CPML s’est transformé en cocotte-minute.
Il ne manquait plus qu’un planning bancal pour amplifier la pression et bientôt faire exploser la cocotte.
FO Justice demande de revoir votre copie et de corriger le planning de nos agents, à défaut faites un copier-coller du planning de 2023.
FO Justice ne peut pas entendre que, pour une semaine de formation à l’année, celle-ci soit chamboulée et impose un rythme effréné à nos collègues.
FO Justice vous met une nouvelle fois en garde : les surveillants ne pourront encaisser plus de manque de considération. Si cela continue ainsi, l’été promet d’être chaud à Lutterbach, et FO Justicerépondra présent.
Un gradé a été violemment pris pour cible au quartier d’isolement.
Cette nouvelle agression est INACCEPTABLE et illustre une situation qui se dégrade dangereusement dans l’établissement.
Les personnels ne doivent plus servir de boucliers humains face à la montée de violence en détention.
En effet, un détenu transféré vers notre établissement par Mesure d’Ordre et de Sécurité, ayant déjà agressé des collègues à Domenjod à portée un violent coup de poing au visage du gradé lors des promenades.
STOP À LA VIOLENCE EN DÉTENTION.
FO JUSTICE REFUSE que les personnels servent de boucliers humains face à une montée de violences que chacun peut constater au quotidien.
FO JUSTICE DEMANDE :
• La sécurité avant tout
• Un soutien total et visible de la direction
• Une prise en charge immédiate des profils les plus violents
• Une application stricte des mesures disciplinaires
LA DIRECTION DOIT AGIR MAINTENANT !
Avant qu’un drame ne survienne, des mesures fortes doivent être mises en place :
• Renforcement des effectifs et des moyens de sécurité
• Analyse et suivi renforcé des individus violents
• Zéro tolérance pour les agressions contre les personnels
FO JUSTICE SOUHAITE un passage au tribunal en comparution immédiate.
FO JUSTICE EXIGEle transfert de ce multirécidiviste vers un établissement métropolitain dès la fin de sa sanction disciplinaire.
FO JUSTICEFÉLICITE l’ensemble des personnels pour leur professionnalisme au quotidien.
FO JUSTICE SOUHAITE un prompt rétablissement au collègue.
QUID de la prise en charge de ce détenu par le SMPR, a-t-il eu son traitement, prenait-il son traitement ?
Nos conditions de travail ne doivent plus mettre nos vies en danger.
Le QF a été confrontés à une violence extrême, lors d’une mission pourtant essentielle à la sécurité de l’établissement.
Ce 25 mars 2026 vers 20h50, lors d’une fouille intégrale pendant une fouille sectorielle, la détenue A, a refusé d’obtempérer aux injonctions des agents.
Un téléphone était pourtant clairement visible, dissimulé dans son sillon inter fessier, que cette dernière niait détenir.
Très rapidement, la situation a dégénéré. La détenue s’est montrée particulièrement virulente, portant coups de pieds et coups de poings aux personnels. Lors de la maîtrise au sol, un mini téléphone portable noir, accompagné d’une carte SIM, est finalement tombé.
Malgré cela, l’agression s’est poursuivie avec une violence inacceptable :
Une collègue a reçu un crachat dans l’œil,
L’officière de secteur a eu un crachat au visage,
Deux agents dont une gradée, ont été frappés au visage,
Une collègue a été griffée au visage,
Une agente ELSP a reçu des coups au visage.
Durant toute l’intervention, la détenue a multiplié les insultes d’une extrême gravité, répétant à plusieurs reprises :
« Bande de salopes, je vais tous vous tuer, sale pute, grosse pute ».
Face à ce déchaînement de violence, la mise en prévention a été immédiatement ordonnée afin de mettre un terme à l’incident.
Les fouilles, pourtant indispensables à la sécurité, deviennent aujourd’hui de véritables situations à haut risque pour les agents.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige des réponses disciplinaires fermes, le transfert de la détenue et félicite l’ensemble des agents intervenants pour leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement, malgré des conditions d’intervention particulièrement difficiles.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS apporte tout son soutien aux collègues blessés, leur souhaite un prompt rétablissement et se tient à leur disposition pour les accompagner dans leurs démarches.
