La situation du CP de VLM atteint un point de rupture critique. Ce jeudi 23 avril 2026, entre 13h et 16h le personnel a été contraint de subir un ilotage généralisé en raison d’un manque flagrant d’effectifs.
Hormis le centre scolaire (fermé) nos collègues ont dû assumer l’intégralité des taches habituelles avec plus de 1000 détenus écroués. On demande aux agents de tout faire avec moins de bras. Chaque mouvement maintenu sans l’effectif prévu met l’agent en première ligne et en insécurité immédiate.
S’obstiner à maintenir l’ensemble des activités en mode ilotage ne relève pas de la continuité de service, mais d’une mise en danger délibérée. Une telle gestion condamne le personnel a l’usure professionnelle, a laccident de service et à la multiplication des arrêts de travail.
FO n’hésitera pas à agir si la sécurité des agents n’est pas garantie par un ilotage efficace ou une réduction adaptée de la charge de travail.
Nous demandons une réduction drastique des activités au profit d’un fonctionnement en mode ilotage. Dans cette configuration, seules les missions prioritaires doivent être maintenues, à savoir :
les urgences médicales
le maintien des promenades et des parloirs
la distribution des repas
Le reste doit être systématiquement annulé. Une note de service claire et actualisée doit indiquer précisément le protocole de dégradation des taches en cas d’effectif restreint. Un affichage doit étre mis en place en salle d’appel.
Les gradés doivent pouvoir donner des consignes identiques sur les missions supprimées.
Nous vous prions, madame la directrice, de recevoir l’expression du respect de notre section.
Depuis trop longtemps, des collègues sont sanctionnés sur leur fiche de paye pour avoir refusé un rappel sur leur jour de repos. Des AB1 tombent. Des salaires sont amputés. Des familles en paient le prix.
Et alors même que la cérémonie d’investiture de notre nouveau directeur n’a pas encore eu lieu, la direction sanctionne déjà à tour de bras !
Le bureau local UFAP-UNSa Justice Val-de-Reuil a lancé jeudi 23 avril un appel à débrayage pour le lundi 27 avril, dans le cadre de leur mouvement national. Un mouvement qui n’a pour seul but que de donner de la consistance à un bilan en souffrance, et d’emporter nos revendications de terrain aux oubliettes dans une action non préparée.
Ce mouvement est basé sur des problématiques que personne ne peut nier, et qui sont le cœur commun de toutes les organisations syndicales. La surpopulation, le sous-effectif, et localement les retenues sur salaire liées aux rappels sur RH pour lesquelles FO Justice Val de Reuil se bat chaque jour en vous accompagnant dans les recours. Sans oublier la sécurité périmétrique pour laquelle NOUS nous battons depuis des années.
Camarades, nous ne pouvons pas laisser nos problématiques locales être DILUÉES dans un mouvement national qui n’a ni queue ni tête.
C’est pourquoi FO Justice Val de Reuil n’entrera pas dans ce mouvement.
Pas parce que le sujet ne nous concerne pas, il nous concerne plus que quiconque. Mais parce qu’il mérite mieux qu’un débrayage annoncé quatre jours à l’avance, sans suite, sans cadre, sans perspective.
Nos problématiques doivent être traitées comme il se doit !
C’est pourquoi nous appelons les représentants de la CGT, du SPS ainsi que l’UFAP UNSA Justice à travailler ensemble sur une planche de revendications commune lors d’une réunion intersyndicale à une date que nous déterminerons tous ensemble.
Tous ensemble, unis, montrons qu’à Val de Reuil le combat syndical se construit à plusieurs, pas à l’ombre d’un calendrier national d’un syndicat en perdition.
Mesdames, messieurs les membres du comité social d’administration interrégional FO Justice Paristient tout d’abord à saluer la qualité du dialogue social entretenu avec votre prédécesseur, un dialogue que nous avons toujours voulu nourri, franc et constructif.
Nous formulons le souhait que cette dynamique se poursuive dans la même logique d’écoute et de respect mutuel.
Nous souhaitons également la bienvenue au nouveau Directeur Interrégional, Monsieur Thierry ALVES, et espérons pouvoir inscrire nos échanges dans une continuité efficace, au service des personnels et du bon fonctionnement de l’institution.
