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Prison de Salon-de-Provence : Déclaration Liminaire lors du CSA du 7 juin 2023

Monsieur le président,
Mesdames, messieurs les membres du CSA

FO justice Salon ne peut débuter cette nouvelle instance sans avoir une forte pensée pour notre collègue Claude qui a été lourdement agressé récemment.

Concernant les sujets à l’ordre du jour, notamment de faire un point d’étape du plan local contre les violences : FO justice se doit de dénoncer une des VIOLENCES faites à l’encontre des personnels :

Lorsqu’un agent est agressé par un détenu qui ne respecte pas le règlement interne car il voulait se balader dans les étages, quelle est la réponse, le message envoyé à la population pénale lorsque l’ « agresseur » est affecté dans un étage dit de confiance avec un classement d’auxiliaire où il peut vaquer dans les différentes ailes de son bâtiment ?

Dans un autre registre, notre direction locale ne cesse de s’exprimer avec de grandes paroles sur la thématique du Qualité de Vie au Travail (QVT) pour FO Salon les calculs ne sont pas bons !!

Pour information : le QVT est un ensemble de processus participant à l’amélioration des conditions de travail où chacun trouve sa place: un enjeu en terme de santé au travail, de lutte contre les risques psycho-sociaux L’épanouissement des agents: il est donc nécessaire d’écarter tout impact pathogène !!

Concernant l’état des lieux sur les conditions de travail des personnels FO Justice Salon constate que les actes sont loin d’être au rendez-vous :

Pourquoi alors que de nombreux détenus sont clairement identifiés pour intégrer la cellule B412 CPROU n’est jamais utilisée, est-ce une volonté pour vos statistiques au détriment de vos agents ? Ce n’est pas QVT !!

Pourquoi toutes les parties littérales des notations des surveillant(e)s ne sont ni plus ni moins que des copiées/collées sans réelle réflexion sur l’individualité ? Ce n’est pas QVT !!

Pourquoi une note de service sur les crédits réductions de travail (RCT) toute juste revue a fait son apparition pour décrédibiliser la confiance auprès des agents ? Ce n’est pas QVT !!

Comment définissez-vous les horaires variables ?

La charte des officiers toujours non actée depuis 2 ans après la mise en place du plan de requalification ? Ce n’est pas très QVT !!

Auxquelles s’ajoutent au quotidien un manque systématique de moyens humains, aucun poste ouvert en CAP, des rappels incessants et coutumiers, des formations institutionnelles obligatoires sur nos repos, des dysfonctionnements matériels et informatiques, les charges de travail de chacun qui ne cessent de s’accroîtrent débouchant sur une source de pénibilité importante dans le quotidien des personnels de tous corps et services confondus… Ce n’est pas QVT !!

Le tout sous fond d’un manque de reconnaissance qui approfondit l’ambiance délétère.

Concrètement, les derniers mois vécus ne sont pas sans conséquence sur la santé physique et psychologique de l’ensemble des personnels. L’avenir assombrie ne se dirige pas vers l’amélioration où les séquelles ne vont pas s’effacer.

Si nous n’apercevons pas rapidement une lueur d’espoir, les personnels salonnais fragilisés seront en grand danger !!!

Pour rappel : l’administration se doit l’obligation de sécurité envers ses fonctionnaires et donc de protéger leur santé (article 11 et 27 du code de déontologie du service public pénitentiaire)

Pour FO justice Salon, le dévouement des personnels salonnais n’est plus à démontrer, ils savent être compréhensifs, faire preuve de solidarité, souffrir ensemble… mais il est temps que nos décideurs fassent preuve de bienveillance et de protection envers eux.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Problématiques SAS et dysfonctionnements au centre pénitentiaire

Mesdames les directrices, Monsieur Le D.I,

Suite aux échanges entre le bureau local FO Justice et les agents SAS, nous nous devions de faire remonter la parole de nos camarades et leur volonté d’inscrire de leur empreinte, leur participation active aux modalités de fonctionnement de cette structure. Mais également, de mettre en lumière les difficultés dues au manque de personnel.