FO Justice Psychologues a besoin de vous tou.te.s !
Chaque jour, depuis 2 ans, nous vous apportons écoute, soutien et réponses, avec dévouement et ce, en supplément de notre temps de travail. Nous nous battons pour ce corps au sein des instances du SG, de la DPJJ, de la DGAP et de la DSJ.
Prenez conscience qu’aucune bataille ne peut être gagnée sans vous.
► Cher.es collègues psychologues, c’est le moment d’adhérer !
► Pourquoi ?
Parce que les psychologues parlent pour les psychologues chez FO justice psychologue
Parce que nous vous consultons pour définir nos combats et que vous avez des choses à dire
Parce que pour avoir du poids, être crédible, nous avons besoin de vos voix
Parce que nous avons déjà obtenu des avancées majeures, et nous poursuivons les combats
Monsieur le ministre de la Justice, garde des Sceaux,
Madame la secrétaire générale,
Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil National d’Action Sociale (CNAS),
Avant d’entrer dans le cœur des échanges de ce CNAS, l’Union FO Justice souhaite rappeler une réalité simple : lorsque l’action sociale recule, ce ne sont pas des dispositifs abstraits qui disparaissent, mais des aides concrètes qui permettent aux agents, à leurs familles et à nos retraités d’améliorer leurs conditions.
Aussi, les décisions prises récemment au niveau interministériel suscitent de fortes inquiétudes. En effet, lors du comité interministériel consultatif d’action sociale (CIAS), il a été annoncé 19,5 millions d’euros d’économies sur l’action sociale de l’État, ce qui n’est pas sans conséquences pour l’ensemble des agents publics.
► Ces décisions imposées par la directiongénérale de l’administration et de la fonction publique
• La suppression d’une tranche du CESU pour la garde d’enfants,
• La suppression de trois tranches de l’aide au maintien à domicile pour les retraités,
• La diminution des moyens destinés aux restaurants interadministratifs (RIA),
• Une réduction massive des moyens financiers des sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS), dont le budget passe de 6,5 millions d’euros à 2,6 millions d’euros, ce qui représente une diminution d’environ 60% du budget initial.
Derrière ces chiffres, il y a des situations bien réelles. Ce sont des parents qui auront de plus en plus de difficultés à faire garder leurs enfants et des retraités qui verront leurs aides supprimées. Ce sont également des actions sociales de proximité qui risquent d’être fragilisées et de disparaître. Autrement dit, ces restrictions budgétaires ont des répercussions directes sur la vie quotidienne des agents.
Pour l’Union FO Justice, il est difficile de ne pas relever la contradiction existante entre ces décisions et les discours régulièrement tenus sur l’attractivité de la fonction publique. Vous ne pouvez encore exiger plus des agents, dans des métiers souvent contraignants et exposés, tout en réduisant les dispositifs de solidarité pour lesquels nous nous battons, ces mêmes dispositifs qui contribuent précisément à améliorer leurs conditions de vie.
Néanmoins, dans ce contexte national particulier, l’Union FO Justicesouhaite souligner un élément important concernant le ministère de la Justice. Le budget de l’action sociale ministérielle connaît pour 2026 une progression significative d’environ 7 %, notamment portée sur les politiques de restauration et de logement pour les agents.
Cet effort mérite d’être mis en valeur car il répond à des problématiques très concrètes. Aujourd’hui, dans de nombreux territoires, le coût du logement constitue une difficulté majeure pour les agents, en particulier pour les nouveaux affectés ou pour ceux issus d’une mobilité. De même, l’accès à une restauration de qualité demeure un élément essentiel du quotidien professionnel, tant en termes de conditions de travail que de pouvoir d’achat.
Cette augmentation budgétaire va donc dans le bon sens, et l’Union FO Justiceconsidère qu’elle doit être poursuivie et consolidée dans les années à venir. L’action sociale ministérielle constitue en effet un levier essentiel dans le soutien aux personnels.
Cependant, elle ne doit pas faire oublier cette triste réalité concernant les aides sociales accordées aux agents : en effet, les chiffres actuels indiquent que les secours accordés aux agents ne cessent de croître.