Cependant, cette prise de fonction intervient dans un contexte particulièrement préoccupant.
La surpopulation carcérale atteint des niveaux critiques, tandis que le manque d’effectifs demeure une réalité quotidienne pour les agents. Ce double constat est aujourd’hui largement partagé, et ses conséquences sont lourdes : dégradation des conditions de travail, tensions accrues, perte de sens, et altération de l’environnement professionnel dans son ensemble.
Nous tenons à rappeler un principe fondamental : ce sont les magistrats qui prennent les décisions judiciaires, et l’administration pénitentiaire en assure l’exécution. Les personnels ne peuvent être les variables d’ajustement d’une politique pénale sur laquelle ils n’ont aucune prise.
Dans ce contexte, FO Justice Paris considère que bloquer les établissements pénitentiaires ne constitue pas une réponse durable aux problématiques structurelles que nous rencontrons. Les véritables leviers d’action se situent ailleurs. Il est impératif de faire entendre nos revendications auprès des magistrats et des responsables politiques, afin d’agir sur les causes profondes de la surpopulation carcérale et des carences en moyens humains.
Par ailleurs, nous constatons que l’UFAP et la CGT par manque de courage ou peur sont à la botte de certains syndicats de la magistrature USM et SM dans une stratégie purement électoralistes au détriment des personnels pénitentiaires.
FO Justice Paris restera pleinement mobilisée sans artifices et sans fard pour défendre les intérêts des personnels, exiger des moyens à la hauteur des missions confiées, et contribuer à un dialogue social exigeant mais constructif.
FO JUSTICE – personnels ÉNAPalerte : les Risques PsychoSociaux (RPS) explosent à l’école ; tous les agents sont concernés : ANT, PA, PT, PS mais également certains cadres.
Les RPS sont des risques graves pour la santé mentale, physique et sociale, provoqués par les conditions de travail, l’organisation du service et les relations professionnelles, notamment lorsqu’une certaine hiérarchie impose une pression constante et injustifiée, voir tient des propos insultants.
Il est temps d’en parler et que chacun prenne ses responsabilités ! Surtout la direction locale qui est responsable de la santé de ses agents.
Depuis plusieurs mois, les conditions de travail au sein de l’ENAP suscitent de vives inquiétudes. Les RPS ne sont plus une fiction : ils s’installent durablement dans notre quotidien professionnel et affectent la santé, l’engagement et la dignité des agents.
LES RPS : CE N’EST PAS “DANS LA TÊTE” DES AGENTS :
La souffrance au travail n’est pas une fragilité individuelle. Elle est souvent la conséquence directe de décisions et de pratiques managériales non adaptées qui peuvent être impulsées par la direction locale.
LES AGENTS SUBISSENT AUJOURD’HUI ;
• une pression permanente et des urgences imposées,
• des objectifs irréalisables,
• des ordres contradictoires,
• du mépris, des humiliations, des remarques déplacées.
IL Y A DES CONSÉQUENCES IMPORTANTES pour ne pas dire GRAVES :
• une souffrance éthique silencieuse : les valeurs professionnelles sont mises à mal ; fragilise les agents.
Lorsque les agents craquent et sont en arrêt de travail, cela n’est pas du hasard mais un réel SIGNAL d’ALERTE qui doit être pris au sérieux.
FO JUSTICE DIT STOP
La santé des personnels n’est pas une variable d’ajustement.
NOS EXIGENCES :
• l’arrêt des pratiques abusives et maltraitantes,
• une prise en charge réelle des situations de RPS,
• des mesures concrètes de prévention qui passent notamment par la formation des cadres et des chefs de service sur les pratiques managériales car il faut le dire : la plupart des cadres et des membres de la direction de cette école ne sait pas manager et surtout se moque éperdument des personnels et de leurs conditions de travail.
La bienveillance ne semble pas faire partie du vocabulaire de cette école.
