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Habilitation ESP : La DAP botte en touche

Le 4 mars 2022, FO Justice sollicitait, par courrier et lettre ouverte, les services de la DAP au sujet de la doctrine ESP et des renouvellements d’habilitations. Nous demandions l’ouverture d’un groupe de travail autour de cette thématique, afin d’ajuster la doctrine à la réalité du terrain et des besoins. Après 3 ans d’application de cette dernière, des ajustements semblaient effectivement nécessaires.

Le 14 avril 2022, le DAP nous répondait en ces termes : « quand bien même les modalités d’évaluation pourraient faire l’objet de discussions, son principe même ne semble pas devoir être remis en cause. Mes services sensibiliseront les services déconcentrés à l’esprit du dispositif existant. »

Le 10 février 2023, en guise d’épilogue, le DAP diffusait une note de cadrage invitant les évaluateurs à adopter « un rôle pédagogique et d’accompagnement » avec pour « objectif principal le maintien de l’habilitation déjà acquise » en affichant une posture « bienveillante et sécurisante ». Cette note conclue sur le fait que les éventuels retraits d’habilitations faisant suite aux recyclages ne doivent être appliqués qu’à « des situations d’insuffisance professionnelle caractérisée ne pouvant faire l’objet d’une correction à moyen terme ».

–  Par quels moyens formatifs et évaluatifs ?

–  Avec quelles échéances et quelle traçabilité ?

Pour FO Justice, tout ceci reste bien trop nébuleux et subjectif !

Comment imaginer qu’un Instructeur de Sécurité Pénitentiaire ou un Directeur Interrégional accepte d’engager sa responsabilité sur une base aussi approximative ?

Pour FO Justice, cette note de cadrage est loin d’être satisfaisante, pas assez précise et toujourstrès éloignée de la réalité du terrain et des besoins opérationnels.

FO Justice exhorte à nouveau les services de la DAP à ouvrir des discussions sur ce thème, avec la participation des véritables acteurs et professionnels de terrain et en s’appuyant sur les retours d’expérience de nos homologues de la Police Nationale et de la Gendarmerie.

Quant à nos petits camarades du SPS qui sortent de leur léthargie post-électorale, ils se réjouissentde cette note, allant même jusqu’à s’en attribuer la paternité, non sans une certaine fierté. Il n’en estévidemment rien. Ce dossier est porté par FO Justice depuis plus d’un an, et les maigres évolutions obtenues aujourd’hui ne sont que le fruit de NOTRE travail… lequel continuera d’ailleurs en soutien à ces équipes !

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PREJ de Bordeaux : À nos risques et périls

Le torchon ne brûle plus sur le PREJ 33. Depuis bien longtemps, Il est calciné, évaporé. La politique et la course aux IDF le plus bas possible à ses limites.

Mission + mission =fatigue =manque de vigilance =arrêt maladie.

Nos décideurs attendent quoi ? UN ACCIDENT ?

Si accident il y a, qui sera responsable de la perte de la personne détenue ? Qui ? La perte d’un personnel n’est pas grave, ils viendront quand même et ne sont pas indispensables.

Du lundi au vendredi ils sont les « corps et âmes » de l’ARPEJ.

Depuis plusieurs semaines l’alerte est donnée concernant une mission Limoges/Tulle avec 8h de route 4h de présentation alors que le PREJ Limoges est à 1h du tribunal.

A cette alerte aucune réponse positive de l’ARPEJ, afin d’affecter cette mission au service concerné.

Après de multiples arrêts maladie d’agents fatigués et sous pression, les heureux gagnant de cette mission, ont eu la chance et l’honneur de servir l’Administration Pénitentiaire de 8h le 09 février du matin à 3h32 le 10 février.

Le comble c’est que même avec les alertes sur cette mission, les décideurs n’ont pas eu l’intelligence d’esprit, de voir que sur les trois agents, deux commençaient à 7h et le troisième à 8h.

Malheur à eux, de les voir entrer en disgrâce car ils n’ont pas réussi à tenir leur poste à l’horaire initialement prévue.

Durant cette superbe mission où le tribunal de Tulle a rendu son verdict vers minuit, les agents n’avait aucun repas à fournir à la personne détenue, qui en plus, était une femme, accompagnée d’une escorte 100 % masculine, cherchez l’erreur ?