En 2025, 2 008 dossiers d’aides sociales et 446 dossiers de prêts sociaux ont été validés, ce qui représente une augmentation de 6 % du nombre d’aides et de prêts accordés par rapport à l’année précédente.
► Ces demandes concernent des situations diverses mais qui traduisent souvent les mêmes difficultés :
• La baisse de revenus liée à une maladie,
• Les charges liées au logement,
• Les dettes liées au quotidien,
• Les frais d’installation suite à une mobilité,
• Des situations familiales fragilisées.
Il est également important d’observer que 66 % des aides accordées concernent des agents de l’administration pénitentiaire.
De ce fait, les chiffres que nous venons d’énoncer doivent nous interpeller. Ils montrent, en effet, que derrière les missions exercées au service de l’État, nombres d’agents se retrouvent confrontés à des situations personnelles et financières très fragiles. Une fragilité qui n’est pas sans conséquence sur la qualité de vie au travail.
Pour l’Union FO Justiceles choses étaient claires. Nous demandions une révision des critères d’attribution des aides, mais notre demande n’a jamais été entendue. Aujourd’hui, le constat est là, avec l’inflation, la hausse du coût de l’énergie et ses répercussions sur l’alimentaire, les critères d’attribution actuels sont totalement dépassés. Quand des agents vivent avec moins de 14 euros par jour, nous ne sommes plus dans des difficultés, mais dans de la précarité !!!
En outre, si nous ne tenons pas compte des charges réelles, notamment les avis à tiers détenteurs (ATD), c’est-à-dire les prélèvements directs sur salaire ou sur compte, nous passons à côté d’agents qui en ont besoin.
L’Union FO Justice le dit clairement, si les critères d’attribution ne sont pas réévalués rapidement, l’action sociale ne remplira plus son rôle ! Pour l’Union FO Justice, ce n’est pas acceptable !
L’action sociale joue un rôle essentiel pour prévenir les situations de rupture. Elle soutient et accompagne les agents dans les moments difficiles. Dans ce contexte, le rôle des services sociaux apparaît plus que jamais indispensable.
Les assistantes et assistants de service social (ASS) accomplissent un travail d’accompagnement discret et essentiel, au plus près des réalités vécues par les personnels. L’augmentation du nombre de situations difficiles que doivent traiter les ASS montre à quel point leur mission est centrale et ô combien importante dans le fonctionnement et le suivi de l’action sociale.
Notons également que les initiatives visant à développer une politique de logement efficiente à destination des agents constituent une orientation importante. Cela permet d’améliorer les conditions de vie des agents, notamment lors des premières affectations ou des mobilités.
De même, l’action sociale ne peut être totalement efficace que si elle reste proche des agents et c’est précisément le rôle joué par les Conseils Régionaux d’Action Sociale (CRAS). Ces instances permettent de mettre en œuvre une action sociale de proximité, adaptée aux réalités locales et accessible aux personnels sur l’ensemble du territoire français. Cette action sociale doit être sans cesse évaluée et adaptée permettant ainsi son efficacité.
L’Union FO Justicedemande donc la mise en place d’un bilan annuel des commissions secours sur l’ensemble des CRAS. La mise en place de l’aide à 400 euros au second semestre 2024 a eu un impact direct sur les subventions versées aux Associations Régionales Socio-Culturelles (ARSC).
Aujourd’hui, nous avons la nécessité d’une vision claire sur le nombre de dossiers instruits, sur leur répartition par direction, et sur la réalité des besoins.
Un bilan construit, consolidé et présenté par le bureau des politiques sociales (POLSOC), intégrant à la fois les données de la Fondation d’Aguesseau et celles des commissions secours des CRAS, permettrait d’avoir enfin une vision précise et cohérente de l’action sociale mise en œuvre sur tout le territoire justice.
Pour preuve, certaines situations particulières nécessitent des dispositifs adaptés. C’est le cas notamment des agents affectés en Nouvelle-Calédonie, pour lesquels un dispositif spécifique de soutien aux modes de garde des jeunes enfants est envisagé afin de compenser l’absence du dispositif CESU. Cette mesure vise à faciliter et à soutenir l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, ce qui constitue un enjeu important pour ces personnels.