Puisqu’une nouvelle structure a ouvert sur notre centre pénitentiaire, donnons à chacun de nos camarades la possibilité de travailler convenablement ! Revoyons les organigrammes de référence des PA et PS.

Tout d’abord, LES EFFECTIFS !!

La gestion de cette SAS entraîne une surcharge de travail pour nos agents administratifs !
Nous ne pouvons accepter de voir tous nos services administratifs déjà bien essoufflés par les tâches qui se sont vues multipliées à l’ouverture de cette nouvelle structure, impactés de 150 détenus en plus sans abonder chaque service.
Les services en souffrance devant être absolument dotés de personnels supplémentaires.

– BGD +1 / ECONOMAT +1 / COMPTABILITE +2 / RESSOURCES HUMAINES +2 / GREFFE + 4 / GESTION S.A.S SUR PLACE +1.

Pour l’effectif SAS, il est nécessaire d’injecter UN AGENT EN PLUS DANS CHAQUE ÉQUIPE ainsi QU’UN POSTE FIXE POLYVALENT, soit 7 agents !
Tout d’abord nos administratifs sur place ont un cahier des charges bien vaste ! En cas de congés de l’une d’entre elles, si l’autre tombait malade, la SAS tournerait au ralenti, voir plus du tout ! C’est trop peu !

FO Justice n’est pas dupe ! L’Administration veut d’une part faire des économies et placer cette ouverture sur le feu de la rampe.
Pour FO Justice : Pas d’économie de bout de chandelle. Si vous voulez du qualitatif donnez-nous des moyens !

Nous attendons de notre Di et de notre DAP la révision de tous ses effectifs sans minimiser l’importance des desiderata des agents impactés et ce sur l’intégralité du CP de V.L.M. Entendez Messieurs, l’expression des souhaits de vos agents volontaires et appliqués.
Le poste P.E.P ne peut se tenir seul. FO Justice a déjà fait remonter cette problématique à notre directrice SAS. La P.E.P fait office de porterie, de bagage x, de poste sécurisé pour les secteurs de « détention » avec ses ouvertures, des contrôles de tous les accès et de transmissions pluridisciplinaires par le biais des réseaux de communications diverses, le contrôle vidéo, la gestion de toutes les alarmes, clés et badges… La phrase vous semble longue ? Imaginez vos agents se sentant déjà oppressés par cette charge de travail alors même que tous les détenus ne sont pas arrivés !

En mode dégradé donc à 3 en service de nuit l’agent P.E.P se retrouve seul pendant 12 h. Où est le lit d’appoint obligatoire sur une vacation de 12 h ?
Si vous abondez d’un agent supplémentaire vous couvrirez chaque jour la P.E.P du 2ième agent, et empêcherait un mode dégradé de 3 agents et offrirait une vraie réserve de nuit, puisque pour combler les besoins il est déjà question de s’emparer des 2 autres réserves. N’oublions pas les astreintes des agents SAS, à combien pourrait chuter l’effectif ?

Évoquons maintenant les rondes en service de nuit. Lorsqu’une ronde se fait en 20min car toutes les cellules sont dotées d’interphone, pourquoi obliger les agents à rester 45 minutes ? Les rondes d’écoute, existent depuis les débuts de la pénitentiaire. Vous innovez en proposant des structures dotées du nécessaire pour que ces écoutes soient répercutées à la P.E.P, alors pourquoi des rondes d’écoute, ? Pourquoi 45 minutes ?

A l’heure de la doctrine SAS, certaines décisions donnent l’impression de régresser !

Les agents demandent à avoir un trousseau de nuit pour accéder aux bureaux et pouvoir ainsi transmettre des informations essentielles en cas de besoin. Les écrits restent et les paroles s’envolent. Pouvoir avoir l’accès en service de nuit à la promenade au cas où des projections auraient lieu.

Sur les 29 détenus en partance du site de VLM pour la S.A.S, 2 ont été annulés car l’un avait une pipe de crack et l’autre une carte SIM.
Vous connaissez la configuration de la structure mitoyenne aux résidences des gens du voyage qui ont déjà posé des problèmes durant la garde des murs. Pensez-vous que les trafics et les projections ne parviendront pas à leur destinataire ?