Mes chers collègues, pensez-vous qu’ils avaient le droit au repos ?

Pensez-vous que toutes ces difficultés étaient prévisibles ?

Vers 2h30 sur la nationale 10 en direction de la base PREJ un camion s’est déporté sur la voie de gauche en direction de l’équipage. Sans doute le chauffeur était lui aussi fatigué. Le klaxon du véhicule ni changera rien, mais à la vue du Giro 2 Tons, le chauffeur reprit le contrôle et évitera de peu un accident dramatique.

Qui aurait informé aux familles que leurs maris, pères, sont mort dans l’exercice de leurs fonctions ?

Qui aurait été responsable de ce carnage ?

Nos chers décideurs, il y a un petit papier qui ne sert pas à grand-chose sur le PREJ 33 qui s’appelle

« la charte des temps »,messieurs les décideurs pensez à la feuilleter et se rapprocher du minimum syndical.

Il semblerait que d’autres PREJ de la DISP de BORDEAUX rencontrent actuellement les mêmes difficultés. Il va falloir mettre de l’ordre dans cette cacophonie monumentale.

Petit rappel : ESC 2= 3 agents (il ne faut pas penser uniquement à l’évasion, mais il y a aussi l’agression qu’elle pourrait subir.)

Fo Justice exige du discernement lors de la programmation des missions. Tant, sur le plan professionnel « évasions, agression… » que sur le plan humain « fatigue, vie de famille … ».

Fo Justice sera toujours présent pour soutenir l’ensemble du personnel et lutter à vos côtés pour faire respecter vos droits.

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Prison pour Femmes de Rennes : Une Journée Éprouvante !

La journée de vendredi sur le CD aura été éprouvante pour les agents présents.

En effet, vers 15h00 en division E2, tentative de suicide par pendaison d’une détenue. Dans cette même coursive, une deuxième détenue fera un malaise après avoir aperçu la scène avant la fermeture des portes sur l’étage.

Les collègues interviendront très rapidement, et la surveillante d’étage aura déjà dépendu la détenue inerte et commencé le massage cardiaque, très vite aidé par du personnel en renfort. Pendant ce temps, d’autres agents présents prendront en charge la deuxième détenue.

Les gestes de premiers secours, pratiqués par les agents sur la détenue ayant fait une TS, auront permis de la maintenir en vie, malgré un pronostic vital engagé. Trois collègues partiront avec les pompiers arrivés sur les lieux, direction l’hôpital.

La gradée de roulement réorganisera l’occupation des postes afin de faire tourner au mieux la détention malgré un effectif restreint.

Le bureau local FO Justice félicite vivement la surveillante d’étage, les surveillantes présentes, la gradée de roulement ainsi que les officiers également présents sur les lieux. La réactivité et le professionnalisme de tous auront permis une très bonne gestion de l’incident.

FO Justice attend une véritable reconnaissance de nos métiers. Les missions qui incombent aux personnels sont nombreuses, variées, délicates, difficiles, et même dangereuses ! Il est grand temps de prendre en considération cette diversification de nos missions et toute la polyvalence que cela engendre.

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Prison de Périgueux : La coupe est pleine ! La prison aussi !

Le quartier arrivants de la maison d’arrêt de Périgueux est devenu une véritable poudrière ! Jusqu’à 4 détenus s’entassent dans des cellules prévues pour 2.

En conséquence, on met des matelas au sol , et en plus de la promiscuité s’ ajoutent des problèmes de cohabitation, créant tensions, bagarres voire refus de réintégrer en cellule.

Tout ceci devient ingérable pour le personnel.

Le syndicat local FO Justice s’alarme de cette situation particulièrement difficile pour les personnes incarcérées comme pour les personnels.

Le respect des règles pénitentiaires européennes (anciennement RPE, aujourd’hui 3P) n’est plus assuré et ne signifie plus rien dans ce contexte.

Prévenus et condamnés se retrouvent mélangés, tout comme les fumeurs et non fumeurs, et les jeunes avec les plus âgés, etc…

On est loin des belles promesses d’ encellulement individuel. La réalité du terrain est tout autre !

On est aux antipodes de conditions de détention et de travail décentes.

Les personnels se retrouvent impuissants, désemparés face à cette situation qu’ils ne maîtrisent pas.