Au-delà de ces différents sujets qui seront traités au sein de cette instance, une idée doit rester au cœur de notre réflexion, que l’action sociale constitue un élément fondamental de la cohésion au sein de la fonction publique. Dans un contexte où les contraintes professionnelles se renforcent et où les difficultés sociales touchent de nombreux agents, elle représente un outil indispensable de solidarité et de soutien.
Il serait utopique de penser que les difficultés sociales de nos collègues s’amoindriront dans les mois à venir. Depuis plus de quatre ans, la guerre aux portes de l’Europe pèse sur l’économie. Les tensions géopolitiques récentes au Moyen-Orient ne font qu’aggraver la situation, notamment sur les prix de l’énergie.
En effet, lorsque le prix du pétrole augmente, les conséquences se font immédiatement sentir sur l’ensemble de l’économie : les transports, l’énergie, l’alimentation et le coût de la vie en général.
Il est fort probable que les demandes d’aides et secours affluent considérablement. 2026 sera l’année où nous risquons malheureusement de battre encore de tristes records en matière d’aides apportées aux agents. Et c’est en cela que l’action sociale a toute sa raison d’exister. Nous devons rester mobilisés pour la rendre plus forte.
L’action sociale permet aux agents et à leurs familles de tenir, d’entrevoir la réelle possibilité d’allier vie personnelle et qualité de vie au travail. Nous devons collectivement veiller à la préserver et à la renforcer.
Pour l’Union FO Justice, l’action sociale n’est pas un luxe mais une nécessité pour les agents, leur famille et nos retraités !!!
Comme il fallait s’y attendre, notre Directrice du CP de Baie-Mahault propose aux Organisations Syndicales une réunion préparatoire le 31 mars 2026 concernant le service de nuit. Selon ses dires, “La réflexion proposée vise à adapter l’organisation du service de nuit aux contraintes actuelles des effectifs, tout en préservant la sécurité de l’établissement et les conditions de travail des agents“.
Madame la Directrice, pour FO Justiceil est un peu tard pour s’en inquiéter ! Qui est à l’origine de ces contraintes dont vous faites allusions ? Et qui est-ce qui bafoue la sécurité du CP et les conditions de travail des Agents ? Certainement pas les Agents !
Normal qu’il n’y ait pas assez de personnels pour assurer le service de nuit. Le SDA est obligé de combler 4 à 5 postes par nuit. Et il faut les trouver ces Agents en plus. Un casse-tête qui a pour conséquence de nuire au rythme et cycle de travail des Agents.
Notre organisation syndicale a souvent répété et le dit de nouveau avec véhémence : ce n’est en aucun cas aux Agents du CP Bémao de subir et de porter le poids du manque d’anticipation et l’inertie de l’Administration depuis pas mal de temps.
Le problème des effectifs sur le CP ne date pas d’hier et n’a jamais été pris sérieusement en compte par
l’Administration, d’où ce résultat lamentable. Nos décideurs savaient depuis bien longtemps que l’ELSP allait être abondé en personnel supplémentaires. Ils savaient aussi depuis bien longtemps que le QSL allait ouvrir. Tout comme
ils savent qu’il y a plus d’une dizaine de postes vacants au Centre Pénitentiaire. Et bien sûr, ils savent déjà combien d’agents partiront à la retraite avant la fin année.
Et pourtant, qu’ont-ils fait pour anticiper tout cela ?RIEN ! A par sortir des agents des équipes de détention, tuant ainsi, à petits feux, nos conditions de travail (nuit doublée, du douze heures déguisées en Matin/Soir, rappels systématiques, usure professionnelle, etc.…) et notre vie de famille.
Depuis des lustres, FO Justice dénonce cette dégringolade, année après année, des effectifs au sein de notre établissement et pourtant cela continue au détriment de nos alertes et de nos cris de souffrance. Cette demande de réunion ou groupe de travail venant de votre part, confirmera à l’Administration que nous pouvons « continuer de faire » sans les moyens humains adéquats. Pour FO Justice Bémaoc’est NON !
A Baie-Mahault, la politique de mettre « la charrue avant les bœufs » ne peut plus durer.
Pour ces raisons,FO Justice Bémaone participera pas à ce groupe de travail et ne vous aidera surtout pas à démanteler le service de nuit.