Vous proposez également un planning ou les agents tourneraient pendant 2 mois sur le même poste. Cette doctrine les rend acteurs de leur profession et vous ne les laissez pas décider de ce qui leur semble être le mieux ? Ils vont avoir besoin de rencontrer les détenus et les personnels pluridisciplinaires, d’engager ce changement par l’échange, pourquoi les scléroser à un même poste pendant 2 mois ? C’est contre-productif.

On parle tellement de l’image de cette structure tournée vers l’avenir avec le changement et l’évolution de nos missions. Nous rentrons dans une ère d’échange, de réinsertion, de confiance, et vous désirez que les agents se présentent physiquement dotés du gilet pare lame, renforçant ainsi le sentiment d’insécurité de chaque détenu. !? Ce port du gilet va à l’encontre de la doctrine SAS. Il ne devrait être utilisé qu’en cas extrême nécessité.

Le poste fixe parloir devrait pouvoir travailler le samedi. Et vous avez des volontaires. Le bureau local FO Justice du C.P de V.L.M invite la direction à donner raison à ses agents. Ils représentent le terrain, la fondation de cette structure. Alors laissez-les être des acteurs comme la doctrine le prévoit.

Monsieur le D.I, saisissez la D.A.P, la dotation en effectif est à revoir, des administratifs au personnel de surveillance.

Le bureau FO Justice de VLM vous annonce que le sujet dans sa généralité sera évoqué par l’UISP FO Justice de Toulouse lors de la bilatérale avec le Directeur Interrégional en date du 13.06.2023. Ce communiqué servira également aux secrétaires nationaux comme élément de langage avec la DAP.

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REFORME HISTORIQUE ! Plus qu’une nécessité, une urgence vitale !

La situation de nos établissements pénitentiaires n’a jamais été aussi alarmante :

  • Le sous-effectif des personnels de surveillance est devenu abyssal
  • La surpopulation carcérale atteint des niveaux records

Il en résulte un épuisement professionnel des agents, soumis à des pressions physiques et psychologiques insupportables, soumis à des rythmes de travail infernaux, avec des rappels sur leurs repos, un nombre d’heures supplémentaires exponentiel, et une dangereuse et récurrente tendance à flirter, voire déroger, à la règlementation relative aux garanties minimales.

Il en résulte également un accroissement de la violence au sein de nos détentions, dans lesquelles les personnels en tenue sont en première ligne, victimes d’agressions de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves.

La liste des conséquences n’est hélas pas exhaustive… et elles s’annoncent d’ores et déjà désastreuses, tant pour les personnels, qui sont en souffrance, que pour l’institution, qui n’est même plus en capacité d’assurer ses missions régaliennes, sans plus d’efficacité que de dignité.

La cause majeure de cette incurie réside dans l’incapacité pour cette administration à recruter des personnels de surveillance.

C’est pour pallier cette carence que Force Ouvrière a proposé un projet de réforme statutaire et indemnitaire ambitieux. Ce projet a été validé par le DAP et le ministre de la Justice, afin de redonner rapidement espoir à despersonnels au bord de l’implosion et tenter d’éviter l’effondrement de notreinstitution.

Depuis, de nombreuses réunions techniques se sont tenues, concluant à la cohérence de notre projet.

Mais après les réunions techniques, place aujourd’hui aux réunions interministérielles (RIM).

Se retrouvent donc autour de la table les services de la Première ministre, les services de la DGAFP, les services de la Fonction publique et les services du ministère de la Justice.

L’objectif de ces RIM est d’obtenir des arbitrages sur des points de divergence entre les différents services des Ministères.

Alors même que ce projet a été annoncé par le ministre de la Justice, accompagné du ministre de la Fonction publique, alors même que l’Élysée et Matignon y sont favorables… les RIM se succèdent et les arbitrages tardent à venir.

CHERCHEZ L’ERREUR !

Pendant ce temps, la situation dans les détentions se dégrade de jour en jour, et l’engagement pris de faire des annonces concrètes avant l’été semble compromis.

