Ce jour, alors que l’astreinte ELSP ainsi que l’officier d’astreinte, étaient engagés pour une extraction d’urgence, un individu, initialement pris en charge par le CHU et au profil instable, a tenté de s’emparer de l’arme d’un agent.
Par réflexe et professionnalisme, l’agent et ses deux collègues ont immédiatement maîtrisé la situation, empêchant toute issue dramatique.
L’individu a été mis en sécurité dans une pièce, dans l’attente de l’intervention des FSI, qui n’ont pu procéder à son interpellation en raison d’une obligation de soins.
Le Bureau Local FO Justice félicite les agents pour leur sang-froid face à cette situation et reste à leur disposition pour toutes les démarches qu’ils devront entreprendre.
Le week-end de Pâques, pendant que certains partagent un moment en famille, dans le monde pénitentiaire, des hommes et des femmes assurent leur mission, malgré des 108 heures trimestrielles largement explosées.
ET POURTANT…
Ce lundi de Pâques, un agent a été publiquement invectivé par l’officier de permanence, devant la population pénale, lors du mouvement des douches. Pour quel motif ?
UN SIMPLE SHORT. OUI, UN SIMPLE SHORT !
Comment peut-on, en tant que cadre, se permettre d’humilier un agent devant des détenus ?
Où est le discernement ? Où est le professionnalisme ? Où est le respect ?
Une telle situation n’aurait-elle pas dû être traitée avec intelligence, dans un bureau, loin des regards ?
Au lieu de cela, il aura fallu l’intervention d’un collègue, choqué par la scène, pour ramener l’officier à plus de raison.
Ce comportement est inacceptable.
Il fragilise l’autorité des agents, décrédibilise la fonction et met en difficulté l’ensemble des personnels face à la population pénale.
Dans un contexte déjà extrêmement tendu, marqué par un sous- effectif chronique et une surpopulation carcérale incontrôlable, ce type d’attitude ne fait qu’aggraver une situation explosive.
Nous exigeons une remise en question immédiate des pratiques managériales de cet officier.
Le respect ne doit pas être à géométrie variable.
FO Justice reste pleinement mobilisé aux côtés des agents de détention.
FO Justice apporte tout son soutien au collègue concerné.
FO Justice attend des réponses claires et rapides de la direction.
Décidément à la Maison Centrale les incidents se multiplient. Après les 4 agressions physiques qui ont eu lieu ces deux derniers mois, ce jeudi 08 avril c’est une agression verbale violente avec menaces de mort à l’encontre de notre collègue surveillante qui s’est perpétrée.
En effet, alors que la surveillante effectuait sa fermeture complète d’étage en vue de la réintégration des ateliers (comme le stipule la note de service) le détenu G. a refusé catégoriquement de rejoindre sa cellule. La collègue a donc sollicité du renfort et dans l’attente de celui-ci, notre récalcitrant lui a clairement rappelé que pour l’instant elle se trouvait seule et qu’il avait tout loisir pour « lui casser la gueule et que ça va être très long ». Finalement réintégré en cellule par la hiérarchie, l’individu a recommencé un peu plus tard son cirque, en tambourinant à la porte, initiant un pseudo feu et en insultant/menaçant de plus belle notre collègue avec plus de véhémence cette fois en promettant « que dès tu seras seule tu seras morte je t’en fais la promesse que je vais te buter ».
Suite à ces mots « gentils », le détenu a continué sa petite routine à l’étage, la surveillante par contre a été déplacé de poste et lors son entretien avec CERTAINS membres de la hiérarchie, on lui a expliqué que le détenu G. avait des pathologies psychiatriques et qu’elle aurait dû faire preuve de clémence en lui laissant plus de temps porte ouverte alors même qu’une note à la population pénale datant du 30 mars rappelle que la Maison Centrale est un établissement PORTE FERMEE !!!
EXISTE-T-IL UN REGIME ADAPTE POUR LES CAS PSY ??
L’ensemble du personnel constate que le détenu M. auteur de l’agression sur notre surveillant cantine a été réinstallé dans sa cellule après son séjour au QD, sans transfert, et qui fait déjà l’objet d’un nouveau CRI pour menaces sur personnels. Et maintenant, c’est le détenu G. que la Direction veut protéger d’une procédure disciplinaire trop contraignante…
L’intersyndicale de la Maison Centrale d’Ensisheim exige une sanction forte disciplinairement à hauteur des propos graves qui ont été prononcés. Peu importe les suites découlant d’une décision médicale, la réponse de l’établissement (et le règlement par la même occasion) doit être la même pour tous les détenus.
L’intersyndicale demande à la Direction de faire le nécessaire, si le profil du détenu ne correspond pas à la Maison Centrale, c’est au détenu d’être transférer dans un établissement adapté à sa « pathologie » et NON à la MC et aux surveillants d’adapter le règlement à la personne.