Cependant, Madame la Directrice, FO Justice Bémaovous conseille de questionner directement les Agents concernés par cette mesure, cela serait plus judicieux. Être les représentants des personnels ne nous autorise pas à prendre des décisions à la légère, voire farfelues en leur nom.
De cette manière, ils croiront peut-être, que vous vous intéressez à eux.
Il faut vraiment que la direction du CP de Baie-Mahault tape du poing sur la table pour demander des Agents supplémentaires. Sans personnel on ne peut rien faire ! Ce n’est pas uniquement le travail des Organisations Syndicales. Nous n’en pouvons plus de ces « colmatages répétitifs » pour faire fonctionner l’établissement. Le CP de Baie-Mahault ne doit pas être l’éternel oublié de l’Outre-Mer.
Baie-Mahault mérite mieux,
Les personnels méritent mieux,
Mais pour l’instant ce n’est que du mépris !
Trop de concessions de la part des Agents pour au final…RIEN !
Dans le cadre des visites nationales réalisées aux PREJ de Fresnes et Fleury-Mérogis, les constats sont clairs. Le terrain alerte. Les orientations actuelles ne tiennent pas compte des réalités opérationnelles, en particulier en région parisienne.
UNE NOTE APPLIQUÉE SANS ADAPTATION LOCALE
La note DGAP du 20 mars sur les moyens de contrainte a produit un effet immédiat :
➡️arrêt de l’utilisation des bus grande capacité
FO Justice Parisa immédiatement sollicité une note d’adaptation spécifique à l’Île-de-France, au regard des contraintes uniques du territoire.
Avant, un bus permettait de gérer jusqu’à 24 détenus avec 5 agents et un gradé.
Aujourd’hui, pour une mission équivalente :
➡️ plus d’effectifs
➡️ plus de véhicules
➡️ plus de rotations
Sans aucune plus-value sécuritaire démontrée.
UNE RÉGION À PART, DES CONTRAINTES IGNORÉES
La région parisienne concentre :
des volumes d’extractions massifs
des juridictions sensibles
des contraintes de circulation et de sécurité spécifiques
Appliquer une règle uniforme nationale sans tenir compte de ces paramètres, c’est :
➡️ désorganiser ce qui fonctionnait
➡️ augmenter les risques opérationnels
➡️ épuiser les agents
DES AGENTS DÉTOURNÉS DE LEUR MISSION
Le fonctionnement actuel dérive :
suivi en temps réel permanent
traçabilité excessive
pression administrative constante
Résultat : les agents sont éloignés de leur priorité.
➡️la mission
➡️la sécuritéDES MOYENS INSUFFISANTS, DES RISQUES ACCRUS
Les remontées sont unanimes :
matériel inadapté ou indisponible
équipements incomplets
moyens de communication défaillants
Sur certaines missions :
➡️ agents sans casque balistique
➡️ sans protection auditive
➡️ sans équipements adaptés
Inacceptable au regard du niveau d’exigence imposé.
UNE INSÉCURITÉ OPÉRATIONNELLE BIEN RÉELLE
En Île-de-France, certaines extractions exposent directement les équipes :
déplacements en zones sensibles
absence de véhicules adaptés
refus de solutions pourtant sécurisées
Des collègues évoquent des situations de suivi.
Ce n’est pas un ressenti. C’est une réalité terrain.
UN SYSTÈME À BOUT DE SOUFFLE
postes ouverts mais non tenus
abandons dès la formation
structures comme Fresnes et Fleury qui compensent en permanence
➡️ surcharge
➡️ fatigue
➡️ déséquilibre global
UNE RÉPARTITION DES EFFECTIFS À REVOIR D’URGENCE
Aujourd’hui, les PREJ 91 et 94 supportent une charge opérationnelle disproportionnée.
FO Justice Parisexige :
➡️ une meilleure répartition des missions à l’échelle régionale
➡️ un désengorgement immédiat des PREJ 91 et 94
➡️ un renforcement des effectifs des autres PREJ d’Île-de-France
On ne peut plus faire reposer le fonctionnement global sur quelques structures sous tension permanente.
UN MANAGEMENT DÉCONNECTÉ QUI AGGRAVE LA CRISE
FO Justice Parisalerte sur un management toxique au sein de l’ARPEJ, exercé sous couvert des contraintes et des impossibilités propres à l’Île-de-France.
