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Prison de Joux-la-Ville : Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Interrégional de la DISP de Dijon

Lettre Ouverte à :

Monsieur le directeur interrégional de la DISP de Dijon,

Le 18 janvier 2023 après-midi a eu lieu au CD de Joux-la-Ville un groupe de travail sur les ELSP .

Les convocations ayant été envoyées moins de 48h avant, cela a eu pour inconvénient majeur de mettre plusieurs personnes concernées dans l’impossibilité de se libérer.

Nous ne pouvons que partager la déception de voir l’avancée si laborieuse du projet ELSP sur l’établissement. Notre inquiétude ne se limite pourtant pas à ce seul projet ; le dojo est orné d’un drap tombant en lambeaux ; le tutorat a été sans cesse repoussé ; les AICS pierre angulaire de l’établissement sont à l’abandon pour n’être plus qu’une coquille vide.

Nous pourrions continuer cette énumération, mais cela est-il vraiment nécessaire ? Le fait est que notre établissement tombe en morceaux jour après jour. Personne ne semble s’en émouvoir hormis ceux qui le font survivre, ceux qui le soutiennent à bout de bras chaque jour, le petit personnel de l’administration pénitentiaire.

Les projets se multiplient, les difficultés aussi. Vu d’en bas nous avons l’impression que chacune de nos têtes pensantes y va de son initiative mais néglige l’histoire de l’établissement et ignore les capacités de son personnel. Chaque arrivée est l’occasion de nouvelles priorités déconnectées des contraintes conjoncturelles et structurelles.

Si nous nous accordons sur l’intérêt majeur que représente les ELSP, nous ne pouvons que constater que dans l’état actuel en forcer le déploiement serait condamner l’établissement. Nous ne sommes plus assez d’agents, plus de la moitié d’entre eux dépassent les 108h supplémentaires trimestrielles, et très largement pour certains. Le déploiement des ELSP dans le contexte actuel revient à imposer à 100% des agents de détention de dépasser les 108h par trimestre. A cela il conviendra de rajouter les augmentations liées aux CMO et AT, les départs etc…

Nombre de postes ont été créés à effectifs constants amputant nos effectifs années après années. La bonne volonté, le courage et le dévouement du personnel de Joux la Ville ont été l’excuse pour tourner la tête ailleurs et ne pas regarder en face les baisses de personnel successives.

Aujourd’hui la situation n’est plus tenable, l’établissement est déjà en difficulté alors que les ESLP ne sont pas fonctionnels. Nous allons finir l’année à -20 voire davantage, les départs en retraite vont se succéder.

Afin de pouvoir rendre possible les ELSP nous demandons que soient affectés :

–  10 agents sur la promotion 213

–  5 agents sur la promotion 214

–  5 postes ouverts sur chacune des 2 prochaines CAP

–  2 MAD dont les agents sont volontaires pour venir dès aujourd’hui (régularisable sur la prochaine CAP)

Nous restons à votre disposition pour échanger avec vous sur le sujet.

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Prison de Châteauroux : Enragé

Châteauroux

Lundi 16 janvier 2023, une bagarre éclate à l’atelier MA. L’ordre de raccompagner les deux trouble-fête vers leur unité est donné.

Il est 9h50, le détenu G. est dans les couloirs avec les agents et les premiers surveillants, en route pour son unité. Agressif et mécontent de se voir entouré de « bleus », il jettera sa veste au sol refusant catégoriquement de la ramasser. Comme tout spectacle en plus du visuel les effets sonores sont aussi là, flots d’insultes et de menaces accompagneront cette scène. Face à son agressivité et ses refus d’obtempérer, la mise en prévention fut ordonnée.

Déferlement de violence, le résultat est sans appel !!!!

Le premier surveillant de roulement sera mordu à sang, à la cheville et à la cuisse !

Le premier surveillant de journée sera mordu au pouce, laissant place à une belle plaie ouverte !

La surveillante du BGD prendra un coup au niveau du visage !

Le bilan est lourd, 3 jours d’ITT pour les deux premiers surveillants et 1 jour d’ITT pour la surveillante.