Un été qui s’annonce pourtant comme le pire des étés dans l’histoire pénitentiaire. Il y a urgence sur le terrain, et pendant ce temps, une poignée de décisionnaires déconnectés tergiverse derrière un bureau.

CHERCHEZ L’ERREUR !

Madame la Première ministre, Messieurs les Ministres, cessez de laisser de hauts fonctionnaires, qui ignorent tout de nos métiers, discuter le bout de gras pendant que toute l’administration pénitentiaire est en train de sombrer.

Il est temps, Madame la Première ministre, Messieurs les Ministres, de taper du poing sur la table et de mettre un terme à ces RIM sans fin.

QUI DÉCIDE DANS CE PAYS ?

les hommes et femmes politiques ou les hauts fonctionnaires ?

FORCE OUVRIÈRE a fait preuve de suffisamment de patience !!!

SACHEZ QUE NOUS N’ATTENDRONS PAS D’AVANTAGE !

 

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Prison de Saint-Denis : L’agression de Trop ! L’adjoint au chef de détention reçoit un coup de lame de rasoir au niveau du poignet, entraînant une profonde entaille…

Ce matin vers 09H10, l’adjoint au chef de détention a été victime d’une violente agression. Son auteur, bien que collectionnant les fautes disciplinaires avant l’inquiétante agression de notre collègue, a récidivé de la pire manière que ce soit !

Après avoir franchi la grille de la cour de promenade pour récupérer un colis et tenter de le ramener en détention, le détenu a refusé de répondre aux injonctions des personnels. Bien qu’ayant freiné des quatre fers pour sortir de la promenade, il a été raccompagné par nos collègues. C’est alors qu’il a lâchement sorti une lame et coupé profondément le poignet du CSP !

Notre collègue présente une COUPURE PROFONDE hémorragique, et a été conduit aux URGENCES du CHU de SAINT-DENIS !

Cette agression de trop, fait une nouvelle fois la preuve de la dangerosité de la population pénale et démontre si besoin était qu’une limite a été franchi dans nos établissements pénitentiaires !

Le Bureau local FO JUSTICE apporte son indéfectible soutien à notre collègue, et suit avec inquiétude l’issue des examens médicaux.

Le Bureau local FO JUSTICE se tient à sa disposition pour toutes démarches qu’il jugera utile.

Le Bureau local FO JUSTICE demande une sanction disciplinaire et pénale à la hauteur de la gravité des faits.

Le bureau local FO JUSTICE lance un appel à un débrayage de 15 minutes à la prise de service demain !

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Prison de Baie-Mahault : C’était moi, c’est encore moi… Mais je m’excuse…

« CD2 Nord, CD2 Nord !! Si notre Administration et notre Direction gardent le même cap à ton encontre, un jour tu tueras l’un des nôtres. »

Chers collègues, la phrase ci-dessus pourrait être la complainte des Surveillants du CP de Bémao. Car bien souvent, avant de prendre son service dans ce quartier pourri (le CD2 Nord), la prière « Faites qu’il ne se passe rien » est de rigueur ?

Après un week-end mouvementé sur le CP (2 agressions), Mardi matin la série noire a continué. Lors du départ de la promenade au CD2 Nord, l’Officière C a été lâchement agressée par un de nos pensionnaires. Ce dernier lui a asséné un coup de poing au visage sans raison. Cet énergumène est bien connu pour ses problèmes psy et multi récidiviste (il avait frappé une infirmière et est l’auteur de plusieurs tentatives d’intimidation sur le personnel en tenue).

Heureusement pour l’Officière, un détenu s’est interposé et les Surveillants du quartier qui n’étaient pas loin sont intervenus rapidement pour maîtriser l’individu et le mettre en prévention au quartier disciplinaire. L’Officière C s’en sortira avec un gros hématome au niveau du visage et visiblement sous le choc. Elle a été reçue par la Directrice et priée de rentrer chez elle.

Que se serait-il passé si l’Officière, ou quelqu’un d’autre (ex: l’agent promenade CD qui est seul) s’était retrouvée seule avec le détenu, sachant que les Officiers font des audiences seuls, des notifications seuls? Encore une fois nous avons frôlé le pire.