➡️ décisions descendantes sans prise en compte du terrain
➡️ pression constante sur les équipes et l’encadrement
➡️ absence de marges de manœuvre opérationnelles
Conséquence directe :
➡️une vague de départs préoccupante au niveau du siège de l’ARPEJ
➡️ une perte de compétences
➡️ une désorganisation structurelle qui s’installe
Il est urgent de contenir cette hémorragie avant qu’elle ne devienne irréversible et ne contamine l’ensemble du dispositif.
DES DÉCISIONS INCOHÉRENTES
Des extractions sont maintenues alors que :
la visioconférence est possible
le magistrat y est favorable
➡️ mobilisation inutile d’effectifs
➡️ prise de risque évitable
➡️ consommation de moyens injustifiée
NOS EXIGENCES CLAIRES
FO Justice Parisexige :
une adaptation immédiate de la note DGAP à la réalité francilienne
le rétablissement de solutions opérationnelles efficaces, dont les bus grande capacité
une répartition équilibrée des charges entre PREJ franciliens
un renforcement des effectifs là où ils sont insuffisants
une remise à plat du management au sein de l’ARPEJ
des moyens matériels à la hauteur des missions
une cohérence des décisions judiciaires et opérationnelles
une priorisation de la sécurité des agents
LE TERRAIN NE DEMANDE PAS MOINS D’EXIGENCE. IL DEMANDE DE LA COHÉRENCE.
Les agents sont prêts.
Ils s’adaptent.
Ils assurent.
Mais sans moyens adaptés et sans décisions construites à partir du réel,
➡️ce sont eux qui paient le prix des incohérences.
FO JUSTICE PARIS PRENDRA SES RESPONSABILITES POUR PRESERVER LA SECURITE PHYSIQUE ET PSYCHIQUE DES PERSONNELS.
Depuis plusieurs mois, notre Centre de détention de Toul subit des pannes à répétition et de graves dysfonctionnements :
Serrures électriques défectueuses sur la porte principale, le PCI et en détention.
Portail automatisé en fin de vie, présentant un risque de blocage à tout moment.
Automate du PCI obsolète et irréparable : une panne bloquerait totalementvl’accès du personnel et des véhicules.
Fuites récurrentes en détention.
Chaudières en panne à répétition.
La situation est aggravée par le manque criant de personnel technique :
Un seul adjoint technique pleinement opérationnel
Le second en mi-temps thérapeutique,
Et la fin du contrat de maintenance GEPSA, laissant l’établissement sans appui technique suffisant.
Ces problèmes mettent en péril la sécurité du personnel et compromettent le fonctionnement de l’établissement.
NOUS EXIGEONS :
La réparation immédiate des serrures, du PCI et du portail automatisé.
La remise en état complète des installations de chauffage.
La réparation urgente des fuites en détention.
Un contrat global et prioritaire de l’ensemble des équipements de sécurité.
Le renforcement immédiat de l’équipe technique et la pérennisation des moyens de maintenance.
La sécurité du personnel n’est pas négociable.
Il est temps que la Direction interrégionale débloque les fonds nécessaires et prenne la mesure de l’urgence pour remettre notre établissement sur de bons rails.
Des situations pour le moins ubuesques viennent illustrer les dérives inquiétantes de certaines pratiques managériales.
Exemple :
Une agente, en arrêt de travail d’une semaine dûment prescrit par un professionnel de santé, a été convoquée à un contrôle du Service Médical Patronal (SMP)… la veille même de sa reprise.
Jusque-là, la réglementation permet effectivement à l’administration de diligenter ce type de contrôle.
Mais là où la situation devient inacceptable, c’est dans ses modalités :
• Une convocation imposée à plus de 40 kilomètres du domicile de l’agente, dans le 18e arrondissement de Paris à 18h
• Une absence totale de prise en compte de sa situation personnelle et de son état de santé
• Un refus implicite d’adapter le lieu du contrôle, malgré une démarche proactive de l’agente
• Une justification avancée par l’organisme : « l’urgence du contrôle » pour un arrêt d’une semaine arrivant à son terme
Une dérive systémique signalée par les agents
Force Ouvrière Justice dénonce avec fermeté ces pratiques abusives et déconnectées de la réalité.