Comme si ce déchaînement de violence ne suffisait pas, voilà que cet énergumène se prendra pour un lama extrémiste ! Crachant sur tout uniforme bleu à portée de mains et proférant des menaces racistes à l’encontre de nos collègues…

Il est important de rappeler que le détenu G est arrivé à la mi-novembre sur l’établissement à la suite d’un transfert MOS pour… des violences !

Le bureau local souhaite un bon rétablissement aux agents victimes de cet animal et leur apportera soutien et aides dans leurs démarches.

Le bureau local félicite les agents qui sont intervenus, pour leur rapidité et leur professionnalisme.

Le bureau local remercie l’attaché de direction pour le travail fourni et sa réactivité, pour permettre la prise en charge des agents blessés.

Le bureau local demande une sanction exemplaire et le transfert immédiat du détenu à l’issue de sa sanction.

Le bureau local demande expressément à la DI d’arrêter de remplir le CP Châteauroux avec des MOS de notre DI ou d’autres DI…

Le bureau local rappelle aussi que le CP Châteauroux est un petit établissement, et qu’il devient très compliqué de gérer MOS, profils psy, ainsi que des détenus de centrales en « passage ».

CHAQUE ÉTABLISSEMENT A SES LIMITES, LES NÔTRES SONT ATTEINTES !!!

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Prison de Majicavo : Silence le centre pénitentiaire coule

Le centre pénitentiaire de Majicavo est en train de couler lentement mais sûrement.

Depuis l’ouverture de cette prison en 2014 le syndicat Force Ouvrière Justice n’a cessé d’alerter mais rien ne bouge.

La surpopulation carcérale à Majicavo vient de battre un nouveau record.

L’effectif de Majicavo vient de franchir la barre des 550 détenus hébergés soit un total de 551 détenus pour 278 places.

Que font nos dirigeants ??

Silence total sur la situation de Majicavo.

Les détenus s’entassent par 5 voire 6 dans des cellules de 9 m2.

Une nouvelle réorganisation était nécessaire pour absorber le flux des nouveaux arrivants quotidiens.

Force Ouvrière Justice est en droit de se demander à quoi joue l’administration pénitentiaire.

Force Ouvrière Justice est en droit de savoir si la situation de Majicavo vous échappe ou bien vous faites exprès de la laisser se dégrader.

Les personnes détenues entassées par 6 dans des cellules de 9 m2, avec plus de 196 matelas au sol, c’est inhumain.

Le personnel qui souffre au quotidien, les arrêts maladies explosent.

Le personnel du Cp Majicavo est en souFrance.

Le pire ce sont les vœux de notre directrice interrégionale qui sonnent creux.

Cynique et pathétique quand on n’a rien à dire aux personnels en souffrance si ce n’est que de la compassion.

Voici les quelques mots de la directrice interrégionale adressés aux agents de Majicavo

« J’ai une pensée particulière pour les personnels des services pénitentiaires qui exercent dans des conditions difficiles à Mayotte en leur assurant un soutien et un appui à la hauteur de leur implication ».

On marche sur la tête.

Pas un mot sur l’avenir de la prison de Majicavo.

Mais de qui se moque-t-on ??

Ça suffit, on en a marre de ces formes de mépris total quand on connaît la surpopulation que subi Majicavo.

Madame la directrice depuis que vous dirigez cette DI vous avez vu la situation de Majicavo se dégrader de jour en jour donc vous n’êtes pas étrangère à cette situation.

Majicavo n’a rien à faire de votre pitié, les agents veulent des annonces fortes et concrètes pour sortir de cet enfer et non de la compassion.

Où sont passées les annonces faites par le garde des sceaux lors de son passage à Majicavo.

Pourquoi vous n’en parlez pas dans vos vœux.

Vous avez détaillé tous les projets en cours et à venir dans les autres départements mais pas un seul mot sur l’annonce faite par le ministre de la justice pour la construction d’un nouvel établissement à Mayotte.

Ou alors il s’agissait d’un fait d’annonce pour nous endormir.

Il n’y aura pas de nouvelle construction à Mayotte, qu’on se le dise. Nous sommes les oubliés de la nation.

On peut crever la bouche ouverte, vous n’avez rien à secouer de nos conditions de travail, avec une surpopulation avoisinant les 200% et ça n’émeut personne à Paris.