La définition du Larousse :
« Principe éthique fondamental, la bienveillance est une valeur morale qui implique de faire preuve de gentillesse, de solidarité, de soutien, d’écoute, de compréhension envers ceux qui en ont besoin. »
En milieu professionnel, ça se traduit par :
« Le management bienveillant est un mode de management qui valorise l’humain. La bienveillance au travail repose sur la valorisation du travail des collaborateurs. Ce mode de management consiste à prendre en compte les besoins de chacun des membres de l’entreprise. Leur bien-être est la priorité. En faisant preuve de reconnaissance envers les salariés, la société les valorise. Ils sont ainsi plus impliqués et ont une meilleure productivité. »
En conséquence, les RPS ont un réel impact sur l’organisation du travail : construction de contenu pédagogique, face à face pédagogique, réunion de travail, etc mais aussi sur l’école elle-même et l’image que cela engendre à l’extérieur des murs.
Vous ne pouvez plus vous cacher derrière votre petit doigt et vous devez agir rapidement et sanctionner les cadres (et tous personnels) qui auraient des comportements déplacés, qui favoriseraient les RPS.
Ce n’est pas quand un drame sera arrivé qu’il faudra agir, il sera trop tard et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
NE RESTEZ PAS SEULS :
Contactez vos représentants FO JUSTICE – personnels ÉNAP
FO JUSTICE – personnels ÉNAPaccompagnera tout agent victime de RPS.
Hier, le 23 avril 2026 aux alentours de 16h30 au 3eme étage de la MAH1, le détenu C. (bien connu sur notre structure) a agressé un personnel du centre pénitentiaire de Caen-Ifs.
Alors qu’il empêchait la fermeture de la cellule à l’aide de son pied, le brigadier-chef encadrant a tenté de le repousser à l’intérieur de celle-ci afin de mettre fin à l’incident.
C’est à cet instant que le détenu C. lui a assené un violent coup de poing au visage au niveau du nez.
L’agent sera conduit à l’hôpital afin d’effectuer des examens.
Ces derniers montreront que son nez n’est pas cassé, un rendez-vous ORL est pris sans urgence afin de s’assurer que tout est en ordre également de ce côté.
FO Justice condamne cette agressionencore une fois gratuite à l’encontre d’un personnel.
FO Justice accompagne l’agent dans ses démarches et a d’ores et déjà saisi la Direction afin de mettre en place les dispositions nécessaires suite à son souhait de déposer plainte lors de sa reprise de service.
FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue touché dans l’exercice de ses fonctions et lui apporte tout notre soutien.
La situation au sein des établissements pénitentiaires de Guadeloupe est grave, voire chaotique.
Le manque d’effectifs, la surpopulation carcérale, la fatigue, la dégradation des conditions de travail, FO Justice Guadeloupene cesse de le crier haut et fort depuis très longtemps. Et ce à tous les niveaux !!! FO Justice Guadeloupe partage entièrement la colère des personnels pénitentiaires tous corps et grades confondus face au silence et au mépris de notre administration.
Les personnels sont à bout et tiennent encore l’établissement au prix de leur santé, de leur sécurité et surtout de leur vie personnelle.
Et l’Administration pense nous faire taire en nous proposant 6 agents pour Basse-Terre à la CAP de mobilité de juillet et 2 postes pour Bémao sur celle de septembre. Une misère, des miettes !! Donc aucune perspective sérieuse pour demain !!
Que dire de la surpopulation à laquelle nous devons faire face ?FO JUSTICEa proposé une règle simple et claire en travaillant sur l’article 7 du projet de loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective) à savoir :
Ne pas dépasser la capacité des établissements
Fin des matelas au sol
Instaurer une régulation carcérale en cas de seuil de critique
Mais lors du CSA Ministériel, ce même syndicat qui en 2018 nous a obtenu une paire de magnum et un gilet pare lame a refusé de valider ce projet de loiqui pourrait mettre en berne et stopper cette surpopulation carcérale. L’Ufap tient un discours ambivalent et induit les personnels en erreur : il veut des avancées mais refuse les éléments et les projets adaptés qui pourraient nous faire y parvenir (seulement parce que ces projets sont portés par FO JUSTICE) et par la même protège leurs partenaires (exemples flagrants : l’échec du choix d’Intérial, refus de la visioconférence).