Sous couvert d’un prétendu « plan d’équité », certaines directions appliquent désormais les textes avec un zèle excessif, sans discernement ni humanité.
Mais au-delà de ce cas, de nombreuses remontées d’agents confirment que ces situations se multiplient :
• Convocations inadaptées et tardives
• Conditions de déplacement déraisonnables
• Pression ressentie autour des arrêts maladie
• Manque total de lisibilité sur les conclusions des contrôles
Cette rigidité technocratique, dictée depuis des bureaux éloignés du terrain, engendre des situations absurdes et profondément injustes.
Où est l’équité ? Où est le respect ?
Où est l’équité lorsque l’on impose des contraintes disproportionnées à un agent déjà fragilisé ? d’ajustement ?
Où est le respect lorsque l’on traite les personnels comme de simples variables
FO Justice rappelle :
• Le contrôle médical ne doit pas devenir un outil de suspicion systématique
• Les conditions de convocation doivent rester raisonnables et proportionnées
• Le respect des agents doit primer sur toute logique purement administrative
FO Justice exige :
• Une application des textes dans le respect des agents et de leur dignité
• Une prise en compte réelle des situations individuelles
• La fin immédiate de ces pratiques abusives
• La révision de la convention signée avec la direction interrégionale et le SMP
Une transparence totale à l’issue des contrôles du SMP :
Le compte rendu remis à l’agent doit être strictement identique à celui transmis à l’administration.
Aucune divergence, aucune opacité ne peut être tolérée.
Exemple concret :
Sur le document transmis à l’administration figure systématiquement la mention «
reprise à l’issue ou risque de prolongation ».
Or, sur le document remis à l’agent, cette information est bien souvent absente.
Cette différence de contenu est inacceptable. Elle place les agents dans une insécurité totale, notamment en cas de prolongation de l’arrêt, faute d’avoir connaissance des éléments transmis à l’administration.
FO Justice exige la fin immédiate de ces pratiques et l’égalité stricte des informations transmises.
Les personnels ne sont pas des numéros
Ils méritent considération, respect et bon sens.
Ce n’est pas un cas isolé. FO Justiceexige un encadrement strict et digne des modalités de contrôle.
L’administration doit cesser toute logique de défiance systématique.
FO Justice restera mobilisée pour défendre vos droits.
La réforme des établissements de placement et notamment la déclinaison des UJPE soulève des inquiétudes majeures quant à l’organisation du travail et à la santé et sécurité au travail (SST). Il nous semble indispensable de s’assurer que des impératifs budgétaires ne prennent pas le pas sur la qualité de la mission éducative.
Pour FO Justice PJJ, certaines restructurations risquent de poser des difficultés tant sur le plan de la sécurité et la santé des agents que des conditions d’organisation du travail et des ressources humaines.
Parmi les points à l’ordre du jour figure pour avis le plan SST 2026/2030.Notre organisation syndicale a participé avec beaucoup d’intérêt aux multilatérales consacrées à ces thématiques. Nous avons par ailleurs, soumis des amendements dans un souci d’efficience et de déploiement de ce plan SST PJJ.
Notre organisation syndicale FO Justice PJJ réaffirme avec force que ce plan d’action SST ne doit pas être uniquement un plan d’action sur la base d’une démarche conceptuelle.
En effet, il ne doit pas se structurer sur la base de questionnaires, de fiches actions, de tableaux de suivi, de validation de cases d’objectifs, d’indicateurs quantitatifs etc, comme on a pu parfois le voir…mais bien se déployer sur l’ensemble des établissements éducatifs, de la façon la plus opérationnelle possible.
► FO Justice PJJfait le constat préoccupant de nombreux obstacles et freins au développement d’une véritable culture ambitieuse de prévention de la SST et notamment depuis le changement des instances du dialogue social des CSA FS, pour preuve :
– Suite à la signature en septembre 2025 de l’accord sur la QVCT et le ministère de la Justice, FO Justice PJJ a insisté sur la mise en œuvre de la mesure 3 à échéance de janvier 2026 (décharge de quotité de temps des assistants de prévention et conseillers de prévention), mais suite à notre interpellation, nous constatons que cette disposition ne peut pas se décliner en raison d’une absence de réponse du secrétariat général.