C’est ce qu’on appelle « du foutage de gueule ».

Madame la directrice, vous attendez quoi pour prendre enfin la mesure de la situation. Depuis le 1er janvier 2023, plus de 30 nouvelles incarcérations, en l’espace de 15 jours seulement.

L’année 2023 commence très, très mal pour la structure et le personnel de Majicavo.

Nous avons besoin d’un programme de construction d’urgence, d’un DAC (Dispositif d’Accroissement de Capacité) pour sortir de cette spirale négative et non des hypothétiques transferts de détenus vers La Réunion et vers la métropole.

Ce n’est pas l’espace qui manque pour une construction d’urgence, Force Ouvrière Justice vous le répète une énième fois que dans le domaine pénitentiaire existant il y a assez d’espace pour construire un bâtiment supplémentaire qui permettrait de désengorger la structure actuelle.

Mais force est de constater que vous vous en fichez royalement de cette solution.

Vous préférez laisser les choses s’empirer au fil des ans.

L’annonce faite par le Garde des Sceaux pour une nouvelle construction et si ça devait se réaliser un jour, cela prendra au plus tôt 6 ans et pendant ce temps-là les incarcérations vont se poursuivre.

Ce jour où aucune possibilité de faire écrouer de nouveaux détenus pointe déjà à l’horizon et ne saurait tarder à arriver, vu la situation actuelle.

Pendant ce temps-là l’expérimentation d’une direction territoriale suit son cours, avec son lot de décortication.

On déshabille Paul pour habiller Jacques. Comment on peut comprendre que tous les services vont être centralisés à La Réunion pendant que les grosses difficultés se situent à Mayotte ? La directrice territoriale se déplace une fois par mois pour une durée de 4 jours. Si Majicavo fait partie intégrante de cette DT alors il faut nous consacrer plus de temps et plus de moyen pour mettre Mayotte à la même hauteur que le département voisin mais pas regrouper toutes les compétences sur un seul territoire.

Le syndicat Force Ouvrière Justice n’est pas d’accord avec ces méthodes et vous le fait savoir.

Cette expérimentation est vouée à l’échec si vous négliger Mayotte.

Force Ouvrière Justice exige une politique pénitentiaire plus ambitieuse compte tenu de la situation à Mayotte.

Force Ouvrière Justice exige que les organisations syndicales de Majicavo soient informées périodiquement sur l’avancée du projet de la nouvelle construction.

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Compte rendu des visites des SPIP de Bordeaux MO et Gradignan et de l’audience avec le DFSPIP de Gironde

Le présent compte-rendu a été rédigé au vu des constatations faites et des propos recueillis par FO Justice CPIP auprès des collègues rencontrés lors de notre venue au SPIP de BORDEAUX MO, MF GRADIGNAN et ont fait l’objet de discussion lors de l’audience avec le DFSPIP.

SPIP de Gironde. Antenne milieu ouvert Bordeaux :

Les représentants de la jeune section locale FO justice CPIP du SPIP 33 MO et la représentante nationale en charge de la DISP de Bordeaux se sont entretenus pour la première (et pas la dernière) fois avec le DSFPIP de la Gironde et un rappel des fondamentaux.

Dans un premier temps nous avons sollicité un retour du fameux sondage sur la charte des temps qui remonte maintenant à quelques mois.

Nous avons pointé le déséquilibre de l’amplitude horaire de travail actuelle comprise entre 8h et 19h puisque le temps de travail comptabilisé avant 12h est de 4 heures contre 5 heures après 12h.

Nous avons donc demandé à ce que l’équité l’emporte avec une amplitude horaire de 7h30 à 18h30. Le DFSPIP a indiqué que cela sera examiné lors du prochain CT.

FO Justice CPIP a ensuite abordé les actions collectives au sein du MO Bordeaux.

Si l’intérêt de ce type de prise en charge n’a bien évidemment pas été remis en question, la pertinence de certaines actions peut être sujette à caution puisque n’ayant aucun lien avec les facteurs criminogènes qui sont l’objet exclusif de l’intervention du SPIP.

Il semblerait que par souci d’affichage et d’auto satisfaction, le développement de certaines actions relève du récréatif et non pas d’un travail en lien avec la probation.