Pour le syndicat FO Justice Bémao, ces agressions répétitives cachent un problème encore plus important : l’absence de structures adaptées sur notre territoire pour une prise en charge optimale de ce genre de phénomènes. C’est juste inconcevable que les Surveillants, non formés et non équipés s’occupent de ces « fous furieux », de ces « déchets de la société » dont personne n’en veut.

FO Justice Bémao réclame une sanction exemplaire pour ce multi récidiviste.

FO Justice Bémao demande le transfert sans délai de cet individu suite à son passage en commission de discipline.

Le syndicat FO Justice Bémao, souhaite un prompt rétablissement au collègue et n’hésitera nullement à la soutenir dans toutes ses démarches. Et bien sûr, nous saluons la réactivité des collègues.

Chers collègues, nous ne sommes pas des punching-balls, on nous demande de rester professionnel, oui mais jusqu’à quand et à quel point !

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Prison de Rennes-Vezin : Compte rendu CSA Spécial du 5 juin 2023

Ce jour notre organisation aparticipé au CSA spéciale hygiène et sécurité organisé sur le CPH de Rennes Vezin qui a été boycotté par l’UFAP.

Nous avons rencontré les divers personnels qui interviennent sur l’établissement tel que l’infirmière, l’assistante sociale et le psychologue du personnel.

FO Justice demande qu’une note de service simplifiée soit prochainement établie par la direction vous donnant leur nom et leurs coordonnées si vous avez besoin d e les contacter sans pour autant passer par le service des RH.

La direction nous informe que la mise en place progressive des caméras individuelles pour les agents se fera courant deuxième semestre 2023, nous attendons encore les détails concernant ce sujet.

Nous avons fait remonter le problème des coupes-liens en détention qui sont de vraies armes par destination et la réticence des agents de les prendre avec eux, le problème a été remonté à la DI nous sommes dans l’attente d’une réponse.

FO Justice demande que les agents qui portent plainte dans le cadre de leur travail ne soient plus dans l’obligation de se déplacer à la brigade de Pacé mais puissent el faire sur l’établissement, La direction prend acte de la demande et va se renseigner pour voir la faisabilité.

FO Justice demande l’achat de 4 lits picot pour la structure UHSI afin que les agents ne soient plus dans l’obligation de dormir à même le sol sur un matelas. Le directeur a donné son accord et les lits devraient arriver dans les semaines à venir.

Point sur la brigade ELSP

Nous rappelons que depuis l’ouverture cette brigade connaît des difficultés de fonctionnement dû à l’effectif qui a été largement sous-évalué au vu des missions que les agents doivent effectuer au quotidien. Nous avons rappelé notre opposition au système dit de « panachage » qui consiste à prendre des agents de détention pour combler le manque alors que les agents ne sont ni formés ni habilités.

FO Justice demande que les 5 agents qui arrivent sur la CAP de mutation le 01 septembre 2023 servent à renforcer la brigade ELSP du CPH de Rennes Vezin comme c’était prévu, et non pas de réserve RH pour les PREJ de Rennes, comme cela a été annoncé aux agents qui passer la CPMU dans le cadre de la sélection des agents ELSP.

FO JUSTICE veillera toujours à ce que les intérêts du CPH passent avant tous.

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Prison d’Osny : CSA formation spécialisée. Déclaration préliminaire

Mesdames, messieurs, les membres du comité social d’administration.

Aujourd’hui, à l’appel de notre confédération nous ne siègeront pas au CSA.

En intersyndical, nous manifesteront ce jour à PARIS contre la réforme des retraites.

Nous n’acceptons pas ce projet et nous continueront à nous battre.

Nous exerçons des métiers de sécurité publique, et nous faisons face ces derniers temps à une augmentation des incivilités, à des comportements déviants.

Le plus inquiétant, c’est la recrudescence des agressions physiques, verbales ou des crachats de plus en plus nombreux envers le personnel.

Nous constatons également la dégradation des conditions de travail du personnel.

Le syndicat FORCE OUVRIERE JUSTICE de la MAVO, se pose légitimement la question de l’intérêt d’un apport en surveillants et Premiers Surveillants pour couvrir des postes au sein de la MAVO en parallèle de l’ouverture de la SAS.