FO JUSTICE avait lancé un appel à la mobilisation nationale en novembre 2025, pour les mêmes sujetsqu’ils avancent aujourd’hui,ET ILS AVAIENT REFUSÉ.
FO Justice Guadeloupepartage entièrement le constat des vacances de postes, de la densité carcérale mais bloquer sans aucune stratégie ni solution claire ne servira pas à grand-chose !!!
FO Justice Guadeloupel’a toujours dit, c’est ensemble que l’on peut aller loin et non tout seul !
FO Justice Guadeloupen’a jamais eu la politique du « aujourd’hui je t’aime, demain je t’aime plus ».
FO Justice Guadeloupene laissera aucun personnel crever devant les portes ni à l’intérieur des murs car nous continuons et continuerons à nous battre pour toujours améliorer les conditions de travail des personnels (PS, PA, PT, CPIP, PJJ…).Il faut BLOQUER, OUI ! Il faut SEBATTRE, OUI ! Il faut SEFAIRE ENTENDRE, OUI!
Mais pas n’importe comment ! Ce n’est pas une excuse mais uneRÉALITÉ. Face à l’administration, il faut être fort, ferme, efficace avec un projet structuré et fiable.
C’est la raison pour laquelle, FO Justice Guadeloupene s’associera pas à l’appel sur un coup de tête du secrétaire général de l’Ufap. Chers collègues de Guadeloupe, ce n’est pas une intersyndicale, c’est bel et bien un appel de l’Ufap national seul, sans concerter les autres organisations syndicales. Cependant, et comme d’habitude, les forces vives de FO et les sympathisants seront bien présents sur leur lieu de travail. Non pas en intersyndicale, mais par respect et soutien aux personnels.
Même si certains tentent déjà de nous faire passer pour des lâches ou autres… Nous ne sommes pas dans une mobilisation démagogique à l’approche des élections professionnelles. C’est tous les jours que nous sommes aux côtés des personnels et ils apprécient notre sincérité, notre accompagnement au quotidien, notre discrétion sur les dossiers, le combat que nous menons… notre professionnalisme tout simplement.
Pour finirFO Justice Guadeloupeentend certains fanfaronner en disant qu’il y a eu des avancés, qu’on est passé catégorie B, on ne peut que sourire et lui dire MERCI. Merci de reconnaître queFO JUSTICEest et a toujours été au travail pour l’ensemble des personnels. A coup sûr, celui-là doit avoir une carte FO JUSTICEcachée dans son tiroir pour nous faire des éloges !
Jamais FO Justice Guadeloupe n’utilisera la souffrance morale et physique des agents à des fins populistes et électoralistes.
Et de toutes façons, comme dit le dicton : « les aigles volent seuls, les pigeons volent en groupe ».
FO Justice n’a pas de leçon à recevoir de l’UFAP, une organisation qui se revendique « courageuse » mais qui a trahi les personnels en 2018 pour une paire de rangers et des gilets sans compter les sanctions. On attend plus que les chaussettes…
FO Justice Paris ne cédera ni à l’émotion facile, ni aux effets d’annonce.
Oui, la situation est grave. Oui, les personnels souffrent. Mais non, on ne réglera pas une crise structurelle par des slogans ou des blocages sans lendemain. C’est comme pisser dans un violon !
Nous assumons une ligne claire : responsabilité, efficacité, résultats.
Sur les vacances de postes :
Nous partageons pleinement le constat. Mais mentir aux agents serait irresponsable. On ne comble pas 4000 postes du jour au lendemain. Le recrutement, la formation, la fidélisation exigent du temps et des moyens.FO Justiceagit concrètement pour des recrutements durables, pas pour des illusions immédiates. Le projet de construction d’une 2eme école pénitentiaire montre ce dynamisme en cours.
Sur les solutions :
FO Justice porte des mesures réalistes et applicables immédiatement :
Mise en œuvre de l’article 7 de la loi SURE notamment sur le numerus clausus pour mettre fin aux matelas au sol et mettre la pression sur les magistrats. UFAP/CGT/ CFDT ont voté contre. Elle est où la cohérence dans la lutte contre la surpopulation carcérale !
Poursuite de l’amélioration de l’attractivité des métiers,
Accélération des recrutements sans sacrifier la qualité.