FO Justice CPIP tient à rappeler que la Probation se base sur une démarche inclusive au sein de la communauté, en opposition à un traitement exclusivement pénitentiaire et internalisé sur des thématiques qui ne relèvent pas des missions du CPIP.

La prise en charge collective est complémentaire du suivi individuel selon un mode clinique qui est l’épine dorsale de la probation.

Celui-ci ne doit en aucun cas passer au second plan.

C’est pourquoi le caractère pertinent et probant des actions en lien avec les missions du CPIP doit être évalué avant la mise en œuvre.

Sur le plan organisationnel, il a été demandé que l’ensemble des agents du service puissent assurer les permanences, les doublures et les BEX de manière équitable en terme de fréquence et en fonction du temps travaillé.

Le DFSPIP s’est engagé à ce que la question soit traitée avec l’équipe d’encadrement.

Nous avons en outre indiqué que les actions collectives se déroulaient au détriment des agents assurant les suivis individuels qui se retrouvent dans un inconfort de travail avec un effectif parfois de plus de 130 mesures par agent.

FO Justice CPIP a déjà donné RDV au DSFPIP dans les prochains mois afin d’aborder des sujets cruciaux comme le Régalien en lien avec le recrutement des agents contractuels faisant fonction de CPIP, et le conventionnement avec l’ARCA avec tous les enjeux en terme de mélange des genres et de remise en cause des missions du SPIP.

SPIP de Gironde . Antenne milieu fermé GRADIGNAN

Au 09 janvier 2023, la maison d’arrêt de BORDEAUX Gradignan compte 797 détenus (dont 77 à la SAS), sa capacité officielle est de 434 détenus (soit 184% de taux d’occupation).

Les agents du SPIP de Gradignan, se retrouvent dans la situation suivante :

–  3 agents sur le SAS, qui se voient affectés 28 dossiers sas/semi-liberté, à cela s’ajoute 6 suivis de détention ordinaire en raison du manque d’effectif dû à des arrêts au sein de l’équipe.

–  5 agents en détention ordinaire, gérant 105 dossiers pour un agent à temps plein avec la prise en charge des détenus des UH, du quartier femme et de la référence radicalisation.

–  4 agents (dont 2 contractuelles, arrivées en septembre) affectés sur le pôle arrivant et en charge de 30 suivis (courtes peines).

–  3 agents en arrêt, dont un CPIP placé.

–  1 DPIP qui sera muté au mois de février sur un autre service.

Les organigrammes de référence indiquent que les CPIP en charge de la SAS ne doivent pas dépasser un effectif de 30 dossiers par agent, les collègues affectés en détention classique ne devraient pas dépasser les 60 dossiers par agents (sans prendre en considération des références spécifiques qui devraient faire l’objet d’un décharge de dossier). FO Justice CPIP fait un calcul simple de la charge de travail actuelle : nos collègues en détention classique sont à 102 suivis par CPIP, loin des préconisations officielles.

A cette charge numérique s’ajoute le rythme des instances :

–  1 CAP par semaine (LSC, PS, RPS/RP) (par exemple 57 écrits pour la semaine du 09 janvier)

–  1 CPU par semaine

–  1 CT SAS par semaine,

–  1 débat contradictoire par semaine.

La rédaction des rapports à destination des autorités judicaires et administratives, nécessitent d’avoir accès à des applications métiers qui fonctionnent, à une connexion internet adéquate et d’effectuer des entretiens auprès des usagers du service public pénitentiaire.

Problème, aucun de ces prérequis n’est assurés à nos collègues CPIP.

FO Justice CPIP n’a eu de cesse de dénoncer auprès des directions (DFSPIP, DI, DAP), la problématique RH concernant le personnel de surveillance, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation dégradant de ce fait les conditions d’accueil du public et de travail du personnel.

Au SPIP MF la politique partenariale n’est pas à la hauteur des enjeux de la prise en charge du public.

Les agents demandent :

–  L’intervention des personnels de la préfecture dans la cadre de la création/renouvellement des pièces d’identité sans quoi aucune mesure d’accompagnement ne peut débuter.