Dans le même sens, nous demandons la création d’une véritable équipe ELSP pour assurer dans les meilleurs conditions leurs missions quotidiennes

Les membres du CSA formation spécialisée de la MAVO, le 06 juin 2023

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Prison de Châlons-en-Champagne : Activité “big bisous”

Alors qu’une activité mixte, grande nouveauté de la vision utopique de nos dirigeants, se déroule hors présence de personnels, la formatrice extérieure découvre sous ses yeux ébahis, deux détenus de sexes opposés; s’administrer de belles “galoches” !!…Espérons au moins que ces “excité(e)s de la pelle” étaient consentant(e)s ou qu’il ne s’agit pas de prestations tarifées.

Aussitôt avisé l’officier fait rédiger des comptes rendus d’incidents et effectue les enquêtes auprès des protagonistes qui, pour l’un tente de corrompre l’intervenante et lui faire changer sa confirmation des faits après s’être vanter auprès de qui veut l’entendre de son exploration buccale et doigté vaginal sur sa prétendante du jour et, pour l’autre, confirme l’échange de leur fluide lingual sans rien vouloir dire sur son “troussage” en règle.

Monsieur le directeur

Même si une jurisprudence locale a permis, par le passé, aux deux premiers érotomanes d’échapper à une sanction d’exclusion, car s’enlacer et s’embrasser à pleine bouche n’était pas explicitement interdit dans le règlement, nous espérons que pour cette fois, l’outrancier restant, la complice ayant été libéré, sera sanctionné pour ne pas avoir respecter son contrat d’engagement signifiant l’obligation d’adopter une tenue correcte… Tout du moins par l’exclusion immédiate de cette formation !

Monsieur Le directeur

Au vue des débordements “en récidive” lors de ces activités et formations “miXte”, nous exigeons leur suspension jusqu’à ce qu’elles puissent être mise en place sans outrager, et offenser, par des gestes et actions obscènes, les personnels et intervenants extérieurs.

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Appel à la mobilisation !

Les récents déboires subis dans le cadre de leur fonction par deux de nos collègues et amis, ont suscité parmi vous émotion et colère, rappelant à chacun de nous que notre métier est dangereux et semé d’embûches. Personne n’est à l’abri ! Malgré les multiples alertes des organisations syndicales auprès des directions locales et interrégionales, nous constatons que nous sommes écoutés mais absolument pas entendus. IL EST DESORMAIS TEMPS QU’ON NOUS VOIT !

Le CP Lille Annœullin n’est pas une maison centrale. Il n’est pas un SMPR géant ni un établissement majoritairement dédié aux détenus radicaux. C’est assez de ce cocktail de profils intenables au sein de détentions ordinaires. L’Administration n’a pas anticipé ni prévu de structures spécifiques. Manque de vision, manque de courage et manque de moyens. Le constat est accablant et c’est le personnel qui en fait les frais. NOUS DISONS STOP ! Nous réclamons un départ massif et dans les plus brefs délais des profils incompatibles et nuisibles.

La situation RH n’est pas en reste. La venue du DIOS la semaine dernière ne nous laisse guère d’illusions quant à une amélioration réelle des conditions de travail. A moins de déshabiller Paul pour rhabiller Jacques, aucune perspective valable à l’horizon. Ce n’est pas entendable pour les organisations syndicales que nous sommes. A QUAND LA RECONNAISSANCE DES PERSONNELS ET DES ORGANIGRAMMES DE RÉFÉRENCE COMBLÉS ? Les procédures disciplinaires à l’encontre d’agents pourtant à bout de souffle, ne tardent pas, elles !

POUR CES MOTIFS, NOUS BLOQUERONS L’ÉTABLISSEMENT CE VENDREDI 9 JUIN

TOUS DEVANT LES PORTES DÈS 6h00 ! Peu importe l’étiquette syndicale, le corps ou le grade, nous sommes tous concernés. Toutes celles et ceux qui partagent tout ou partie de ces légitimes revendications sont attendus. Ne nous cherchons pas d’alibis, l’heure est grave et il ne faut plus se cacher ni se taire.

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