Les temps sont difficiles actuellement à Ensisheim, entre le manque d’effectifs, entre les multiples agressions, entre les problèmes de planification, n’en rajoutons pas avec des passe-droits pour certains détenus.
L’intersyndicale remercie les membres de la hiérarchie qui ont soutenu l’action de la surveillante et lui transmet également tout son soutien.
La surpopulation carcérale est un mal national, nous le savons. Mais ce qui se passe actuellement à la Maison d’Arrêt de Limoges dépasse l’entendement.
L’établissement n’est plus en surchauffe, il est en fusion. Le constat est unanime et partagé par l’ensemble des représentants du personnel : la situation est devenue strictement INGÉRABLE.
L’Administration Pénitentiaire semble croire que nos murs sont élastiques. Les chiffres, eux, sont têtus et glaçants :
• Quartier Hommes : 159 détenus pour 58 cellules !
• Quartier Femmes : 24 détenues pour 11 cellules !
• Le robinet grand ouvert : 16 nouveaux écrous en seulement 7 jours !
• Le siphon bouché : Les quelques rares transferts obtenus ne compensent absolument rien. C’est une goutte d’eau dans un océan de matelas au sol.
🧩 JOUER À TETRIS DANS 9 MÈTRES CARRÉS
Pour tenter de survivre à ce tsunami, nous en sommes réduits à des manœuvres de désespoir. Nous avons dû commencer à tripler les cellules des Auxis pour grappiller quelques places. Mais cette rustine a déjà atteint ses limites.
Posons la question clairement à notre Direction Interrégionale : Où allons-nous mettre le 2ème matelas au sol dans des cellules qui font à peine 9m² (sanitaires compris) ? Superposés ? Dans les toilettes ? Suspendus au plafond ? Les lois de la physique s’appliquent aussi en détention : on ne peut pas faire rentrer 3 ou 4 personnes dans un placard à balais !
☀ LES BEAUX JOURS ARRIVENT : LE COMPTE À REBOURS EST LANCÉ
Entasser des détenus les uns sur les autres est déjà une hérésie sécuritaire en hiver. Mais avec les beaux jours et les températures qui grimpent, la MA de Limoges va se transformer en véritable étuve.
Le cocktail parfait pour une explosion de violence et le retour des punaises de lit !
Le personnel est épuisé d’être le seul amortisseur d’une politique pénale qui incarcère à tour de bras sans ouvrir de places ?
✊ FO Justice EXIGE : L’APPLICATION D’UN STOP ÉCROU IMMÉDIAT ET STRICT ! La MA de Limoges n’est plus en capacité d’accueillir qui que ce soit dans des conditions dignes et sécuritaires.
✊ FO Justice EXIGE : DES OPÉRATIONS DE DÉSENCOMBREMENT D’URGENCE ! Des transferts massifs doivent être organisés sans délai pour faire redescendre la pression sur les quartiers Hommes ET Femmes.
✊ FO Justice EXIGE : LA PROTECTION DES AGENTS ! La sécurité de nos collègues n’est pas négociable. Nous refusons de payer le prix du laxisme de nos instances dirigeantes.
L’heure n’est plus aux constats, elle est à l’action. La balle est dans le camp de la DI !
Force Ouvrière Justice souhaite faire part de ses préoccupations quant à la gestion de cet événement inquiétante d’un feu survenu au sein du bâtiment D1 ce jeudi 09 avril 2026.
Sans remettre en cause l’engagement des personnels présents, Force Ouvrière Justice s’interroge sur certaines pratiques observées, notamment en ce qui concerne l’application du protocole incendie.
Il est inconcevable que, lors d’un feu, qu’un seul agent soit équipé pour intervenir, sur ordre de la direction de proximité. Une telle situation expose directement les personnels à des risques importants.
Nous rappelons que la gestion de ce type d’urgence doit impérativement être assurée en équipe de trois agents minimums, chacun disposant d’un rôle défini et dédié, conformément aux procédures en vigueur.
Et ce, quand bien même il s’agirait d’un simple feu de papier !!
N’oublions pas que la plupart des feux les plus graves en détention commencent toujours par quelques flammes.
Nous rappelons que ces procédures existent avant tout pour protéger les agents. Elles doivent être appliquées avec rigueur, dans leur intégralité, sans adaptation ni allègement.
Le respect de ces consignes est essentiel pour garantir la sécurité de tous.
Force Ouvrière Justiceappelle à un rappel collectif des règles en vigueur, ainsi qu’à une vigilance partagée afin que de telles situations ne puissent prêter à confusion à l’avenir.
Le constat alarmant dénoncé par FO Justiceau niveau national, se vérifie chaque jour dans les établissements de la Direction interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille.