–  La clarification dans le cadre de la prise en charge des personnes étrangères, des interventions de la PAF, de la préfecture (contacts, procédure) et la possibilité de demander la venue d’un traducteur pour les entretiens.

–  La mise en œuvre d’un réel accompagnement social, en lien avec les CPIP.

–  La recherche active de partenariat concernant l’hébergement des PPSMJ.

–  La réévaluation de certains partenariats existants.

Bien que les agents du SPIP alertent leur administration, cette dernière préfère avoir pour objectif la labellisation des dispositifs entrants/sortants, quitte à en oublier l’usager et le cœur du métier : la prise en charge des personnes placées sous main de justice tout au long de leur détention.

Depuis le 01 janvier, date de la mise en application de la LSCA, nous constatons l’accroissement de l’activité globale et un risque de surencombrement du quartier de semi-liberté (doubler la capacité d’accueil). Cette situation aura pour conséquence d’accroitre le surencombrement via la contamination du quartier semi-liberté (à ce jour seul épargné) et la mise à mort de la prise en charge SAS.

FO Justice CPIP demande à la direction de l’administration pénitentiaire :

–  L’arrêt de mesures pansements, à savoir l’usage abusif des contractuels (chronophage et maltraitant pour les agents).

–  L’ouverture dès la prochaine compagne de mobilité de 3 postes de titulaires pour la MA Gradignan (pour rappel aucune augmentation de personnel n’a été faite durant les années, malgré les

ouvertures successives UHSI, CPA, UHSA).

–  L’ouverture d’un poste supplémentaire de DPIP, avec affectation sur la SAS/semi liberté.

Notre syndicat soutiendra les agents qui fort de leur professionnalisme signaleront toute situation entravant l’exercice de leur métier. L’administration ne pourra pas se cacher indéfiniment derrière des faux semblants et des chiffres tronqués dans le but de faire croire que la maison d’arrêt de Bordeaux Gradignan fonctionne en l’état.

FO Justice CPIP assume, ce n’est pas le cas, rien ne va, il est temps de prendre au sérieux nos alertes répétées et mises en garde. Nous réitérons nos demandes de visites des instances officielles afin de venir constater le désastre au plus proche de la réalité.

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Prison de Rouen : Agression à la MAF, un officier à terre

Arrivée au 1er Janvier 2023 dans l’établissement, cette détenue a déjà fait parler d’elle puisqu’elle a à son actif 18 CRI pour dégradation de cellules, violences verbales envers le personnel, refus de réintégrer etc…

Ce mardi 17 janvier 2023, la détenue E, au profil psychologique instable refuse à nouveau de réintégrer sa cellule et sera donc mise en prévention au Quartier Disciplinaire par l’Officier responsable de la MAF.

Lors de la mise en prévention, cette dernière n’a pas voulu se laisser faire et a essayé de griffer à plusieurs reprises l’officier. Elle réussira néanmoins à lui porter plusieurs coups de pieds au niveau de la poitrine lors de sa maîtrise.

Le bureau local Fo justice apporte tout son soutien à l’officier agressé.

Le bureau local Fo justice demande une sanction disciplinaire à la hauteur des faits.

Le bureau local Fo justice félicite l’ensemble des collègues pour leur professionnalisme.

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Commission habillement : Compte rendu du 16 janvier 2023

Lundi 16 janvier 2023 se tenait la première commission habillement, avec 7 points à l’ordre du jour pour les Personnels de Surveillance.

► 1/ Retour sur les tests polo 2e génération

Ce polo est en maille Jersey double face (polyester à l’extérieur et coton à l’intérieur). La coupe a été revue avec un nouveau patronage qui est plus moulant que le précédent, le brillant s’estompe après les premierslavages et le raillage est mieux supporté avec les GPL.

Pour rappel 6 sites ont servi de test : Saint-Martin de Ré, CD Muret, CP Perpignan, PREJ Albi, CD Val-de- Reuil et les Collègues du Millénaire.

Malgré le manque de retour de ce test, puisque seules 23 réponses ont été enregistrées, le nouveau polo semble faire l’unanimité auprès des Personnels. La DAP valide ce polo qui était déjà en déploiement depuis juin 2022.