► Notre organisation syndicale interroge le déploiement de l’accord ministériel QVCT. Sans un cadre clair et des moyens AP/CP (assistant de prévention, conseiller de prévention), ce plan SST ne pourra pas s’incarner pleinement auprès des acteurs et permettre d’atteindre les objectifs.
FO Justice PJJ fait le constat régulièrement de manquements et d’un non-respect des obligations légales de l’administration en matière de prévention primaire, secondaire et tertiaire de sa place d’employeur.
L’absence de PAPRIPACT (programme annuel de prévention des risques et de l’amélioration des conditions de travail), la non-présentation des DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) actualisés et l’absence de présentation des registres SST sur de nombreuses directions territoriales et régionales lors des instances de CSA FS.
Plus inquiétant encore, nous n’avons que trop peu eu l’occasion, ces trois dernières années, de collaborer avec l’intégralité des acteurs de la SST au sein de ces instances, qu’il s’agisse de la médecine du travail, du service social ou des conseillers en prévention.
► De plus, FO Justice PJJ questionne l’animation du réseau d’acteurs de santé et de prévention.
En effet, cet indicateur doit être la boussole du futur plan SST 2026-2030, l’animation du réseau de tous ces acteurs, la fréquence de ces instances sur l’année, l’organisation des visites obligatoires des services et comptes rendus, le déploiement des COPIL RPS (Diagnostic) à l’échelle des services éducatifs selon le contexte du climat social ambiant des structures, l’actualisation des DUERP au regard du traitement des incidents, des troubles et risques quotidiens des agents sur les terrains.
Par ailleurs, nous considérons que le PAPRIPACT est la pièce maîtresse de toute la stratégie SST que l’administration se doit de mettre en œuvre au sein des services éducatifs et fonctionnels. Pour rappel, il a un caractère obligatoire et il doit d’être élaboré en totale collégialité avec les chefs de service, actualisé suite à un incident, nouveau risque, nuisance et/ou trouble. Nous constatons malheureusement trop d’invisibilité de l’administration sur l’ensemble de ces points SST.
Au cours des multilatérales SST, FO Justice PJJ a abordé la question du turn-over des assistants de prévention et conseillers de prévention, la question se pose à l’endroit des chefs de service qui connaissent un turn-over inquiétant. Il nous semble nécessaire que l’administration se préoccupe de la question RH et de l’indicateur en lien avec le turn-over sans quoi cette démarche d’action SST montrera rapidement ses limites.
À la lumière de tous ces changements d’organisation du travail en cours, il est indéniable qu’il convient de changer de paradigme. En effet, à ce jour, l’administration doit admettre son aveu d’échec sur l’axe de la prévention primaire alors que les attentes sont très fortes auprès des représentants du personnel.
FO Justice PJJ fait le constat que sur de nombreuses alertes RPS, certaines DIR ne tiennent pas compte de toutes les réalités de terrain et ne font pas le lien avec l’outil PAPRIPACT ministériel.
Pour autant, notre organisation syndicale n’occulte ni les moyens ni les efforts engagés par l’administration ces dernières années. Le rattrapage du retard de la culture SST au sein de notre direction risque d’être long.
Ainsi, le plan SST 2026/2030 devra surtout se déployer dans une volonté ambitieuse, opérationnelle et stratégique des moyens alloués.
Pour FO Justice PJJ, cette dynamique de changement nécessite de mettre à profit nos expériences quotidiennes du terrain sur des enjeux aussi sensibles que la SST auprès des agents qui nous poussent, de façon continue à progresser et à nous bonifier.
Enfin FO Justice PJJ demande très clairement la mise en œuvre de bilans intermédiaires afin de mesurer les écarts et l’effectivité sur le terrain des actions SST. L’administration se doit d’aller plus loin sur les méthodes d’évaluation (diagnostics partagés, mise en œuvre d’un groupe de travail afin de repenser la SST dans le cadre du dialogue social, l’élaboration d’une charte de la bientraitance institutionnelle, etc…).
Notre organisation syndicale réitère son exigence de défendre l’ensemble des agents qui exercent leurs missions dans une réalité professionnelle à risque au quotidien.