LA SITUATION N’EST PLUS DÉGRADÉE, ELLE EST HORS DE CONTRÔLE :
Des personnels épuisés, soumis à des rythmes de travail effrénés
Une activité judiciaire exponentielle en lien avec des organisations criminelles puissantes
Un taux de densité carcérale avoisinant les 140 % se traduisant par plus de 400 matelas au sol
Des cellules surchargées, détournées de leur capacité
LA VÉRITÉ !
LE SYSTÈME TIENT UNIQUEMENT GRÂCE AUX PERSONNELS !
SANS EUX, TOUT S’EFFONDRE !!!
MAIS JUSQU’À QUAND ?
FO JUSTICE PACA-CORSE DIT STOP !!!
STOP aux matelas au sol
STOP à la surpopulation chronique
STOP aux missions impossibles
STOP à la mise en danger des personnels
On nous parle de solutions à venir, de places en plus. MAIS AUJOURD’HUI ?!
Aujourd’hui, les agents tiennent les établissements à bout de bras, dans des conditions indignes. Le risque est réel et le danger est immédiat.
COMBIEN DE TEMPS AVANT LE DRAME ?!
FO Justice PACA-CORSEle dit clairement, nous ne serons pas les témoins silencieux d’une catastrophe annoncée !!!
SI RIEN NE CHANGE RAPIDEMENT, NOUS PRENDRONS NOS RESPONSABILITÉS !!!
« Ofisyé ka dékoré, mé sé solda ki ka tonbé ». Traduction : Les Officiers sont décorés mais ce sont les soldats (en première ligne) qui meurent. Cette phrase est tirée de la chanson « Si sé taw » d’un grand artiste martiniquais.
« MARCHE OU CRÈVE ». C’était le titre d’un tract puissant et dénonciateur, écrit il y a déjà quelques années par le Secrétaire local FO Fleury-Mérogis dans lequel la direction avait été fustigée pour son inertie et son « je m’en foutisme ».
Chers(e) collègues, ces deux allusions ci-dessus trouvent écho dans la situation catastrophique des conditions de travail des personnels pénitentiaires de Guadeloupe, plus particulièrement au CP de Baie-Mahault. Car, force est de constater que, depuis quelques mois, les personnels tombent « comme des mouches » exposés à des conditions de travail de plus en plus dégradées, défavorables à une vie saine et apaisée.
La faute à qui, à quoi ???
Surpopulation carcérale.
Surcharge de travail.
L’usure professionnel.
Manque cruel de moyen humain et matériel.
Manque de reconnaissance.
Souffrance au travail.
Pression professionnelle constante pour des résultats peu valorisants.
Ce n’est pas faute d’alerter continuellement notre direction et l’Administration. Mais nos cris de douleur, de désespoir et de profonde lassitude restent sans réponses, sans solutions. Toujours la sempiternelle rengaine : «
Nous ne pouvons rien faire pour vous ! » Preuve encore que les personnels du CP de Bémao sont complètement livrés à leur triste sort.
Pas étonnant que les Agents tombent les uns après les autres… Au risque d’avoir bientôt une prison sans personnels. Ils sont victimes de malaises et/ou de traumatismes divers… Si aucune réponse ne nous est apportée dans les plus brefs délais, la prison nous rendra dingue, pire elle nous tuera à petit feu.
Agents fatigués, désespérés… certes. Mais le « Marche ou crève » nous n’en voulons pas !
La situation RH est catastrophique, c’est la dégringolade dans les rangs, une chute libre qui laisse perplexe le peu de « survivants » qui continuent d’assurer le service public.
Pendant ce temps, certains sont félicités car malgré toutes les problématiques, lajol à yo ka touné (la prison fonctionne) ; elle tourne car certains y laissent leur peau et laisseront leur peau d’une manière oud’une autre. Certains, à cause de cette usure professionnelle, de ce rythme de travail trop soutenu, n’ont même pas le temps de profiter amplement de leur retraite. Par ailleurs, nous ne sommes plus des « pti bleus » ; pour la grande majorité, des années et des années de coursives ruinent déjà notre santé physique et mental.
C’est malheureux et scandaleux !
Madame la Directrice, Monsieur le Directeur Interrégional, prenez un peu de temps et penchez-vous sur la situation critique des personnels de Baie-Mahault car cela ne peut plus durer.
Madame la Directrice, Monsieur le Directeur Interrégional, le Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault et les Agents méritent un peu plus de respect de votre part. Vous devez absolument éviter que le chaos s’installe.
Tout n’est pas perdu, vous pouvez encore sauver Bémao et ses vaillants soldats.
A défaut, notre organisation syndicale FO Justice Bémaosaura sur qui pointer du doigt pour demander des comptes en cas de malheur.
Cet après-midi, au sein du « quartier arrivants », les personnels ont dû faire face à un individu particulièrement instable, dont le comportement a rapidement viré à la violence extrême.