FO Justice souligne que de nombreux Personnels réclament le retour du polo 100% coton. L’ATIGIP nousrépond que ce choix est fait pour limiter l’abrasion, le coton aurait moins de tenue et boulocherait davantage.

► 2/ Proposition d’expérimentation de T-shirt pour les surveillants

Après maintes demandes portées par FO Justice depuis des années, soutenu par l’ensemble des autres

Organisations Syndicales, l’administration daigne enfin entendre notre demande relative au port du T-shirt.

Mais surprise, elle souhaite passer au préalable par une « phase d’expérimentation » d’une durée de 3 mois (juin, juillet et août 2023), qui concernera 10 sites (100 Collègues par site) dont la liste n’est pas encore arbitrée par la DAP. FO Justice ne comprend pas l’utilité de cette expérimentation puisque ce T-shirt équipe déjà les personnels ultramarins, et n’y voit qu’une perte de temps inutile. D’autant que le modèle retenu sera celui actuellement en dotation aux Personnels des outre-mer (170 gr en polycoton).

► 3/ Présentation d’un modèle de protège-cou en vue d’une expérimentation

Telle une huitre accrochée à son rocher, l’idée saugrenue du SPS de doter individuellement TOUS les Personnels d’un protège-cou, en plus du gilet pare-lames, semble suffisamment séduire la DAP pour qu’elle prenne l’initiative d’une expérimentation avec un prototype en kevlar qui préserverait des coups de lame… mais pas des coups de pic.

Après le gilet pare-lames imposé à tous les Personnels, FO Justice se positionne contre cette proposition. En effet, quelle sera la prochaine étape ? Après le protège-cou devrons-nous mettre des casques au moment de la prise de service ?

Malgré la réprobation de la CGT et le scepticisme de l’UFAP-Unsa, qui aujourd’hui milite pour la suppression de la note DAP imposant le port du GPL, commentant même le gilet comme « une belle connerie qui LUI (ndlr : JF Forget) est passée par la tête » …

La DAP souhaite toutefois mettre en place une expérimentation de cet équipement sur 3 établissements (àl’arbitrage de la DAP).

FO Justice a rappelé que les tenues pare-coups / tenues d’intervention de dernière génération étaient dotées d’un protège-cou. La DAP propose alors de répertorier l’ensemble des tenues et de généraliser le dispositif de protège-cou avec le même matériel que Condé sur Sarthe.

► 4/ Présentation d’un prototype de pantalon de surveillant avec double passant.

Ce pantalon est identique à celui que nous avons actuellement, auquel un double passant a été rajouté afin de pouvoir introduire une ceinture pour maintenir le pantalon, et de rajouter indépendamment le ceinturon garni des accessoires de travail.

Pour FO Justice ce prototype semble correspondre à la demande des agents. Seul bémol : les boutons pression ne semblent pas assez résistants au poids des ceinturons équipés. Nous demandons que la fixation soit renforcée pour une double pression ou une pression annulaire.

L’ATIGIP s’engage à nous faire une proposition sur ce point lors de la prochaine commission.

► 5/ Point d’information : retour test par l’ENAP du surpantalon d’intervention en cas d’incendie.

À la suite de la demande ancienne de FO Justice pour que les Collègues puissent disposer d’un surpantalon, en plus de la veste anti-feu, lorsqu’ils sont amenés à intervenir sur des feux de cellule, l’ATIGIP nous a présenté un modèle. Celui-ci a été testé par le département sécurité incendie de l’ENAP lors de scénario avec les élèves. Il n’en ressort que des points positifs : facilité à enfiler et bonne protection à la chaleur. Dotation et généralisation validées.

► 6/ Point d’information : présentation de la paire de gants AMG PRO améliorée, validée lors de la précédente commission.

Ce gant présenté tient compte des observations faites par les OS lors de la dernière commission. Ce produit est abouti, il a une bonne prise, et sera livré avec le porte gants. Cette paire de gants sera déployée pour tous dès cette année.

La DAP rappelle que le renouvellement se fait tous les 5 ans. FO Justice réclame un renouvellement tous les 2 à 3 ans maximum, question laissée en suspens encore à ce jour.