Le syndicat local FO Justice dénonce les mauvaises conditions de travail qui en découlent.

Les contrôles d’effectifs au quartier arrivants relève parfois du parcours du combattant.

Les agents doivent enjamber les matelas au sol pour entrer dans les cellules sans marcher sur quelqu’un !

Pour le syndicat local FO Justice cela est tout simplement affligeant, et inacceptable.

Les droits de l’homme et la dignité humaine sont bafoués.

Un ancien Président de la République disait:« Nos prisons sont la honte de la République ».

Et bien à ce jour cette phrase prend tout son sens et est criante de vérité.

Le syndicat local FO Justice regrette qu’aucune solution ne soit apportée car si le problème est connu de l’administration, toutes les maisons d’arrêt sont touchées par la surpopulation pénale.

Dans les semaines et mois à venir que se passera t’ il si rien n’est fait ? Déjà 4 détenus par cellule et ensuite, 5 ou 6 ?

Pour le syndicat local FO Justice c’est inconcevable, scandaleux, honteux !

Le syndicat local FO Justice constate que le nombre des incarcérations ne cesse d’augmenter.

Par contre le nombre de places en cellules non.

Si rien n’est fait on court à la catastrophe !

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Prison de Draguignan : Agression

Jeudi 16 février 2023, nous déplorons une nouvelle agression sur le personnel de la maison d’arrêt de DRAGUIGNAN.

En effet, au QH1 le gradé a été frappé d’un coup de poing au niveau de la pommette par un détenu ayant des problèmes psy.

Grâce à l’efficacité des collègues et gradés présents, la situation a pu se terminer sans que cela ne dégénère trop et le détenu a été placé en préventive au QD.

Nous félicitons le professionnalisme des agents présents et la bonne prise en charge de notre collègue touché tant physiquement que psychologiquement.

Le SLP FORCE OUVRIÈRE de la Maison d’Arrêt de Draguignan exige des sanctions exemplaires pour l’agresseur et son transfert à l’issue de celles-ci.

Le SLP FORCE OUVRIÈRE de la Maison d’Arrêt de Draguignan apporte tout son soutien à notre collègue et lui souhaite un prompt rétablissement.

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Prison de Nantes : Une récidiviste bien inquiétante

Ce vendredi 17 février 2002, une détenue de la MAF, loin de faire l’unanimité auprès de ses pairs, a de nouveau agressé une collègue de la MAF, 2 jours après la première agression.

Vers 8h45, à l’USMP, alors que ses congénères lui reprochaient son comportement en détention celle-ci s’est emportée et a bousculé notre collègue mafette afin de retourner en cellule. Alors que la surveillante et l’agent USMP tentait de canaliser cette détenue cette dernière a donné des coups de pieds à nos collègues.

Une fois les renforts arrivés cette détenue insultera et menacera de mort notre gradée de quart.

La mise en prévention permettra de clore l’incident.

Déjà mercredi matin lors de son placement en CProu cette dernière avait agressé nos collègues mafette en distribuant des coups de pied à volonté.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes apporte son plus profond soutien à nos collègues agressés et à notre gradée à nouveau insultée et menacée.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite les personnels intervenus une fois de plus avec le plus grand professionnalisme au cours de ces deux agressions.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes attend des réponses judiciaires et un transfert dans les plus brefs délais.

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Prison de Nancy : Grave agression ce matin à la maison d’arrêt

Ce jour 17 février 2023 dans la matinée une personne détenue, connue défavorablement par notre administration pour des agressions envers les personnels, a violemment agressé 4 agents de la Maison d’Arrêt de NANCY dont une gradée.

Ces agents ont reçu des coups de poing très violents au visage. En état de choc les agents ont été très rapidement pris en charge par l’unité sanitaire de l’établissement et ont reçu les premiers soins avant que le SAMU et les Pompiers les prennent en charge pour les transporter à l’hôpital.

Force ouvrière Justice félicite la réactivité des personnels et de la direction et la prise en charge des blessés.

Force ouvrière Justice exige le transfert imminent de la personne détenue après avoir fait la peine maximum au quartier disciplinaire.

Force ouvrière Justice exige une peine pénale et disciplinaire à la hauteur des actes commis.

Force ouvrière Justice apporte tout son soutien aux agents agressés et les accompagnera dans toutes les démarches à effectuer.

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