Depuis sa cellule, le détenu a commencé à proférer insultes et menaces graves à l’encontre des agents, exigeant de manière agressive une sortie en promenade. Très vite, la situation s’est dégradée avec un niveau de violence inquiétant. L’individu s’est livré à de la destruction en s’en prenant violemment à son équipement, allant jusqu’à projeter du mobilier contre la porte de sa cellule. Il a également dispersé des débris de verre, créant un danger immédiat pour les personnels.
Face à une situation devenue incontrôlable, les agents ont été contraints d’intervenir dans des conditions particulièrement difficiles. Malgré les menaces réitérées pendant toute la durée de l’intervention, ils ont réussi à maîtriser l’individu. Cette intervention n’est pas sans conséquence : deux collègues ont été blessés et ont dû être pris en charge par les secours avant d’être transportés vers un l’hôpital.
FO Justice CP Bézierstient à leur apporter tout son soutien.
Mais au-delà de la violence des faits, c’est surtout le contexte qui interpelle et inquiète.
Ce détenu est loin d’être inconnu de l’établissement. Déjà incarcéré au CP Béziers par le passé, il avait été transféré suite à un blocage en promenade au quartier disciplinaire, avant d’être libéré.
Aujourd’hui, il est de nouveau écroué dans le même établissement.
Plus grave encore, lors de sa réincarcération, ce dernier avait clairement annoncé son intention de s’en prendre à un personnel.
Comment expliquer qu’un individu tenant de tels propos ait pu être réaffecté sans qu’aucune mesure spécifique ne soit mise en place pour sécuriser les agents ?
Cette absence d’anticipation est incompréhensible et expose directement les personnels à des risques pourtant identifiés. Les agents n’ont pas à payer le prix de décisions incohérentes et d’un manque évident de prise en compte de la dangerosité de certains profils.
Cet événement met une nouvelle fois en évidence les limites actuelles de la prise en charge de détenus particulièrement instables par leur profil psychologique. Les personnels se retrouvent seuls, en première ligne, face à des situations d’une extrême violence, sans moyens réellement adaptés.
Il est aujourd’hui inacceptable que certains quartiers soient utilisés de manière détournée, exposant davantage les agents à des risques majeurs sans dispositif adapté.
FO Justice CP Béziersrappelle que la gestion de ces profils doit relever de structures spécialisées et adaptées, et non reposer uniquement sur les personnels de détention.
Face à cette situation, FO Justice CP Béziersexige des réponses fermes, immédiates, tant sur le plan disciplinaire que judiciaire, mais également une remise à plat de la gestion de ces profils à risque.
La sécurité des personnels ne peut plus être ignorée.
FO Justice CP Béziers restera pleinement mobilisé pour défendre les agents et dénoncer toute situation mettant leur intégrité en danger.
La mobilisation d’aujourd’hui, marquée par le blocage, restera une date importante dans l’histoire de notre établissement à Reims. Par votre engagement et votre détermination, vous avez envoyé un message clair à l’administration : nous, agents, ne céderons plus face au mépris et à l’inaction.
DÉSORMAIS, LE DIALOGUE SOCIAL EST ROMPU.
La réussite de ce blocage total, qui a paralysé l’établissement, est la réponse cinglante des agents au mépris d’une direction qui prédisait avec arrogance un simple « débrayage ».
L’administration doit maintenant sortir du déni et procéder à la couverture immédiate de l’ensemble des postes vacants.
Sans ces renforts urgents et un changement radical d’attitude de nos dirigeants, la sécurité du terrain continuera de se dégrader.
Le temps où nous, agents, pallions les manques par notre seul sacrifice est définitivement révolu.
Cette mobilisation constitue un véritable tournant. L’administration doit désormais en tirer toutes les conséquences.
NOS REVENDICATIONS SONT CLAIRES ET NON NÉGOCIABLES :
Couverture immédiate des postes vacants sur l’établissement
Stop au mépris de la direction envers les agents
Stop au décloisonnement
Respect des 48 heures de repos
On dit souvent que lorsqu’il y a un mauvais chef d’orchestre, la musique n’est pas belle.
Il est donc grand temps de mettre en place un véritable chef d’orchestre, capable d’entendre et de respecter ses agents.
Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, FO est bien présent, aux côtés des agents, et ne lâchera rien.
Ce blocage n’est pas une fin en soi, c’est un avertissement.
Nous restons mobilisés et prêts à reconduire l’action si les réponses de la DISP restent insuffisantes.
Encore mille mercis à toutes et tous, agents mobilisés, pour votre présence, votre solidarité et votre détermination.
ENSEMBLE, NOUS SOMMES PLUS FORTS !
Merci aux agents des établissements de la disp de Strasbourg d’être venus nous soutenir