► 7/ Présentation d’une paire de chaussures en vue d’une expérimentation auprès d’une promotion d’élèves surveillants de l’ENAP

L’ATIGIP nous présente une paire de chaussures différentes de celles qui ont cassé nos talons, ressemblant à des Magnum, afin de lancer une expérimentation à l’occasion d’une sortie d’élèves surveillants.

Pour FO Justice il n’y a pas de sujet autour de ça, les Personnels se sont largement battus en 2018 pour une paire de pompes, les autres Organisations Syndicales semblant opposées à cette expérimentation, la DAP suit les OS et demande à l’ATIGIP d’abandonner ce projet.

► Questions diverses

FO Justice revient sur la demande de dotation de chaussures d’intervention « ADIDAS » pour les ESP. Promesse datée de 2018, la DAP s’était engagée à quantifier les besoins, la disponibilité du produit et le coût de cette demande. L’Administration s’engage à nous faire un retour pour la prochaine commission sur la faisabilité de cette demande.

► S’agissant des gilets tactiques COONEN : FO Justice souhaite savoir où en est le déploiement.L’ATIGIP nous confirme que les 2380 gilets tactiques seront déployés au cours de cette année 2023.

FO Justice rappelle à l’administration que les directions régionales et locales ne jouent pas le jeu quant aux GPL pour les Collègues féminines. La majeure partie d’entre elles reste entichée d’un GPL pour homme alors qu’un marché spécifique auprès de GK PRO avait été signé pour une dotation dédiée à la gent féminine. La DAP dit qu’un rappel sera fait.

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ENAP : Bis repetita …

Une fois de plus, une promotion d’élèves de l’Énap , la 213, futurs fonctionnaires de la justice, sont pris pour de la chair à détention, en ignorant totalement leur situation personnelle.

Comment comprendre que la CAP de stagiairisation devait se tenir le mardi 1er février, et, finalement se tiendra le mardi 7 février donnant lieu à un amphithéâtre d’affection programmé le mercredi 08 février au matin et modifié dans l’urgence, pour accorder 24 heures supplémentaires.

Comment accepter que tous ces futurs fonctionnaires de la justice ne pourront consulter les postes offerts qu’àl’issue de la CAP nationale de stagiairisation .

Comment faire confiance aux RH de notre administration qui n’octroient qu’un délai de 24 heures, pour que les élèves de cette promotion puissent échanger avec leurs propres familles, et ce, pour décider pour certains des 6 années à venir.

Qui plus est, l’enap à fait l’effort nécessaire en passant le cycle 3, de deux à trois semaines, pour palier et augmenter de 8 jours, le délai de réflexion.

Comment croire en une administration qui nous parle de valeur, de respect, de déontologie, et qui elle-même, ne respecte pas les règles et son propre personnel ?

Pour FO JUSTICE Énap élèves, il est inadmissible d’abandonner ces futurs personnels, totalement délaissés, mais au combien important pour les établissements qui attendent leur arrivée avec impatience.

La DAP comme souvent, se cache derrière la sacro-sainte COMAPRO en rejetant la faute sur l’Énap. De grâce, cette instance rendra et communiquera ses avis le mardi 23 janvier au soir. Alors pourquoi attendre le 07 février que la CAP se déroule ? Encore 15 jours de perdus.

FO JUSTICE Énap élèves propose que les postes offerts soient publiés dès ce jours. Cette pratique n’aura aucune incidence sur les éventuels postes restants dû aux licenciements et aux redoublements. En effet, il suffirait de flécher des établissements qui serviraient de réserve. Cela permettrait aux élèves de terminer correctement leur scolarité, et surtout, d’envisager leur avenir familial avec plus de sérénité.

FO JUSTICE Énap élèves, salut le travail effectué par l’Énap, et surtout l’unité surveillants, qui sait s’adapter à chaque promotion ainsi qu’à toutes les facéties des RH de la DAP.

Dans l’attente de la tenue de la CAP nationale de stagiairisation, FO JUSTICE Énap élèves restera vigilant sur les problématiques de ce dossier qui, malheureusement, se répètent à chaque promotion, au détriment des élèves. De plus, c’est avec ce type d’agissements répétitifs que l’attractivité pour ce métier est en baisse à chaque concours. Petit rappel et non des moindres, 23,85% de présents à l’écrit sur le dernier concours.

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