Sur les appels à blocage :
Bloquer sans stratégie, c’est exposer les personnels sans résoudre les problèmes.
FO Justice refuse les coups de communication qui fragilisent davantage une institution déjà sous tension. On ne résout pas une crise par une crise !
Sur notre engagement :
Depuis des années, FO Justice est en première ligne pour obtenir des avancées concrètes notamment sur la fiche de paie (catégories B pour le CEA et A pour le CDC, promotions des personnels, fusion des grades, filières expertise, bombes incapacitantes, PIE, caméras piétons, etc.…)
Contrairement à d’autres, nous n’attendons pas les échéances électorales pour agir ou construire un bilan. La petite musique avant les élections on la connait !
Les personnels pénitentiaires méritent mieux que des promesses.
Ils méritent des résultats.
FO Justice continuera à défendre une seule ligne : celle de l’efficacité au service des agents.
FO Justice : agir, pas subir. Résister, ne rien lâcher.
Le dernier communiqué de l’UFAP Unsa Justice est une insulte à tous les Personnels qui subissent, au quotidien, des conditions de travail devenues insupportables. Découvrir aujourd’hui que « les personnels crèvent en silence », après 30 années de majorité à accompagner, valider ou subir sans broncher les dérives du système, jusqu’à ce que FO Justice devienne majoritaire en 2018, relève d’un cynisme inacceptable.
La vérité, c’est que ceux qui crient aujourd’hui à l’urgence sont aussi ceux qui portent la plus grande part de responsabilité dans la situation actuelle.
► En 2018, lors d’un mouvement historique, ils ont choisi de stopper la mobilisation sans sécuriser les avancées indispensables. Derrière, les personnels ont payé : sanctions, absence de garanties, et surtout aucune réponse durable sur l’attractivité du métier. Résultat : des postes vacants en masse et une institution à bout de souffle. Pire, ils ont passé des années à combattre toutes les réformes comme la catégorie B et A, au seul motif qu’elles étaient portées par FO Justice !
Et aujourd’hui, ils voudraient faire oublier tout ça à coups de slogans et d’effets d’annonce ?
Pire encore, ils exigent maintenant un plan massif de recrutement… alors même qu’un plan triennal d’emplois a déjà été annoncé par le garde des Sceaux lors d’échanges avec les organisations syndicales. Alors quoi ? Ils ne suivent pas les dossiers ou ils font semblant de les ignorer pour entretenir la colère ? Dans les deux cas, c’est grave !
Sur la question de la surpopulation carcérale, leur incohérence atteint un niveau rarement vu !
Lors d’une audition à l’Assemblée Nationale, interrogés sur les solutions à apporter, les représentants de l’UFAP ont répondu que ce n’était pas à eux de proposer, mais aux parlementaires de trouver des solutions. Une ineptie totale. Un syndicat qui refuse de porter des solutions sur le fond, qui va même jusqu’à combattre toutes les solutions que nous portons, dans le seul but de maintenir les Personnels Pénitentiaires la tête sous l’eau, mais qui pourtant aujourd’hui prétend incarner la combativité ? Qui peut encore y croire ?
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà maintenant un appel au blocage lancé en solitaire, sans cadre, sans stratégie ni plateforme revendicative structurée, sans intersyndicale réelle. Partir seul, c’est diviser et affaiblir le rapport de force. Ce n’est pas du courage. C’est de la manœuvre !
Pour rappel, FO Justice avait déjà appelé à une intersyndicale sur ces mêmes sujets en novembre dernier ! Refus catégorique de ce même syndicat ! Depuis, FO Justice a continué d’avancer seul !
La réalité, c’est que cet appel n’a qu’un objectif : exister médiatiquement à quelques mois des élections professionnelles. Instrumentaliser la colère des Personnels pour tenter de faire oublier un bilan inexistant, voilà la vérité.
La CGT elle-même dénonce une démarche isolée et rappelle clairement que partir seul, c’est diviser et affaiblir le mouvement. Elle appelle à la mobilisation, oui, mais refuse cette logique solitaire et opportuniste.
Le SPS, quant à lui, est encore plus clair : il ne s’associe pas à cet appel. Il dénonce même la portée surtout électoraliste de ce mouvement, preuve qu’il ne cautionne en rien cette opération nationale improvisée.
On est donc très loin du “blanc-seing” dont prétend disposer l’UFAP.
La réalité, c’est qu’ils sont seuls.
FO Justice ne se prêtera pas à cette mascarade.
► Mais au-delà du fond, c’est surtout la méthode qui pose un problème majeur.
Cet appel au blocage est, selon de nombreux retours de terrain, une décision impulsive du Secrétaire Général de l’UFAP, prise sans concertation avec ses structures locales et régionales, sans préparation, sans organisation, et sans respect du fonctionnement démocratique interne. Dans certaines régions, les militants ont découvert l’appel en même temps que les Personnels !
► C’est cela, leur conception du syndicalisme ?
Nous refusons les mensonges, les postures et les coups de communication. Nous refusons surtout que les Personnels soient une nouvelle fois envoyés au casse-pipe sans aucune garantie derrière.
FO Justice agit. FO Justice travaille. FO Justice construit des solutions concrètes, crédibles, et assumées. Pas des slogans !!
Les Personnels n’ont pas besoin de théâtre. Ils ont besoin de vérité, de constance et de résultats. FO Justice a toujours gardé cette boussole ! L’intérêt collectif et non syndical !
Et aujourd’hui, ce qu’ils voient, c’est surtout une organisation qui tente de faire oublier ses responsabilités en criant plus fort que les autres. Ça ne trompera personne.
FO Justice le dit clairement : si nos travaux, nos propositions et nos alertes ne sont pas entendus, alors nous prendrons nos responsabilités.
Oui, FO Justice appellera à la mobilisation. Mais une mobilisation structurée, une mobilisation démocratique, une mobilisation avec des revendications construites et assumées, dans l’intérêt réel des Personnels comme nous l’avons toujours fait !
Les Personnels n’ont pas besoin d’improvisation.
Ils ont besoin de sérieux, de cohérence et de résultats !
Par la présente, notre organisation syndicale souhaite interpeller la Direction ainsi que l’ensemble des personnels sur la dégradation alarmante de nos conditions de travail.
Nous ne sommes pas des « vendeurs de rêves ». Nous sommes des représentants lucides, ancrés dans la réalité quotidienne du terrain. Nous avons pleinement conscience que le fonctionnement actuel du service n’est pas le modèle idéal attendu par tous. Cependant, il est de notre devoir d’être honnêtes : prétendre qu’une refonte totale et idyllique du service est possible aujourd’hui, alors que nous faisons face à un manque criant d’effectifs, serait purement démagogique.
En adoptant le cycle en 12h (J-J / RH-RH / N-N), nous vous donnons les moyens de réduire un absentéisme chronique qui paralyse l’organisation, tout en améliorant enfin les conditions de travail et le bien-être des agents. C’est une mesure de sauvegarde indispensable pour stopper l’hémorragie humaine liée aux rythmes actuels.
Toujours dans cet esprit de réalisme, nous proposons de revoir la gestion des périodes de vacances. Actuellement, le système de deux semaines de “volante” positionnées uniquement avant les congés est un non-sens qui épuise ceux qui restent. Nous exigeons un rééquilibrage : une semaine de volante avant et une semaine après les vacances. C’est une réponse pragmatique pour une répartition de la charge de travail enfin saine.
Toutefois, une telle évolution ne sera pas décidée seule dans votre bureau. Notre organisation syndicale exige que ce projet soit soumis à l’approbation des agents par un vote souverain. Ce sont les personnels qui font tourner le service malgré les difficultés ; il est impératif qu’ils valident collectivement ce changement.
Madame la Directrice, notre organisation refuse les faux-semblants. Nous vous proposons un compromis réaliste, protecteur et constructif. Nous ne cherchons pas à transformer le service en « service de rêve » par enchantement, mais à le rendre humainement supportable.
Puisque vous affirmez être perpétuellement débordée et en attente de solutions, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas saisir celle que nous portons. La balle est dans votre camp.
Dans l’attente de l’organisation immédiate de cette consultation, nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice, l’expression de notre détermination.